30.09.2007
Maurice Allais, prône un protectionnisme économique régulateur
Extraits d’un interview de Maurice Allais, économiste libéral, Prix Nobel d’économie en 1988 - le Choc Du Mois N°15 - septembre 2007
Pour quelles raisons le protectionnisme a-t-il si mauvaise presse ? Serait-ce parce qu’il semble la réponse la plus appropriée pour faire face à l’absence de régulation à l’échelle d’un monde dominé par les grands groupes ?
L’hostilité dominante d’aujourd’hui contre toute forme de protectionnisme se fonde depuis soixante-dix ans sur une interprétation erronée des causes fondamentales de la Grande Dépression. Or, le protectionnisme en chaîne des années 1930 n’a été qu’une conséquence, et non une cause, de la Grande Dépression. Il n’a constitué partout que des tentatives des économies nationales pour se protéger de conséquences déstabilisatrices d’origine monétaire.
Le véritable fondement du protectionnisme, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toute sorte engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. Il est tout à fait inexact de soutenir qu’une régulation appropriée puisse être réalisée par le fonctionnement des marchés tel qu’il se constate actuellement.
Quelles formes pourrait prendre ce protectionnisme ?
Sur le plan économique, il impliquerait notamment : une protection minimale des activités économiques, le principe étant que dans chaque secteur un pourcentage donné, par exemple 80 % de la consommation européenne soit assuré par une production européenne ; une protection minimale contre les désordres monétaires et financiers extérieurs à la Communauté européenne, ce qui implique notamment une profonde réforme des institutions monétaires et financières ; une protection minimale contre une immigration extérieure excessive et ses conséquences désastreuses ; le maintien d’une population active minimale dans l’agriculture et la pêche, car aucune nation ne peut survivre si elle ne resta pas profondément enracinée dans son sol, et si son autosuffisance alimentaire n’est pas assurée.
Vous qui avez appelé à voter non au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen, quelle forme constitutionnelle pourrait-on donner à l’Europe ?
L’organisation politique de l’ensemble des pays européens devrait à mon sens reposer sur une Confédération d’Etats souverains, confédération libérale, humaniste et démocratique préservant les intérêts fondamentaux de chaque nation. L’objectif essentiel étant de vivre ensemble dans des conditions respectant, dans ce qu’elles ont d’essentiel, les nations qui se sont lentement édifiées au cours des siècles.
Propos recueillis par François Bousquet
23:30 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : protectionnisme, libéralisme, maurice allais, le choc du mois, union européenne, traité constitutionnel, front national
09.07.2007
Le retour au protectionnisme est inéluctable
Faut-il augmenter les barrières douanières ? Interview de Jean-Luc Gréau, économiste.
Par Grégoire Biseau, Libération du lundi 9 juillet 2007
Etrangement, c’est à la fois la question du débat économique la plus sulfureuse et la moins débattue : faut-il oui ou non recourir à des mesures protectionnistes pour mieux encadrer le commerce mondial ? Tentative d’explication avec l’économiste Jean-Luc Gréau.
Vous êtes un des rares économistes à remettre en cause les effets du libre-échange. Pourquoi ce débat semble aujourd’hui tabou ? Deux raisons expliquent qu’aujourd’hui la contestation du libre-échangisme est devenue une question interdite. Il y a d’abord de la part des hommes politiques une vraie peur de se faire taxer d’extrémisme. Car, aujourd’hui, le Front National et une partie de l’extrême gauche sont les seuls partis qui se déclarent ouvertement opposés à ce système. Ensuite, il y a une pression constante du monde des affaires, et plus encore du secteur financier, à présenter ce débat comme éculé, synonyme d’un archaïsme économique.
Il est difficile de contester que la croissance mondiale est tirée par des puissances comme la Chine et l’Inde, qui se sont intégrées dans le commerce mondial grâce au libre-échange. Le fait que le déficit commercial de l’Union européenne avec la Chine ait augmenté de 93 % depuis le début de cette année est bien le signe que quelque chose ne va pas. Aujourd’hui, l’Union européenne exporte 100 vers la Chine et importe 300 de produits made in China. Aux Etats-Unis, ce rapport est de 1à 6. Dans nos relations avec la Chine, nous ne profitons pas des supposés bénéfices du libre-échange. C’est pour cela que le retour d’un nouveau protectionnisme est inéluctable. Le vrai risque c’est d’attendre trop longtemps que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu.
Mais vous risquez de stopper net le développement de ces nouvelles puissances et donc de faire plonger la croissance mondiale. Non. D’où provient la croissance mondiale aujourd’hui ? Un peu des Etats-Unis, mais surtout de l’Asie et dans une moindre mesure de l’Amérique latine. En Chine et en Inde, elle a été alimentée grâce notamment à l’élargissement du processus capitaliste, qui permet à ces pays d’élever leur niveau de compétence et de savoir-faire. Dans ce contexte, les multinationales, en investissement localement, jouent un rôle déterminant dans ce processus de développement. Il ne s’agit pas de remettre cela en question. Le problème c’est que ces nouveaux pays ont choisi un mode de développement qui privilégie la croissance de leurs exportations au détriment de l’énorme potentiel de leur demande intérieure et donc d’un certain progrès social. Je considère que la Chine mène une politique économique impérialiste, dont ni l’Europe, ni les Etats-unis, ni même l’Afrique ne bénéficient. Trois décisions majeures des autorités chinoises viennent d’illustrer cette ambition. D’abord, la création d’une société à capitaux publics pour être capable demain de construire un avion de ligne chinois concurrent de Boeing et d’Airbus. Ensuite la volonté d’utiliser une partie des immenses réserves de change de la Chine pour investir sur les marchés financiers occidentaux. Enfin la hausse de 30 % des droits de douane à l’importation de certains biens d’équipement pour protéger son industrie nationale. Et pendant ce temps, l’Europe reste inerte.
Concrètement, quelles mesures protectionnistes préconisez-vous ? D’abord, il ne s’agit surtout pas d’envisager un protectionnisme à l’échelle nationale, mais au niveau de l’Union européenne. Or l’UE n’est pas cette union douanière qu’elle devrait être : aujourd’hui le total des droits de douanes ne représente que 2 % de la valeur totale des échanges. C’est trop peu. Il ne s’agit pas non plus de décider d’un tarif commun unique, quels que soient les produits et les pays. Cela n’aurait aucun sens de vouloir par exemple taxer les produits américains. Il faut retrouver les conditions d’une certaine loyauté commerciale. Il s’agit donc de cibler les produits manufacturés en provenance de pays où le différentiel de coûts de production est trop important. Ces barrières douanières seraient par ailleurs une vraie incitation pour améliorer les conditions sociales et salariales des populations ouvrières de ces pays.
Mais à moyen terme, les coûts chinois vont augmenter et les conditions d’échange devraient donc se rééquilibrer. Je ne le crois pas. Les écarts salariaux sont trop importants et la Chine comme l’Inde disposent d’une immense armée de réserve de main-d’œuvre qui leur permet de maintenir une pression constante sur les salaires. D’ici à ce que cet écart soit comblé, disons peut-être dans vingt-cinq ans, l’Union Européenne sera devenue un désert industriel.
Dans l’histoire, quand des pays ont décidé de mesures protectionnistes, cela s’est presque toujours soldé par des crises, voire des guerres. On a souvent accusé le protectionnisme de la crise des années 30. En réalité, la crise était là avant que les mesures protectionnistes ne soient mises en place. Quant au risque nationaliste, cela n’a pas de sens si ce genre de politique est mené à l’échelle de l’Union européenne, un immense marché de 300 millions d’habitants. En revanche, si on ne fait rien, les tentations nationalistes risquent de nous couper définitivement du reste du monde.
Jean-Luc Gréau : Après avoir été lobbyiste au CNPF puis au Medef, Jean-Luc Gréau quitte l’organisation patronale en 2004. A 64 ans, cet auteur de plusieurs ouvrages d’économie (dont L’avenir du capitalisme édité chez Gallimard 2005) dit, aujourd’hui, «ne plus du tout appartenir au grand courant libéral» et défend notamment des positions protectionnistes.
Quelques commentaires :
1 - Une fois de plus le Front National de Jean-Marie Le Pen avait raison avant tout le monde
2 - Le monde des affaires et de la finance, celui du capitalisme apatride est bien celui qui fait et dirige l’Union Européenne dans un seul but mercantiliste.
3 - C’est ce qui explique que « l’U.E. n’est pas cette union douanière qu’elle devrait être » comme le constate J-L Gréau.
4 - L’U.E. ne voulant pas assurer la défense de l’économie et des emplois industriels de ses adhérents, bien est contraire, il est sage de rétablir cette capacité « protectionniste » au niveau des états qui la composent avant « que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu ». (Nota : Ce protectionnisme national mis en place selon les principes évoqués par J-L Gréau conduit mécaniquement à des rapports libre échangistes avec un grand nombre des pays de l’Union Européenne dont les économies sont structurellement comparables à la notre)
5 - Il est donc urgent de ne pas livrer notre souveraineté au marchands libre-échangistes qui tirent les ficelles à Bruxelles, contrairement à la politique que mène Sarkozy à marche forcée
10:10 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc Gréau, union européenne, libre échangisme, traité, sarkozy, délocalisations, chine
26.06.2007
Pour une coopération entre les régions françaises d'abord
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie du 25 juin2007
Déclaration de politique générale de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président,
Le 7 juin dernier, après que vous ayez rencontré Anita Hübner, commissaire européen en charge des politiques régionales, on pouvait lire dans la presse locale, signé de votre plume, un plaidoyer pour l’Europe en général et pour l’Europe des Régions en particulier dans lequel vous accusiez vos concitoyens d’éprouver « une méfiance irrationnelle à l’égard des institutions de l’Union ».
C’est une technique méprisante courante dans l’établissement qui nous gouverne et auquel vous appartenez, de qualifier d’irrationnelle toute opinion populaire contraire à votre idéologie. Plutôt que de débattre en effet, il est tellement plus simple de faire passer pour faibles psychologiquement ceux dont les choix s’appuient sur l’observation objective des faits concrets et sur une réflexion intellectuellement honnête.
Elle ressemble à s’y méprendre à celle de notre ex ministre de l’intérieur qui ne cessait de répéter que l’insécurité n’est qu’une question de sentiment alors que plus de 12 millions de crimes et délits, un pour 5 habitants, sont commis chaque année dans notre pays.
La CECA, Europe du Charbon et de l’Acier a réussi en 50 ans à provoquer la fermeture de toutes les mines française, durant une période pendant laquelle la production de houille a été triplée dans le monde. Elle a conduit à la disparition de notre sidérurgie nationale alors même que la demande mondiale sature aujourd’hui les capacités de production de la planète.
En 40 ans, la Politique Agricole Commune a provoqué la désertification de nos campagnes, asséché nos ports de pêche sans garantir un revenu décent à nos agriculteurs et pêcheurs et poursuit aujourd’hui une pratique large de la jachère alors même que la demande mondiale et l’émergence des biocarburants exercent sur les marchés des produits céréaliers et des cultures légumières de grands champs une tension à la hausse qui met en péril de nombreuses activités agro-industrielles.
L’Union Européenne à 27 fait chaque jour la démonstration qu’elle est une machine à délocaliser dans les pays d’Europe Centrale. Ceci en particulier pour les entreprises française les plus réticentes à partir en Asie, car les plus attachées à la notion d’économie nationale, telle que Renault ou EADS. Ces délocalisation entraînant ou étant précédées d’un mouvement de même nature de la part de leurs entreprises sous traitantes.
Considérer que les victimes de toutes ces catastrophes économiques, de toutes ces trahisons sociales ne font preuve que d’irrationalité est indigne du débat démocratique et montre un profond mépris pour le peuple que vous prétendez défendre.
Peut-être pensez vous aujourd’hui que votre engagement passé contre le traité constitutionnel est une erreur de positionnement personnel qui risque de faire de votre désormais siège de sénateur votre bâton de maréchal.
Vous avez appelé de vos vœux un nouveau traité strictement institutionnel. Vous avez dans le même temps demandé à ce qu’il bénéficie d’une véritable légitimité démocratique à travers une adoption par référendum. Maintenant que M.Sarkozy se vante d’avoir fait admettre à Bruxelles un traité de dupes, ne doutez pas, Monsieur le Président, que nous allons être très attentif au zèle que vous allez déployer pour faire entendre votre souhait de référendum.
Car à n’en pas douter, dans le cadre d’une campagne qui ne pourrait porter que sur le fond des idées et des projets comme en 2005, et non sur les paillettes d’un casting d’acteurs, comme nous venons d’en connaître, nos compatriotes ne pourront que s’opposer au traité que M.Sarkozy veut leur imposer à la hussarde.
Plus discrète que celle de Giscard, sa stratégie européenne poursuit en effet les mêmes objectifs : Giscard voulait regrouper tous les traités dans un seul texte constitutionnel, c’est à dire comportant une partie institutionnelle. Sarkozy lui les regroupe aussi, mais sous un nouveau traité institutionnel, ce qui évite de reparler de leurs contenus fâcheux et implique les mêmes conséquences.
Un traité simplifié, c’est en effet la menace de voir mieux légitimées demain les politiques économiques, monétaires et sociales qui font de l’Europe la lanterne rouge planétaire de la croissance et ruinent notre pays. C’est la menace qu’elles seront conduites par des instances supra nationales institutionnellement renforcées dans leur pouvoir de décider, d’imposer, d’interdire et de condamner au détriment de la liberté des peuples Européens.
Cette course à la centralisation voit dans la mise en place de coopérations transfrontalières de plus en plus institutionnalisées, dont vous vous faites le complice pour quelques honneurs et quelques euros de plus, la façon de dépouiller les peuples de leurs seul véritable rempart protecteur, les Nations. Nous sommes, nous, pour donner la priorité à la coopération des régions Françaises dans le cadre d’une politique prioritairement nationale, limitant les coopérations transfrontalières à des questions techniques clairement définies pour lesquelles la dimension internationale s’impose.
Nous espérons que le Programme Opérationnel Régional et le Programme Européen de Coopérations Transfrontalières Franco-Britannique que vous vous apprêtez à conclure avec la Commission Européenne présenteront ces caractères de très rationnelle sagesse.
Je vous remercie
23:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coopérations transfrontalière, union européenne, traité simplifié, mini traité, sarkozy, renault, délocalisations
21.06.2007
Sommet européen des 21 et 22 juin 2007 / Constitution européenne : MANOEUVRE FRAUDULEUSE
COMMUNIQUE DE PRESSE de Bruno GOLLNISCH
Une des principales décisions du Conseil européen sera de convoquer une conférence intergouvernementale (CIG), et de définir le mandat de négociation de celle-ci, pour élaborer un nouveau traité européen.
Le projet de mandat de négociation de la CIG, tel qu'il circule depuis hier sous embargo, n'est pas un mandat, c'est une dictée ! Il n'y a rien à négocier : le document explique précisément sous quelle forme et à quel endroit des traités actuels introduire un à un les articles de la défunte Constitution européenne. Il préconise d'évacuer les mots qui pourraient attirer l'attention de l'opinion (Constitution, loi européenne, ministre des affaires étrangères, etc.), sans toutefois rien changer à leur substance. Dans ce pur exercice de réécriture, la Charte des Droits fondamentaux ne ferait plus l'objet que d'une référence, et deviendrait par là-même contraignante. Seul champ d'improvisation laissé aux gouvernements : la dénomination du Ministre européen des Affaires étrangères, pour l'instant appelé "[XXX]".
En bref, on repasse les plats à l'identique. Toute la Constitution européenne telle que rejetée massivement par les peuples français et néerlandais, est là : la présidence fixe, qui privera les Etats membres de l'accès à la directions de l'Union, les institutions, les procédures de décision à la majorité, qui nous auraient entraîné dans la guerre en Irak si elles avaient existé, la personnalité juridique internationale de l'Union, ainsi promue au rang de Super-Etat, les clauses "passerelles" et de révision simplifiée des traités, et les politiques que le candidat Sarkozy avait évacué de son propre projet de mini-traité.
Le Président de la République peut d'ailleurs mesurer à l'aune de ce document la portée de son influence en Europe. A moins que son "mini-traité" n'ait été qu'un tour de passe-passe et qu'il s'apprête à faire ce qu'il recommande à la Pologne : ne rien toucher, ne rien bloquer.
18:15 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini traité, sarkozy, traité simplifié, union européenne, consitution européenne, front national
14.06.2007
Loi sur l’immigration : Sarkoz’intox
Extrait du Figaro du 12 juin :
L’avant projet de loi transmis par Brice Hortefeux au Conseil d’Etat a pour objet principal un durcissement des conditions d’accès au regroupement familial en obligeant " le membre de la famille qui demande à rejoindre la France " à bénéficier (sic) " dans son pays de résidence d’une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la république ".
Si le besoin s’en fait sentir, " l’autorité compétente organisera sur place une formation d’une durée maximale de deux mois " (au frais de qui ? NDLR)
Selon le texte, une attestation de suivi doit permettre d’obtenir un visa de long séjour en France et, éventuellement d’entamer une procédure de regroupement familial. " Le projet précise que le suivi de la formation ne constitue pas une obligation pour obtenir un visa… les rédacteurs ne veulent pas être accusés de passer outre le droit européen qui fait du droit de la vie en famille un principe inaliénable " !
En clair, vous l’avez compris :
Sarkozy fait dire par toute la presse nationale qu’il durcit les conditions du regroupement familial, alors que son texte n’est qu’une gesticulation médiatique mentionnant précisément le principe de son impuissance : L’Union Européenne à laquelle Sarkozy se soumet avec zèle et qu’il veut imposer avec précipitation à notre peuple interdit toute restriction au regroupement familial qu’elle a érigé en principe inaliénable.
Mes chers compatriotes, vous vous êtes fait "couillonner."
00:00 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : touchagues, front national, hortefeux, immigration, regroupement familial, union européenne
27.03.2007
Immigration : La criminelle hypocrisie européenne
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN
A l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la prétendue « agence européenne de contrôle des frontières » (Frontex), son directeur adjoint Gil Arias avertit que l’immigration va s’aggraver et qu’il faut s’attendre à des entrées massives de clandestins.
Il regrette que les Etats européens se reposent sur Frontex alors, dit-il, que c’est aux Etats concernés de surveiller leurs frontières.
Telle est l’hypocrisie criminelle de la politique européenne. D’un côté on met en place une politique communautaire, avec Frontex, censé l’appliquer. Mais comme Frontex, avec ses 78 fonctionnaires, est évidemment incapable de surveiller les frontières extérieures de l’Union, on rejette la responsabilité sur les Etats, qu’on a préalablement dépouillés de tout moyen d’action.
Eh bien prenons au mot M. Arias. Reprenons le contrôle de nos frontières, rétablissons une politique nationale qui puisse faire barrage aux torrents migratoires.
Avec Jean-Marie Le Pen à la présidence de la République, c’est cette politique-là qui sera suivie avec détermination. La seule qui puisse sauvegarder une France française.
23:00 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, frontex, frontières, souveraineté, europe, union européenne, le pen
20.03.2007
Non à l'entrée des régions dans le capital d'Airbus
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie du 19 mars 2007
Déclaration de politique générale de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues
On le sait, dans le système politique auquel vous appartenez, toutes les occasions sont bonnes, surtout en période électorale, pour témoigner de la compassion envers les victimes des délocalisations et des plans de restructuration que pratiquent ou que subissent nos entreprises. Cette attitude on ne peut plus hypocrite offre le double avantage de vous placer du côté des victimes et de faire oublier que c’est vous, membre des majorités socialo-libérales qui en êtes les entiers responsables et les seuls coupables.
Ainsi, Monsieur le Président, vous intéressant à la situation de la société Airbus, le 6 mars dernier, par le biais d’un communiqué vous avez affiché, je vous cite, " toute (votre) solidarité avec les salariés menacés de suppression d’emplois " vous associant " à l’initiative de - 7 autres - présidents de région, - dont madame Royal - de soutenir la filière aérospatiale pour maintenir les emplois sur (notre) territoire ". Votre proposition consistant concrètement à faire entrer la Région Haute Normandie dans le capital d’Airbus.
La solution serait donc, si on vous comprend bien, de re-nationaliser Airbus en faisant appel à des capitaux régionaux.
Mais qui a décidé de démanteler la prestigieuse Aérospatiale et ses bureaux d’études qui avaient fait de la France la 3ème nation des industries aéronautiques et spatiales ? Qui a cédé généreusement plus de 31% de la future entreprise Matra-Aérospatiale à Jean-Luc Lagardère, préparant ainsi la privatisation de l’Aérospatiale, bradée au secteur privé et aux capitaux étrangers ?
Vous le savez tout autant que nous, monsieur le Président, il s’agit du gouvernement Jospin, dont Madame Royal était ministre délégué auprès du ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie.
La casse de la filière aéronautique française, c’est donc vous et vos amis qui en êtes responsable, démantelant un outil scientifique et industriel que le monde nous enviait au profit d’un capitalisme apatride sur le dos des intérêts et des travailleurs nationaux.
Mais il faut préciser que ce démantèlement poursuivait un objectif idéologique dans l’esprit de la présidence UMP-UDF et de la gouvernance socialio – communiste de l’époque, toutes deux convaincues qu’il fallait faire d’Airbus une véritable vitrine de l’utopique Union Européenne.
Tant que le consortium Airbus est resté une association d’entreprises, créant sur le plan industriel une dynamique comparable à celle qui nous appelons de nos vœux sur le plan politique à travers une Europe des Patries, elle était un succès économique et technologique. Mais votre Europe, ce n’est pas cela !
C’est pourquoi, vos gouvernements ont voulu donner à Airbus un caractère plus conforme à votre conception de l’Europe Politique. Sous leur impulsion, le consortium initial est devenu un montage industriel absurde, à la direction bicéphale, à la hiérarchie interne compliquée, cherchant à associer des conceptions techniques différentes, mettant en place une stratégie industrielle de saupoudrage. Dès que cette nouvelle société à dominante franco-allemande, au nom anglais, logée à Amsterdam a été plus conforme à votre Union Européenne, elle a connu les déconvenues de l’A380 et de l’A350, la remise en cause du projet A400M et l’annonce du plan de restructuration Power 8.
Mais pour finir de détruire ce que 30 ans de bonne coopération industrielle avait mis sur pieds, Airbus a subi tout autant les conséquences néfastes d’une autre utopie européenne : la politique de l’Euro fort mise en place par la Banque Centrale Européenne en application du pacte de stabilité et de tous les traités signés depuis par les majorités UMPS est aussi la politique de l’Euro cher qui fait qu’un Airbus coûte 20% de plus qu’un Boeing. Ce n’est pas un hasard si le plan Power 8 prévoit que des pans entiers des futurs avions Airbus soient fabriqués hors de la zone Euro.
Ainsi, à plusieurs titres, le drame que vivent 4000 salariés français d’Airbus est la conséquence directe des politiques que les majorités UMP, UDF, PS et PC conduisent dans notre pays, et en particulier de leur politique européenne. Politique à laquelle Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy ont donné un quitus moral en appelant à voter OUI lors du référendum du 29 mai 2005.
Mais les salariés d’Airbus ne font que suivre dans ce triste sort les salariés des industries minières, sidérurgiques, textiles, électro-mécaniques, électroniques et précéder de peu ceux de l’industrie automobile. Car la politique euro-libérale que vous soutenez est une machine à tuer les emplois.
Pour éviter la mise en œuvre de Power 8, vous imaginez donc de faire entrer la région dans le capital d’Airbus.
Le jeu capitaliste vous séduit-il tant pour qu’après avoir fait de notre région un acteur de private equity à travers un fond d’investissement régional, après nous avoir engagé à prendre part à des fonds associatifs, vous nous proposiez de détenir des actions dans une entreprise internationale ?
L’avenir d’Airbus n’est certainement pas dans la parcellisation du capital aux mains de régions motivées par la seule démagogie électoraliste. De telles participations au capital n’auraient pour effet que d’aggraver la situation ingouvernable dans laquelle se trouve Airbus et ne pourraient que conduire à faire régulièrement supporter les échecs de sa gestion aux contribuables régionaux. Nous passerions d’un fédéralisme national dont nous mesurons les dégâts à un fédéralisme régional qui en décuplerait les défauts et les périls.
Oui, Monsieur le Président, l’Europe fédérale des régions pour laquelle vous militez et à laquelle vous essayez de donner une nouvelle foi corps à travers cette proposition de participation capitalistique est un concept encore plus dangereux et destructeur d’avenir que l’Europe fédérale qui sévit aujourd’hui à travers l’Union Européenne. Vous comprenez que nous ne pourrions nous rendre complice d’une telle initiative.
L’avenir d’Airbus est tout simplement dans un retour à la situation d’avant 1998. Dans la re-création d’entreprises aéronautiques et spatiales nationales, qui nouent des partenariats entre elles. Pour cela, c’est à l’Etat et non aux régions de mobiliser de nouveaux investisseurs français, au premier rang desquels les grandes banques nationales.
En bonne euro libérale, Ségolène Royal demande à l'Etat d'accomplir son devoir d'actionnaire" pour résoudre la crise d’Airbus. Selon elle, l'alternative proposée aux électeurs lors de la prochaine élection présidentielle serait entre un "Etat impotent" et "un Etat qui assume ses responsabilités". Doit-on comprendre qu’à ses yeux les responsabilités de l’Etat Français se résument à celles d’un actionnaire ? Certainement. Car Madame Royal n’envisage pas de revenir sur l’abandon des souverainetés monétaire et économique qui ont conduit au drame d’Airbus ! Madame Royal est pour une France qui demeure impotente dans le carcan européen.
Avec Jean-Marie Le Pen, nous voulons, nous, une France qui puisse assumer les responsabilités qui incombent à un Etat digne de ce nom et nous choisissons, comme 54 % des Français l’ont fait en 2005, une France souveraine, une France puissante économiquement de ses savoir-faire et de ses libres coopérations internationales. Il n’y a pas d’autre issue à la crise que connaît notre pays et l’ensemble de son tissu économique.
Je vous remercie
20:55 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, eads, power 8, plan de restructuration, délocalisation, union européenne, front national
03.03.2007
ils auront vraiment tout cassé...
Aux dires de toute la classe politiquement correcte des Sarkozy, Ségolène et Bayrou, un Euro fort était ce qui manquait à la France et à L’Europe pour qu’elles connaissent une prospérité économique sans pareil.
Au final, il ne lui aura fallu que quelques années pour mettre en péril un des plus beaux fleurons de la coopération économique transnationale qui ne devait rien à l’Union Européenne.
Airbus Industrie, Symbole du succès de la coopération entre des nations souveraines est en passe de devenir, après le charbon, l’acier et l’agriculture, un symbole de plus de la ruine à laquelle nous conduit l’Euro-fédéralisme de l’Union Européenne.
Bernard Touchagues, candidat du Front National pour la 5ème circonscription de l'Eure
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02.03.2007
Confirmation d’une trahison européenne
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN
La Commission européenne " espère que jusqu’à quatre chapitres " des négociations avec la Turquie seront ouverts pendant la présidence allemande, c’est-à-dire d’ici le mois de juin.
On nous avait affirmé que la décision du Conseil européen du 15 décembre dernier de geler 8 des 35 chapitres était une sanction prise contre la Turquie en raison de son refus de reconnaître Chypre.
J’avais alors dénoncé cette opération d’intoxication de l’opinion publique, en montrant qu’en réalité la décision européenne était un coup d’accélérateur donné aux négociations. Car jusque-là aucun chapitre ne pouvait être ouvert, en raison du veto de Chypre.
Et maintenant on va en ouvrir quatre.
La Commission européenne confirme ainsi que ces fausses sanctions étaient une vraie trahison des peuples d’Europe.
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19.01.2007
Un dissident soviétique met en garde contre une dictature de l’union Européenne
Vladimir Bukovsky, l’ancien dissident soviétique âgé de 63 ans, craint que l’Union Européenne ne soit en train de devenir une autre Union Soviétique. Dans un discours prononcé à Bruxelles en février 2006, Mr. Bukovsky a qualifié l’UE de « monstre » qui doit être détruit le plus tôt possible, avant qu’il ne se transforme en un Etat totalitaire en pleine puissance.
Transcription du discours de Mr. Bukovsky à Bruxelles
En 1992, j’ai eu un accès sans précédent aux documents secrets du Politburo et du Comité Central qui avaient été classifiés, et qui le sont encore maintenant, pour 30 ans. Ces documents montrent très clairement que toute l’idée de transformer le marché commun européen en Etat fédéral fut acceptée par les partis de gauche européens et par Moscou comme un projet conjoint que Gorbatchev appela en 1988-89 notre « maison commune européenne ».
L’idée était très simple. Elle apparut pour la première fois en 1985-86, quand les communistes italiens rendirent visite à Gorbatchev, suivis par les sociaux-démocrates allemands. Ils se plaignaient tous que les changements dans le monde, particulièrement après que Mme Thatcher ait introduit la privatisation et la libéralisation économique, menaçaient de balayer toutes les réalisations (comme ils les appelaient) de générations de socialistes et de sociaux-démocrates – menaçant de les inverser complètement. Par conséquent la seule manière de résister à cette agression du capitalisme sauvage (comme ils l’appelaient) était de tenter d’introduire les mêmes buts socialistes dans tous les pays immédiatement. Avant cela, les partis de gauche et l’Union Soviétique s’étaient opposés à l’intégration européenne surtout parce qu’ils la percevaient comme un moyen de bloquer leurs buts socialistes. A partir de 1985, ils changèrent complètement de vision. Les Soviétiques parvinrent à la conclusion et à un accord avec les partis de gauche, que s’ils travaillaient ensemble ils pouvaient détourner tout le projet européen et l’inverser complètement. Au lieu d’un marché ouvert, ils le transformeraient en un Etat fédéral.
D’après les documents [soviétiques], 1985-86 est le moment-clé. J’ai publié la plupart de ces documents. Vous pouvez même les trouver sur internet. Mais les conversations qu’ils ont eues sont vraiment révélatrices. Pour la première fois vous comprenez qu’il y a eu une conspiration – très compréhensible pour eux, puisqu’ils tentaient de sauver leurs peaux politiques. A l’Est, les Soviétiques avaient besoin d’un changement de relations avec l’Europe parce qu’ils entraient dans une crise structurelle prolongée et très profonde ; à l’Ouest, les partis de gauche craignaient d’être balayés et de perdre leur influence et leur prestige. Donc c’était une conspiration, faite par eux, négociée et élaborée tout à fait ouvertement.
En janvier 1989, par exemple, une délégation de la Commission Trilatérale vint voir Gorbatchev. Elle comprenait Nakasone, Giscard d’Estaing, [David] Rockefeller et Kissinger. Ils eurent une très jolie conversation où ils tentèrent d’expliquer à Gorbatchev que la Russie Soviétique devait s’intégrer dans les institutions financières du monde, comme le Gatt, le FMI et la Banque Mondiale.
Au milieu de la conversation, Giscard d’Estaing entre soudain en piste et dit : « Mr. le Président, je ne peux pas vous dire exactement quand cela arrivera – probablement dans 15 ans – mais l’Europe va devenir un Etat fédéral et vous devez vous y préparer. Vous devez élaborer avec nous, et avec les dirigeants européens, la manière dont vous réagiriez à cela, comment vous permettriez aux autres pays d’Europe de l’Est d’interagir avec lui ou comment en faire partie, vous devez être prêt ».
C’était en janvier 1989, à un moment où le traité de Maastricht [1992] n’avait même pas été esquissé. Comment diable Giscard d’Estaing savait-il ce qui allait se passer dans 15 ans ? Et surprise, surprise, comment devint-il l’auteur de la constitution européenne [en 2002-03] ? Très bonne question. Ça sent la conspiration, n’est-ce pas ?
Heureusement pour nous, la partie soviétique de cette conspiration s’effondra avant et elle n’atteignit pas le point où Moscou aurait pu influencer le cours des événements. Mais l’idée originelle était d’avoir ce qu’ils appelaient une convergence, par laquelle l’Union Soviétique s’adoucirait quelque peu et deviendrait plus sociale-démocrate, pendant que l’Europe occidentale deviendrait sociale-démocrate et socialiste. Ensuite il y aurait eu une convergence. Les structures devaient s’adapter l’une à l’autre. C’est pourquoi les structures de l’Union Européenne furent initialement bâties dans le but de s’adapter à la structure soviétique. C’est pourquoi elles sont aussi similaires dans leur fonctionnement et dans leur structure.
Ce n’est pas un hasard si le Parlement Européen, par exemple, me rappelle le Soviet Suprême. Il ressemble au Soviet Suprême parce qu’il a été conçu comme lui. De même, quand vous regardez la Commission Européenne, elle ressemble au Politburo. Je veux dire qu’elle lui ressemble exactement, sauf pour le fait que la Commission a maintenant 25 membres et que le Politburo avait habituellement 13 ou 15 membres. A part ça, ils sont exactement les mêmes, ne rendant de compte à personne, sans être directement élus par personne. Quand vous regardez toute cette activité bizarre de l’UE avec ses 80.000 pages de règlements, ça ressemble au Gosplan. Nous avions une organisation qui planifiait tout dans l’économie, dans les moindres détails, cinq ans à l’avance. C’est exactement la même chose qui se passe dans l’UE. Quand vous regardez le type de corruption de l’UE, c’est exactement le type soviétique de corruption, allant de haut en bas, plutôt que de bas en haut.
Si vous parcourez toutes les structures et tous les traits de ce monstre européen émergeant, vous remarquerez qu’il ressemble de plus en plus à l’Union Soviétique. Bien sûr, c’est une version plus douce de l’Union Soviétique. S’il vous plaît, ne vous méprenez pas. Je ne dis pas qu’il a un Goulag. Il n’a pas de KGB – pas encore – mais je surveille très attentivement des structures comme l’Europol par exemple. Cela m’effraye réellement parce que cette organisation aura probablement des pouvoirs plus grands que ceux du KGB. Ils auront l’immunité diplomatique. Pouvez-vous imaginer un KGB avec l’immunité diplomatique ? Ils devront nous contrôler pour 32 sortes de crimes – dont deux sont particulièrement effrayants, l’un est appelé racisme, l’autre xénophobie. Aucune cour criminelle sur terre ne définit une telle chose comme un crime [ce n’est pas entièrement vrai, puisque la Belgique le fait déjà – PB]. Donc c’est un nouveau crime, et nous avons déjà été avertis. Un membre du gouvernement britannique nous a dit que ceux qui s’opposent à l’immigration incontrôlée du tiers-monde seront considérés comme racistes et que ceux qui s’opposent à la poursuite de l’intégration européenne seront considérés comme xénophobes. Je crois que Patricia Hewitt a dit cela publiquement.
Donc, nous avons maintenant été avertis. Pendant ce temps, ils introduisent de plus en plus d’idéologie. L’Union Soviétique était un Etat dirigé par l’idéologie. L’idéologie d’aujourd’hui de l’Union Européenne est sociale-démocrate, étatiste, et en grande partie politiquement correcte. Je surveille très attentivement la manière dont le politiquement correct se répand et devient une idéologie oppressive, sans parler du fait qu’ils interdisent de fumer presque partout maintenant. Regardez la persécution de gens comme le pasteur suédois qui a été persécuté pendant plusieurs mois parce qu’il a dit que la Bible n’approuve pas l’homosexualité. La France a voté la même loi de crime d’injures [hate crime] concernant les gays. La Grande-Bretagne est en train de voter des lois de crime d’injures concernant les relations raciales et maintenant le discours religieux, et ainsi de suite. Ce que vous observez, mis en perspective, est une introduction systématique d’idéologie qui pourrait être renforcée plus tard par des mesures oppressives. Apparemment c’est tout le but de l’Europol. Autrement pourquoi en aurions-nous besoin ? L’Europol me paraît très suspect. Je surveille très attentivement qui est persécuté, pour quelle raison, et ce qui se passe, parce que c’est un domaine dans lequel je suis un expert. Je sais de quelle manière le Goulag apparaît.
C’est comme si nous vivions dans une période de démantèlement rapide, systématique et très cohérent de la démocratie. Regardez ce projet de réforme législatif et de réglementation. Il transforme les ministres en législateurs qui peuvent introduire de nouvelles lois sans en parler au Parlement ni à quiconque. Ma réaction immédiate est : pourquoi avons-nous besoin de ça ? La Grande-Bretagne a survécu à deux guerres mondiales, à la guerre contre Napoléon, à l’Armada espagnole, sans parler de la guerre froide durant laquelle on nous disait à tout moment que nous pouvions avoir une guerre mondiale nucléaire, sans aucun besoin d’introduire ce genre de législation, sans avoir besoin de suspendre nos libertés civiles et d’introduire des pouvoirs spéciaux. Pourquoi en avons-nous besoin maintenant ? Ceci peut transformer votre pays en dictature en un rien de temps.
La situation d’aujourd’hui est vraiment sinistre. Les principaux partis politiques se sont fait complètement avoir par le nouveau projet de l’UE. Aucun d’entre eux ne s’y oppose vraiment. Ils sont devenus très corrompus. Qui va défendre nos libertés ? C’est comme si nous allions vers une sorte d’effondrement, une sorte de crise. Le résultat le plus probable est qu’il y aura un effondrement économique en Europe, ce qui arrivera forcément avec cette croissance des dépenses et des taxes. L’incapacité à créer un environnement compétitif, la sur-réglementation de l’économie, la bureaucratisation, cela va conduire à un effondrement économique. L’introduction de l’euro était une idée particulièrement folle. La monnaie n’est pas supposée être politique.
Je n’ai aucun doute là-dessus. Il va y avoir un effondrement de l’Union Européenne tout comme l’Union Soviétique s’est effondrée. Mais n’oubliez pas que quand ces choses s’effondrent, elles laissent une telle dévastation qu’il faut une génération pour s’en remettre. Pensez seulement à ce qui se passera s’il arrive une crise économique. Les récriminations entre nations seront immenses. Ça pourrait mener à une explosion. Regardez l’immense nombre d’immigrants du tiers-monde vivant maintenant en Europe. Cela a été encouragé par l’Union Européenne. Que se passera-t-il avec eux s’il y a un effondrement économique ? Nous aurons probablement, comme en Union Soviétique à la fin, tellement d’affrontements ethniques que cela donne le vertige. Dans aucun autre pays il n’y a eu autant de tensions ethniques que dans l’Union Soviétique, sauf probablement en Yougoslavie. Donc c’est exactement ce qui arrivera ici aussi. Nous devons nous préparer à cela. Cet immense édifice de bureaucratie va s’effondrer sur nos têtes.
C’est pourquoi, et je suis très franc là-dessus, plus tôt nous en finirons avec l’UE, mieux cela vaudra. Plus tôt elle s’effondrera, moins il y aura de dégâts pour nous et pour les autres pays. Mais nous devons faire vite parce que les eurocrates agissent très rapidement. Il sera difficile de les vaincre. Aujourd’hui, c’est encore simple. Si un million de gens marchent sur Bruxelles aujourd’hui, ces types s’enfuiront jusqu’aux Bahamas. Si demain la moitié de la population britannique refuse de payer ses impôts, rien ne se passera et personne n’ira en prison. Aujourd’hui vous pouvez encore faire ça. Mais je ne sais pas quelle sera la situation demain avec un Europol en pleine puissance bourré d’anciens officiers de la Stasi [est-allemande] ou de la Securitate [roumaine]. Tout peut arriver.
Nous perdons du temps. Nous devons les vaincre. Nous devons nous asseoir et réfléchir, élaborer une stratégie le plus rapidement possible pour obtenir un effet maximum. Autrement il sera trop tard. Donc que dirais-je ? Ma conclusion n’est pas optimiste. Jusqu’ici, en dépit du fait que nous avons des forces anti-UE dans presque chaque pays, ce n’est pas assez. Nous perdons et nous gaspillons du temps.
Commentaire de la rédaction : En 1989, lorque le mur de Berlin est tombé et que tout le monde s'en réjouissait, je posai une simple question à laquelle mes interlocuteurs n'ont jamais répondu : "il est tombé, oui, mais de quel côté ?" M. Bukovski semble aujourd'hui apporter la réponse que je craignais devoir être la bonne... (BT)
19:47 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, union européenne, état fédéral, politiquement correct, europol, racisme, front national


