07.12.2007

Transport ferroviaire : ce que cache l'auto satisfaction du président de la région Haute-Normandie

La saison touristique alsacienne a été sauvée par... le TGV, selon les medias. Ce n’est pas en Normandie qu’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg ou Le Havre, avec une saturation du réseau routier qui devra absorber une partie du fret ferroviaire... Ce sera plus d’accidents, de pollutions, de délocalisations, immanquablement. Il est évident que des entreprises ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus. La désertification est en marche. À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains... chez les autres ! Mais comment les majorités socialistes pourraient-elles aménager le territoire, alors qu’elles n’ont que la “politique de la ville” en tête? Politique de la ville qui est en fait une politique exclusive des banlieues et qui oublie 85% du territoire. Ce n’est plus de l’aménagement, mais du déménagement du territoire.

Gilles ARNAUD, Conseiller Régional de Haute-Normandie