07.11.2007
Le PS se renie
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Par le vote de son bureau national en faveur du traité de Lisbonne, le Parti socialiste a pris la très grave responsabilité de faire adopter la nouvelle mouture de la Constitution européenne par le Parlement.
En effet, il avait la possibilité (qu’il s’interdit désormais) d’empêcher le gouvernement d’obtenir la majorité des trois cinquièmes lors du vote de révision constitutionnelle au Congrès. Le rejet de cette révision aurait obligé le président de la République à organiser un référendum. Or, tout au long de sa campagne présidentielle, Ségolène Royal s’était prononcée sans ambiguïté en faveur d’un référendum.
Le parti socialiste se renie.
« On ne peut pas lâcher le peuple », proteste Arnaud Montebourg.
La preuve que si. Quand on est socialiste.
18:10 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité simplifié, traité modificatif, constitution, union, européenne, sarkozy, bruxelles
27.10.2007
Traité modificatif : l’éloquent constat de Valéry GISCARD d’ESTAING
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN
Valéry Giscard d’Estaing explique de façon précise que dans le nouveau traité européen les dispositions de la Constitution européenne sont " mises dans un ordre différent ". Il s’agit d’un " traité d’amendements " où l’on " modifie un par un des articles des traités anciens pour y ajouter le contenu du traité constitutionnel ".
Tel est le témoignage irréfutable du père de la Constitution européenne.
La première version ayant été rejetée par le peuple français, la nouvelle version, qui est la même en ordre dispersé, ne peut en aucun cas être adoptée par le Parlement. Elle ne peut qu’être de nouveau soumise au peuple.
Il serait particulièrement honteux de nous occuper d’une réforme institutionnelle si nous ne commencions pas par appliquer les principes de base de la démocratie.
Le peuple français doit impérativement être consulté sur ce vrai-faux nouveau traité.
C’est le sens de la pétition que nous lançons.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, constitution, traité simplifié, traité modifié, le pen, front national, pétition
25.10.2007
Le Pen lance la campagne d'opposition au nouveau traité européen
CONFERENCE DE PRESSE DE JEAN-MARIE LE PEN
Parlement Européen - Strasbourg - Mercredi 24 octobre 2007
29 mai 2005 - 19 octobre 2007, il aura fallu 2 ans et demi pour que les 27 Etats-membres de l'Union européenne se mettent d'accord sur un nouveau traité constitutionnel qui n'est qu'un copié-collé de la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais, un faux "grossier" puisque le nouveau texte a non seulement le goût et l'odeur de feue la Constitution européenne mais encore toute la substance. On change la terminologie mais pas la substance et le tour est joué !
Quelques remarques liminaires si vous me le permettez.
Nicolas Sarkozy, principal auteur de la manipulation avait parlé le premier en février 2006, dans un discours à Berlin, de mini-traité européen pour remplacer la Constitution européenne. Il ne pensait pas que sa formule aurait autant de succès puisqu'elle fut reprise et améliorée par les différents gouvernements pour devenir successivement un traité simplifié puis finalement un traité modificatif ce qui fit rire tous ceux qui ont lu la nouvelle mouture.
Il a fallu des dizaines de juristes de très haut niveau, sous la houlette du Directeur général du service juridique du Conseil, pour tenter de mettre en forme ce qui avait été décidé au Conseil européen de juin à Bruxelles. Le résultat est hallucinant et le nouveau Traité est d'une telle complexité que je défie quiconque dans cette salle de le lire jusqu'au bout et de comprendre ce qu'il a lu. Bref, c'est une nouvelle fois un déni de démocratie où les experts prenant le relais des politiques ont exclu les peuples européens, trop lucides et trop sensés pour accepter un tel jargon bureaucratique qui recèle inévitablement des pièges mortifères.
256 pages d'un texte illisible, 12 protocoles additionnels, 53 déclarations interprétatives et pour couronner le tout 2 traités pour le prix d'un : le Traité sur l'Union européenne (issu du Traité de Maastricht) et le "Traité sur le fonctionnement de l'Union" (issu du Traité de Rome). Même Barroso n'y retrouverait pas ses commissaires !
Mesdames et Messieurs, c'est sur ce sabir juridico-politique digne de la novlangue que les Parlements ou les peuples auront à se prononcer au cours de l'année 2008.
Avant les référendums français et néerlandais, les experts autoproclamés et les "élites" politico-médiatiques nous ont expliqué que si la Constitution européenne n'était pas ratifiée, ce serait la fin du monde, la terre s'arrêterait de tourner, le soleil ne brillerait plus et l'Europe serait en crise, en panne, sur le point de succomber.
Or, qu'a-t-on constaté ? Depuis mai/juin 2005, l'Europe a continué d'exister, à se développer, à produire des textes, à être présente dans le monde. En janvier 2007, l'Europe s'est élargie à la Roumanie et à la Bulgarie sans Constitution européenne ; en octobre 2005, l'Europe a entamé des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne sans Constitution européenne ; depuis 2005, l'Europe a adopté des directives aussi importantes que la directive Reach, la directive services ou la directive sur la libéralisation des services postaux sans Constitution européenne.
Dernier mensonge et dernière supercherie : Nicolas Sarkozy nous disait qu'il n'y aurait pas de referendum sur le nouveau Traité constitutionnel puisque le texte n'avait rien à voir avec l'ancienne Constitution. Le mandat que le Conseil européen de juin a confié à la C.I.G reprend, de l'avis des experts, 90 % du projet de Constitution européenne. Ils ne pouvaient pas dire 99 %, ce n'était pas sérieux ! En supprimant le titre de Constitution européenne, les symboles de l'Europe, le titre de ministre des Affaires Etrangères et en procédant à quelques changements cosmétiques, est-ce suffisant pour dire que c'est un nouveau texte ? Ce n'est pas sérieux et aucun juriste honnête et digne de ce nom ne peut prétendre le contraire. La meilleure preuve et, s'il n'y avait qu'une seule preuve à apporter, serait celle-ci : la codécision où le pouvoir législatif appartient conjointement au Conseil des Ministres et au Parlement européen était étendue dans la Constitution européenne à 51 nouveaux domaines (y compris la coopération judiciaire et policière). Dans le nouveau Traité abusivement qualifié de simplifié et de modificatif car il n'est ni simplifié ni modificatif le nombre de domaines mettant en oeuvre la codécision est de ...51. Une telle similitude, jusque dans le détail, n'a l'heur d'étonner aucun des politiques qui nous gouvernent ni de "perturber" aucun expert, syndicaliste, membre d'associations ou de la société civile.
Quel homme politique aura le courage et l'honnêteté de dire : nous nous sommes mis d'accord sur le même texte que le texte rejeté ; nous avons seulement changé le nom du traité pour éviter d'avoir à consulter les peuples européens par referendum.
En effet, nous craignons le bon sens des peuples, nous redoutons leur jugement et leurs réactions ; aussi faut-il aller vite pour faire oublier notre forfait, notre coup d'Etat normatif et institutionnel, notre hold-up démocratique, au besoin en menaçant financièrement ou politiquement les parlements nationaux ou ceux qui s'opposeraient à la ratification. Il n'y aura pas de referendum en Europe alors que, par exemple, au Royaume-Uni, en France ou aux Pays-Bas une grande majorité de citoyens y sont favorables. Seule l'Irlande votera par referendum ce qui limite les risques au maximum. Nous ne pouvons pas faire autrement et comme le dit cyniquement, M. Barroso, Président de la Commission : "il est temps de passer à autre chose. Nous avons perdu assez de temps depuis 6 ans et la conférence de Laeken". Nicolas Sarkozy ne dit pas autre chose lorsqu'il propose, pour brouiller les pistes, de créer un groupe de Sages pour réfléchir à l'Europe de 2020-2030.
Défendre la souveraineté, l'indépendance, l'identité des Nations européennes, est-ce perdre du temps ? N'est-ce pas le devoir premier de tout homme politique responsable, digne de ce nom et du mandat qui lui a été confié par les électeurs. Refuser le jugement des peuples européens, c'est s'attirer tôt ou tard le jugement de l'Histoire qui sera sans appel !
Vous savez, Mesdames et Messieurs, que ce texte met en place les instruments nécessaires à la construction d'un super Etat européen. Quelques exemples, naturellement non limitatifs.
- La personnalité juridique de l'Union européenne qui lui confère les caractéristiques propres d'un Etat. Elle pourra, par exemple, être membre d'une organisation internationale, siéger ès-qualités au Conseil de Sécurité de l'ONU ou signer toute convention ou traité international en lieu et place des Etats qui la composent.
- La primauté du droit européen sur le droit national même postérieur sous le contrôle vigilant de la Cour de Justice dont la jurisprudence constante vise à retirer aux Etats toute velléité d'autonomie législative et même constitutionnelle.
- Le renforcement des pouvoirs du Parlement européen au détriment du conseil des Ministres et l'abaissement de la majorité qualifiée pour faciliter l'adoption de textes symboliques sur la libéralisation des services publics ou sur l'immigration.
- Le Président du Conseil européen, vieux rêve de Valéry Giscard d'Estaing, qui sera élu pour 2 ans et demi par ses pairs et qui représentera l'Union européenne sur la scène internationale.
- Ce président de l'Europe sera en concurrence avec le Haut Représentant pour la PESC qui pourra s'appuyer sur un véritable service diplomatique composé de fonctionnaires des institutions européennes et de diplomates nationaux. Ce Monsieur PESC pourra, en outre, compter sur le soutien des représentations permanentes de l'Union européenne dans les pays-tiers, au nombre de 120, véritables ambassades de l'Europe.
- Quant à la Commission européenne, elle verra à partir de 2014 le nombre de ses commissaires ne plus représenter que 2/3 du collège des commissaires soit aujourd'hui 18 sur 27. Inutile de vous dire qu'en l'absence de commissaire français, la PAC ou les services publics ne seront plus défendus du tout.
Face à ce désastre annoncé, il est de notre devoir impérieux d'exiger que la France ratifie le texte institutionnel par referendum. Il convient, sans esprit partisan, de lancer au niveau national une pétition pour faire changer d'avis le Président de la République au nom de l'intérêt supérieur de la Nation française. Ce qui vaut pour la France vaut naturellement pour les 26 autres Etats-membres.
La ratification doit être terminée fin 2008, ce qui n'est ni réaliste, ni sérieux. Officiellement, pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009 avant les élections européennes de juin 2009. En réalité, le risque est ailleurs : si la ratification n'était pas terminée fin 2008, cela pourrait coïncider en 2009 avec les élections britanniques. Rien n'empêcherait alors James Cameron, le leader des conservateurs, de promettre au peuple britannique, en cas de victoire, un referendum sur le Traité constitutionnel. D'où l'empressement suspect des eurocrates et des politiciens de tous bords de vouloir ratifier rapidement le Traité.
Aujourd'hui 24 octobre 2007, je lance, Mesdames et Messieurs, la campagne des élections européennes de 2009 en me faisant le porte-drapeau et le porte-parole de la Résistance française face au totalitarisme larvé de l'Eurocratie et de ses séides.
Je serai le héraut du NON à l'Europe confisquée par les eurocrates et les petits juges de Luxembourg. Je serai le défenseur de la France qui dit NON à la Turquie dans l'Europe, à la France qui dit NON à un super Etat européen avec, comme nous l'avons montré brièvement, les instruments de sa puissance, à la France qui dit NON à l'Europe mondialisée ouvrant nos frontières aux populations du tiers-monde, aux produits "made in China" et livrant nos entreprises aux prédateurs de tous horizons.
En matière d'immigration, la Commission européenne vient de proposer à l'image de la "green card" américaine, une "carte bleue" européenne, destinée à attirer des immigrants qualifiés dans l'Union européenne. Selon le projet de directive, cette carte bleue sera pour son titulaire un permis de séjour et de travail de deux ans renouvelable. Les conditions de délivrance de ce sésame européen exigent au moins trois ans d'expérience professionnelle et l'existence d'une offre d'emploi non pourvue. Afin d'éviter l'inévitable dumping social qu'entraînerait l'arrivée d'ingénieurs ou autres spécialistes qualifiés d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine, le salaire prévu devra être au moins supérieur à trois fois celui du salaire minimum du pays : l'ouvrier français appréciera...
Le travailleur immigrant pourra aussi faire venir sa famille selon une procédure accélérée, favorisant ainsi le regroupement familial.
En plus d'aggraver la "fuite des cerveaux" des pays tiers, en particulier d'Afrique en captant leurs élites, la Commission nous propose donc une immigration supplémentaire, une immigration choisie si chère au président Sarkozy...
Comme en politique, le désespoir est une sottise absolue, je me dois de terminer cet exposé sur une note optimiste, malgré les apparences qui plaident contre nous.
Grâce à la Pologne, le compromis de Ioannina de 1994 sera annexé dans un protocole additionnel et aura, de ce fait, valeur constitutionnelle. Par ailleurs, il ne pourra être modifié qu'à l'unanimité. Ce sera le seul moyen de retarder un vote à la majorité qualifiée au Conseil s'il est demandé par un Etat membre. Cette disposition, a priori technique, pourra se révéler fort utile dans l'avenir.
Par ailleurs, les analystes du Traité commencent à s'apercevoir qu'il contient des aberrations juridiques et politiques ce qui nous fait dire que même le diable porte pierre.
Par exemple, qui dirigera la politique extérieure de l'Union européenne ? Sera-ce le Haut représentant pour la PESC, le Président du Conseil européen ou même le Président de la Commission ?
Beau combat en perspective entre les trois têtes de cette hydre.
Même si les représentants de l'Europe des peuples et des Nations semblent avoir en apparence déposé les armes, avoir perdu l'espérance, c'est le moment de reprendre le flambeau et de lancer un appel solennel à ces peuples et Nations d'Europe : Non, vos Nations ne vont pas disparaître dans un Super Etat européen, non vos peuples ne vont pas être dissous dans une citoyenneté européenne utopique et criminelle.
Oui, chers amis européens, l'Europe que vous défendez, que vous aimez, a encore de beaux jours devant elle à condition qu'on ne confie pas sa destinée à de mauvais bergers mais à des hommes et à des femmes respectueux de nos Nations, de leurs traditions et de leur identité. C'est mon combat, c'est aussi le vôtre. Je vous remercie.
12:25 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité simplifié, traité modificatif, constitution, union, européenne, sarkozy, bruxelles
23.10.2007
Intervention de Jean-Marie LE PEN sur le traité modificatif de Lisbonne
Strasbourg, mardi 23 octobre 2007
Deux ans et demi après le rejet de la Constitution européenne par les Français et les Néerlandais, le Conseil européen a adopté le 19 octobre à Lisbonne le Traité simplifié et modificatif, bien mal nommé, car il a été complexifié et ne modifie la Constitution rejetée qu'à la marge.
Bref, on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous convaincre que ce texte n'a rien à voir avec le précédent pour éviter d'affronter les peuples européens par referendum.
La chose est trop sérieuse, semblez-vous dire, pour être confiée aux peuples. Et bien, nous pensons exactement le contraire. Dans la mesure où ce texte est un copié-collé de la Constitution européenne, il mérite que chaque pays organise un referendum de ratification, à commencer par la France et la Hollande. Seul un referendum peut annuler ce qu'un autre à décidé !
Je lance dès ce jour, sans esprit partisan, une grande pétition dans mon propre pays pour que le Président de la République française, initiateur du mini-traité européen, revienne sur sa position en proposant un referendum.
Il y va, en effet, de l'avenir de nos Nations respectives, de leur souveraineté, de leur indépendance, de leur identité et de leurs libertés.
Nous ne pouvons confier, par exemple, à un Haut Représentant le soin de nous représenter à l'étranger pas plus que nous ne pouvons voir remettre en cause notre siège au Conseil de Sécurité des Nations-Unies au nom de la personnalité juridique de l'Union ou encore laisser notre corpus juridique et législatif démantelé par les juges de Luxembourg.
Les complices d'un tel déni de démocratie porteraient une lourde responsabilité devant l'Histoire.
21:42 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini traité, traité simplifié, lisbonne, le pen, front national, référendum, constitution
22.10.2007
Non au "traité de Lisbonne"
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN (19 10 2007)
L’accord des 27 sur le « traité de Lisbonne » est une nouvelle atteinte aux droits des peuples d’Europe.
Ce traité ne fait que reprendre les dispositions de la Constitution européenne, or cette Constitution a été rejetée par les citoyens français et néerlandais.
Le « traité de Lisbonne » n’a donc aucune légitimité.
La seule attitude démocratique, pour les gouvernements, est désormais d’organiser un référendum pour vérifier que les peuples ne veulent pas se dissoudre dans un magma qui bientôt n’aura plus d’européen que le nom.
Au contraire, le gouvernement français veut que notre pays soit le premier à ratifier ce honteux traité. Le premier à abandonner définitivement les souverainetés nationales. Par un vote du Parlement acquis à l’idéologie euromondialiste.
Le Front National demande aux Français de manifester leur opposition à cette infamie, à cette insulte à la nation, à cette destruction de ce que tant de générations ont bâti et préservé par leur travail et par leurs sacrifices.
22:25 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lisbonne, traité simplifié, ue, europe, bruxelles, constitution, le pen
19.10.2007
Contre le traité européen de Sarkozy, mobilisons-nous !
Louis Aliot, Secrétaire Général du Front National, et les élus du Groupe Front National à la région Île-de-France vous appellent à vous joindre à la manifestation organisée par le Comité National « Non, c'est non ! » aujourd’hui vendredi 19 octobre à 18 heures Place des Victoires (Métro Bourse ou Palais Royal). Unique emblème : drapeau tricolore.
15:03 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini traité, traité simplifié, europe, bruxelles, non c'est non, aliot, le pen
26.06.2007
Pour une coopération entre les régions françaises d'abord
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie du 25 juin2007
Déclaration de politique générale de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président,
Le 7 juin dernier, après que vous ayez rencontré Anita Hübner, commissaire européen en charge des politiques régionales, on pouvait lire dans la presse locale, signé de votre plume, un plaidoyer pour l’Europe en général et pour l’Europe des Régions en particulier dans lequel vous accusiez vos concitoyens d’éprouver « une méfiance irrationnelle à l’égard des institutions de l’Union ».
C’est une technique méprisante courante dans l’établissement qui nous gouverne et auquel vous appartenez, de qualifier d’irrationnelle toute opinion populaire contraire à votre idéologie. Plutôt que de débattre en effet, il est tellement plus simple de faire passer pour faibles psychologiquement ceux dont les choix s’appuient sur l’observation objective des faits concrets et sur une réflexion intellectuellement honnête.
Elle ressemble à s’y méprendre à celle de notre ex ministre de l’intérieur qui ne cessait de répéter que l’insécurité n’est qu’une question de sentiment alors que plus de 12 millions de crimes et délits, un pour 5 habitants, sont commis chaque année dans notre pays.
La CECA, Europe du Charbon et de l’Acier a réussi en 50 ans à provoquer la fermeture de toutes les mines française, durant une période pendant laquelle la production de houille a été triplée dans le monde. Elle a conduit à la disparition de notre sidérurgie nationale alors même que la demande mondiale sature aujourd’hui les capacités de production de la planète.
En 40 ans, la Politique Agricole Commune a provoqué la désertification de nos campagnes, asséché nos ports de pêche sans garantir un revenu décent à nos agriculteurs et pêcheurs et poursuit aujourd’hui une pratique large de la jachère alors même que la demande mondiale et l’émergence des biocarburants exercent sur les marchés des produits céréaliers et des cultures légumières de grands champs une tension à la hausse qui met en péril de nombreuses activités agro-industrielles.
L’Union Européenne à 27 fait chaque jour la démonstration qu’elle est une machine à délocaliser dans les pays d’Europe Centrale. Ceci en particulier pour les entreprises française les plus réticentes à partir en Asie, car les plus attachées à la notion d’économie nationale, telle que Renault ou EADS. Ces délocalisation entraînant ou étant précédées d’un mouvement de même nature de la part de leurs entreprises sous traitantes.
Considérer que les victimes de toutes ces catastrophes économiques, de toutes ces trahisons sociales ne font preuve que d’irrationalité est indigne du débat démocratique et montre un profond mépris pour le peuple que vous prétendez défendre.
Peut-être pensez vous aujourd’hui que votre engagement passé contre le traité constitutionnel est une erreur de positionnement personnel qui risque de faire de votre désormais siège de sénateur votre bâton de maréchal.
Vous avez appelé de vos vœux un nouveau traité strictement institutionnel. Vous avez dans le même temps demandé à ce qu’il bénéficie d’une véritable légitimité démocratique à travers une adoption par référendum. Maintenant que M.Sarkozy se vante d’avoir fait admettre à Bruxelles un traité de dupes, ne doutez pas, Monsieur le Président, que nous allons être très attentif au zèle que vous allez déployer pour faire entendre votre souhait de référendum.
Car à n’en pas douter, dans le cadre d’une campagne qui ne pourrait porter que sur le fond des idées et des projets comme en 2005, et non sur les paillettes d’un casting d’acteurs, comme nous venons d’en connaître, nos compatriotes ne pourront que s’opposer au traité que M.Sarkozy veut leur imposer à la hussarde.
Plus discrète que celle de Giscard, sa stratégie européenne poursuit en effet les mêmes objectifs : Giscard voulait regrouper tous les traités dans un seul texte constitutionnel, c’est à dire comportant une partie institutionnelle. Sarkozy lui les regroupe aussi, mais sous un nouveau traité institutionnel, ce qui évite de reparler de leurs contenus fâcheux et implique les mêmes conséquences.
Un traité simplifié, c’est en effet la menace de voir mieux légitimées demain les politiques économiques, monétaires et sociales qui font de l’Europe la lanterne rouge planétaire de la croissance et ruinent notre pays. C’est la menace qu’elles seront conduites par des instances supra nationales institutionnellement renforcées dans leur pouvoir de décider, d’imposer, d’interdire et de condamner au détriment de la liberté des peuples Européens.
Cette course à la centralisation voit dans la mise en place de coopérations transfrontalières de plus en plus institutionnalisées, dont vous vous faites le complice pour quelques honneurs et quelques euros de plus, la façon de dépouiller les peuples de leurs seul véritable rempart protecteur, les Nations. Nous sommes, nous, pour donner la priorité à la coopération des régions Françaises dans le cadre d’une politique prioritairement nationale, limitant les coopérations transfrontalières à des questions techniques clairement définies pour lesquelles la dimension internationale s’impose.
Nous espérons que le Programme Opérationnel Régional et le Programme Européen de Coopérations Transfrontalières Franco-Britannique que vous vous apprêtez à conclure avec la Commission Européenne présenteront ces caractères de très rationnelle sagesse.
Je vous remercie
23:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coopérations transfrontalière, union européenne, traité simplifié, mini traité, sarkozy, renault, délocalisations
21.06.2007
Sommet européen des 21 et 22 juin 2007 / Constitution européenne : MANOEUVRE FRAUDULEUSE
COMMUNIQUE DE PRESSE de Bruno GOLLNISCH
Une des principales décisions du Conseil européen sera de convoquer une conférence intergouvernementale (CIG), et de définir le mandat de négociation de celle-ci, pour élaborer un nouveau traité européen.
Le projet de mandat de négociation de la CIG, tel qu'il circule depuis hier sous embargo, n'est pas un mandat, c'est une dictée ! Il n'y a rien à négocier : le document explique précisément sous quelle forme et à quel endroit des traités actuels introduire un à un les articles de la défunte Constitution européenne. Il préconise d'évacuer les mots qui pourraient attirer l'attention de l'opinion (Constitution, loi européenne, ministre des affaires étrangères, etc.), sans toutefois rien changer à leur substance. Dans ce pur exercice de réécriture, la Charte des Droits fondamentaux ne ferait plus l'objet que d'une référence, et deviendrait par là-même contraignante. Seul champ d'improvisation laissé aux gouvernements : la dénomination du Ministre européen des Affaires étrangères, pour l'instant appelé "[XXX]".
En bref, on repasse les plats à l'identique. Toute la Constitution européenne telle que rejetée massivement par les peuples français et néerlandais, est là : la présidence fixe, qui privera les Etats membres de l'accès à la directions de l'Union, les institutions, les procédures de décision à la majorité, qui nous auraient entraîné dans la guerre en Irak si elles avaient existé, la personnalité juridique internationale de l'Union, ainsi promue au rang de Super-Etat, les clauses "passerelles" et de révision simplifiée des traités, et les politiques que le candidat Sarkozy avait évacué de son propre projet de mini-traité.
Le Président de la République peut d'ailleurs mesurer à l'aune de ce document la portée de son influence en Europe. A moins que son "mini-traité" n'ait été qu'un tour de passe-passe et qu'il s'apprête à faire ce qu'il recommande à la Pologne : ne rien toucher, ne rien bloquer.
18:15 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini traité, sarkozy, traité simplifié, union européenne, consitution européenne, front national


