27.10.2009

Le Vern démasqué

Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie du  19 octobre 2009

Intervention de politique de générale de Bernard Touchagues

Président du Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

Monsieur le Président,

 

Comme lors de chaque session de notre assemblée, vous vous efforcez de vous présenter en champion de l’opposition vis-à-vis d’un gouvernement national dont la politique n’attire de votre part que critiques.

 

Comme lors de chaque session de notre assemblée, vous allez également vous efforcer de nous faire croire que vous êtes un bouclier pour la population Haute-Normande, minimisant les conséquences de cette politique nationale ruineuse et injuste.

 

Nous ne manquons pas de condamner également la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon. Mais nous devons malheureusement constater, monsieur le Sénateur-Président, que loin de vous y opposer efficacement, vous-même au sein du parti auquel vous appartenez vous en faites le complice au mieux passif et le relais actif auprès de la population de notre région.

 

Vous n’ignorez pas en effet que la politique nationale se décide désormais en grande partie à Bruxelles. C’est elle et son idéologie mondialiste de libre échange et de libre circulation qui sont à l’origine de l’évolution de nos lois et des interdits qui conduisent à la délocalisation de nos usines, à la mort de nos ports de pêche, à la ruine de nos agriculteurs, au démantèlement de nos services publics, à la baisse de notre pouvoir d’achat, à la fermeture de nos hôpitaux…

 

Or depuis que se construit l’Union Européenne, ce sont successivement tous les gouvernements de gauche et de droite qui lui ont abandonné notre souveraineté nationale.

 

Vous protestez par exemple contre la casse des services publics, mais la privatisation de ceux-ci n’a pour origine que les directives et traités européens. Notamment, le traité de Maastricht de 1992, sous le gouvernement Beregovoy, et la directive du 15 décembre 1997, sous le  gouvernement Jospin qui mettent fin aux monopoles publics, notamment en matière postale.

 

Quand au Traité de Lisbonne, il institutionnalise le fait que les Services d’Intérêt Economique Général doivent être soumis aux règles de la concurrence libre et non faussée et aux limites très strictes qui encadrent les aides de l’Etat… disposition qui ne peut être contournée que par un changement de statut, et pour un état ruiné comme le notre, par une privatisation à terme.

 

En 1995, le peuple dans son entier avait rejeté la casse de nos services publics dans le cadre d’un référendum national, en s’opposant à la ratification du traité pour une constitution européenne, devenu traité de Lisbonne.

 

Pourquoi, messieurs et dames les élus de gauche, avoir tout récemment organisé a grand tapage une votation sans aucune valeur légale mais puissamment démagogique pour la défense du statut de la poste ?

 

Pourquoi cela, alors que l’on ne vous a pas comptés aussi nombreux et aussi énergiques pour vous opposer à la ratification du traité de Lisbonne par voie parlementaire, acceptant ainsi d’être les complices de Sarkozy contre la volonté populaire ? Assez d’hypocrisie ! La casse des services publics, vous l’avez voulu, vos partis l’ont en grande majorité voté, vous l’avez imposée aux Français dont vous savez qu’ils n’en veulent pas.

 

Tel est désormais le mode d’action des partis de gauche qui gèrent notre région et bien d’autres : la solidarité avec Sarkozy dans la discrétion et les ors des palais de la république, et les déclarations et manifestations tapageuses, les interventions hypocrites et coûteuses sur le terrain. Une forme d’accompagnement des bien portants dont on a empoisonné la vie et que l’on finit par euthanasier. Bien sur sans oublier de se construire une bonne image sur le thème de la solidarité et au frais des contribuables qui, naïfs, n’ont pas compris qu’ils subiront demain le même sort.

 

Ainsi de nos pêcheurs que la politique européenne envoie par ses fonds et dont il ne reste plus qu’une flottille aussi courageuse que condamnée.

 

Ainsi de nos éleveurs, de nos céréaliers, de nos agriculteurs en général soumis à toutes les contraintes, obligés à toutes les dépenses les moins productives, avant d’être exposés à la concurrence sauvage des agricultures plus ou moins dopées et dumpées de notre planète.

 

Ainsi de notre industrie automobile dont Bruxelles entrave les plans de sauvetage au nom du libre échange et dont les ouvriers comprennent, comme ceux de Sandouville aujourd’hui, qu’elle ne sera pas retenue par les millions régionaux qui financent une innovation que rien n’interdira de retrouver demain sur les lignes de production d’Espagne, d’Europe Centrale ou d’ailleurs.

 

Comme je vous le disais en introduction, Monsieur le Président, loin d’être en position de protecteur des Hauts -Normand vis-à-vis de la politique Bruxello-Sarkozyste, vous en tirez avantage chaque fois que cela vous est possible.

 

Ainsi, tout en prétendant vous opposer à la multiplication des taxes, vous nous proposerez aujourd’hui de prolonger le recours à une TIPP régionale initialement provisoire, comme beaucoup de taxes dans notre pays, et qui plus est, à son taux maximum !

 

Ainsi également, une bonne partie de vos subventions régionales sont justifiées par un plan climat énergie, faisant référence entre autres sommets consensuels, au Grenelle de l’environnement de Sarkozy-Borloo et aux lois qui en ont découlé, dont la création de la taxe carbone à laquelle tous les groupes parlementaires ont souscrit sans état d’âme, même si elle pénalisera le plus souvent des citoyens économiquement et socialement fragiles.

 

Notons qu’aucun titre de la presse française n’a publié les conclusions de la troisième conférence mondiale du climat récemment tenue à Genève. Elles sont pourtant spectaculaires ! Il est en effet ressorti de ces travaux que nous pourrions être proche d’entrer dans « une ou deux décennies de refroidissement climatique » selon les déclaration de Mojib Latif, rédacteur du GIEC et de nombreux autres spécialistes du climat également membres du GIEC semblant découvrir l’importance des variations océaniques, que j’évoquais ici au mois de juin, dans les phénomènes que l’on ne voulait à ce jour attribuer qu’à un prétendu réchauffement d’origine anthropique.

 

On comprend le silence gêné de nos hommes et femmes politiques et associatifs climatologiquement corrects qui s’efforcent de culpabiliser et de taxer les pauvres français coupables parmi d’autres, mais sûrement plus que d’autres, de contribuer à la disparition de la vie sur notre planète en provoquant de leurs petits bras musclés son mortel réchauffement. Il existe malheureusement une façon légale bien plus réelle et facile de faire disparaître la vie de notre planète, mais de celle-ci on ne diffuse pas de spectaculaires films sur nos antennes publiques, car elle est, elle, politiquement tout à fait correcte et encouragée.

 

Une question tout de même ? Qu’en sera-t-il du plan climat énergie régional prétendant lutter contre le réchauffement climatique alors que notre planète se refroidira ?

 

On le comprend, monsieur le Président et mes chers collègues, sous votre direction au plan régional, et sous celle de la droite au plan national, la vie politique dans notre pays n’est qu’illusion et conditionnement des esprits au service du seul mondialisme.

 

Nous allons encore aujourd’hui assister à cette triste comédie qui plonge notre pays dans une récession économique, sociale et morale sans précédent. Il est plus que jamais nécessaire que les prochaines échéances électorales régionales, puis nationales permettent à nos concitoyens d’y mettre une fin salutaire.

 

Je vous remercie

 

 

 

18.12.2007

TIPP régionale, le Front National dit encore non

Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007

budget 2008 - Recette fiscales - Intervention du Front National

Monsieur le Président.

Aux chapitre des recettes fiscales de votre budget, on peut lire la phrase suivante : " il a été décidé la réduction de la réfaction de tarif de TIPP ". Que voilà une belle façon de faire comprendre le contraire de ce qui est décidé, même si les termes employés sont justes !

Il nous aurait semblé plus clair de lire : La majorité PS qui par ailleurs propose au gouvernement d’instaurer la TIPP nationale flottante a décidé depuis deux ans de taxer les carburants achetés dans notre région d’une TIPP régionale fixée au taux maximum autorisé.

C’est ce que l’on pourrait appeler, en quelques sortes, " plomber le pouvoir d’achat " des Hauts Normands.

Le Front National vote contre les recettes fiscales du budget 2008

23.10.2007

Orientation budgétaire 2008 : ou : "plus d'impôt pour le bon plaisir du président"

Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007

Débat d'orientation budgétaire - Déclaration de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Depuis le début de la mandature, la principale politique de la région est le désendettement. Si ce dernier permet à l’exécutif de se prévaloir d’une bonne notation auprès des agences spécialisées et de l’autofinancement des dépenses d’investissement, elle est aussi le signe de son absence de projets réellement mobilisateurs pour la Haute Normandie.

Cette excessive prudence dans la gestion conduit à des excédents systématiques mais aussi, paradoxalement, à une augmentation toute aussi systématique et prétendument préventive de la fiscalité régionale. Augmentation spectaculaire des taux des taxes locales en 2005, instauration au taux maximum autorisé par la loi de la TIPP régionale en 2007, et pour 2008, augmentation de la taxe sur les cartes grises, qui peut paraître tout à fait minime mais qui devient un réflexe annuel tout à fait symptomatique.

Pourquoi augmenter cet impôt alors que par ailleurs on admet sous-évaluer l’augmentation des dotations de l’Etat, désormais indexées sur l’inflation ? Pour le seul plaisir d’avoir une double cagnotte constituée d’une vraisemblable bonne surprise sur les dotations, l’inflation étant estimée entre 1,2 et 1,5% pour l’année 2007, et une augmentation des recettes fiscales ? Pour avoir un excédent encore plus important que les années précédentes ? Pour réduire encore plus la dette ? Mais alors, il faut arrêter de prétendre avoir de l’ambition, alors que l’on ne pratique qu’une gestion frileuse et sans imagination.

Quatre illustrations à cela :

La disparition du 3ème franchissement de vos projets sans aucune explication de votre part alors que celui-ci semble la condition de la valorisation de Port 2000 sur une grande partie ouest de notre pays et la péninsule ibérique.

Votre position de non participation au projet de raccordement Seine Nord Europe alors que l’on attendrait au-delà de cette opposition passive, un engagement, un investissement actif de notre région en faveur d’un projet Seine Est seul capable de nous ouvrir des débouchés significatifs dans l’est européen sans nous exposer au déferlement des tonnages de provenance bénéluxoise

L’absence de toute évocation de voie ferrée nouvelle et rapide vers Paris, et non Roissy alors que tout le monde convient qu’elle est vitale pour notre région et que les infrastructures existantes sont déjà insuffisantes pour doter notre région d’un trafic ferroviaire fiable.

La modestie de votre investissement dans le domaine de la santé. Pourtant, comme le souligne madame Nadine Boulanger du Conseil Economique et Social, la pénurie médicale et paramédicale s’installe en Haute Normandie dans toutes les structures territoriales des soins publics et privés. Certes cette compétence n’entre pas dans celles qui sont confiées aux régions, mais s’y impliquer, compte tenu de l’urgence de la situation justifierait une exception qui n’aurait d’ailleurs déjà rien d’exceptionnel.

En conclusion, dans le cadre de la préparation du budget 2008, nous vous demandons, Monsieur le Président, soit de nous proposer de véritables projets pour notre région, soit de rendre aux Hauts Normands le pouvoir d’achat que vous leur confisquez exagérément.

Je vous remercie

19.12.2006

Impôts régionaux : le pouvoir d'achat des Hauts Normands toujours plus confisqué par la majorité PS/PC/Verts

Le Conseil régional vient d'adopter son budget primitif pour 2007. Sans surprise - décentralisation oblige - il est en augmentation et atteint désormais 912 millions d'euros, près de 37 % de plus qu'en 2004.

Au motif que l'Etat, dont la seule vocation si l'on en croit M. Le Vern semble être de persécuter les conseils régionaux socialistes, ne compense pas totalement les dépenses liées aux nouvelles compétences des régions, une partie non négligeable de cette augmentation sera financée par des impôts nouveaux.

Rien que pour 2007, ce sont plus de 30 millions d'euros supplémentaires qui seront prélevés dans la poche des contribuables Haut-Normands, et notamment dans celle des automobilistes. La nouvelle taxe régionale sur l'essence et l'augmentation de la taxe sur les cartes grises (22 % en deux ans) représentent en effet à elles seules 27 millions d'euros.

Le tout pour financer des politiques dont il est impossible de savoir qu'elle est leur utilité et leur efficacité réelles, comme cela a été souligné à de nombreuses reprises lors du débat budgétaire, comme par les représentants du monde du travail qui siègent au Conseil économique et social régional.

Le Front National a voté contre cette nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat des Français.

Catherine Salagnac, Conseillère Régionale de Haute - Normandie

12.12.2006

Budget régional 2007 : +35 Millions d'euros d'impôts, pour quoi faire ????

Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie des 11, 12 et 13 décembre 2006

Budget Primitif 2007 : explication de vote de Bernard Touchagues, Président du Groupe Front National

Monsieur le Président,

 

Hormis les variations budgétaires liées aux charges et enveloppes transférées en vertu de la dernière loi de décentralisation, le budget que vous nous proposez ce jour est pratiquement un copier / coller du budget 2006.

 

C’est pourquoi sur nombre de ses chapitres, il a attiré de notre part des critiques elle aussi similaires à celles que nous avions formulé contre votre budget précédent.

 

Je ne vais bien évidemment pas les reprendre mais je voudrais simplement au moment de ce vote insister sur ce qui, à nos yeux, le rend inacceptable en l’état.

 

Vous nous proposez une fois encore une augmentation de la fiscalité locale, confortant la place de notre région comme la plus fiscalisée de France, et contribuant de ce fait de façon déterminante à l’érosion du pouvoir d’achat de nos concitoyens :

 

Ce sont 35 millions de hausse des recettes fiscales, dont  27 Millions prélevés sur le budget automobile de nos concitoyens, par le biais de l’instauration d’une TIPP régionale et une nouvelle hausse de la taxe sur les cartes grises que vous aurez ainsi augmenté de 22% en deux ans.

 

Vous nous proposez également un recours plus important à l’emprunt que les années précédentes sans nous rassurer sur ce qui fait votre fierté depuis que je vous écoute dans cet hémicycle : le désendettement de notre région 

 

Mais sans nous rassurer surtout sur le bon usage qui sera fait de ces sommes considérables.

 

En matière économique, le saupoudrage de subventions de plus en plus nombreuses et de plus en plus importantes est de règle, pour des résultats opérationnels dont nous attendons la communication depuis plusieurs années. Les seuls que nous connaissions sont les chiffres communiqués par l’Insee concernant en particulier l’emploi régional dans lesquels nous lisons une nouvelle fois que les secteurs les plus aidés par notre région sont ceux qui connaissent la plus grande régression : - 2.2 % pour l’emploi industriel haut normand au premier semestre 2006, dans le prolongement des semestres précédents. 

 

De nouveau, Monsieur le Président, nous vous demandons de suivre la recommandation du CESR pour que, je cite « les politiques les plus significatives de notre institution, » et sa politique en matière d’économie et d’emploi en fait partie, « soient accompagnées de critères de suivi et d’évaluation, afin de pouvoir mesurer l’efficacité des opérations lancées. »

 

Par ailleurs, les efforts financiers que vous nous proposez sont de plus en plus tournés vers des activités écologiques, sociales et solidaires qui, telles qu’elles sont abordées, en tout cas aujourd’hui, appauvrissent notre société plus qu’elles ne l’enrichissent. Par définition, ce développement là ne peut pas être durable et nous ne pouvons vous suivre lorsque vous prétendez lui donner une part trop importante dans l’avenir de notre région et l’usage de ses ressources.

 

En ce qui concerne le budget des transports, vous nous proposez cette année une dépense considérable en absence de toute analyse économique sérieuse permettant d’en mesurer la pertinence. Nous aurons l’occasion de préciser cette critique lors du débat portant sur le Plan de Déplacement Régional. 

 

Enfin, démonstration évidente de l’absence de toute vision stratégique et de tout parti-pris de votre part quant aux priorités et urgences d’investissement  à un échelon régional qui auraient dû conclure l’exercice du Schéma Régional d’Aménagement Du Territoire, vous nous proposez de prévoir la somme considérable de 100 millions d’euros en investissement pour aider les communautés territoriales de notre région dans leurs projets sans aucune visibilité sur ceux-ci. Cette incroyable carence est d’ailleurs soulignée par le CESR qui, à la lecture de ce budget, vous a lancé un appel pour que vous preniez des initiatives dans le cadre du SRADT pour financer de grands dossiers.

 

Monsieur le Président, cela fait environ 400 millions d’Euros, soit pratiquement 50 % de votre budget engagés à l’aveugle. Nous ne pouvons y souscrire, et nous ne pouvons surtout demander aux ménages Hauts Normands de sacrifier plus encore leur pouvoir d’achat pour ce faire.

 

Je vous remercie