28.10.2009
Cadencement à Vernon : la mobilisation des usagers s'impose
Interview de Bernard Touchagues, Conseiller Régional, Président du Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande, Conseiller Municipal de Vernon lors l'assemblé générale de l'association "Vernon Train de Vie"

A visionner sur le site : http://www.cameradiagonale.com/
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26.11.2008
Retour de l'insécurité à Vernon
Lors de la réunion du conseil municipal de ce 25 novembre, Bernard Touchagues, « Vernon d’Abord » a posé deux questions longuement débattues :
Question 1
Monsieur le Maire,
Je vous remercie de bien vouloir soumettre au vote de nos collègues la motion suivante et de la faire parvenir à MM. les présidents du Conseil Régional de Haute Normandie et de la SNCF :
« Le 14 décembre prochain, de nouveaux horaires vont être mis en place sur la ligne SNCF Vernon – Paris.
Considérant que ces horaires constituent une régression du service public
- En ne proposant plus aux 3000 usagers réguliers de la gare de Vernon un nombre suffisant de trains directs aux heures de pointe
- Les obligeant de ce fait à se plier à des horaires inadaptés à leurs besoins professionnels, familiaux et sociaux,
- Ou à subir un allongement considérable de leur temps de trajet quotidien
Considérant que ces inconvénients affaiblissent de façon sensible l’attractivité de la ville de Vernon et de son agglomération
Le Conseil Municipal de Vernon, réuni ce 25 novembre 2008 demande à l’unanimité au Président de la Région Haute Normandie et au Président de la SNCF de prendre les dispositions techniques permettant de rétablir aux heures de grande fréquentation les 3 ou 4 trains directs Vernon – Paris et Paris – Vernon qui font défaut aujourd’hui dans la grille envisagée.
Il leur demande également de faire en sorte que cette modification intervienne dès la mise en place de cette nouvelle grille le 14 décembre prochain. »
Le maire de Vernon a répondu à cette initiative par la sienne propre, proposant de faire adopter une autre motion déjà votée par la Communauté d’Agglomération des Portes de l’Eure.
Regrettant le caractère moins précis de cette motion, notamment sur l’existence de solutions à court terme, et insistant sur les risques d’un enlisement recherché par la région et la SNCF, Bernard Touchagues a souhaité que la motion de la CAPE retenue par le maire soit complétée par la demande concrète de trains directs supplémentaires que comportait son propre texte.
C’est cette solution qui a été adoptée et votée à l’unanimité du Conseil Municipal.
Question 2
Les statistiques officielles font état d’une explosion de la délinquance de 47% dans la ville de Vernon depuis le début de l’année.
Ce résultat que vous avez acquis en six mois de mandat inquiète logiquement les habitants de notre ville.
Il est évident qu’il faut de façon urgente renforcer la politique de notre commune dans trois directions :
- Prévenir les risques en évitant la constitution de pôles communautaires dans l’attribution des logements sociaux, pôles qui deviennent rapidement des zones de non-droit Français.
- Dissuader les délinquants par des moyens de renseignement tel que la vidéo-surveillance et la présence de forces de police sur le terrain.
- Arrêter et réprimer les coupables, ce qui participe de la politique de dissuasion.
Comment et quand envisagez vous de traiter ces questions ?
Je vous remercie
Rectifiant les chiffres erronés publiés par la presse, mais avouant tout de même une hausse de la délinquance de 23%, le maire de Vernon a expliqué cette augmentation par la libération de délinquants arrivés en fin de peine et revenus sur le territoire de la commune, chiffrant à une vingtaine le nombre des individus responsables de cette flambée d’insécurité.
Le maire de Vernon s’est par ailleurs voulu rassurant en décrivant la mise en place de nouveaux comités destinés à amplifier la politique de prévention dans notre ville.
Soulignant l’inefficacité de telles solutions mises en œuvre depuis 20 ans à Vernon, et leur coût de plus en plus élevé pour ses contribuables, Bernard Touchagues s’est réjoui que l’on ait identifié les auteurs de cette recrudescence d’actes de délinquance, demandant au maire si, ceci étant fait, on les avait également de nouveau neutralisé.
A la réponse négative faite par le Mair,e prétextant la nécessité de disposer de preuves, Bernard Touchagues regretta alors qu’il ait donc voulu, sans preuve, dédouaner sa politique de sécurité en tenant des propos imprudents, voire diffamatoire, et annoncé une efficacité dans l’identification et la condamnation des coupable qui ne se traduise pas dans les faits.
11:16 Publié dans Vernon notre ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cadencement, insécurité, sncf, immigration, front national
18.12.2007
M. Le Vern se résoud à l'enclavement de notre région
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007
Budget 2008 - Transports - Intervention du Front National
Malgré les sommes considérables consacrées aux transports ferroviaires dans notre région, malgré la satisfaction que vous exprimez suite aux accords conclus (devenus négociations qui se prolongent) avec la direction de la SNCF, il faut bien observer que rien n’est résolu et n’est vraiment en passe de l’être en ce qui concerne les problèmes majeurs du transport et des déplacements par voie ferrée dans notre région et que l’avenir ne pourra qu’aggraver cette situation :
Insuffisance à moyen et long terme, malgré les assurances orales données aujourd’hui, du nombre de liaisons sur la ligne Le Havre-Paris qui concentre 80% des déplacements de Hauts normands par voie ferrée.
Détérioration continue du service sur cette même ligne.
Absence de liaison TGV reliant la région normande à la capitale, ce qui est bien différent d’un raccordement à l’aéroport de Roissy.
Fermetures de gares de fret qui éloigne nos entreprises de leurs fournisseurs et de leurs débouchés.
Insuffisance prévisible des capacités offertes au port du Havre par rapport à ses développements réalisés et planifiés.
Ce chapitre est pourtant l’un de ceux qui pourraient le mieux voir s’exprimer une véritable ambition pour notre région et un de ceux dont dépend le plus son avenir.
Nous ne saurions nous satisfaire d’un budget essentiellement consacré à l’achat de matériel roulant et à l’aménagement de nos quelques gares.
23:00 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, le havre, paris, tgv, normand, liaison rapide, roissy
07.12.2007
Transport ferroviaire : ce que cache l'auto satisfaction du président de la région Haute-Normandie
La saison touristique alsacienne a été sauvée par... le TGV, selon les medias. Ce n’est pas en Normandie qu’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg ou Le Havre, avec une saturation du réseau routier qui devra absorber une partie du fret ferroviaire... Ce sera plus d’accidents, de pollutions, de délocalisations, immanquablement. Il est évident que des entreprises ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus. La désertification est en marche. À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains... chez les autres ! Mais comment les majorités socialistes pourraient-elles aménager le territoire, alors qu’elles n’ont que la “politique de la ville” en tête? Politique de la ville qui est en fait une politique exclusive des banlieues et qui oublie 85% du territoire. Ce n’est plus de l’aménagement, mais du déménagement du territoire.
Gilles ARNAUD, Conseiller Régional de Haute-Normandie
09:55 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, tgv, normandie, réunification, gares, fret, transport
22.10.2007
Les vaches regardent-elles passer les trains ? en Normandie, bientôt plus...
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007
Déclaration de politique générale de Yves Robert, Conseiller Régional Front National
Monsieur le Président, Chers collègues…
Tous les media s’accordent à dire que la saison touristique alsacienne a été sauvée par… le TGV. Ce n’est pas en Normandie que l’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg, Le Havre ou Rouen, et une sur-saturation de notre réseau routier qui devra absorber les camions qui remplaceront une partie des trains de marchandises qui ne rouleront plus… avec tous les risques d’accident, de pollution, et de délocalisation que cela entraînera, immanquablement.
Il est en effet évident que des entreprises qui ne peuvent plus acheminer leurs produits ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus.
On ne soulignera jamais assez le rôle néfaste de la SNCF en Normandie, que ce soit par la Direction elle-même ou les syndicats qui y sévissent. La récente grève, à peine terminée, est la parfaite illustration que la notion de " service public " y est parfaitement méconnue, voire bafouée.
La SNCF n’a cure des lignes régionales, qu’elle sacrifie sur l’autel de la rentabilité des TGV. La Normandie ne l’intéresse pas car il n’y aura jamais de TGV en Normandie. Les solutions alternatives comme le développement du train pendulaire, une réflexion sur l’optimisation du fret ne verront jamais le jour en Normandie. Que cela entraîne la disparition des sièges sociaux, freine considérablement le développement de Port 2000 et de Cherbourg, la direction de la SNC n’en a cure.
Pourrait-on compter sur les syndicats pour défendre la notion de service public ? Bien sûr que non. Leur seule préoccupation est de défendre bec et ongles un système inique que 77% des Français veulent voir réformer. Il est vrai que si la représentativité de ces syndicats jaillissait des urnes au lieu d’être imposée par l’article L.412-4 du code du travail, nous n’en serions pas là.
Des exemples concrets ?
• n’est-il pas vrai que la ligne Oissel-Serquigny n’a jamais été électrifiée, car les machinistes du dépôts de Oissel sont en majorité des dieselistes, et que leurs droits acquis, leurs spécificités, leurs capacité de nuisance surtout font que le projet d’électrification ne sortira pas des cartons avant longtemps ? Ce n’est pas très grave, ce n’est que le quart de la ligne Rouen-Caen !
• n’est-il pas vrai que les conducteurs de TGV, une fois à la retraite à 55 voire 50 ans, se font embaucher par une filiale off-shore de la SNCF pour travailler sur les lignes TGV vendues à l’étranger, et cumuler ainsi des salaires à 7 ou 8000 euros avec une retraite plus que confortable perçue en Métropole ?
• n’est-il pas vrai que sur une même distance, un affrètement allemand n’emploie que 2,5 salariés alors qu’il en faut plus de 30 à la SNCF ?
Et ce sont ces gens-là qui prennent des millions de clients en otages ? Et ce sont ces gens-là qui font perdre des journées de salaires à des smicards ? On comprend pourquoi il n’y a pas de " clients " pour la SNCF, juste des " usagers ". Le client a normalement droit à un service en contrepartie de l’argent qu’il donne ! L’usager n’a que le droit de se taire !
Il se trouvera toujours de bonnes âmes pour dire que les syndicats sont importants. On pourrait aussi dire qu’ils comptent, et beaucoup même, vu les développements brumeux de l’affaire de la caisse noire de l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie et les déclarations fracassantes d’Yvon Gataz, l’ancien patron des patrons. La lutte des classes est revisitée, c’est désormais la lutte du pot de terre contre le pot de vin…
Nous serions tentés d’exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire, mais après le scandale de la CCAS, le comité d’entreprise… d’EDG-GDF qui servait à financer la CGT, nous savons bien que la lumière n’est pas gratuite.
Quoi qu’il en soit, c’est toujours le normand qui trinque.
La désertification (rurale, industrielle, administrative, sanitaire…), elle, est sur les rails. Elle est même, depuis samedi, judiciaire puisque que Mme Dati vient de rayer d’un coup de plume deux tribunaux de grande instance à Bernay et Avranches, une quinzaine de tribunaux d’instance… C’est sans doute pour rapprocher la justice des victimes. À peine la moitié des victimes portait auparavant plainte, il est certain que cela va s’améliorer. C’est une méthode comme une autre pour réduire les chiffres de la criminalité…
Bref… Ce n’est plus de l’aménagement du territoire, mais du déménagement.
Je sais bien que la mode est au divorce, à droite comme à gauche, mais le seul qui nous préoccupe est celui qui se dessine entre le Pays légal et le Pays réel.
De fracture en rupture, la seule chose qui perdure, c’est l’usure… L’usure d’un système qui s’emballe, l’usure pratiquée fiscalement sur le dos de contribuables qui paient toujours plus pour toujours moins de services publics, de santé, de transports, de justice…
Faut-il d’ailleurs s’en étonner ? À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains… chez les autres !
Je vous remercie.
22:05 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, tgv, normandie, cgt, rail, dati, désertification
19.10.2007
Une grève préventive et politique donc illégale
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Une fois de plus, les syndicats de l’archéosocialisme paralysent le pays par une grève préventive et politique.
Personne ne souligne que cette grève, une fois de plus, est illégale. Toute grève engagée contre des décisions politiques est illicite, puisque la grève est un conflit entre des salariés et leur employeur, et que l’employeur n’a aucun pouvoir sur les décisions politiques.
Et il ne s’agit même pas d’une décision politique, mais d’un simple document d’orientation sur les régimes spéciaux de retraite, qui n’a fait l’objet d’aucune discussion puisqu’il a été publié il y a une semaine.
D’autre part, il ne sert à rien de regretter que la loi sur le service minimum ne soit pas encore en application. En réalité cette loi est une publicité mensongère, elle ne servira à rien.
Le fossé que l’on constate entre la promesse du candidat Sarkozy et sa réalisation en la matière ne peut que laisser planer un doute quant à la détermination du président de la République sur la question des régimes spéciaux de retraite. Et cela renforce, a contrario, la détermination des syndicats.
Il fallait d’emblée un signe fort, qui n’est pas venu. L’affaire est donc mal engagée.
14:55 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régimes spéciaux, retraite, sncf, ratp, grève, service minimum, front national
16.12.2006
Transports régionaux : la région s'enlise mais dépense toujours plus...
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie des 11, 12 et 13 décembre 2006
Plan de Déplacement Régional : explication de vote de Yves Robert, Conseiller Régional Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Le Plan de Déplacement Régional que vous nous proposez aujourd’hui s’avère être un exercice technique d’assez bonne qualité.
Nous voulons dire en cela que progresser sur la voie d’une meilleure complémentarité des réseaux, d’un cadencement plus élevé et mieux réparti des liaisons, d’une plus grande correspondances des itinéraires et des horaires, d’une véritable inter modalité entre les moyens de transport, d’une amélioration de la qualité du service rendu, sont des objectifs que nous pensons devant être poursuivis. Sur ces différentes questions, le travail accompli dans le document qui nous a été remis, une fois n’est pas coutume, retient quelques concepts qui nous semblent pouvoir être l’ossature d’un travail maintenant plus opérationnel.
Mais notre assemblée est d’abord une assemblée politique et cet exercice technique n’est qu’une composante du travail que les normands attendent d’elle.
Au delà de cette approche technique, son rôle en effet est de retenir des orientations majeures, de faire des choix, de prendre des décisions qui préparent en temps et en heure l’avenir de notre région et qui utilisent aux mieux les impôts prélevés sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
En regard de cette mission plus politique ou plus stratégique, le contenu du document qui nous est proposé ce jour souffre de deux lacunes majeures :
- Premièrement, l’impasse totale qui est fait sur une analyse économique dont on attendrait qu’elle témoigne de votre préoccupation d’optimiser les dépenses de notre région entre différents choix possibles,
- Secondement, l’absence de parti pris sur l’avenir, l’absence de toute décision réelle à la dimension des enjeux soulignés
L’absence d’analyse économique est invraisemblable lorsque l’on sait que le poste transports représente un budget de 250 Millions d’Euros, soit 30% du budget de notre région.
Proposer une évolution progressive de l’amplitude de service des transports, la mise en place de nouvelle tarifications plus avantageuses comme cela a été fait pour les transports départementaux circulant à vide ou presque dans une liaison sur 2, envisager la mise en place d’une structure de coordination qui viendra ajouter ses coûts et sa lourdeur aux administrations existantes, tout cela sans analyse préalable de l’engagement financier que représentent à long terme les transports collectifs régionaux, et de sa légitimité économique et sociale, relève de l’inconscience ou de la volonté de cacher.
Il semble que la notion de coût soit d’ailleurs toute relative dans votre majorité puisque chacun aura constaté que la fiche action 36 " développer le transport à la demande en complément des lignes régulières " qualifie de " très coûteux " un budget de 2 M d’euros alors que la fiche 40 " mettre en place une nouvelle tarification sociale 276 " qualifie le même budget de 2 millions d’euros de " peu coûteux ".
Aujourd’hui, le transport régional coûte environ 310 euros par an à chacun des foyers hauts normands avant même qu’il ait eu recours aux services d’un train ou d’un bus. Afin que nous soyons en mesure de juger de la pertinence des actions que vous envisagez dans ce plan, ainsi que des budgets que vous y consacrez annuellement, nous avons besoin de connaître de façon précise le nombre d’abonnés utilisant quotidiennement ou périodiquement les différentes lignes de transports régionaux existantes ainsi que leur fréquentation d’ensemble. Nous sommes surpris que cet état de la fréquentation ne soit pas une des toutes premières informations données par ce document.
L’absence de vision et de décision sur l’avenir nous conduit, elle, dans une impasse dont nous touchons bientôt le fond en ce qui concerne la liaison qui représente 80% du transport de voyageurs par train dans notre région : la liaison Le Havre, Rouen, Vernon, Paris. Comme l’a précisément enregistré une passagère régulière de cette ligne, plus de 40% des liaisons qui y sont effectuées en heure pleine ne répondent pas aux exigences de ponctualités et de qualité compatibles avec la pratique d’une activité professionnelle régulière. Et vous en êtes à vous poser la question d’étudier comment il serait possible d’accroître encore les trafic fret et voyageur sur cet axe !
Votre indécision, associée à la division de la Normandie qui fait que notre région pèse bien peu face à ses interlocuteurs nationaux reporte aux calendes grecques la résolution du problème majeur que pose cet axe. Il faut de toute urgence doter la Normandie, d’une pénétrante à destination ferroviaire est - ouest distincte des voies existantes, en mesure d’absorber le trafic voyageur grande ligne des axes Paris - Le Havre et Paris - Cherbourg et une partie du trafic fret généré par Port 2000. Nos régions doivent s’y impliquer au plus vite et donner à ce projet le dynamisme dont les instances nationales le privent.
En conclusion, Monsieur le Président, c’est parce que vous ne nous mettez pas en situation de vérifier la légitimité économique du Plan de Déplacement Régional que vous nous proposez, et qu’il prétend résoudre de façon légère le problème de déplacement majeur de notre région que nous ne le voterons pas.
Je vous remercie
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