07.05.2008

Un an de Sarko ça va déjà très mal, cinq ans, bonjour les dégats !

Pour fêter le premier anniversaire de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, nous avons eu droit à la traditionnelle interview en direct. Pour apprendre quoi ? Que malgré les erreurs (de communication) et les tâtonnements, les réformes sont sur les rails, qu'elles porteront leurs fruits. Demain. Plus tard. Et que le Président œuvre pour le pouvoir d'achat des Français : franchises médicales, explosion du prix de l'essence et des produits de consommation courante, immobilier inaccessible, paquet fiscal qui ne bénéficie qu'aux plus fortunés, défiscalisation des heures supplémentaires (un échec !), obligation imposée aux chômeurs d'accepter de se dévaloriser de 20 % dès la 2ème proposition d'emploi, immigration qui tire les salaires vers le bas…le Président est sur tous les fronts ! Il a même une mesure supplémentaire : augmenter le pouvoir d'achat des plus pauvres en ponctionnant les un peu moins pauvres. Il veut "redéployer" la prime pour l'emploi, c'est-à-dire la supprimer pour ceux qui gagnent un peu plus de 1,2 fois le smic.

Travailler plus, pour gagner pas beaucoup plus voire moins, et payer toujours plus ! Un rayon de soleil malgré tout dans ce triste paysage : avec une augmentation de salaire de 140 %, si le "Président du pouvoir d'achat" a du plomb dans l'aile, le pouvoir d'achat du Président, lui, se porte bien. C'est bien le seul.

 Catherine Salagnac, Conseiller Régional de Haute Normandie

17.12.2007

Motion Normande contre le Traité de Lisbonne

Communiqué des Élus du Front National de Normandie

Traité de Lisbonne : ce qui a été choisi par le Peuple ne peut être remis en cause que par le Peuple !


Dans une motion d'urgence, nos groupes d'élus régionaux de Normandie appelaient le Président de la République et le Gouvernement à respecter le choix des Français au regard du projet de Traité Constitutionnel Européen.
Ce qui a été choisi par le Peuple ne doit être remis en cause, si nécessaire, que par le Peuple.
Puisqu'une nouvelle mouture de la Constitution européenne a été signée hier, à Lisbonne, par les différents chefs d'État européen, elle doit être à nouveau soumise au peuple plutôt que présentée en catimini au Parlement.

Telle était le sens de cette motion, présentée lundi en Haute-Normandie et aujourd'hui en Basse-Normandie.

Celle-ci a pourtant été repoussée par ceux-là mêmes qui prétendent défendre le peuple. Monsieur Tourret allant jusqu'à avouer, au nom du Parti radical, son hostilité constante au référendum, c'est-à-dire à la démocratie directe. Un comble !
En Haute-Normandie, le Président Le Vern a, quant à lui, refusé de la présenter à l'assemblée !

Le Front National déplore et dénonce une fois de plus, le fait que les partis du système refusent aux Français le libre choix de leur avenir.


Eric Pinel & Bernard Touchagues
Présidents des Groupes Front National de Basse et Haute Normandie

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La Motion d'Urgence, présentée lundi 11 à Rouen et vendredi 14 à Caen

La Normandie demande l'organisation d'un référendum populaire sur le Traité de Lisbonne

Les Conseils Régionaux de Haute et Basse-Normandie,

A. Considérant que le Peuple français, consulté par référendum le 29 mai 2005, a rejeté par une majorité de 54,67 % des suffrages, représentant 15,5 millions de votants, la Constitution européenne ;

B. Considérant qu'en Normandie, le « NON » à la Constitution européenne a atteint 60 % des suffrages exprimés ;

C. Rappelant que ces résultats étaient bien éloignés de la position des parlementaires qui, à l'époque, tous partis politiques confondus, se prononçaient à 92 % en faveur du « oui » ;

D. Considérant que le texte du Traité dit « réformateur », qui doit être signé aujourd'hui, à Lisbonne, ce 13 décembre, reprend l'essentiel de la substance du projet de constitution rejeté par les Français, et que tous les éléments de fond (institutions, modes de décisions, nature des politiques, etc.) qui avaient motivé ce rejet y ont été conservés ;

E. Considérant par conséquent qu'une ratification parlementaire serait contraire aux règles démocratiques et républicaines, et violerait le nécessaire respect du suffrage universel ;

1. Demande au Président de la République et au gouvernement d'organiser un nouveau référendum populaire, pour que les Français puissent librement et directement s'exprimer sur ce texte.

30.11.2007

Un bateleur de grand talent

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Le président de la République est un formidable bateleur, et son talent explose à la télévision. Mais si l’on cherche à voir ce qu’il y a sous le déluge de mots et de promesses, on découvre que le roi est nu.

Lorsqu’il annonce « une véritable révolution », il s’agit d’un nouvel aménagement des 35 heures. Utile, assurément, mais ce n’est qu’une petite réforme.

Lorsqu’il prétend qu’en deux jours il a dénoué la crise de la pêche, c’est un tour d’illusionniste. Rien n’est réglé, car c’est Bruxelles qui décide, et Nicolas Sarkozy est soumis à Bruxelles.

Lorsqu’il affirme avoir réglé la question des régimes spéciaux, il oublie de dire que les compensations risquent de coûter aussi cher aux Français.

Et quand il annonce qu’il va vendre 3% d’EDF pour avoir les plus beaux campus universitaires, on se dit que le bateleur dépasse les bornes de la crédulité publique.

Il se vante même d’avoir fait encore reculer le chômage, alors que tout le monde sait désormais que les chiffres sont bidouillés.

Aussi génial que soit le bateleur, il reste dans l’illusion. Et les Français commencent à comprendre qu’on ne gouverne pas un pays par des tours de magie.

29.11.2007

le fourbalisme dans toute sa splendeur...

Mardi matin, à propos de l’accident dans lequel deux adolescents ont trouvé la mort dans une commune du Val d'OIse, un journaliste de France Info évoqua dans sa revue de presse les deux jeunes « tués » à Villier-le-Bel. Aujourd’hui, c’est au Figaro de mettre pour légende sous une photo dédiée à ce fait divers « Dès sa descente d’avion, hier matin, Nicolas Sarkozy a rendu visite aux policiers blessés durant les émeutes. Il a ensuite reçu à l’Elysée les familles des deux jeunes tués dimanche soir ».

Tués par qui ? L’utilisation de ce verbe en la circonstance et sous cette forme est scandaleuse. Car ces deux jeunes n’ont pas été tués, contrairement aux policiers, qui, eux ont bien été blessés. Ces deux jeunes se sont éventuellement tués si l’on tient à ce mot, mais plus exactement, ils ont trouvé la mort dans un accident, ou ils sont décédés suite à un accident (expressions communément utilisés dans les rubriques faits divers de tous nos journaux) survenu alors qu’ils roulaient à 70km/h, sans casque, à deux sur une mini moto, tel que cela est établi aujourd’hui.

Tout détenteur d’un certif’ auquel on n’ose plus soumettre les illettrés que produit notre système éducatif auront compris le caractère pernicieux du langage utilisé par ces journalistes. Parler de jeunes « tués », c’est faire germer l’idée de l’existence de tueurs (suivez mon regard) et d’un acte assumé sinon prémédité, insinuations qui sont de véritables incitations à la vengeance et au meurtre.

Evoquer ce fait divers de la sorte, est donc :

soit une faute grave dont les auteurs ont fait la preuve de leur illettrisme, justifiant  que leur soit retirée une plume qui entre leurs mains devient une arme dangereuse

soit un procédé malhonnête montrant que nos médias sont encore sous la coupe de nombreux fourbalistes qui ne conçoivent leur métier que comme un moyen de propagande mensongère, de conditionnement des esprits et qui répandent en toutes circonstances la présomption de bavure.

Dans tous les cas, il s’agit d’un scandale inacceptable qui ne peut valoir à leurs auteurs que des sanctions disciplinaires exemplaires, ce dont je fais pars, ce jour, aux directions concernées.

Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt

Bien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression, avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.

Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication dépendant de la Sorbonne.

Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son temps, charmante, brillante et appréciée de tous.

Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel récidiviste d'origine turque, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.

Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats, d'écoles, de bibliothèques et de commerces.

Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel. Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14h, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.

Gérard GACHET    Valeurs Actuelles

 

07.11.2007

Le PS se renie

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Par le vote de son bureau national en faveur du traité de Lisbonne, le Parti socialiste a pris la très grave responsabilité de faire adopter la nouvelle mouture de la Constitution européenne par le Parlement.

En effet, il avait la possibilité (qu’il s’interdit désormais) d’empêcher le gouvernement d’obtenir la majorité des trois cinquièmes lors du vote de révision constitutionnelle au Congrès. Le rejet de cette révision aurait obligé le président de la République à organiser un référendum. Or, tout au long de sa campagne présidentielle, Ségolène Royal s’était prononcée sans ambiguïté en faveur d’un référendum.

Le parti socialiste se renie.

« On ne peut pas lâcher le peuple », proteste Arnaud Montebourg.

La preuve que si. Quand on est socialiste.

06.11.2007

Une jeune femme enlevée et séquestrée par l’agresseur de Marine Le Pen

Alors qu’il était interdit de séjour dans le Pas-de-Calais, l’agresseur de Marine Le Pen a kidnappé, en bande organisée, une jeune femme d’Hénin-Beaumont dans la nuit de mercredi à jeudi.

Après avoir menacé Marine Le Pen avec une arme à feu, après avoir menacé de mort les témoins, après avoir injurié les policiers, après avoir violé son contrôle judiciaire à de multiples reprises en se baladant en plein centre-ville d’Hénin-Beaumont au vu et su de tous, le multirécidiviste a commandité et participé à un enlèvement.

Mercredi soir, une jeune Héninoise de 20 ans a été kidnappée en toute impunité. La voiture dans laquelle elle se trouvait a été attaquée par 4 individus armés de battes de base-ball. Une fois la vitre brisée, la jeune femme a été enlevée  et emmenée dans une voiture où elle été séquestrée pendant plusieurs heures.

Violentée et blessée, elle fut abandonnée au bord de la route avant d’être retrouvée, traumatisée, par des automobilistes. Elle a porté plainte contre le multirécidiviste qu’elle a formellement identifié. Depuis cinq jours, l’individu est recherché par toutes les polices de France, un avis de recherche national a été lancé en vain.

Rappelons que cet individu, au moment de l’agression de Marine Le Pen, avait été présenté par certains médias locaux comme un gamin sans histoires. Complaisamment interviewé par une chaîne de service public avant même d’être entendu par la police, l’individu avait pu dire que le Front National avait monté toute cette histoire contre lui. Me Eric Dupont-Moretti, son avocat, avait même organisé son arrivée au commissariat devant les cameras dans le but de se faire de la publicité.

Le juge d’instruction qui a laissé un individu aussi dangereux en liberté alors qu’il était mis en examen pour violences avec arme et subornation de témoins (sic) porte une lourde responsabilité.

Cette affaire gravissime démontre que la rupture promise par Nicolas Sarkozy n’a pas eu lieu et que les caïds agissent en toute liberté, que la justice de Madame Dati est d’un laxisme sans précédent et que les victimes sont abandonnées dans l’indifférence la plus générale. Dans ce domaine comme dans d’autres, on ment aux Français !

31.10.2007

Loi Hortefeux sur l’immigration « choisie »: le trafic d’êtres humains est officialisé

COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARINE LE PEN, Vice-Présidente du Front National

L’Arche de Sarko

Au moment où Nicolas Sarkozy condamne à juste titre le trafic d’êtres humains organisé par l’Arche de Zoé, son ministre Brice Hortefeux l’officialise avec le lancement de l’immigration «  choisie ».

Avec une immoralité assumée et camouflée là aussi par de bons sentiments, le gouvernement organise un nouvel esclavage moderne au profit de quelques patrons avides de profits.

Une loi doublement immorale

Dans le cadre du projet de mondialisation démographique, la France se met donc officiellement sur la liste moralement peu reluisante des clients du grand marché mondial de la main d’œuvre.

Cet appel d’air de travailleurs à bon marché va surtout avoir pour conséquence directe de tirer les salaires des secteurs concernés à la baisse.

Comment croire que les jeunes diplômés français au chômage refuseraient, comme le prétend le gouvernement, d’exercer les professions de géomètres ou d’informaticiens pour ne citer que ces deux métiers ?

Il faut réagir face à un plan concerté de baisse des salaires

Marine Le Pen, vice présidente du Front national et député français au Parlement européen, demande solennellement au gouvernement de renoncer à ce projet, de proposer les offres d’emplois vacants aux chômeurs français et à défaut de créer les filières de formation nécessaires.

Elle appelle tous les travailleurs des secteurs concernés à s’opposer à ce plan qui vise à terme à planifier une baisse de leurs rémunérations et à « tiers-mondiser » leurs emplois.

25.10.2007

Le Pen lance la campagne d'opposition au nouveau traité européen

CONFERENCE DE PRESSE DE JEAN-MARIE LE PEN

Parlement Européen - Strasbourg - Mercredi 24 octobre 2007

29 mai 2005 - 19 octobre 2007, il aura fallu 2 ans et demi pour que les 27 Etats-membres de l'Union européenne se mettent d'accord sur un nouveau traité constitutionnel qui n'est qu'un copié-collé de la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais, un faux "grossier" puisque le nouveau texte a non seulement le goût et l'odeur de feue la Constitution européenne mais encore toute la substance. On change la terminologie mais pas la substance et le tour est joué !  

Quelques remarques liminaires si vous me le permettez.

Nicolas Sarkozy, principal auteur de la manipulation avait parlé le premier en février 2006, dans un discours à Berlin, de mini-traité européen pour remplacer la Constitution européenne. Il ne pensait pas que sa formule aurait autant de succès puisqu'elle fut reprise et améliorée par les différents gouvernements pour devenir successivement un traité simplifié puis finalement un traité modificatif ce qui fit rire tous ceux qui ont lu la nouvelle mouture.  

Il a fallu des dizaines de juristes de très haut niveau, sous la houlette du Directeur général du service juridique du Conseil, pour tenter de mettre en forme ce qui  avait été décidé au Conseil européen de juin à Bruxelles. Le résultat est hallucinant  et le nouveau Traité est d'une telle complexité que je défie quiconque dans cette salle de le lire jusqu'au bout et de comprendre ce qu'il a lu. Bref, c'est une nouvelle fois un déni de démocratie où les experts prenant le relais des politiques ont exclu les peuples européens, trop lucides et trop sensés pour accepter un tel jargon bureaucratique qui recèle inévitablement des pièges mortifères.

256 pages d'un texte illisible, 12 protocoles additionnels, 53 déclarations interprétatives et pour couronner le tout 2 traités pour le prix d'un : le Traité sur l'Union européenne (issu du Traité de Maastricht) et le "Traité sur le fonctionnement de l'Union" (issu du Traité de Rome). Même Barroso n'y retrouverait pas ses commissaires !

Mesdames et Messieurs, c'est sur ce sabir juridico-politique digne de la novlangue que les Parlements ou les peuples auront à se prononcer au cours de l'année 2008.

Avant les référendums français et néerlandais, les experts autoproclamés et les "élites" politico-médiatiques nous ont expliqué que si la Constitution européenne n'était pas ratifiée, ce serait la fin du monde, la terre s'arrêterait de tourner, le soleil ne brillerait plus et l'Europe serait en crise, en panne, sur le point de succomber.  

Or, qu'a-t-on constaté ? Depuis mai/juin 2005, l'Europe a continué d'exister, à se développer, à produire des textes, à être présente dans le monde. En janvier 2007, l'Europe s'est élargie à la Roumanie et à la Bulgarie sans Constitution européenne ; en octobre 2005, l'Europe a entamé des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne sans Constitution européenne ; depuis 2005, l'Europe a adopté des directives aussi importantes que la directive Reach, la directive services ou la directive sur la libéralisation des services postaux sans Constitution européenne.

Dernier mensonge et dernière supercherie : Nicolas Sarkozy nous disait qu'il n'y aurait pas de referendum sur le nouveau Traité constitutionnel puisque le texte n'avait rien à voir avec l'ancienne Constitution. Le mandat que le Conseil européen de juin a confié à la C.I.G reprend, de l'avis des experts, 90 % du projet de Constitution européenne. Ils ne pouvaient pas dire 99 %, ce n'était pas sérieux ! En supprimant le titre de Constitution européenne, les symboles de l'Europe, le titre de ministre des Affaires Etrangères et en procédant à quelques changements cosmétiques, est-ce suffisant pour dire que c'est un nouveau texte ? Ce n'est pas sérieux et aucun juriste honnête et digne de ce nom ne peut prétendre le contraire. La meilleure preuve et, s'il n'y avait qu'une seule preuve à apporter, serait celle-ci : la codécision où le pouvoir législatif appartient conjointement au Conseil des Ministres et au Parlement européen était étendue dans la Constitution européenne à 51 nouveaux domaines (y compris la coopération judiciaire et policière). Dans le nouveau Traité abusivement qualifié de simplifié et de modificatif car il n'est ni simplifié ni modificatif le nombre de domaines mettant en oeuvre la codécision est de ...51. Une telle similitude, jusque dans le détail, n'a l'heur d'étonner aucun des politiques qui nous gouvernent ni de "perturber" aucun expert, syndicaliste, membre d'associations ou de la société civile.  

Quel homme politique aura le courage et l'honnêteté de dire : nous nous sommes mis d'accord sur le même texte que le texte rejeté ; nous avons seulement changé le nom du traité pour éviter d'avoir à consulter les peuples européens par referendum.

En effet, nous craignons le bon sens des peuples, nous redoutons leur jugement et leurs réactions ; aussi faut-il aller vite pour faire oublier notre forfait, notre coup d'Etat normatif et institutionnel, notre hold-up démocratique, au besoin en menaçant financièrement ou politiquement les parlements nationaux ou ceux qui s'opposeraient à la ratification. Il n'y aura pas de referendum en Europe alors que, par exemple, au Royaume-Uni, en France ou aux Pays-Bas une grande majorité de citoyens y sont favorables. Seule l'Irlande votera par referendum ce qui limite les risques au maximum. Nous ne pouvons pas faire autrement et comme le dit cyniquement, M. Barroso, Président de la Commission : "il est temps de passer à autre chose. Nous avons perdu assez de temps depuis 6 ans et la conférence de Laeken". Nicolas Sarkozy ne dit pas autre chose lorsqu'il propose, pour brouiller les pistes, de créer un groupe de Sages pour réfléchir à l'Europe de 2020-2030.  

Défendre la souveraineté, l'indépendance, l'identité des Nations européennes, est-ce perdre du temps ? N'est-ce pas le devoir premier de tout homme politique responsable, digne de ce nom et du mandat qui lui a été confié par les électeurs. Refuser le jugement des peuples européens, c'est s'attirer tôt ou tard le jugement de l'Histoire qui sera sans appel !

Vous savez, Mesdames et Messieurs, que ce texte met en place les instruments nécessaires à la construction d'un super Etat européen. Quelques exemples, naturellement non limitatifs.  

- La personnalité juridique de l'Union européenne qui lui confère les caractéristiques propres d'un Etat. Elle pourra, par exemple, être membre d'une organisation internationale, siéger ès-qualités au Conseil de Sécurité de l'ONU ou signer toute convention ou traité international en lieu et place des Etats qui la composent.

- La primauté du droit européen sur le droit national même postérieur sous le contrôle vigilant de la Cour de Justice dont la jurisprudence constante vise à retirer aux Etats toute velléité d'autonomie législative et même constitutionnelle.  

- Le renforcement des pouvoirs du Parlement européen au détriment du conseil des Ministres et l'abaissement de la majorité qualifiée pour faciliter l'adoption de textes symboliques sur la libéralisation des services publics ou sur l'immigration.

- Le Président du Conseil européen, vieux rêve de Valéry Giscard d'Estaing, qui sera élu pour 2 ans et demi par ses pairs et qui représentera l'Union européenne sur la scène internationale.

- Ce président de l'Europe sera en concurrence avec le Haut Représentant pour la PESC qui pourra s'appuyer sur un véritable service diplomatique composé de fonctionnaires des institutions européennes et de diplomates nationaux. Ce Monsieur PESC pourra, en outre, compter sur le soutien des représentations permanentes de l'Union européenne dans les pays-tiers, au nombre de 120, véritables ambassades de l'Europe.  

- Quant à la Commission européenne, elle verra à partir de 2014 le nombre de ses commissaires ne plus représenter que 2/3 du collège des commissaires soit aujourd'hui 18 sur 27. Inutile de vous dire qu'en l'absence de commissaire français, la PAC ou les services publics ne seront plus défendus du tout.

Face à ce désastre annoncé, il est de notre devoir impérieux d'exiger que la France ratifie le texte institutionnel par referendum. Il convient, sans esprit partisan, de lancer au niveau national une pétition pour faire changer d'avis le Président de la République au nom de l'intérêt supérieur de la Nation française. Ce qui vaut pour la France vaut naturellement pour les 26 autres Etats-membres.  

La ratification doit être terminée fin 2008, ce qui n'est ni réaliste, ni sérieux. Officiellement, pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009 avant les élections européennes de juin 2009. En réalité, le risque est ailleurs : si la ratification n'était pas terminée fin 2008, cela pourrait coïncider en 2009 avec les élections britanniques. Rien n'empêcherait alors James Cameron, le leader des conservateurs, de promettre au peuple britannique, en cas de victoire, un referendum sur le Traité constitutionnel. D'où l'empressement suspect des eurocrates et des politiciens de tous bords de vouloir ratifier rapidement le Traité.

Aujourd'hui 24 octobre 2007, je lance, Mesdames et Messieurs, la campagne des élections européennes de 2009 en me faisant le porte-drapeau et le porte-parole de la Résistance française face au totalitarisme larvé de l'Eurocratie et de ses séides.  

Je serai le héraut du NON à l'Europe confisquée par les eurocrates et les petits juges de Luxembourg. Je serai le défenseur de la France qui dit NON à la Turquie dans l'Europe, à la France qui dit NON à un super Etat européen avec, comme nous l'avons montré brièvement, les instruments de sa puissance, à la France qui dit NON à l'Europe mondialisée ouvrant nos frontières aux populations du tiers-monde, aux produits "made in China" et livrant nos entreprises aux prédateurs de tous horizons.

En matière d'immigration, la Commission européenne vient de proposer à l'image de la "green card" américaine, une "carte bleue" européenne, destinée à attirer des immigrants qualifiés dans l'Union européenne. Selon le projet de directive, cette carte bleue sera pour son titulaire un permis de séjour et de travail de deux ans renouvelable. Les conditions de délivrance de ce sésame européen exigent au moins trois ans d'expérience professionnelle et l'existence d'une offre d'emploi non pourvue. Afin d'éviter l'inévitable dumping social qu'entraînerait l'arrivée d'ingénieurs ou autres spécialistes qualifiés d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine, le salaire prévu devra être au moins supérieur à trois fois celui du salaire minimum du pays : l'ouvrier français appréciera...  

Le travailleur immigrant pourra aussi faire venir sa famille selon une procédure accélérée, favorisant ainsi le regroupement familial.

En plus d'aggraver la "fuite des cerveaux" des pays tiers, en particulier d'Afrique en captant leurs élites, la Commission nous propose donc une immigration supplémentaire, une immigration choisie si chère au président Sarkozy...  

Comme en politique, le désespoir est une sottise absolue, je me dois de terminer cet exposé sur une note optimiste, malgré les apparences qui plaident contre nous.

Grâce à la Pologne, le compromis de Ioannina de 1994 sera annexé dans un protocole additionnel et aura, de ce fait, valeur constitutionnelle. Par ailleurs, il ne pourra être modifié qu'à l'unanimité. Ce sera le seul moyen de retarder un vote à la majorité qualifiée au Conseil s'il est demandé par un Etat membre. Cette disposition, a priori technique, pourra se révéler fort utile dans l'avenir.  

Par ailleurs, les analystes du Traité commencent à s'apercevoir qu'il contient des aberrations juridiques et politiques ce qui nous fait dire que même le diable porte pierre.

Par exemple, qui dirigera la politique extérieure de l'Union européenne ? Sera-ce le Haut représentant pour la PESC, le Président du Conseil européen ou même le Président de la Commission ?  

Beau combat en perspective entre les trois têtes de cette hydre.

Même si les représentants de l'Europe des peuples et des Nations semblent avoir en apparence déposé les armes, avoir perdu l'espérance, c'est le moment de reprendre le flambeau et de lancer un appel solennel à ces peuples et Nations d'Europe : Non, vos Nations ne vont pas disparaître dans un Super Etat européen, non vos peuples ne vont pas être dissous dans une citoyenneté européenne utopique et criminelle. 

 

Oui, chers amis européens, l'Europe que vous défendez, que vous aimez, a encore de beaux jours devant elle à condition qu'on ne confie pas sa destinée à de mauvais bergers mais à des hommes et à des femmes respectueux de nos Nations, de leurs traditions et de leur identité. C'est mon combat, c'est aussi le vôtre. Je vous remercie.

11.10.2007

Une stupéfiante première

Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN

C’est une stupéfiante première que cette ouverture en catimini de la « Cité internationale de l’Histoire de l’Immigration » !

Voilà un grand musée, voulu et porté par un président de la République comme symbole de la politique de la France vis-à-vis de l’immigration, et dont l’ouverture ne fait l’objet d’aucune inauguration officielle.

Comme par hasard, le président Sarkozy est en Russie. Loin des Français qui jugent déplacé qu’on célèbre dans un palais national l’immigration dont ils souffrent au quotidien.

La glorification de l’immigration fait flop. Mais on attend toujours une politique d’immigration qui rompe avec celle du président qui a voulu cette Cité.