06.04.2007

République bananière et chasse aux sorcières

Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN

Après avoir promu et profité pendant trente ans d’un système clientéliste concernant les nominations des dirigeants des institutions culturelles, les responsables de l’UMP et du PS promettent soudainement de mettre en place des procédures « transparentes ». La désignation par M. Chirac de deux de ses amis au Centre Pompidou et à la Bibliothèque nationale de France a, il est vrai, mis en lumière ces habitudes de république bananière. Pour cela, M. Sarkozy n’hésite d’ailleurs pas à reprendre une proposition inscrite dans mon programme présidentiel : faire auditionner les candidats par une commission de parlementaires. Qui peut croire que ces gens feront demain ce qu’ils n’ont ni su, ni pu, ni voulu faire quand ils étaient au pouvoir ?

D’autant qu’aucun de ces candidats ne dit mot de la chasse aux sorcières qui a conduit ces derniers jours à écarter d’organes consultatifs des musées nationaux trois personnalités éminentes (Michel Laclotte, Françoise Cachin, Roland Recht) parce qu’elles avaient simplement critiqué le très opaque projet du Louvre à Abou Dhabi. Je m’engage pour ma part à rétablir dans leurs fonctions ces personnes, et à mettre en place une procédure transparente pour les nominations à la tête des institutions culturelles.

24.03.2007

Ségolène et la Marseillaise

Le 18 mars, ce fut une grande première dans l’histoire des meetings socialistes : à la fin du discours de Ségolène Royal, celui-là où elle parlait de la " république nouvelle " qu’elle allait inaugurer, sa " VIe République ", la Marseillaise retentit.
Chacun des trois candidats actuellement en tête dans les sondages se pique ainsi d’exalter une identité nationale qu’il met à sa sauce, et de piquer les mots, les slogans et les thèmes de Jean-Marie Le Pen parce qu’ils sont porteurs.
Hier, Ségolène Royal est allée encore plus loin. Elle a fait une très lyrique apologie de la Marseillaise : " La Marseillaise, c’est le chant de la lutte contre toutes les forces de la tyrannie, c’est le chant du peuple qui s’est levé contre toutes les forces de l’Ancien Régime, c’est la chant qui a été repris dans tous les pays où il a fallu secouer le joug de l’oppression, c’est le chant que Louise Michel faisait chanter à ses élèves ", etc., etc.
Le couplet est opportun, car, pour le coup, il ne s’agit pas de la Marseillaise de Jean-Marie Le Pen, Il ne s’agit pas de l’hymne national, mais du chant révolutionnaire. Du chant de guerre civile. Non pas du chant qui rassemble les Français, mais du chant de la subversion, jusqu’à l’anarchie, avec l’évocation de Louise Michel.
Voilà qui donne le sens précis des " jurys citoyens ", que dans ce même discours Ségolène Royal a dit vouloir instaurer " à tous les échelons de responsabilités ". Sa VIe République est une république de soviets.
Un jour Ségolène est blairiste, un jour elle est une pasionaria anarcho-trotskiste. Mais jamais elle n’est candidate de la France française.
" C’est le chant que je vous propose de chanter tous ensemble ", a-t-elle lancé. Mais si la salle l’a chanté, elle n’a pas desserré les lèvres. Elle est restée immobile, solennelle, muette, comme dans une cérémonie présidée par le chef de l’Etat. Ou comme si cette Marseillaise chantée par la salle était un hommage qu’on lui rendait, à elle.
Il y en a que la politique rend fous.

Yves Daoudal

source : Le billet D'Yves Daoudal dans National Hebdo http://www.national-hebdo.com/quotidien/quoti.html

09.03.2007

Un ministre socialiste parle comme Le Pen

Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

 

Le ministre britannique de l’Intérieur, le travailliste John Reid, déclare que l’immigration illégale est « injuste », parce qu’elle « sape le droit des travailleurs britanniques, vole l’argent du contribuable en utilisant des allocations, des services publics, fournis par les contribuables britanniques pour les Britanniques ». En conséquence, il veut donc interdire « l’accès aux avantages de la Grande-Bretagne » à ceux qui entrent dans le pays illégalement.

 

Nous n’avons pas entendu la « blairiste » Ségolène Royal, ni aucune autre personnalité de droite ou de gauche, dénoncer ces propos, qui sont pourtant stigmatisés comme xénophobes lorsque c’est Le Pen qui les tient.

 

J’attire l’attention des Français sur cet accord parfait entre un ministre socialiste britannique et le candidat national à la présidentielle française.

 

Il tient au fait qu’il ne s’agit pas d’idéologie, mais simplement de bon sens, de défense de la patrie et du bien commun, qui sont les fondements de l’action politique, mais qui manquent tragiquement à mes concurrents.

14.02.2007

Ségolène Royal : une rhétorique très chiraquienne

Communiqué de Bruno GOLLNISCH, Délégué général du Front National

Dans un discours où l’on sortait rarement des généralités, Ségolène Royal a souvent pris ou feint de prendre le contre-pied de ce qu’ont fait ces dernières années les socialistes.

Investie par le Parti qui les a constamment méprisées, elle prétend aujourd’hui défendre les PME-PMI. Elle a condamné l’excès de réglementation, marque distinctive des socialistes. Elle constate la dégradation de l’école et de la famille ; il est bien temps !  Elle découvre les délocalisations et la paupérisation de la France, que les années Mitterrand ont considérablement aggravées. Elle découvre les problèmes de santé des étudiants, à la Mutuelle desquels M. Strauss-Kahn facturait des honoraires considérables, quand M. Cambadélis (et bien d’autres) vivaient d’emplois fictifs à ses dépens. Investie par le parti de la permissivité, elle prône maintenant l’encadrement militaire des délinquants !

Mme Royal est socialiste avec la gauche, et censeur du socialisme avec les autres. Comme la chauve-souris du fabuliste, elle dit aux uns : « je suis oiseau, voyez mes ailes ! », et aux autres : « je suis souris, vive les rats ! ». Elle reprend à son compte une technique très chiraquienne : dresser le constat critique de la situation à laquelle on a contribué avec ses amis. 

Débats présidentiels : la course à la démagogie

La forme des débats organisés par les chaînes de télévision depuis quelques semaines est révélatrice de la conception que se fait notre système politico-médiatique de la fonction de Président de la République dans notre pays : une fonction sans emprise réelle sur les grandes orientations économiques, monétaires, démographiques, fiscales, sociales et régaliennes de notre vie nationale. En se prêtant à leur jeu, les candidats du système, même lorsqu’ils prétendent s’y opposer, démontrent qu’ils souscrivent tous à la politique menée dans notre pays depuis 30 ans, avec pour conséquence l’aliénation de notre liberté et de notre souveraineté politiques à l’Organisation Mondiale du Commerce, à l’Europe de Bruxelles, à l’OTAN et aux lobbies de la pensée unique et perverse. Un Chirac incapable de modifier en cinq ans le taux de TVA appliqué au jambon-beurre dans le pays qu’il est censé présider, et ce malgré sa promesse électorale, montre le degré d’esclavagisme politique dans lequel l’UMPS a plongé notre pays.

La campagne médiatique qui s’étale sur nos écrans se complait donc dans l’évocation de petits problèmes quotidiens et particuliers, de questions que l’on pose habituellement à une assistante sociale, permettant à chaque candidat de se fendre, vis à vis de chacun des segments de sa clientèle électorale, de promesses plus démagogiques les unes que les autres. Sous réserve qu’il puisse les tenir, c’est la garantie d’un endettement encore plus abyssal de notre peuple (déjà 2500 Milliards d’euros) et d’une accélération de sa ruine annoncée.

Notre Dame de bourdes en bonne et stupide socialiste excelle dans cet exercice. Le catalogue de la déroute qu’elle vient d’élaborer en est une démonstration de plus. Ce qui est court terme, démagogique et ruineux y est précis avec un excès traduisant le caractère totalitaire de l’idéologie Royal, et ce qui pourrait être une remise en cause un peu sérieuse des erreurs du passé y est enlisé dans un amas de conférences et autres commissions bidons, ou très vite ponctué d’affirmations idéologiques garantissant que l’on continuera à aborder ces questions comme toujours, en allant de plus en plus vite dans le mur.

Il n’y en définitive qu’un seul candidat qui ose dire au retraité sous pensionné, au chômeur laissé pour compte, à la mère de famille débordée par ses charges, au mal ou non logé, à la victime de la délinquance quotidienne ou de la discrimination positive ou négative, au jeune désintégré, que l’on ne peut lui promettre monts et merveilles pour demain si l’on ne se décide pas à traiter les causes de son malheur là où elles sont : dans l’abandon de notre souveraineté à des institutions supra nationales qui se foutent bien de leur sort et ne poursuivent que des buts idéologiques et mercantilistes. Ce seul candidat libre et honnête, c’est Jean Marie Le Pen et c’est la raison pour laquelle tout est fait pour que sa candidature ne puisse être validée.

Il ne peut y avoir de Français prospères et libres dans une France ruinée et assujettie. Il faut rétablir notre nation dans sa liberté, au service de son peuple, avec pour justes principes fondateurs de sa constitution, l’intérêt national et la préférence nationale. Toute promesse de bonheur faite aux Français en dehors de ce préalable n’est que vanité ou mensonge.

03.12.2006

Mlle Marie-Ségolène est-elle une fausse brune ?

Mlle Marie-Ségolène Royal a condamné avec une journée de retard, les propos "inadmissibles" sur Israël tenus la veille devant elle par un député du Hezbollah, qui avait qualifié de "nazisme" l'occupation passée d'une partie du Liban par Israël.

Les faits remontent à vendredi, lors de la rencontre entre la candidate à la présidence de la république française et 17 députés de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise.

Au cours de cette réunion, le député du mouvement chiite pro-syrien Ali Ammar a déclaré en arabe : "Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France".

Ses propos, qui se trouvaient dans un long exposé, étaient traduits en langue française par deux traductrices, une pour la candidate socialiste et ses conseillers, une autre pour les journalistes français. Mlle Marie-Ségolène répondit à l’orateur en affirmant qu’elle partageait nombre de ses points de vues (France Info)

Le mot "nazya", prononcé deux fois en arabe, a été entendu clairement par de nombreux journalistes français présents dans la salle.

27.10.2006

Non aux soviets, oui à la proportionnelle

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Ce n’est pas en court-circuitant la démocratie représentative par des " jurys citoyens ", autrement dit des soviets, que l’on peut réhabiliter la politique.

Si des " pans entiers de la société se sentent exclus du débat public ", comme le dit Mme Royal, c’est parce que la caste UMPS exclut ces citoyens de toute représentation politique, et rend ainsi le débat public impossible.

Le remède démocratique à la crise de la démocratie n’est pas dans une politique de soviets, dont on a déjà vu à quoi elle aboutit, mais dans l’ouverture loyale des instances représentatives de la République à tous les courants d’opinion, par l’instauration de scrutins à la proportionnelle intégrale.