30.12.2008
Des fondements du nationalisme français
A ceux qui se demandent aujourd’hui quels sont les fondamentaux du nationalisme français, je propose la méditation de ce court extrait de son maître à penser :
« Le patrie, terra patria, terra patrum, c’est d’abord une terre déterminée et circonscrite, la seule où vécurent les aïeux. La patrie suppose le sol. Sur ce sol, un foyer où se transmet le sang. Près de ce foyer, des tombeaux. Autour de ces tombeaux, une organisation religieuse. Or, sous prétexte d’indépendance civique à l’égard du Saint Siège, on commença par vouloir considérer le catholicisme et le patriotisme français comme termes antagonistes et l’on eut cette inepte « Constitution Civile », préface de la plus inepte des « Séparations ». On estima ensuite que la patrie étant « une et indivisible », son idée générale ne devait tenir aucun compte des caractères variés du sol national, ni de leurs intérêts particuliers, ni des diversités d’existence qu’ils déterminent : « fédéraliste » fut synonyme de « brigand » qui fut synonyme de royaliste.
Charles Maurras. Réflexions sur la révolution de 1789.
Tout est dit en quelques mots qui pourraient faire l’objet de longues heures de commentaires.
Dans les heures de plus en plus troubles que traverse notre mouvement nationaliste, telle est la patrie que j’entends servir et ne jamais trahir.
23:18 Publié dans En bref... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrie, nationalisme, maurras, laicité, centralisme, province, région
18.12.2007
Budget régional 2008 : Les Hauts Normands, eux, sauraient quoi faire de leur argent si la région ne les taxait pas toujours plus !
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007
Budget 2008 - Explication de vote - Intervention du Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Je vais être bref puisque, sourd aux remarque de vos oppositions, vous nous avez présenté ce jour un budget conforme aux orientations présentées en octobre, et comparable à ceux des années précédentes.
L’éditorial que vous avez signé servira de référence à l’essentiel de nos critiques.
Vous vous y félicitez comme à chaque fois de la bonne santé financière de notre région.
Permettez nous de constater nous aussi une situation paradoxale : plus la santé financière de notre région est bonne, plus vous confisquez de pouvoir d’achat aux Hauts Normands à travers les impôts et taxes régionaux, comme cette année par le maintien de la TIPP régionale à son taux maximum et la hausse de la taxe sur les cartes grises. De là à penser que la bonne santé financière de notre région repose en grande partie sur votre politique fiscale directe et indirecte, il y a un pas que nous n’hésitons pas à franchir.
N’ayons pas peur de rappeler que les 2.5 milliards qui vont être injectés, comme vous le dites, dans l’économie régionale jusqu’en 2013 ne sont en effet que des milliards d’abord confisqués à cette économie, producteurs et consommateurs.
On est donc en droit de se demander à quoi servent ces milliards d’euros que vous allez prélever ou que l’Etat va prélever pour votre compte.
Si nous lisons bien votre budget, trois axes majeurs :
Vous devez tout d’abord certainement prier chaque soir Saint réchauffement climatique sans lequel vous n’auriez vraiment rien de neuf à mettre dans vos 550 pages budgétaires.
Cette opération de propagande mondialiste, qui oublie que le libre échangisme mondial est la première cause des déplacements émetteurs de CO2 ferait certainement bien rire le commandant Charcot. Mais elle vous permet en effet de justifier de nouveaux millions de dépenses additionnelles alourdissant quasiment chacune de nos fonctions budgétaires.
Nous comprenons ensuite les raisons du réchauffement climatique que vous avez orchestré avec la présidente de la SNCF, car si le froid glaciaire de vos relations antérieures avait perduré, il vous aurait fallu retirer de votre budget les 200 millions d’achat et de rénovation de matériel roulant qui lui donnent un peu d’embonpoint.
Précisons que l’accord et les actions envisagés ne nous semble pas à ce jour en mesure de remettre à un niveau de service satisfaisant la liaison principale qui irrigue le territoire haut normand, à savoir la ligne Le Havre-Paris dont le nombre de liaisons risque de demeurer insuffisant face aux besoins à venir et le temps de trajet stabilisé à des délais d’un autre siècle !
Nous retrouvons enfin dans votre budget le péché mignon mais coûteux de la gestion socialiste : " nos politiques sont bonnes, la preuve, nous y dépensons toujours plus d’argent ! " c’est le titre de votre dernier paragraphe : " des politiques amplifiées ". Que ce soit la formation et l’apprentissage, l’action économique et l’emploi ou encore l’enseignement, les hauts normands ont assez payé, ils demandent maintenant à voir, monsieur le président.
Ils demandent des mesures, des évaluations précises de l’utilité et de l’efficacité des sommes dépensées. Combien d’emplois, combien de richesses a rapporté chaque euro investi, prêté, donné. C’est cela qu’ils veulent savoir avec des outils de mesure fiables et transparents.
En définitive, si on dresse le bilan de votre budget primitif 2008, Monsieur le président,
On y déplore d’abord un grand absent : un projet d’ensemble qui prépare véritablement notre région à affronter l’avenir.
On y découvre ensuite grand point d’interrogation : notre région est-elle bien gérée, c’est à dire, au-delà de sa belle courbe de désendettement, peut-on considérer que l’argent qu’elle dépense est efficacement dépensé.
On y acquiert enfin une grande certitude : c’est que les hauts normands payeront demain plus d’impôts régionaux qu’ils n’en payaient hier.
Trois raisons plus que suffisantes en ce qui nous concerne pour voter résolument contre.
23:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impots, taxes, région, budget, tipp, budget 2008, front national
19.02.2007
Contractualisation 276 : du socialisme à 276 % !
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 19 février 2007
Contractualisation 276 : explication de vote de Sonia Richeton, Conseillère Régionale Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues
Je vous cite : " Le contrat " 276 " associe la collectivité régionale et les deux collectivités départementales dans la mise en œuvre concertée de leurs compétences respectives ".
Sur le plan logotypique, cette association a pour effet de faire passer l’écriture conjointe des deux départements de notre région de 4 à 3 chiffres.
Nous avions imaginé, et nous aurions aimé qu’une telle coordination des actions de ces départements réduise aussi d’un quart le nombre des chiffres nécessaires à écrire les budgets destinés à les financer.
Il n’en est rien puisque vous vous vantez au contraire d’un engagement financier sans précédent, près de 8 milliards de francs, puisés dans la poche et le pouvoir d’achat des contribuables hauts normands.
A l’heure ou notre pays, c’est à dire les Français, sont endettés à hauteur de 16 500 milliards de francs, quand ils sont plus de 10% à vivre en dessous du seuil de pauvreté et que se poursuivent les plans de licenciements, délocalisations et pressions sur les salaires imputables à 35 ans de politique de gauche et de droite dont ils sont les victimes quotidiennes, une telle annonce nous paraît indécente.
D’autant plus que les dépenses que vous nous proposez ont souvent pour objectif de cacher régionalement la douleur que vous avez installée par les politiques nationales que vous avez prônées et mises en œuvre alternativement avec l’UMP depuis 1981 :
- 400 Millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique d’éducation nationale (aide à l’apprentissage des langues vivantes),
- 1 Milliard 250 millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique de santé nationale et de gestion des caisse sociales nationales (amélioration de l’offre de soins, prise en charge du handicap),
- 705 Millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique économique et de l’emploi nationales (ARE et emplois tremplins),
- Une partie du Milliard 700 millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux additionnels à ce contrat pour essayer de corriger les conséquences des politiques d’immigration et de logement social nationales (rénovation urbaine),
- etc.
Que l’on me comprenne bien Monsieur le Président : nous pourrions vous suivre dans ces propositions si par ailleurs vous nous disiez être favorable à une politique nationale qui cesse de rendre nos enfants ignorants si ce n’est illettrés, qui cesse de faire régresser le service de santé publique dans notre pays, qui cesse de pousser nos entreprises aux délocalisations et de se rendre complice du dumping social des pays émergeants, qui cesse d’attirer chaque année des centaines de milliers d’immigrés occupant prioritairement nos logements sociaux, bref, si vous reconnaissiez la responsabilité de vos amis politiques dans la ruine que vous essayez de cacher à coup de milliards de prélèvement fiscaux et si vous tourniez le dos à leur criminelles utopies et à leur coupable entêtement.
Mais il n’en est rien, Monsieur le Président. Au contraire, vous vous flattez, avec vos amis Présidents des Conseils Généraux, de savoir lever des impôts au montants inégalés pour les verser dans vos tonneaux des danaïdes socialistes pendant les 7 années à venir. Tout le monde comprends bien que ces impôts ne sont que le nerf de la guerre politicienne que vous livrez en apparence à l’UMP pour mieux partager avec elle les pouvoirs futurs, c’est à dire la responsabilité de la misère dans laquelle vous ne cessez de plonger notre peuple.
Dénonçant la politique libérale socialiste qui sévit dans notre pays depuis 35 ans, nous ne pouvons être complices, vous l’avez compris Monsieur le Président, de la politique 276% socialiste à laquelle vous voulez asservir notre région.
Je vous remercie
22:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 276, contrat, front national, dette, impôts, région, touchagues



