24.03.2009
Filière automobile : une fois de plus, les faits nous donnent raison
Le bilan réalisé par le Conseil Régional sur les difficultés actuelles de la filière automobile est une condamnation sans appel des politiques nationales et régionales menées dans notre pays :
- Coût de la main d’œuvre de 30% supérieur à celui de l’Espagne du fait du poids écrasant des charges sociales ;
- Influence néfaste de l’euro fort qui nous a été imposé comme devant être le ressort de notre croissance économique ;
- Instauration précipitée du bonus/malus sous la pression du lobby écologiste alors que les sites de fabrication régionaux sont consacrés aux modèles les plus pénalisés…
Il est intéressant de noter que la principale menace pesant sur la sous-traitance est celle d’une trésorerie fragilisée, comme nous l’affirmions en octobre, demandant à M. Le Vern la création d’un dispositif d’urgence de « trésorerie relais » adressé à ces entreprises, proposition malheureusement restée sans suite.
Enfin, le constat selon lequel on éviterait le pire si l’on donnait la priorité aux sous-traitants régionaux, voire nationaux pour les modèles montés en Normandie n’est que la reprise du principe de préférence nationale que nous réclamons depuis près de 40 ans.
Il ne faut plus cacher derrière la crise financière les erreurs politiques du socio-libéralisme européiste et mondialiste. Il faut s’en débarrasser.
Le Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande
12:45 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : automobile, chomage partiel, licenciements, protectionnisme, préférence nationale, normandie
23.10.2008
Haute Normandie : les années se suivent et se ressemblent
Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 20 octobre 2008
Débat d'Orientation Budtgétaire 2009
Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le président,
On doit reconnaître que vous êtes assez habile.
Vos budgets consistant année après année à expédier les affaires courantes vous vous demandiez ces dernières semaines comment faire en sorte que les élus de la région trouvent une motivation suffisante pour parcourir les 82 pages de vos propositions d’orientations budgétaires 2009 ?
Je n’explique pas autrement votre récente annonce dans la presse locale d’un projet ambitieux qui aurait un rayonnement dépassant largement les frontières de notre région. Enfin une idée ! Bien que nous souhaitions plus de l’efficacité économique et sociale que du rayonnement.
Las ! Cette idée je l’ai cherché en vain dans votre document d’orientation budgétaire, comprenant en page 82 qu’il s’agissait plus d’une annonce destinée à faire illusion à vos électeurs durant l’année de campagne électorale régionale qui s’annonce qu’un véritable projet destiné à donner à notre région un véritable dynamisme.
Vous nous resservez donc les orientations budgétaires des années passées, vous flattant du titre tout frais de « région la mieux gérée » décernée sur des critères qui encouragent plus la passivité et la fiscalité qu’ils ne stimulent l’activité et la créativité.
Car, Monsieur le Président, a choisir, plutôt que la région la mieux gérée, nous préférerions être la région qui valorise le mieux son capital géographique et économique, la région la mieux reliée à la France et au monde à travers ses lignes aériennes et la desserte de son aéroport, ses voies de trains à grande vitesse, ses voies dédiées au fret ferroviaire, son rôle clé dans une grande liaison fluviale Seine-Est, la région la plus rayonnante par sa valorisation du patrimoine et de la culture normande, et cette liste des classements que nous souhaiterions remporter peut encore abondamment s’allonger.
Monsieur le Président, comme chaque année, vous allez nous demander de prélever dans la poche des Hauts Normands un argent dont vous ne ferez rien, à l’image du budget 2008 dans lequel vous avez maintenu une taxe sur les carburants à son niveau maximum, pour nous demander aujourd’hui de réduire de 40 millions le montant des investissements, soit plus que cette TIPP régionale aura inutilement collecté. Voilà comment vous pourrez demain vous féliciter encore de la progression de votre épargne brute : en empêchant les contribuables de pouvoir épargner eux-mêmes.
De façon synthétique, Monsieur le Président, et pour vous sortir de la panne sèche, je voudrais vous donner deux idées qui auraient du retentissement si vous les inscriviez au budget primitif 2009.
J’ai lu avec inquiétude le chapitre de vos orientations budgétaires consacré à la coopération européenne à laquelle vous consacrez beaucoup d’énergie. Vous y écrivez : « la stratégie de ce programme vise à favoriser l’émergence d’un espace de citoyenneté commune, d’un sentiment d’appartenance à un espace commun et d’une identité spécifique ».
J’avoue ne pas comprendre, Monsieur le Président, ou je crains de trop bien comprendre votre zèle à créer ici un espace de citoyenneté commune, et il faut bien mesurer toute la portée de ces mots, alors que depuis que vous êtes à la place que vous occupez vous freinez des quatre fers à chaque évocation de la réunification normande.
Car s’il est un espace de citoyenneté commune qui devrait exister entre des populations qui affirment déjà dans leur très grande majorité appartenir à un espace commun et partager la même et spécifique identité, ce sont bien les normands, qu’ils soient du nord ou du sud de l’Estuaire de la Seine. Alors Monsieur le Président, inscrivez à votre budget 2009 le projet de la réunification normande et ce sera en soi une réalisation qui aura les retombées que vous évoquiez devant la presse, tant la Normandie réunifiée prendra un poids réel devant le pouvoir national et l’administration bruxelloise et regroupera les territoires qui sont naturellement ceux de son rayonnement historique et demain économique au-delà de nos frontières.
Ma seconde idée part d’une autre distribution d’awards dont je suis étonné que vous ne fassiez pas état. En effet, si vous vous rendez sur le site de la Fondation Nicolas Hulot, vous y constaterez que la région Haute Normandie y est la région considérée comme la plus méritoire au regard des objectifs que poursuit cette fondation.
Et bien, Monsieur le président, je voudrais vous encourager à conserver cette place, notamment en relayant très largement la dernière initiative de cette fondation.
En effet, la Fondation Nicolas Hulot vient de lancer une nouvelle opération dans le cadre du Défi pour la Terre, qui s’intitule "Des fraises au printemps", ce qui veut dire implicitement « et pas en hiver, quand les fruits poussés sous serre ont parcouru la moitié de la planète pour arriver sur les étals français »
Ceci est un premier mais important pas vers le « protectionnisme écologique » que nous appelons de nos vœux et que j’ai déjà évoqué dans cet hémicycle, constatant que le commerce mondial est la principale raison de l’émission de gaz à effet de serre à travers les milliards de kilomètres qu’il fait parcourir à des milliards de tonnes de marchandises que l’on pourrait produire, et que l’on produisait d’ailleurs souvent auparavant, à proximité de leur lieu de consommation.
Je vous invite à considérer les suggestions que nous vous avons faites dans le passé, pour privilégier le recours à des matériaux et à des entreprises régionales dans les travaux dont la région est le maître d’œuvre, pour servir d’abord les entreprises régionales tournées prioritairement vers le marché et l’emploi régional et national dans les aides économiques que nous attribuons, pour organiser des filières de commercialisation locale des produits agricoles issus de nos champs, de nos prés et de nos vergers. Toutes ces initiatives visant à rapprocher le producteur du consommateur et à économiser les kilomètres inutilement pollueurs, ce serait un première mondiale et cela aurait le retentissement recherché, au bénéfice de l’emploi régional, de l’activité régionale, de l’environnement régional, et, à en entendre vos discours, au bénéfice de l’avenir de la planète toute entière. Il serait criminel de s’en priver.
Voilà, Monsieur le Président, deux grands projets qu’il est encore temps de considérer dans la préparation de votre prochain budget, pour créer utilement, et à très court terme, non pas un, mais deux grand événements attendus de tous les Normands.
Je vous remercie.
11:34 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget 2009, orientations, le vern, tgv, unité normande, protectionnisme, écologie
30.09.2007
Maurice Allais, prône un protectionnisme économique régulateur
Extraits d’un interview de Maurice Allais, économiste libéral, Prix Nobel d’économie en 1988 - le Choc Du Mois N°15 - septembre 2007
Pour quelles raisons le protectionnisme a-t-il si mauvaise presse ? Serait-ce parce qu’il semble la réponse la plus appropriée pour faire face à l’absence de régulation à l’échelle d’un monde dominé par les grands groupes ?
L’hostilité dominante d’aujourd’hui contre toute forme de protectionnisme se fonde depuis soixante-dix ans sur une interprétation erronée des causes fondamentales de la Grande Dépression. Or, le protectionnisme en chaîne des années 1930 n’a été qu’une conséquence, et non une cause, de la Grande Dépression. Il n’a constitué partout que des tentatives des économies nationales pour se protéger de conséquences déstabilisatrices d’origine monétaire.
Le véritable fondement du protectionnisme, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toute sorte engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. Il est tout à fait inexact de soutenir qu’une régulation appropriée puisse être réalisée par le fonctionnement des marchés tel qu’il se constate actuellement.
Quelles formes pourrait prendre ce protectionnisme ?
Sur le plan économique, il impliquerait notamment : une protection minimale des activités économiques, le principe étant que dans chaque secteur un pourcentage donné, par exemple 80 % de la consommation européenne soit assuré par une production européenne ; une protection minimale contre les désordres monétaires et financiers extérieurs à la Communauté européenne, ce qui implique notamment une profonde réforme des institutions monétaires et financières ; une protection minimale contre une immigration extérieure excessive et ses conséquences désastreuses ; le maintien d’une population active minimale dans l’agriculture et la pêche, car aucune nation ne peut survivre si elle ne resta pas profondément enracinée dans son sol, et si son autosuffisance alimentaire n’est pas assurée.
Vous qui avez appelé à voter non au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen, quelle forme constitutionnelle pourrait-on donner à l’Europe ?
L’organisation politique de l’ensemble des pays européens devrait à mon sens reposer sur une Confédération d’Etats souverains, confédération libérale, humaniste et démocratique préservant les intérêts fondamentaux de chaque nation. L’objectif essentiel étant de vivre ensemble dans des conditions respectant, dans ce qu’elles ont d’essentiel, les nations qui se sont lentement édifiées au cours des siècles.
Propos recueillis par François Bousquet
23:30 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : protectionnisme, libéralisme, maurice allais, le choc du mois, union européenne, traité constitutionnel, front national



