14.02.2007

Ségolène Royal : une rhétorique très chiraquienne

Communiqué de Bruno GOLLNISCH, Délégué général du Front National

Dans un discours où l’on sortait rarement des généralités, Ségolène Royal a souvent pris ou feint de prendre le contre-pied de ce qu’ont fait ces dernières années les socialistes.

Investie par le Parti qui les a constamment méprisées, elle prétend aujourd’hui défendre les PME-PMI. Elle a condamné l’excès de réglementation, marque distinctive des socialistes. Elle constate la dégradation de l’école et de la famille ; il est bien temps !  Elle découvre les délocalisations et la paupérisation de la France, que les années Mitterrand ont considérablement aggravées. Elle découvre les problèmes de santé des étudiants, à la Mutuelle desquels M. Strauss-Kahn facturait des honoraires considérables, quand M. Cambadélis (et bien d’autres) vivaient d’emplois fictifs à ses dépens. Investie par le parti de la permissivité, elle prône maintenant l’encadrement militaire des délinquants !

Mme Royal est socialiste avec la gauche, et censeur du socialisme avec les autres. Comme la chauve-souris du fabuliste, elle dit aux uns : « je suis oiseau, voyez mes ailes ! », et aux autres : « je suis souris, vive les rats ! ». Elle reprend à son compte une technique très chiraquienne : dresser le constat critique de la situation à laquelle on a contribué avec ses amis. 

Débats présidentiels : la course à la démagogie

La forme des débats organisés par les chaînes de télévision depuis quelques semaines est révélatrice de la conception que se fait notre système politico-médiatique de la fonction de Président de la République dans notre pays : une fonction sans emprise réelle sur les grandes orientations économiques, monétaires, démographiques, fiscales, sociales et régaliennes de notre vie nationale. En se prêtant à leur jeu, les candidats du système, même lorsqu’ils prétendent s’y opposer, démontrent qu’ils souscrivent tous à la politique menée dans notre pays depuis 30 ans, avec pour conséquence l’aliénation de notre liberté et de notre souveraineté politiques à l’Organisation Mondiale du Commerce, à l’Europe de Bruxelles, à l’OTAN et aux lobbies de la pensée unique et perverse. Un Chirac incapable de modifier en cinq ans le taux de TVA appliqué au jambon-beurre dans le pays qu’il est censé présider, et ce malgré sa promesse électorale, montre le degré d’esclavagisme politique dans lequel l’UMPS a plongé notre pays.

La campagne médiatique qui s’étale sur nos écrans se complait donc dans l’évocation de petits problèmes quotidiens et particuliers, de questions que l’on pose habituellement à une assistante sociale, permettant à chaque candidat de se fendre, vis à vis de chacun des segments de sa clientèle électorale, de promesses plus démagogiques les unes que les autres. Sous réserve qu’il puisse les tenir, c’est la garantie d’un endettement encore plus abyssal de notre peuple (déjà 2500 Milliards d’euros) et d’une accélération de sa ruine annoncée.

Notre Dame de bourdes en bonne et stupide socialiste excelle dans cet exercice. Le catalogue de la déroute qu’elle vient d’élaborer en est une démonstration de plus. Ce qui est court terme, démagogique et ruineux y est précis avec un excès traduisant le caractère totalitaire de l’idéologie Royal, et ce qui pourrait être une remise en cause un peu sérieuse des erreurs du passé y est enlisé dans un amas de conférences et autres commissions bidons, ou très vite ponctué d’affirmations idéologiques garantissant que l’on continuera à aborder ces questions comme toujours, en allant de plus en plus vite dans le mur.

Il n’y en définitive qu’un seul candidat qui ose dire au retraité sous pensionné, au chômeur laissé pour compte, à la mère de famille débordée par ses charges, au mal ou non logé, à la victime de la délinquance quotidienne ou de la discrimination positive ou négative, au jeune désintégré, que l’on ne peut lui promettre monts et merveilles pour demain si l’on ne se décide pas à traiter les causes de son malheur là où elles sont : dans l’abandon de notre souveraineté à des institutions supra nationales qui se foutent bien de leur sort et ne poursuivent que des buts idéologiques et mercantilistes. Ce seul candidat libre et honnête, c’est Jean Marie Le Pen et c’est la raison pour laquelle tout est fait pour que sa candidature ne puisse être validée.

Il ne peut y avoir de Français prospères et libres dans une France ruinée et assujettie. Il faut rétablir notre nation dans sa liberté, au service de son peuple, avec pour justes principes fondateurs de sa constitution, l’intérêt national et la préférence nationale. Toute promesse de bonheur faite aux Français en dehors de ce préalable n’est que vanité ou mensonge.

21.01.2007

Bernard Touchagues invité de l'émission "La Voix Est Libre" sur France 3 Haute Normandie le 20 janvier

Pour visionner cette émission cliquer sur le lien ci-dessous

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e14b_voixlibre&...