24.03.2009

Filière automobile : une fois de plus, les faits nous donnent raison

Le bilan réalisé par le Conseil Régional sur les difficultés actuelles de la filière automobile est une condamnation sans appel des politiques nationales et régionales menées dans notre pays :

 

-        Coût de la main d’œuvre de 30% supérieur à celui de l’Espagne du fait du poids écrasant des charges sociales ;

 

-        Influence néfaste de l’euro fort qui nous a été imposé comme devant être le ressort de notre croissance économique ;

 

-        Instauration précipitée du bonus/malus sous la pression du lobby écologiste alors que les sites de fabrication régionaux sont consacrés aux modèles les plus pénalisés…

 

Il est intéressant de noter que la principale menace pesant sur la sous-traitance est celle d’une trésorerie fragilisée, comme nous l’affirmions en octobre, demandant à M. Le Vern la création d’un dispositif d’urgence de « trésorerie relais » adressé à ces entreprises, proposition malheureusement restée sans suite.

 

Enfin, le constat selon lequel on éviterait le pire si l’on donnait la priorité aux sous-traitants régionaux, voire nationaux pour les modèles montés en Normandie n’est que la reprise du principe de préférence nationale que nous réclamons depuis près de 40 ans.

 

Il ne faut plus cacher derrière la crise financière les erreurs politiques du socio-libéralisme européiste et mondialiste. Il faut s’en débarrasser.

 

Le Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

20.07.2006

Libérons Vernon !

La presse locale narrait il y a quelques jours la mésaventure d’un couple et de leur enfant qui avait emménagé mi mai, dans un petit pavillon d’Eure Habitat, sente des Haguelets. Sous la pression d’une bande de jeunes du quartier usant « d’intimidations » (c’est à dire se livrant à de nombreux délits) : jets de pierres, voiture fracturée, porte du domicile attaqué à la fourche…il durent en partir au bout de trois semaines. Voilà un triste fait divers qui illustre l’échec de la politique de sécurité menée par M. Miraux. Pour rendre la liberté à tous les Vernonnais, en particulier celle de résider là où bon leur semble, il ne suffit pas de placer des caméras en centre ville ou de créer une police municipale. Il faut traiter la question en amont, c’est à dire dans la politique d’attribution des logements sociaux et dans les principes d’intervention du CCAS. Il faut surtout une volonté politique qui ne se satisfasse pas de la situation présente, qui ne soit pas sous la coupe de la pensée unique, et qui donne à nos forces de police tout le soutien matériel, et surtout moral, indispensables à l’aboutissement de leurs missions de prévention et de répression. Sinon, les quartiers de Vernon tomberont un à un dans la loi de la jungle sous le regard passivement complice de son maire.

11.07.2006

Contre la précarité, la préférence nationale

19 Mars 2006

Réunion plénière du Conseil Régional de Haute Normandie

 

Débat de politique générale

 

Intervention de Bernard Touchagues

au nom du groupe Front National.

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Vous n’ignorez pas, tous ici mes chers collègues, pour en être parfois les auteurs, souvent les colporteurs, et plus encore les auditeurs ravis, à quel point les jugements portés contre les propositions politiques du Front National et contre ses représentants sont caricaturaux. Cela ne fait bien évidemment pas exception en ce qui concerne les questions économiques et sociales pour lesquelles nous sommes souvent injustement et faussement accusés d’ultra libéralisme et soupçonnés d’être des ennemis systématiques de ce que l’on appèle le mouvement social. Je n’ai pas la folie de croire que les quelques gouttes de parole pure qui me sont exceptionnellement accordées dans la discrétion de cet hémicycle permettront de laver les torrents de mensonges boueux qui sont quotidiennement déversés au grand jour par les média nationaux de notre pays. Mais j’entretiens l’espoir, devrais-je déjà dire, l’illusion ? que vous ne serez pas insensibles à quelques remarques qui m’ont été inspirées par la lecture de modestes actualités régionales, ne serait-ce que pour modérer à l’avenir vos jugements sur la réalité et la pertinence de nos opinions.

 

Mon premier commentaire portera sur l’information tombée le 24 février dernier au sujet de la composition de l’équipage du car-ferry " Cote d’Albâtre ". C’est avec une grande satisfaction que je pouvais en effet lire ce jour là que le Président socialiste du Conseil Général de Seine Maritime venait de confirmer à l’union fédérale maritime CFDT que l’équipage du car-ferry serait de nationalité française, la majorité des marins devant même être originaire de Normandie. Grande satisfaction de lire qu’il répondait en cela je cite ma source " à une demande forte des organisations syndicales de marins (la CFDT s’étant dite intransigeante sur cette question), et des élus locaux, notamment communistes ". Permettez-moi de féliciter officiellement ici l’ensemble de ces responsables syndicaux et politiques, qui sur ce dossier ont ainsi été les défenseurs d’une position de bon sens : la préférence nationale, voire régionale à l’embauche, proposition qui constitue un des piliers du programme du Front National depuis 35 ans. Cette exigence des syndicats et élus s’accompagnait d’une autre sur le statut de l’équipage, tout aussi logiquement britannique, lui, du " Seven Sisters " afin de protéger les marins de tout risque de dumping social. Une fois encore, Monsieur le Président, mes chers collègues, un élu du Front National n’aurait pas pris d’autre décision. J’observe au passage, Monsieur le Président, qu’aucune voix ne s’est heureusement élevée dans les milieux de gauche comme de droite, pour opposer à ces décisions telle ou telle réglementation ou déclaration européenne garantissant l’égalité des citoyens devant le droit à l’embauche, ni même la charte contre les discriminations que les institutions politiques du 2-7-6 se flattent d’avoir récemment et solennellement signé.

 

Mon second commentaire portera sur le communiqué qu’une élue socialiste de notre assemblée, Madame Picard, ancienne députée de la 5ème circonscription de l’Eure, a fait publier il y a quelques jours dans les colonnes d’un hebdomadaire vernonnais, sous le titre " Question - réponses sur le CPE ". On peut en effet y lire de sa plume la déclaration suivante, je cite : " Depuis trente ans, des dizaines de dispositifs visant à faire face au chômage des jeunes ont été mis en place, le plus souvent assortis de déductions de cotisations sociales pour les employeurs, sans que le résultat soit probant " fin de citation. Je suis heureux que ce constat soit enfin effectué sur vos bancs, que la réalité de 30 années de politique tout autant socialiste que libérale y soit enfin acceptée sans fausse nuance : 30 ans d’échec pour notre jeunesse, 30 ans d’incapacité à faire de la génération Mitterrand une génération qui trouve un emploi, une vie stable, un avenir rassurant.

 

Le communiqué de Madame Picard s’en prenait au CPE qui semble être aujourd’hui le seul os à ronger des écuries présidentielles de la gauche déchirée. Quel spectacle désolant que celui d’une partie de notre jeunesse, heureusement minoritaire, abusée, encadrée et utilisée comme chair à canon à eau pour le compte de la rue de Solférino ou de la place du Colonel Fabien responsables de 12 des 30 ans d’échecs avoués.

 

Je n’ai pas pour objectif de prendre ici la défense des propositions techniques que sont le CPE et le CNE. Certes, dans le cadre des règles économiques que vos majorités de droite comme de gauche ont imposées à notre pays, ils sont, je crois, des contrats pouvant permettre de freiner, très provisoirement, la hausse du chômage des jeunes. En particulier dans ses dernières formes, qui touchent aujourd’hui les jeunes les plus diplômés dont l’embauche constitue pour de nombreuses entreprises une prise de risque importante, voire périlleuse.

 

Mais le problème du chômage dans notre pays est très précisément imputable à ces règles économiques que vos majorités de droite comme de gauche imposent depuis 30 ans à nos entreprises et à leurs dirigeants, souscrivant l’une après l’autre aux exigences de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce.

 

Disons les choses clairement : on ne peut d’un coté précariser notre activité économique et l’existence de nos entreprises par l’ouverture de nos frontières à toujours plus de concurrence, toujours plus de libre échange, toujours plus d’immigration légale ou clandestine et de l’autre sécuriser l’emploi des travailleurs français par des contrats immuables.

 

Maintenir une température constante chez soi en laissant les fenêtres ouvertes, c’est chose impossible même en consommant une énergie considérable dans son système de climatisation. C’est pourtant ce que vous essayez de faire en France, mesdames et messieurs, depuis 30 ans.

 

Débattre aujourd’hui du CPE, pour le promouvoir ou l’interdire, c’est d’abord avouer que l’on admet les principes de libre échange et de libre circulation des travailleurs qui sont la véritable cause du chômage, et du chômage des jeunes en particulier dans notre pays.

 

C’est pourquoi au Front National, nous disons tout autant non à la précarisation des employeurs qu’à la précarisation des travailleurs, tout autant non à la précarisation de notre activité économique qu’à la précarisation de notre condition sociale parce que de la première dépend la seconde. Les premiers CPE qu’il faut combattre, ce sont les Contrats de Précarisation Economique que représentent les traités de Maastricht et de Nice, les accords de Schengen, et les conférences de Cancun et de Hong Kong.

 

Il est temps de mettre en place dans notre pays une politique intelligente de néo protectionnisme économique et de préférence nationale à l’emploi et à l’aide sociale. Il est temps d’étendre à tous les secteurs économiques le privilège dont bénéficie le secteur culturel par la mise en place de la fameuse exception du même nom ; il est temps d’accorder demain à tous les travailleurs salariés de France la priorité octroyée hier aux marins normands. Que ces exceptions contraires à tant de principes égalitaires si souvent proclamés avec effets de manches ne soient plus bassement motivées par le simple clientélisme électoral. Qu’elles ne soient plus, justement, des exceptions, mais qu’elles deviennent demain la règle, celle de la préférence nationale, qui doit profiter à l’ensemble de nos concitoyens.

 

On entend dire ces jours, qu’un certain nombre de présidents de régions de France, prenant le pas de Madame Ségolène Hollande Royal, envisageraient je cite : " d’écarter des subventions régionales les entreprises qui utilisent la précarité CPE-CNE. " Position éminemment politicienne, car s’il s’agit véritablement de dissuader de l’usage de l’emploi précaire, elle devrait inclure dans ses anathèmes le recours au CDD qui concerne les 2/3 des embauches de jeune et le recours à l’intérim qui va bien au-delà, tout le monde le sait, du simple remplacement de postes passagèrement vacants. Mais une telle honnêteté, madame la prétendante le sait bien, conduirait la région Poitou-Charente, et d’autres à sa suite, à annuler la quasi-totalité des crédits qu’elle alloue à l’économie et à l’emploi.

 

C’est pourquoi, Monsieur le Président, Mes chers collègues, je vous propose ici de réfléchir à des dispositions plus fondamentales, sur la base de mes deux observations initiales.

 

Dans le prolongement de la décision Seinomarine en faveur des marins français de Dieppe, par le biais de nos diverses subventions allouées à l’emploi, au développement et à l’investissement, encourageons chaque fois que possible les entreprises Haut-Normandes à embaucher en priorité des ressortissants français, et si possible normands, à utiliser en priorité des matières premières ou des équipements fabriqués en France sinon en Normandie. Accordons à nos entreprises françaises et normandes un bonus préférentiel dans l’octroi des marchés publics surtout lorsqu’elles respecteront ce principe de préférence nationale dans leur politique d’embauche.

 

Loin de toute idéologie, vous le savez bien, en bon connaisseurs de notre histoire de France et plus encore de celle du Front Populaire, ces propositions sont celles du bon sens, celles de la durabilité et de la croissance économique, celles de la justice et de la paix sociale. Sans elles, avec ou sans CPE, nous ne cesserons de nous enfoncer dans la précarité qui nous conduit inéluctablement à la pauvreté.

 

Je vous remercie.