13.03.2007

Candidat du système ou candidat de rupture ?

Il existe un critère simple et infallible pour savoir si tel ou tel candidat à la présidence de la république est ou non un candidat du système ou un candidat de rupture : la difficulté qu'il a eu à obtenir les 500 parrainages lui permettant de se présenter.

Bien évidemment, un candidat du système a obtenu ses 500 parrainages sans aucune peine de la part des élus du système. Dans cette catégorie, il faut donc ranger : François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet, Philippe De Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Arlette Laguiller et Gérard Schivardi.

Les candidats sincères de la rupture sont donc les autres, pour qui la collecte des 500 parrainages a été une véritable épreuve olympique. Il ne reste dans cette catégorie que Jean-Marie Le Pen, Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet.

Pour les français qui souhaitent rompre avec le système qui les ruine et les asservit depuis 35 ans, le choix est donc simple.

09.03.2007

Le parrainage n'est pas un soutien mais un acte républicain

A l’issue de la réunion du Comité Directeur de l’Association des maires de France du 7 mars, au cours duquel ont été évoquées les préoccupations des maires face aux demandes de parrainage, Jacques PÉLISSARD, Président de l’AMF tient à réaffirmer quelques principes simples :

- Le parrainage n’est pas un soutien : il ne s’agit pas d’un choix et encore moins d’un vote en faveur de l’un ou l’autre candidat.

- Le parrainage est un acte républicain : il ne doit pas être compris comme un droit de veto destiné à empêcher une candidature adverse. Bien au contraire, il a été conçu pour garantir le bon fonctionnement de nos institutions et prévenir les candidatures fantaisistes. C’est dans cet esprit que les maires exercent, s’ils le souhaitent, cette responsabilité.

- Le parrainage relève de la seule liberté de conscience du maire. Cette liberté doit être respectée. Jacques PÉLISSARD dénonce toute stigmatisation à laquelle peut donner lieu un parrainage accordé par un maire.

- Le parrainage doit être réformé afin de mettre un terme aux difficultés actuelles : C’est dans cet esprit que le Président de l’AMF, Jacques PÉLISSARD a proposé que les parrainages soient rendus, à l’avenir anonymes, ou que les maires aient la possibilité d’accorder un double parrainage.

Le Président de l’AMF renouvelle son soutien aux élus que la procédure de parrainage place dans une situation difficile et les invite pour autant à ne pas renoncer à exercer un droit essentiel au bon fonctionnement et au pluralisme de notre démocratie.

Une fois encore, Le Pen avait raison. Monsieur Jacques Pélissard ne fait que demander une réforme que le Président du Front National réclame depuis que la loi prévoit la publication des parrainages. Il le fit sollennellement encore à la fin de l'année 2006 à l'adresse du premier ministre UMP. Celui-ci trouva de bon ton de lui répondre qu'il n'était pas opportun de modifier la loi électorale si près du scrutin alors qu'il réduisait au même moment la durée de collecte des formulaires de parrainage de 5 à 3 semaines. Français, libérez vous de cette démocratie totalitaire avant qu'il ne soit trop tard ! Le Pen, Vite ! Le Pen, Très vite !

06.03.2007

le système des parrainages absurdes : le Front National le dit depuis 6 ans !

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Jean-Marie Le Pen salue l’initiative du conseiller général UMP André Danet qui lui apporte son parrainage et invite ses amis et collègues à faire de même.

Il salue également l’appel de l’UMP aux élus non membres de partis politiques pour qu’ils parrainent les candidats qui n’ont pas encore réuni les 500 signatures.

Parfaitement conscient des vraies raisons de ce soudain empressement démocratique, qui résulte en fait des savantes analyses électorales de Nicolas Sarkozy, il se félicite néanmoins que soit ainsi mis en évidence l’absurdité d’un système que le gouvernement UMP avait tout loisir de réformer mais qu’il a laissé perdurer et qu’il voit aujourd’hui se transformer en boomerang.

04.03.2007

Parrainages : l’aberration

Il y a ceux qui continuent de dire : Le Pen bluffe, il se pose comme d’habitude en victime, mais il a déjà ses 500 parrainages. Ceux-là sont tout simplement des menteurs, car en 2002 les portes du Paquebot leur étaient ouvertes, et ils ont pu constater que Le Pen disait vrai, qu’il a atteint les 500 parrainages au dernier moment, par une exceptionnelle mobilisation des cadres et militants du Front national, y compris le dimanche de Pâques. Hier, Jean-Marie Le Pen a demandé aux salariés du Paquebot, sur la base évidemment du volontariat, de venir samedi et dimanche pour téléphoner aux maires. Or ce n’est pas le genre de la maison de gâcher le week-end des salariés pour faire du " bluff ".
A contrario, il y a ceux qui prétendent que Le Pen fait le martyr mais qu’en réalité il ne veut pas se présenter, car il voit qu’il ne pourra pas être au second tour : l’affaire des parrainages est un bon prétexte. Ceux-là ne connaissent vraiment pas le personnage. Même s’il voyait qu’il ne peut pas être présent au second tour, il continuerait de se battre. Mais en outre l’hypothèse est fausse. Le Pen est persuadé qu’il sera au second tour, et ce ne sont pas les sondages officiels du moment qui peuvent le faire changer d’avis, y compris leur soudaine passion pour Bayrou. Même en en restant à ces sondages, sans autre considération (et il y en a bien d ‘autres, de fond), Le Pen est nettement plus haut qu’il ne l’était en 2002. Ce n’est assurément pas un motif de baisser les bras... Doit-on rappeler qu’en 2002, dans les sondages, Le Pen était quatrième, à un niveau plus bas qu’aujourd’hui, derrière Chirac, Jospin et Chevènement ?
Mais il y a aussi ceux qui s’inquiètent sérieusement d’une éventuelle absence de Le Pen. Le phénomène prend des proportions étonnantes dans l’appareil de Nicolas Sarkozy, comme en témoigne Le Figaro de ce jour.
L’éditorial commence par faire litière de soi-disant " bluff " de Le Pen, puis il dénonce le " système absurde des parrainages ", et explique pourquoi Sarkozy croit avoir besoin de Le Pen pour remporter la présidentielle, avant de finir par une belle protestation démocratique : quoi qu’il en soit des intérêts des uns et des autres, c’est une " injure à l’esprit de la démocratie " que 30% des électeurs de 2002, déjà privés de représentation à l’Assemblée nationale, puissent être " interdits d’expression à la présidentielle ".
Pourquoi Nicolas Sarkozy et ses conseillers pensent-ils qu’ils ont besoin de Le Pen ? C’est que, si Le Pen est présent au premier tour, Sarkozy, qui pose évidemment en principe qu’il arrive premier et Le Pen troisième, peut espérer récupérer les deux tiers de ses électeurs. Mais que, si Le Pen est empêché, il ne peut plus compter que sur la moitié de l’électorat potentiel de Le Pen, ce qui peut suffire à lui faire perdre le scrutin.
On pensera ce qu’on veut de l’analyse, mais ce qui importe est que c’est celle de l’équipe de Sarkozy, et que Le Figaro la porte sur la place publique.Dans un article, Le Figaro cite ensuite le directeur de campagne de Sarkozy, Claude Guéant : " Tous les analystes de l’opinion nous disent que le report de voix de Le Pen se ferait moins bien... mais nous avons encore jusqu’au 16 mars " (date limite de dépôt des parrainages )." Jusqu’au 16 mars pourquoi faire ? ", s’interroge Le Figaro. Sarkozy ne peut pas demander à des maires UMP de signer pour Le Pen. Cela se saurait inévitablement et serait pain béni pour la gauche. Ce que l’on constate est une montée en puissance de la " déculpabilisation ", comme dit Le Figaro. Plusieurs déclarations de responsables UMP, peu à peu, ont insisté sur le fait que tous les courants de l’opinion devaient être représentés, que Le Pen devait pouvoir être candidat, et l’on souligne même aujourd’hui, comme Brice Hortefeux, ami et porte-voix de Sarkozy, qu’accorder son parrainage, à quelque candidat que ce soit, " c’est tout simplement choisir de faire vivre la démocratie ".
Signe évident qu’à l’UMP on sait très bien que Le Pen n’a pas ses parrainages, l’équipe de Sarkozy est passée à la vitesse supérieure, et Le Figaro est chargé de le faire savoir : deux maires UMP ont écrit à leur parti pour faire savoir que Sarkozy n’avait pas besoin de leur parrainage et qu’ils avaient l’intention de signer pour Le Pen. Autrement dit, non seulement un maire UMP qui signe pour Le Pen ne se fera pas taper sur les doigts (il y a quelques mois c’était interdit), mais il est en quelque sorte cité en exemple...
Quoi qu’il en soit des résultats de ces gesticulations, c’est une nouvelle preuve que le système des parrainages, tel qu’il est aujourd’hui, est une aberration.

Le billet d'Yves DAOUDAL http://www.national-hebdo.com/quotidien/quoti.html

20.02.2007

La difficile quête des signatures

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En 1981, Emmanuel Camoin a fait campagne pour Giscard. Dans les années 90, il présida le MPF de Philippe deVilliers dans l'Eure, puis quitta l'élu vendéen lorsque celui-ci pactisa avec le RPF de Charles Pas-qua. À l'époque, c'était «jamais Le Pen», se souvient ce chef d'entreprise ébroïcien qui a vu «un déni de démocratie» dans les manifestations d'hostilité au leader du Front national en 2002. Quand il fut «approché» par Génération le Pen, il a franchi le pas et travaille, avec Marine Le Pen, à «normaliser et moderniser le discours» mais aussi à «faire comprendre que l'image folklorique que l’on donne du Front national et de son président n'est pas conforme à la réalité». Responsable régional de Génération Le .Pen, Emmanuel Camoin incarne aussi le FN à Evreux. Créateur du site Internet Evreux d'abord et du premier blog FN du département, il consacre actuellement 90 % de son activité à aller chercher des signatures de maires et avoue éprouver «d'énormes difficultés pour obtenir des promesses de parrainage», ce qui pose, insiste-t-il, «un vrai problème de démocratie».

Source: La Dépêche numéro 7 du 15 au 21 février 2007

05.02.2007

L'élection Présidentielle est-elle encore démocratique ?

Les médias nous refont le coup de 2002. D'ores et déjà, ils annoncent les candidats présents au second tour, Sarkolène et Ségozy, comme ils avaient annoncé il y a cinq ans avec si peu de clairvoyance un duel Chirac-Jospin.

Mais cette année, ils pourraient bien avoir raison. Pas pour des raisons objectives, non. Mais pour des raisons bassement politiciennes. L'UMPS a peur. Peur que les Français expriment à nouveau, comme ils l'ont fait le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005, leur rejet d'un système qui mène la France à la ruine depuis 30 ans. Un système qui a tout cassé : l'école, le travail, la protection sociale, l'économie, la famille, les valeurs... mais dont la gauche comme la droite vivent, grassement, depuis des décennies.

Pour cela, ils ont changé les règles du jeu de l'élection présidentielle, pour s'assurer que les candidats qui ne font pas partie de leur petit "club" auront les pires difficultés pour ne serait-ce qu'être présents au premier tour. Là où en 2002, les candidats avaient cinq semaines pour obtenir les 500 signatures d'élus nécessaires, ils n'en auront plus que trois, sans compter les mots d'ordre aux élus, venant du PS comme de l'UMP. C'est bien sûr Jean-Marie Le Pen qui est visés. Mais que l'on soit d'accord ou pas avec leur vote, les Français doivent avoir le choix, tous les choix possibles à l'élection présidentielle.

C'est ce qu'on appelle la démocratie. Ils sont en train de la violer.

Catherine Salagnac, Conseillère Régionale de Haute Normandie

31.01.2007

Un mensonge ripoublicain de plus du système qui nous opprime

Communiqué du Front National 

Contrairement aux affirmations du gouvernement, le fait de publier le 22 février prochain le décret de convocation des électeurs pour l’élection présidentielle n’aura pas pour conséquence d’offrir aux candidats « une semaine de plus » pour recueillir les présentations d’élus nécessaires à la validation de leur candidature.

En réalité, les candidats auront par rapport à la consultation précédente deux semaines de moins pour accomplir cette formalité.

En effet, en 2002, les formulaires de présentation avaient été envoyés aux élus le mardi 26 février, et devaient être retournés au Conseil constitutionnel au plus tard le mardi 2 avril à minuit, soit un délai de 36 jours. L’envoi de ces formulaires le jeudi 22 février 2007 pour une réception ultime par le Conseil constitutionnel le vendredi 16 mars à 18h00 ramène à 23 jours le délai pendant lequel les élus disposeront des formulaires officiels de présentation. Soit 13 jours de moins qu’en 2002.

La décision du dernier Conseil des ministres est donc bel et bien une infraction à l’engagement pris le 22 novembre dernier par le premier ministre Dominique de Villepin, lors du congrès de l’Association des maires de France : « Je ne vois pas de raison aujourd'hui, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu » !

28.01.2007

Besancenot, l’arroseur arrosé

Olivier Besancenot vient d’écrire aux partis politiques pour leur demander de s’abstenir de « toute consigne visant à empêcher sa candidature au nom du pluralisme ». Réaction du frontiste Louis Alliot : « Il ne manque pas de culot ! C’est la LCR qui est à l’origine des violentes pressions contre les maires ayant parrainé Le Pen… »

(Source: www.valeursactuelles.com)