02.11.2006

Les élus de Seine Maritime protègent les hors la loi

Conseil Régional de Haute-Normandie - Séance plénière du 23/10/06

Intervention de politique générale

Catherine Salagnac pour le groupe Front National

Monsieur le Président,

Votre collègue du 276, Didier Marie, a présidé samedi une manifestation de parrainage d’enfants de familles immigrées illégales scolarisées en Seine-Maritime.

Les collègues communistes de Monsieur Marie ont jugé cette initiative opportuniste. Nous la jugeons, nous démagogique, irresponsable et dangereuse et ce d’autant plus qu’elle n’est pas isolée.

La loi ne plaît peut-être pas aux élus socialistes et communistes du département, mais c’est la loi. Un étranger qui rentre sans autorisation sur le territoire français et s’y maintient sans en avoir obtenu le droit, viole la loi. La loi dit qu’il doit être reconduit à la frontière et il doit être reconduit à la frontière. Nicolas Sarkozy, écartelé entre son désir de séduire une partie de l’électorat de gauche et celui de conserver son électorat de droite, a déjà fait preuve de beaucoup de laxisme – et de maladresse - en lançant cette campagne de régularisations qui se révèle être massive.

Couplée à l’affaire de Cachan, où les autorités se sont déconsidérées en cédant devant le battage médiatique, cela fait beaucoup.

Quel exemple donnent les élus et les responsables politiques ? Que les lois qu’ils votent ne servent à rien, puisqu’une simple circulaire peut les modifier ? Que toute décision d’une autorité publique est injuste et injustifiée et doit être systématiquement contestée, y compris par certains représentants d’autres autorités publiques ? Que l’on a beau être en infraction avec la loi, il suffit, pour que la loi soit adaptée à vos désirs, de faire beaucoup de bruit ?

La politique ne consiste pas à prendre des mesures dictées par l’immédiat, le particulier et le compassionnel, mais à agir dans l’intérêt général. Ce n’est pas l’intérêt général de donner à tous les clandestins de France et à tous les candidats à l’immigration le message très clair que pour peu qu’ils manifestent devant des caméras de télévision, ou qu’ils soient soutenus par des élus entrés en campagne électorale, ils auront droit sans conditions à leur régularisation avec en prime un accès privilégié à un logement, le tout, de préférence, aux frais du contribuable.

Monsieur Marie a justifié son action en prétendant qu’il s’agissait de " défendre la tradition d’accueil de la France ". Mais la France, comme le disait il y a déjà près de quinze ans un ami politique de M. Marie, ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Voilà trente ans que de régularisations massives en loi laxistes, et de naturalisations automatiques en régularisations " au fil de l’eau ", comme disent nos gouvernants, notre pays subit un afflux incontrôlé et incontrôlable d’immigrants. Et n’a pas les moyens de les accueillir, puisqu’il n’est même plus en mesure d’offrir à ses propres citoyens un emploi, un logement décent et de réelles perspectives d’avenir.

Il y a à peine un an, les banlieues et les quartiers des grandes villes françaises s’illuminaient, si je peux dire, des résultats de cette politique.