30.11.2009

Carl Lang, tête de liste du Parti de la France en Haute-Normandie

Régionales : Carl Lang candidat en Haute-Normandie

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Carl Lang (à g) et Bernard Touchagues : "réunification et préférence normande"

POLITIQUE. Le président du parti de la France conduira une liste "de rassemblement de la droite nationale" en mars prochain. L'ex secrétaire général du FN sera secondé par Bernard Touchagues, qui préside le groupe des Nationaux pour l'unité normande (NIN) au Conseil régional.

L'ancien député européen Carl Lang, sèchement battu en juin aux Européennes (1,52%), ne jette pas l'éponge. Au contraire, le président fondateur du parti de la France revient sur les lieux de son premier mandat : la Haute-Normandie où il avait été élu en 1986 sur la liste FN menée par Dominique Chaboche. En 1992, le jeune cadre dirigeant du front national avait choisi la région Nord-Pas-de-Calais où il est encore élu. "C'est un retour au pays" a plaidé ce lundi Carl Lang lors de trois conférences de presse successives au Havre, Rouen et Evreux, en insistant sur les attaches normandes de sa famille "depuis quatre générations".


A Rouen, le président du parti de la France était accompagné par Bernard Touchagues. "Après avoir consulté mes amis du groupe NIN au Conseil régional, j'ai demandé à Carl Lang de conduire notre liste qui se situe clairement dans une démarche d'union de la droite régionale et nationale. Il s'agit de poursuivre dans notre défense de la population avec une politique de préférence normande et nationale" plaide l'ex secrétaire départemental du FN dans l'Eure, qui a rejoint le parti de la France au printemps et figurait sur sa liste aux européennes.

"Nous allons former un tandem" a déclaré Carl Lang, qui sera tête de liste régionale et tête de liste en Seine-Maritime. La tête de liste départementale de l'Eure revenant à Bernard Touchagues. La réunification figurera parmi les priorités de cette liste. Le conseiller régional (ex-FN) de Basse-Normandie Eric Pinel, chef de file du parti de la France dans le Calvados, était présent ce lundi à Rouen et Carl Lang a promis "des actions communes" avec Fernand Le Rachinel, conseiller régional sortant (lui-aussi ex-FN) et tête de liste du PDF en Basse-Normandie. "L'intitulé de nos listes sera le même. On va ainsi concrétiser notre attachement profond à la défense de l'unité normande" a annoncé Carl Lang. Le parti de la France a prévu de présenter ses listes et son programme au début du mois de janvier.

Ce que Carl Lang nomme les trois R "pour renouveau, rassemblement et résistance" sera au coeur de son projet politique. "En aucun cas, il y aura ralliement à un vieux parti du système au deuxième tour" promet Carl Lang. Et par vieux parti, l'ancien député européen désigne clairement le front national dont il a été membre durant trente ans. "Les choses ont changé depuis la présidentielle et les législatives de 2007. Notre électorat s'est réfugié dans l'abstention ou s'est tourné vers l'UMP. Aujourd'hui, le parti de la France incarne une nouvelle droite nationale, populaire, social... ". Et de lancer un appel "aux déçus du sarkozysme, du villiérisme et du lepenisme".

Le parti de la France devrait présenter ou soutenir des listes "dans sept ou huit régions" affirme Carl Lang. Outre les deux Normandie, la Picardie, le Languedoc-Roussillon, le Centre, la Lorraine "et peut-être Paca". Fort d'un accord politique avec le MNR fondé par Bruno Mégret, "et de l'engagement d'une majorité de conseillers régionaux sortants de la droite nationale", Carl Lang entend peser sur le scrutin de mars. "Les militants déçus du FN et qui n'acceptent pas les parachutages au mépris de toute légitimité régionale nous suivent" affirme Bernard Touchagues.

En Haute-Normandie, c'est Nicolas Bay, un ex du MNR qui sera tête de liste du front national. Le trentenaire, proche de Marine Le Pen, est élu dans les Yvelines, au conseil municipal de Sartrouville.


Christophe Preteux

 SOURCE : PARIS NORMANDIE
http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/26...

11.05.2009

Bernard Touchagues sur France 3 " la voix est libre"

Bernard Touchagues était le 2 mai invité à l'émission "la voix est libre" pour le compte de la liste du Parti de la France menée par Carl Lang avec un représentant de chacune des listes dites "souverainistes" candidates dans la circonscription du grand nord ouest pour les prochaines élections européennes.

Notons que si le principe de l'émission était d'inviter le candidat issu de la région Haute Normandie le mieux placé dans chacune des listes, l'une d'elle n'en trouva pas à proposer à la chaîne et obtint de faire figurer un candidat issus de la région Picardie...!

Pour voir cette émission, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e14b_voixlibre&...

24.03.2009

Filière automobile : une fois de plus, les faits nous donnent raison

Le bilan réalisé par le Conseil Régional sur les difficultés actuelles de la filière automobile est une condamnation sans appel des politiques nationales et régionales menées dans notre pays :

 

-        Coût de la main d’œuvre de 30% supérieur à celui de l’Espagne du fait du poids écrasant des charges sociales ;

 

-        Influence néfaste de l’euro fort qui nous a été imposé comme devant être le ressort de notre croissance économique ;

 

-        Instauration précipitée du bonus/malus sous la pression du lobby écologiste alors que les sites de fabrication régionaux sont consacrés aux modèles les plus pénalisés…

 

Il est intéressant de noter que la principale menace pesant sur la sous-traitance est celle d’une trésorerie fragilisée, comme nous l’affirmions en octobre, demandant à M. Le Vern la création d’un dispositif d’urgence de « trésorerie relais » adressé à ces entreprises, proposition malheureusement restée sans suite.

 

Enfin, le constat selon lequel on éviterait le pire si l’on donnait la priorité aux sous-traitants régionaux, voire nationaux pour les modèles montés en Normandie n’est que la reprise du principe de préférence nationale que nous réclamons depuis près de 40 ans.

 

Il ne faut plus cacher derrière la crise financière les erreurs politiques du socio-libéralisme européiste et mondialiste. Il faut s’en débarrasser.

 

Le Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

21.03.2009

Mise au point

Considérant un certain nombre de commentaires postés sur ce blog, je dois à mes lecteurs quelques précisions quant à ma situation actuelle.

Considérant que nous ne pourrons atteindre les objectifs que nous nous assignons en cultivant le mépris, la division, l’exclusion et la vengeance personnelle, je me suis employé à conserver l’unité du groupe régional Front National que je préside depuis novembre 2005. Re-baptisé « Groupe des Nationaux Pour l’Identité Normande », il est constitué de 6 élus représentant 3 mouvances politiques nationalistes et favorables à la réunification de notre belle et historique province, dont deux élus du Front National.

Cette initiative dont j’ai personnellement informé Jean Marie Le Pen avant sa médiatisation n’a pas reçu l’agrément du Président du Front National ni de son bureau exécutif. En conséquence, il a été demandé au Secrétaire National de me suspendre (et non de me démettre) de mes fonctions de secrétaire départemental.

Je n’en reste pas moins pleinement adhérent du Front National, et élu du Front National au Conseil Régional de Haute Normandie (Groupe NPIN), comme au Conseil Municipal de Vernon (Groupe Vernon d’Abord !), et de ce fait, membre de droit du Conseil National du Front National.

Cette suspension n’a rien à voir avec la qualité de ma gestion des activités départementales. Le secrétaire National m’avait d’ailleurs confirmé à l’automne dernier qu’il la jugeait de qualité.

Certes, il y avait peut-être moins d’affiches dans l’Eure que par le passé, mais les résultats électoraux de ces deux dernières années dans un contexte difficile, ainsi que la présence médiatique quasi hebdomadaire qu’assure une activité abondante et pertinente sur le terrain des assemblées ont procuré localement à notre mouvement infiniment plus de visibilité, de crédibilité et de dédiabolisation que toute autre action.

Pour que les motivations qui sont les miennes et m’ont valu cette suspension soient bien connues de tous, je vais rappeler à mes lecteurs quel est le contrat que les colistiers du regretté Dominique Chaboche ont passé en 2004 avec leurs électeurs sous le slogan : « Un idéal normand dans un cœur français ! »

- Engager le processus de réunification de la Normandie

- Instaurer la « préférence nationale »

- Imposer à l’Etat un transfert réel des ressources fiscales

- Conduire une véritable politique d’aménagement du territoire

- Lutter contre la désertification économique et rurale

- Désenclaver le territoire normand

- Assurer la sécurité

- Mettre fin à la pseudo politique culturelle de la région Haute-Normandie

Les 6 élus que Dominique Chaboche à fait entrer au Conseil Régional en 2004 sont tous encore en total accord avec les termes de ce contrat. Leur division aurait signifié qu’ils accordaient plus d’importance aux partis qu’à leurs propres idées et à leur défense. Je suis heureux qu’ils aient montré une maturité politique qui semble faire défaut à beaucoup des nôtres.

Enfin, il faut cesser de tout faire reposer sur la prochaine échéance électorale et l’annoncer comme la bataille vitale, décisive à laquelle il faudrait tout sacrifier. C’est en procédant comme cela depuis 20 ans que le Front National a inutilement épuisé ses meilleurs militants. Les sondages donnent potentiellement 3 élus du FN au parlement européen, dont deux qui n’ont pas brillé par l’intensité de leur activité parlementaire au cours du mandat actuel. Qu’ils soient élus ou non est peut être déterminant pour la qualité de leur vie personnelle, mais ne changera pas grande chose à la marche de la France et de l’Europe ni au triste sort que subissent nos compatriotes.

Malheureusement, s’agissant d’arriver au pouvoir, le mal dont souffre le Front National ne se règle pas à l’horizon d’une consultation électorale, mais à celui d’une génération. Je sais, ce constat est alarmant, mais c’est celui auquel me conduisent 15 ans de vie politique active au service de ma patrie.

Raison de plus pour se montrer dès aujourd’hui intelligents et charitables entre gens sincères.

16.03.2009

Plaidoyer contre le mépris

Séance Plénière

Conseil Régional de Haute Normandie

16 mars 2009

Débat de politique générale

 

Intervention de Bernard Touchagues

Président du Groupe des Nationaux pour l’Identité Normande

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Permettez au Président du Groupe des Nationaux pour l’Identité Normande de manifester son indignation devant les propos que vous avez récemment tenus devant la presse, s’agissant de la réunification de la Normandie.

 

Comme à l’habitude vis-à-vis de vos contradicteurs, l’essentiel de votre attitude se résume en un seul mot : le mépris.

 

- Prétendant d’abord que « l’argument de la réunification » serait « tenu par ceux qui n’ont rien à dire sauf à l’approche de campagne électorale ». Il est vrai que si vous mesurez le nombre de nos propos à l’échelle des réponses que vous leur apportez, le bilan est maigre. Pourtant, rares sont les occasions comme celle-ci où nous n’avons pas évoqué la réunification normande et appelé à ce que nous en engagions le processus. Mais nous revoici déjà en train d’évoquer le mépris qui caractérise si bien votre façon de considérer les élus du peuple qui ne partagent pas votre vision de la conduite des affaires régionales et nationales.

 

- Prétendant ensuite que la taille n’est pas un argument, citant Malte et l’Estonie… plus petits que nous. Je trouve la comparaison avec une Ile souveraine, distante de plus de 100 km de l’Ile de l’Union Européenne qui lui est la plus proche déplacée. Je le regrette pour Jean Raspail, la Normandie et ses Iles ne sont pas une Patagonie septentrionale et Paris, avant la mise en place du cadencement, n’était qu’à quelques encablures de Rouen.

 

- Quand à l’Estonie, elle fait presque la surface des Pays-Bas, ce qui, vu depuis votre demie Normandie peut paraître petit, mais représente tout de même une fois et demie la superficie de la Région Normande dans sa globalité. Vous voyez bien que nous ne sommes pas trop exigeants finalement.

 

Mais oui, la taille a son importance, Monsieur le Président, et nous verrons aujourd’hui une des graves conséquence du handicap administratif dont vous voulez continuer à pénaliser la Normandie. Votre rapport d’étape du Schéma Régional des Infrastructures et des Transports fera le constat que l’ « Europe des grands corridors ferroviaires de fret européen » «  se dessine à l’écart de la Région Haute Normandie et donc de ses ports, comme le traduisent les programmes d’investissement actés dans le cadre des RTE-T ». En revanche dans le même programme, l’axe ferré de la Baltique traverse l’Estonie de part en part et dessert le port de Tallinn dont le tonnage n’est en rien comparable à celui des ports normands.

 

Mais plus encore que d’une taille critique, une région à besoin de cohérence géographique, historique, culturelle, économique et écologique.

 

J’ai du mal à comprendre comment, vous qui vous êtes fait le promoteur de l’institutionnalisation politique de l’Arc Manche, sur le thème d’une indispensable coordination, autour d’un mer qui met les cotes anglaises à 100 km au mieux des nôtres, vous pouvez sans crainte du ridicule cultiver une division administrative avec des rives dont nous ne sommes séparés que par un modeste estuaire.

 

L’histoire de la Normandie s’écrit de façon cohérente au long d’un millénaire nourrissant durant tout ce temps ses spécificités culturelles. Plus récente pour certains, mais remontant tout de même au début du 19ème siècle, sa cohérence économique est liée à la complémentarité qui fut intelligemment concrétisée entre son arrière pays agricole, ses villes industrielles et sa façade maritime commerciale.

 

L’échappatoire que vous utilisez pour semer le trouble en évoquant une région qui ajouterait la Somme et le Calvados à nos deux départements est révélatrice de votre mépris pour l’identité normande et de votre attitude consistant à tourner le dos à Paris et au cœur de notre pays, au détriment de notre croissance économique.

 

Je l’ai déjà dit, nous en payons les conséquences chaque jour, en particulier dans le domaine des transport et de la valorisation de nos atouts dans l’« inland », national et international. C’est un PIB amputé, ce sont des emplois non créés, ce sont des ressources évadées, que vous ne savez compenser que par la fiscalité.

 

Certes, il y aurait le coût ponctuel de la réunification ; certes, il y aurait la question de la capitale ; certes, il y aurait la disparition d’un exécutif sur deux… c’est bien peu à coté d’une cohérence territoriale structurellement rétablie.

 

Monsieur le Président, la réunification Normande est un impératif politique et administratif. La question n’est plus de savoir s’il faut la réaliser, mais d’identifier avec nos collègues des départements bas normands comment faire tomber les quelques obstacles qui vous permettent aujourd’hui de vous accrocher à un conservatisme destructeur.

 

Je vous remercie.

 

 

08.12.2008

Réunification normande : Le Vern joue toujours (officiellement) au ni oui ni non

Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie

8 Décembre 2008

Débat de politique générale

Intervention de Yves Robert, Conseiller du groupe Front National

 

 

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs les Conseillers

 

Nous sommes étonnés que des personnalités politiques ayant toujours le mot « démocratie » à la bouche deviennent péremptoires sur les sujets qui les dérangent  et n’hésitent jamais à recourir aux contre vérités pour nier les réalités qui les gênent.

 

Vous venez, Monsieur le Président, de nous en donner un exemple presque caricatural à propos de l’éternelle question jamais résolue de la fusion des deux moitiés de régions normandes.

 

Alors que vous refusez un débat sérieux sur les suites à donner au coûteux rapport EDATER, vous vous êtes exprimé brutalement contre toute idée de réunification parce que le Président de la République s’était, comme l’on sait, interrogé publiquement et officiellement sur la pertinence d’une division absurde qui n’a que trop duré, et dont nous subissons les conséquences en pertes d’emplois de haute qualification, qui partent vers Lille, Rennes ou Paris, avec les Directions Régionales de grands groupes et d’administrations.

 

Cela, le rapport EDATER le montre bien et estime que la Normandie toute entière en a beaucoup perdu en terme d’attractivité… Mais vous préférez émettre des contre vérités en prétendant, ce qui est faux, que ce même rapport EDATER énonce que la réunification « coûtera cher et pendant longtemps ».

 

Les arguments que vous développez sur la « disparition de la proximité » en cas de fusion des deux demi régions ou des cinq départements ne sont pas à la hauteur du rôle que doit justement jouer la Région… qui n’est pas un super département, qui n’a pas de préoccupation de chefs-lieux de canton, mais bel et bien d’aménagement du territoire.

 

Parle-t-on d’absence de proximité dans des régions à sept ou huit  départements comme Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes ? Vos collègues présidents de ces régions sont-ils dépassés par leur tâche ou bien cela ne montre-t-il pas que vous vous sentez vous-même incapable de vous élever au-dessus du niveau départemental ?

 

Il y a deux siècles la superficie des départements avait été définie selon l’idée qu’un homme à cheval pouvait rejoindre le chef-lieu en une journée, il est navrant de constater que pour vous vous mesurez la superficie de la Région à l’aune de vos possibilités cyclistes journalières !

 

Vous parlez d’ingérence inacceptable du Président de la République dans les affaires régionales… Nous pourrions vous suivre sur ce terrain si vous-même ou d’autres personnalités socialistes n’aviez, il y peu de mois, réclamé que l’Etat fasse connaître ses intentions au sujet d’une fusion qu’a priori, alors, vous ne refusiez pas. Où est votre cohérence en la matière ? Ne vaudrait-il pas mieux en l’occurrence que nous entamions une négociation serrée avec l’Etat pour qu’en cas de fusion il soit accordé un coup de pouce financier, comme dans le cas des fusions de communes et de constitutions de communautés de communes. Ce serait, à notre avis, une attitude plus responsable que votre pitoyable marivaudage sur l’avantage du PACS sur le mariage.

 

Votre réponse, Monsieur le Président, n’est absolument pas à la hauteur du sujet, qui mérite autre chose que l’acerbe refus d’un vrai débat, d’une vraie discussion sur ce qui, finalement, engage l’avenir de la Normandie.

 

Je vous remercie

 

24.06.2008

Réunification de la Normandie : une exigence de bon sens

Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 23 juin 2008
Débat de politique générale
Intervention de Gilles Arnaud et Bernard Touchagues, groupe Front National

Monsieur le Président, mes chers collègues,

On ne peut que regretter la divulgation tardive du rapport EDATER sur les évaluations des effets d’une fusion de la région Haute et Basse-Normandie, disponible depuis janvier 2008, mais qui n’a été porté à la connaissance des élus et du public que fin avril pour la Haute-Normandie et vendredi dernier pour la Basse.

Je comprends bien que des intérêts localistes de certains adversaires à la réunification auraient été mis à mal si les conclusions de ce rapport avaient été connues avant les élections municipales et cantonales. Mais c’est encore six mois de perdu pour ce qui est désormais une évidence. La Normandie doit être réunifiée. Pour certains, cela ne fait que 40 ans qu’ils le répètent, mais force est de reconnaître que cette étude impartiale, professionnelle, détaillée contrairement à ce qu’on entend ici ou là, leur donne raison.

Pour mettre fin à la discussion stérile de petits intérêts personnels, prenons « les effets négatifs et les risques » soulevés par le rapport EDATER… afin de mieux les balayer.

Premier risque, ouvrez les guillemets «  le risque de voir s’éloigner les services administratifs de leurs bassins de vie. En effet, certains citoyens lambda – je cite toujours – ne sont pas en mesure d’évaluer en quoi la fusion des deux Conseils Régionaux va permettre de développer la Région économiquement parlant et offre – je cite encore – des retombées positives pour les habitants (augmentation de la croissance, baisse du chômage, élévation des niveaux de qualification…) », fermez les guillemets. Outre le fait que c’est faire insulte au citoyen lambda – regardez les lambdas irlandais –, tout cela relève de la communication.  Nos deux demi-régions, en 4 ans, ont fait exploser leur budget communication, multipliant les rendez-vous, les publications, les points presses pour défendre des politiques parfois beaucoup plus absconses que les bénéfices de la réunification ! Je n’ai aucune inquiétude quant à votre capacité à communiquer l’utilité de la réunification, pour peu que vous en soyez convaincu, et le rapport EDATER vous donne tous les éléments pour cela !

Deuxième risque pour EDATER : les évolutions démographiques. C’est pour nous, un contre-sens. Si nos jeunes quittent la Normandie, si il n’y a pas assez d’emplois supérieurs, c’est que les centres de décisions, les sièges sociaux, les entreprises qui les créent, n’ont aucune raison de perdurer dans deux demi-régions insignifiantes, vues de Paris ou de Bruxelles. Que la Normandie reprenne sa dimension historique, retrouve l’unité qui fait sa renommée internationale et nous verrons les sièges sociaux revenir avec leurs cadres, comme l’indique d’ailleurs ce même rapport en page 193, estimant que la réunification engendrerait , ouvrez les guillemets, « un fort niveau de certitude en matière de capacité à attirer les entreprises ».

Troisième argument, si l’on veut, le coût soit-disant élevé de la fusion. 15 millions d’euros pour la fourchette haute. Permettons nous de sourire à ce chiffre. EDATER ne doit pas avoir connaissance de vos coopérations décentralisées, de vos antennes séparées à Bruxelles, de la politique de la ville… Bref, j’en passe, et de meilleures. Et pour une fois, que seraient 15 millions d’euros, alors que ce rapport EDATER estime que la réunification élèveraient le PIB de la Normandie, et donc corollairement les recettes fiscales, d’un demi-point. Oui, un demi-point de PIB, c’est à dire dans le contexte économique actuel, environ 30 % de croissance additionnelle !

Quatrième argument, la fiscalité. Là, nous devons vous reconnaître un train d’avance, et il n’y a en pas beaucoup, des trains en avance, en Normandie. Vous avez déjà réunifié la Normandie, puisque les contribuables normands sont ceux qui sont le plus matraqués fiscalement ! Premier et deuxième rang, selon les années, mais toujours en tête.

Enfin, le choix de la capitale. C’est à l’évidence l’argument dont se serviront les adversaires de la réunification. Des solutions existent, notamment au travers de Normandie-Métropole et d’un réseau de villes moyennes de Normandie. Pour ne pas déséquilibrer les transferts d’emploi, on peut aisément imaginer un scénario ou Caen serait la capitale politique, Rouen la capitale administrative, Le Havre la capitale sociale, Évreux la capitale touristique, Cherbourg la capitale militaire, Alençon la capitale économique et multiplier ainsi les rôles pour ces 16 agglomérations de première importance qui font le maillage de la Normandie. A l’heure des nouvelles technologies, les inconvénients attribués il y a un instant à cette solution semblent appartenir à un autre siècle. Tout est une question de volonté, notamment celle de travailler ensemble. Je ne doute pas que les nouveaux maires de Caen et de Rouen se mettront d’accord…

Je devrais maintenant vous développer les points positifs de la réunification mis en avant par ce rapport EDATER. Mais ce serait en relire quelques 190 pages, tant cette étude est laudative et vous savez que le temps m’est compté. Résumons les plus flagrantes :  

•Atteinte de la masse critique européenne,

• Meilleure résistance face à l’attractivité du grand nord, du grand ouest, et de l’Ile de France,

• Cohérence de la réalité politique et administrative de notre région avec cette Normandie dont la notoriété est mondiale,

• Indicateurs macro-économiques nettement meilleurs que la somme de ceux des deux demi-régions,

• Effets bénéfiques d’importants effets de seuils enfin atteints et dépassés,

• Tissu économique plus équilibré,

• Emergence plus grande des pôles d’excellence

• Facteur déclencheur du renforcement des liens économiques et suppression de la concurrence des territoires,

• Effets positifs sur toutes les politiques régionales,

• Economies en tous genres…

Etc.

Ce rapport EDATER, outre qu’il soit un véritable plaidoyer pour la réunification de la Normandie, contient aussi une mise en garde, et nous en sommes conscients. Réparer les erreurs du passé, cicatriser les plaies laissées par la division mettra du temps. C’est pourquoi il faut rapidement mettre en place une véritable méthodologie qui nous conduise enfin, sans à-coups mais sans mollesse, à l’indispensable réunification. Il n’est plus urgent d’attendre comme on a trop longtemps voulu nous le faire croire. Il est au contraire urgent d’envoyer un signal fort et de mettre au plus tôt le processus de la réunification en marche.  

Il est une phrase en page 192 de ce rapport qui m’a sérieusement inquiété : la Normandie, réunifiée, serait au sixième rang des régions françaises. Il y a encore dix ans, une étude plaçait la Normandie réunifiée au 5ème rang seulement. Plus nous attendrons pour la réunifier, plus notre région sera marginalisée dans le paysage socio-économique français et plus il lui sera difficile de décider de son avenir. En un mandat et demi, nous avons en quelques sortes, déjà pris « une région de retard ».

Cette question de la réunification transcende tous nos partis politiques. Elle est déjà souhaitée par 65% des Normands et ils seraient certainement plus nombreux s’ils étaient loyalement informés de ses enjeux, notamment sur la base de ce rapport. Le bon sens, disait Descartes est la chose du monde la mieux partagée. Dans notre région, il semble être la chose la plus évitée pour des raisons qui n’appartiennent qu’à ceux qui le trouvent contraire à leurs intérêts personnels.  

Après la publication de ce rapport, rien ne peut plus justifier votre attentisme ni votre façon de botter en touche, c'est-à-dire en direction de l’Etat. Le temps des études est maintenant révolu et leur conclusion est sans appel. La Normandie doit être réunifiée. C’est à vous et au Président de la région de Basse Normandie qu’il appartient de le signifier à l’Etat et d’obtenir son approbation et sa participation active à ce processus. Il n’appartient qu’à vous d’être des élus véritables de la véritable Normandie et de faire en sorte que cette mandature de demi-région soit enfin, comme nous le réclamons depuis trop longtemps,  la dernière.

Je vous remercie

18.12.2007

Pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine normand

Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007

Budget 2008 - Culture - Intervention du Front National

Une fois de plus, nous devons constater la faible part budgétaire que vous accordez à l’entretien du patrimoine de notre région : trois fois ce que vous accordez au FRAC avec les ¾ de cette somme en crédits de paiement dont l’octroi est soumis à des conditions de plus en plus exigeantes.

Et pourtant, il n’est pratiquement pas, dans notre région, de village, de commune qui ne possède son trésor architectural, une construction ancienne qui soit en quelque sorte son ame : mairie, église, château, manoir, pont, marché, etc…

Il nous semble que nous avons vis à vis de ces monuments, un devoir de restauration et de promotion qui est aussi en quelques sortes, un devoir de mémoire qui mérite beaucoup plus que les sommes que vous lui consacrez. Mais il est vrai que les pierres ne votent pas…

Pour une Normandie Unie dans une France des Provinces

Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007

budget 2008 - Coopérations internationales - Intervention du Front National

Monsieur le Président,

Vous nous révélez aujourd’hui, page 127 du document budgétaire, que l’objectif stratégique global de la coopération interreg IV Manche vise, je cite " à favoriser l’émergence d’un espace de citoyenneté commune, du sentiment d’appartenance à un espace commun et d’une identité spécifique ".

Nous ne pouvons vous accepter cet objectif, pour lequel vous n’avez pas été mandaté par vos électeurs, et qui concrétise l’opération de détricotage des nations auquel se livre l’Europe de Bruxelles dans chacune de ses initiatives.

Si nous ne nions pas la nécessité d’une coopération efficace et courtoise en ce qui concerne la gestion de l’espace maritime qui sépare les terres française du Nord Ouest des terres anglaise du sud, nous ne pouvons que réaffirmer ici que nous entendons,

  • Comme la majorité des Normands, rester des citoyens français comme l’ont été nos prédécesseurs sur cette terre depuis de nombreux siècles, au prix même de sacrifices répétés pour en expulser l’envahisseur anglais,
  • Comme la majorité des normands, voir enfin satisfaite par la réunification administrative de la Haute et de la Basse Normandie, non seulement notre sentiment, mais notre conviction intime et viscérale d’appartenir à une seule et même Normandie dont nous souhaitons que l’identité soit préservée, cultivée et promue à l’extérieur, en particulier auprès de nos plus proches voisins.

Comme la majorité des Hauts et Bas Normands, nous souhaitons redevenir les Normands de France et non devenir les Arc-manchois de l’Europe. Nous ne pouvons donc que nous opposer vivement à l’objectif déstructurant et déracinant de Bruxelles dont vous vous faites complaisamment le complice.

07.12.2007

Transport ferroviaire : ce que cache l'auto satisfaction du président de la région Haute-Normandie

La saison touristique alsacienne a été sauvée par... le TGV, selon les medias. Ce n’est pas en Normandie qu’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg ou Le Havre, avec une saturation du réseau routier qui devra absorber une partie du fret ferroviaire... Ce sera plus d’accidents, de pollutions, de délocalisations, immanquablement. Il est évident que des entreprises ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus. La désertification est en marche. À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains... chez les autres ! Mais comment les majorités socialistes pourraient-elles aménager le territoire, alors qu’elles n’ont que la “politique de la ville” en tête? Politique de la ville qui est en fait une politique exclusive des banlieues et qui oublie 85% du territoire. Ce n’est plus de l’aménagement, mais du déménagement du territoire.

Gilles ARNAUD, Conseiller Régional de Haute-Normandie

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