24.06.2008
Réunification de la Normandie : une exigence de bon sens
Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 23 juin 2008
Débat de politique générale
Intervention de Gilles Arnaud et Bernard Touchagues, groupe Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
On ne peut que regretter la divulgation tardive du rapport EDATER sur les évaluations des effets d’une fusion de la région Haute et Basse-Normandie, disponible depuis janvier 2008, mais qui n’a été porté à la connaissance des élus et du public que fin avril pour la Haute-Normandie et vendredi dernier pour la Basse.
Je comprends bien que des intérêts localistes de certains adversaires à la réunification auraient été mis à mal si les conclusions de ce rapport avaient été connues avant les élections municipales et cantonales. Mais c’est encore six mois de perdu pour ce qui est désormais une évidence. La Normandie doit être réunifiée. Pour certains, cela ne fait que 40 ans qu’ils le répètent, mais force est de reconnaître que cette étude impartiale, professionnelle, détaillée contrairement à ce qu’on entend ici ou là, leur donne raison.
Pour mettre fin à la discussion stérile de petits intérêts personnels, prenons « les effets négatifs et les risques » soulevés par le rapport EDATER… afin de mieux les balayer.
Premier risque, ouvrez les guillemets « le risque de voir s’éloigner les services administratifs de leurs bassins de vie. En effet, certains citoyens lambda – je cite toujours – ne sont pas en mesure d’évaluer en quoi la fusion des deux Conseils Régionaux va permettre de développer la Région économiquement parlant et offre – je cite encore – des retombées positives pour les habitants (augmentation de la croissance, baisse du chômage, élévation des niveaux de qualification…) », fermez les guillemets. Outre le fait que c’est faire insulte au citoyen lambda – regardez les lambdas irlandais –, tout cela relève de la communication. Nos deux demi-régions, en 4 ans, ont fait exploser leur budget communication, multipliant les rendez-vous, les publications, les points presses pour défendre des politiques parfois beaucoup plus absconses que les bénéfices de la réunification ! Je n’ai aucune inquiétude quant à votre capacité à communiquer l’utilité de la réunification, pour peu que vous en soyez convaincu, et le rapport EDATER vous donne tous les éléments pour cela !
Deuxième risque pour EDATER : les évolutions démographiques. C’est pour nous, un contre-sens. Si nos jeunes quittent la Normandie, si il n’y a pas assez d’emplois supérieurs, c’est que les centres de décisions, les sièges sociaux, les entreprises qui les créent, n’ont aucune raison de perdurer dans deux demi-régions insignifiantes, vues de Paris ou de Bruxelles. Que la Normandie reprenne sa dimension historique, retrouve l’unité qui fait sa renommée internationale et nous verrons les sièges sociaux revenir avec leurs cadres, comme l’indique d’ailleurs ce même rapport en page 193, estimant que la réunification engendrerait , ouvrez les guillemets, « un fort niveau de certitude en matière de capacité à attirer les entreprises ».
Troisième argument, si l’on veut, le coût soit-disant élevé de la fusion. 15 millions d’euros pour la fourchette haute. Permettons nous de sourire à ce chiffre. EDATER ne doit pas avoir connaissance de vos coopérations décentralisées, de vos antennes séparées à Bruxelles, de la politique de la ville… Bref, j’en passe, et de meilleures. Et pour une fois, que seraient 15 millions d’euros, alors que ce rapport EDATER estime que la réunification élèveraient le PIB de la Normandie, et donc corollairement les recettes fiscales, d’un demi-point. Oui, un demi-point de PIB, c’est à dire dans le contexte économique actuel, environ 30 % de croissance additionnelle !
Quatrième argument, la fiscalité. Là, nous devons vous reconnaître un train d’avance, et il n’y a en pas beaucoup, des trains en avance, en Normandie. Vous avez déjà réunifié la Normandie, puisque les contribuables normands sont ceux qui sont le plus matraqués fiscalement ! Premier et deuxième rang, selon les années, mais toujours en tête.
Enfin, le choix de la capitale. C’est à l’évidence l’argument dont se serviront les adversaires de la réunification. Des solutions existent, notamment au travers de Normandie-Métropole et d’un réseau de villes moyennes de Normandie. Pour ne pas déséquilibrer les transferts d’emploi, on peut aisément imaginer un scénario ou Caen serait la capitale politique, Rouen la capitale administrative, Le Havre la capitale sociale, Évreux la capitale touristique, Cherbourg la capitale militaire, Alençon la capitale économique et multiplier ainsi les rôles pour ces 16 agglomérations de première importance qui font le maillage de la Normandie. A l’heure des nouvelles technologies, les inconvénients attribués il y a un instant à cette solution semblent appartenir à un autre siècle. Tout est une question de volonté, notamment celle de travailler ensemble. Je ne doute pas que les nouveaux maires de Caen et de Rouen se mettront d’accord…
Je devrais maintenant vous développer les points positifs de la réunification mis en avant par ce rapport EDATER. Mais ce serait en relire quelques 190 pages, tant cette étude est laudative et vous savez que le temps m’est compté. Résumons les plus flagrantes :
•Atteinte de la masse critique européenne,
• Meilleure résistance face à l’attractivité du grand nord, du grand ouest, et de l’Ile de France,
• Cohérence de la réalité politique et administrative de notre région avec cette Normandie dont la notoriété est mondiale,
• Indicateurs macro-économiques nettement meilleurs que la somme de ceux des deux demi-régions,
• Effets bénéfiques d’importants effets de seuils enfin atteints et dépassés,
• Tissu économique plus équilibré,
• Emergence plus grande des pôles d’excellence
• Facteur déclencheur du renforcement des liens économiques et suppression de la concurrence des territoires,
• Effets positifs sur toutes les politiques régionales,
• Economies en tous genres…
Etc.
Ce rapport EDATER, outre qu’il soit un véritable plaidoyer pour la réunification de la Normandie, contient aussi une mise en garde, et nous en sommes conscients. Réparer les erreurs du passé, cicatriser les plaies laissées par la division mettra du temps. C’est pourquoi il faut rapidement mettre en place une véritable méthodologie qui nous conduise enfin, sans à-coups mais sans mollesse, à l’indispensable réunification. Il n’est plus urgent d’attendre comme on a trop longtemps voulu nous le faire croire. Il est au contraire urgent d’envoyer un signal fort et de mettre au plus tôt le processus de la réunification en marche.
Il est une phrase en page 192 de ce rapport qui m’a sérieusement inquiété : la Normandie, réunifiée, serait au sixième rang des régions françaises. Il y a encore dix ans, une étude plaçait la Normandie réunifiée au 5ème rang seulement. Plus nous attendrons pour la réunifier, plus notre région sera marginalisée dans le paysage socio-économique français et plus il lui sera difficile de décider de son avenir. En un mandat et demi, nous avons en quelques sortes, déjà pris « une région de retard ».
Cette question de la réunification transcende tous nos partis politiques. Elle est déjà souhaitée par 65% des Normands et ils seraient certainement plus nombreux s’ils étaient loyalement informés de ses enjeux, notamment sur la base de ce rapport. Le bon sens, disait Descartes est la chose du monde la mieux partagée. Dans notre région, il semble être la chose la plus évitée pour des raisons qui n’appartiennent qu’à ceux qui le trouvent contraire à leurs intérêts personnels.
Après la publication de ce rapport, rien ne peut plus justifier votre attentisme ni votre façon de botter en touche, c'est-à-dire en direction de l’Etat. Le temps des études est maintenant révolu et leur conclusion est sans appel. La Normandie doit être réunifiée. C’est à vous et au Président de la région de Basse Normandie qu’il appartient de le signifier à l’Etat et d’obtenir son approbation et sa participation active à ce processus. Il n’appartient qu’à vous d’être des élus véritables de la véritable Normandie et de faire en sorte que cette mandature de demi-région soit enfin, comme nous le réclamons depuis trop longtemps, la dernière.
Je vous remercie
14:29 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réunification, normandie, rapport edater, région haute normandie, région basse normandie, front national
18.12.2007
Pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine normand
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007
Budget 2008 - Culture - Intervention du Front National
Une fois de plus, nous devons constater la faible part budgétaire que vous accordez à l’entretien du patrimoine de notre région : trois fois ce que vous accordez au FRAC avec les ¾ de cette somme en crédits de paiement dont l’octroi est soumis à des conditions de plus en plus exigeantes.
Et pourtant, il n’est pratiquement pas, dans notre région, de village, de commune qui ne possède son trésor architectural, une construction ancienne qui soit en quelque sorte son ame : mairie, église, château, manoir, pont, marché, etc…
Il nous semble que nous avons vis à vis de ces monuments, un devoir de restauration et de promotion qui est aussi en quelques sortes, un devoir de mémoire qui mérite beaucoup plus que les sommes que vous lui consacrez. Mais il est vrai que les pierres ne votent pas…
22:50 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frac, patrimoine, budget, normandie, front national
Pour une Normandie Unie dans une France des Provinces
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007
budget 2008 - Coopérations internationales - Intervention du Front National
Monsieur le Président,
Vous nous révélez aujourd’hui, page 127 du document budgétaire, que l’objectif stratégique global de la coopération interreg IV Manche vise, je cite " à favoriser l’émergence d’un espace de citoyenneté commune, du sentiment d’appartenance à un espace commun et d’une identité spécifique ".
Nous ne pouvons vous accepter cet objectif, pour lequel vous n’avez pas été mandaté par vos électeurs, et qui concrétise l’opération de détricotage des nations auquel se livre l’Europe de Bruxelles dans chacune de ses initiatives.
Si nous ne nions pas la nécessité d’une coopération efficace et courtoise en ce qui concerne la gestion de l’espace maritime qui sépare les terres française du Nord Ouest des terres anglaise du sud, nous ne pouvons que réaffirmer ici que nous entendons,
- Comme la majorité des Normands, rester des citoyens français comme l’ont été nos prédécesseurs sur cette terre depuis de nombreux siècles, au prix même de sacrifices répétés pour en expulser l’envahisseur anglais,
- Comme la majorité des normands, voir enfin satisfaite par la réunification administrative de la Haute et de la Basse Normandie, non seulement notre sentiment, mais notre conviction intime et viscérale d’appartenir à une seule et même Normandie dont nous souhaitons que l’identité soit préservée, cultivée et promue à l’extérieur, en particulier auprès de nos plus proches voisins.
Comme la majorité des Hauts et Bas Normands, nous souhaitons redevenir les Normands de France et non devenir les Arc-manchois de l’Europe. Nous ne pouvons donc que nous opposer vivement à l’objectif déstructurant et déracinant de Bruxelles dont vous vous faites complaisamment le complice.
22:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, arc manche, réunification, normandie, identité régionale, front national
07.12.2007
Transport ferroviaire : ce que cache l'auto satisfaction du président de la région Haute-Normandie
La saison touristique alsacienne a été sauvée par... le TGV, selon les medias. Ce n’est pas en Normandie qu’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg ou Le Havre, avec une saturation du réseau routier qui devra absorber une partie du fret ferroviaire... Ce sera plus d’accidents, de pollutions, de délocalisations, immanquablement. Il est évident que des entreprises ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus. La désertification est en marche. À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains... chez les autres ! Mais comment les majorités socialistes pourraient-elles aménager le territoire, alors qu’elles n’ont que la “politique de la ville” en tête? Politique de la ville qui est en fait une politique exclusive des banlieues et qui oublie 85% du territoire. Ce n’est plus de l’aménagement, mais du déménagement du territoire.
Gilles ARNAUD, Conseiller Régional de Haute-Normandie
09:55 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, tgv, normandie, réunification, gares, fret, transport
22.10.2007
Les vaches regardent-elles passer les trains ? en Normandie, bientôt plus...
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007
Déclaration de politique générale de Yves Robert, Conseiller Régional Front National
Monsieur le Président, Chers collègues…
Tous les media s’accordent à dire que la saison touristique alsacienne a été sauvée par… le TGV. Ce n’est pas en Normandie que l’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg, Le Havre ou Rouen, et une sur-saturation de notre réseau routier qui devra absorber les camions qui remplaceront une partie des trains de marchandises qui ne rouleront plus… avec tous les risques d’accident, de pollution, et de délocalisation que cela entraînera, immanquablement.
Il est en effet évident que des entreprises qui ne peuvent plus acheminer leurs produits ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus.
On ne soulignera jamais assez le rôle néfaste de la SNCF en Normandie, que ce soit par la Direction elle-même ou les syndicats qui y sévissent. La récente grève, à peine terminée, est la parfaite illustration que la notion de " service public " y est parfaitement méconnue, voire bafouée.
La SNCF n’a cure des lignes régionales, qu’elle sacrifie sur l’autel de la rentabilité des TGV. La Normandie ne l’intéresse pas car il n’y aura jamais de TGV en Normandie. Les solutions alternatives comme le développement du train pendulaire, une réflexion sur l’optimisation du fret ne verront jamais le jour en Normandie. Que cela entraîne la disparition des sièges sociaux, freine considérablement le développement de Port 2000 et de Cherbourg, la direction de la SNC n’en a cure.
Pourrait-on compter sur les syndicats pour défendre la notion de service public ? Bien sûr que non. Leur seule préoccupation est de défendre bec et ongles un système inique que 77% des Français veulent voir réformer. Il est vrai que si la représentativité de ces syndicats jaillissait des urnes au lieu d’être imposée par l’article L.412-4 du code du travail, nous n’en serions pas là.
Des exemples concrets ?
• n’est-il pas vrai que la ligne Oissel-Serquigny n’a jamais été électrifiée, car les machinistes du dépôts de Oissel sont en majorité des dieselistes, et que leurs droits acquis, leurs spécificités, leurs capacité de nuisance surtout font que le projet d’électrification ne sortira pas des cartons avant longtemps ? Ce n’est pas très grave, ce n’est que le quart de la ligne Rouen-Caen !
• n’est-il pas vrai que les conducteurs de TGV, une fois à la retraite à 55 voire 50 ans, se font embaucher par une filiale off-shore de la SNCF pour travailler sur les lignes TGV vendues à l’étranger, et cumuler ainsi des salaires à 7 ou 8000 euros avec une retraite plus que confortable perçue en Métropole ?
• n’est-il pas vrai que sur une même distance, un affrètement allemand n’emploie que 2,5 salariés alors qu’il en faut plus de 30 à la SNCF ?
Et ce sont ces gens-là qui prennent des millions de clients en otages ? Et ce sont ces gens-là qui font perdre des journées de salaires à des smicards ? On comprend pourquoi il n’y a pas de " clients " pour la SNCF, juste des " usagers ". Le client a normalement droit à un service en contrepartie de l’argent qu’il donne ! L’usager n’a que le droit de se taire !
Il se trouvera toujours de bonnes âmes pour dire que les syndicats sont importants. On pourrait aussi dire qu’ils comptent, et beaucoup même, vu les développements brumeux de l’affaire de la caisse noire de l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie et les déclarations fracassantes d’Yvon Gataz, l’ancien patron des patrons. La lutte des classes est revisitée, c’est désormais la lutte du pot de terre contre le pot de vin…
Nous serions tentés d’exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire, mais après le scandale de la CCAS, le comité d’entreprise… d’EDG-GDF qui servait à financer la CGT, nous savons bien que la lumière n’est pas gratuite.
Quoi qu’il en soit, c’est toujours le normand qui trinque.
La désertification (rurale, industrielle, administrative, sanitaire…), elle, est sur les rails. Elle est même, depuis samedi, judiciaire puisque que Mme Dati vient de rayer d’un coup de plume deux tribunaux de grande instance à Bernay et Avranches, une quinzaine de tribunaux d’instance… C’est sans doute pour rapprocher la justice des victimes. À peine la moitié des victimes portait auparavant plainte, il est certain que cela va s’améliorer. C’est une méthode comme une autre pour réduire les chiffres de la criminalité…
Bref… Ce n’est plus de l’aménagement du territoire, mais du déménagement.
Je sais bien que la mode est au divorce, à droite comme à gauche, mais le seul qui nous préoccupe est celui qui se dessine entre le Pays légal et le Pays réel.
De fracture en rupture, la seule chose qui perdure, c’est l’usure… L’usure d’un système qui s’emballe, l’usure pratiquée fiscalement sur le dos de contribuables qui paient toujours plus pour toujours moins de services publics, de santé, de transports, de justice…
Faut-il d’ailleurs s’en étonner ? À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains… chez les autres !
Je vous remercie.
22:05 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, tgv, normandie, cgt, rail, dati, désertification
07.10.2007
Le Vern ou la réunification normande en marche arrière...
Lors de la réunion de la commission permanente du conseil régional de Haute Normandie du 24 septembre, la majorité PS/PC/Verts a proposé aux élus de voter un rapport concernant une "étude sur les conséquences d'une éventuelle fusion entre les régions Haute et Basse-Normandie".
Le représentant du Front National s'est étonné que sous cet intitulé, l'étude proposée vise à "évaluer les conséquences d'un rapprochement des deux collectivités, sur le plan organisationnel, financier, économique et juridique", ainsi que les "types de coopération". Si l'on envisage de fusionner, on étudie les conséquences de la fusion et non celles d'un « rapprochement », son cadre juridique étant préexistant et non l’une de ses conséquences, et l'on ne parle plus de coopération mais de mise en commun des moyens.
M. Le Vern n’est décidément pas prêt à envisager la reconstitution de la Normandie géographique, historique, culturelle et économique que nous appelons de nos vœux. Le vote sans aucune réserve de l’opposition UDF/MODEM et UMP en faveur de ce rapport démontre qu’elle s’accommode bien de cette attitude, malgré les simagrées de leurs chefs de files ça et là dans les associations pro-réunification.
Encore une fois, seul le Front National tient dans les assemblées à huis clos le discours qu’il tient en public et agit en conséquence, comme le prouve l’intervention que fit son leader dans le cadre de cette réunion et son refus de voter ce rapport sous la forme proposée.
22:30 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réunification, normandie, udf, modem, ump, front national, bernard touchagues
28.01.2007
Au sujet d'une pétition pour l'organisation d'un référendum sur la réunification de la Normandie
Communiqué :
La présentation d’une pétition proposée par l’Association pour la réunification de la Normandie en vue d’obtenir l’organisation d’un référendum sur cette question affirme : "Cette pétition est née à l'initiative de l'association pour la réunification de la Normandie, composée d'élu(e)s et de citoyen(ne)s de Normandie, de toutes tendances politiques."
Je tiens à témoigner du fait que le Front National qui en 2004 a fait campagne en Haute et Basse Normandie sur le thème "deux listes pour une seule Normandie", mettant en tête de ses préoccupation régionales la réunification normande a été tenu à l'écart de cette démarche pétitionnaire. Ceci alors que depuis la création de ces deux demi-régions, il ne cesse de réclamer, au vu et au su de tous, l'organisation d'un référendum sur cette question à leurs exécutifs respectifs.
Je tiens à témoigner également du fait que malgré les engagements pris par M.Morin lors de cette même campagne de 2004, ses rares apparitions à l'assemblée régionale n'ont jamais été l'occasion pour lui de plaider en faveur de cette réunification, et encore moins d'engager à son sujet "la grande initiative" qu'il avait annoncée à ses électeurs.
Seul le Front National, en particulier lors du vote des schémas dits "régionaux" engageant durablement l’avenir des normands rappelle et défend systématiquement le caractère incontournable et de plus en plus urgent de cette réunification.
La cause de la réunification n'a rien à gagner de l'exploitation politicienne que quelques hommes et femmes politiques en manque de véritables projets et de combats sincères font d'elle à l'approche de chaque échéance électorale.
J'invite donc les normands sincères à cesser d'utiliser les clics de leurs souris et l'encre de leur stylos en pure perte, et à rejoindre les fédérations départementales du Front National pour y militer et obtenir des pouvoirs publics que la Région Normande retrouve son identité et reprenne toute sa place dans le concert des régions qui font la beauté, la diversité et la force de notre Nation Française.
Bernard Touchagues, Président du groupe Front National au Conseil Régional de Haute Normandie
16:30 Publié dans Notre belle Normandie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morin, front national, conseil régional, normandie, association réunification normandie, nation
13.12.2006
Schéma Régional d'Aménagement du Territoire : comment péréniser les solutions qui ne marchent pas...
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie des 11, 12 et 13 décembre 2006
intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président,
Il n’y aura pas d’avenir Normand sans Normandie réunifiée.
Telle est notre conviction.
C’est pourquoi, malgré le change que vous donnez, avec un éditorial bis qui aurait mérité d’être réactualisé dans la dernière version imprimée de votre SRADT, nous ne pouvons vous suivre lorsque vous dites définir avec ce schéma un cadre de référence pour le développement de la Haute-Normandie à l’horizon 2015.
Il existe une réalité géographique, historique, démographique, culturelle et économique qui doit être prise en compte.
Dans cet éditorial commun avec Philippe Duron, vous reconnaissez la nécessité d’une masse critique pour bien fonctionner dans certains domaines, et de citer : l’enseignement supérieur et la recherche, l’organisation de filières économiques communes, le portage de grands projets d’infrastructures, la sauvegarde des ressources naturelles et de la biodiversité, les dossiers agricoles et touristiques, points de suspension !
La question que nous posons est la suivante : une fois cette liste établie, quels sont les domaines qui restent à la dimension de la Haute Normandie sans relever de l’initiative des pays et communautés qui structurent nos régions ? Avouez le : rien !
Mettant un point à cet éditorial, vous auriez immédiatement du conclure que la première chose qui s’impose pour une Normandie bien gouvernée, c’est une Normandie réunifiée.
Mais défendant votre pré carré, vous avez préféré remuer et faire remuer beaucoup d’air dans votre demi région pour nous proposer quoi ?
Une document qui dans sa structure et son fond ressemble à s’y méprendre à celui sur lequel nous avons longuement travaillé au début de cette session, s’il n’était agrémenté de sympathiques photos, de typographies en couleur et allégé de nombreuses pages chiffrées qui rendent souvent indigeste un document budgétaire.
Votre Sradt, Monsieur le Président, c’est l’argumentaire de vos budgets annuels de petit gestionnaire des affaires courantes, usurpant les épaulettes de la stratégie et de l’ambition.
Partant d’un diagnostic inerte dont les conclusions étaient qu’il fallait valoriser nos atouts, ce que l’on aurait pu conclure à moindre frais, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose que de vous voir nous proposer de continuer à faire ce que vous faites depuis de nombreuses années, sans imagination, mais en dépensant toujours plus et sans vous poser véritablement la question de l’efficacité et de la plus grande pertinence de toutes ces dépenses.
Vos 8 axes stratégiques, Monsieur le Président, sont à peu de choses près les 8 fonctions de votre budget, une fois retirés les services généraux et regroupés les fonctions formation et enseignement.
Et vos 19 priorités sont la répétition de cette juxtaposition de propositions de dépenses que nous connaissons bien, sans réelle dynamique, sans articulation logique, sans vision d’avenir. Un inventaire à la Prévert, dans lequel chacun trouvera démagogiquement proposition à sa convenance mais dans lequel nous cherchons en vain, comme dans chacun des schémas que vous nous proposez, la cohérence de projet et la vision politique, non pas politicienne et idéologique dans laquelle vous excellez, mais politique au sens noble du terme, c’est à dire science du gouvernement des états.
Ce Sradt ne sera en définitive qu’un outil servant votre politique de Mise sous tutelle de toute activité économique, sociale ou culturelle dans notre demi région. La seule mise en application que vous en avez imaginée dans votre budget 2007 est un appel à projets auprès des collectivités de notre territoire jusqu’à concurrence de 100 millions d’Euro ! Hauts Normands « qui veut des millions, nous savons à quelles conditions idéologiques vous les octroyer ou vous les refuser, mais ne savons qu’en faire » ?
Nous n’avons pas voté votre budget 2007, Monsieur le Président ; nous ne voterons donc pas votre SRADT qui n’en est que le prolongement et veut nous enfermer pour encore 9 ans dans la limite artificielle et étriquée de nos deux départements.
Je vous remercie
13:10 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réunification, normandie, philippe Duron, sradt, haute normandie, front national


