18.05.2007

L’exécutif d’un conseil régional européen

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Le gouvernement Fillon est bien le gouvernement Sarkozy. Le président de la République y a placé, plutôt que des amis politiques de longue date, ses adjoints de campagne, dont il est sûr qu’ils seront non des ministres mais des exécutants.

Quant au ministre d’Etat, c’est un homme qui a été récemment condamné à un an d’inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis. Telle est l’exigence de morale et d’ordre de Nicolas Sarkozy.

On constate que la famille a subitement disparu des préoccupations de Nicolas Sarkozy : elle n’est dans les attributions d’aucun ministre ni secrétaire d’Etat.

On constate aussi que la Défense est confiée à un européiste convaincu, pour qui la nation doit non pas se défendre mais se fondre dans un super-Etat européen.

Naturellement, le clou du spectacle est Bernard Kouchner. Soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique, il symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et européennes est un européiste de gauche, qui méprise la nation et même la langue française, et il est flanqué d’un secrétaire d’Etat, ami du couple Hollande-Royal, qui a été directeur de cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne.

Ce gouvernement, composé selon la technique de la macédoine de légumes, n’est pas souverain, il n’est que l’exécutif d’un conseil régional européen.

Les Français qui ont cru aux accents patriotiques de Nicolas Sarkozy vont commencer à déchanter.

28.01.2007

Au sujet d'une pétition pour l'organisation d'un référendum sur la réunification de la Normandie

Communiqué :

La présentation d’une pétition proposée par l’Association pour la réunification de la Normandie en vue d’obtenir l’organisation d’un référendum sur cette question affirme : "Cette pétition est née à l'initiative de l'association pour la réunification de la Normandie, composée d'élu(e)s et de citoyen(ne)s de Normandie, de toutes tendances politiques."

Je tiens à témoigner du fait que le Front National qui en 2004 a fait campagne en Haute et Basse Normandie sur le thème "deux listes pour une seule Normandie", mettant en tête de ses préoccupation régionales la réunification normande a été tenu à l'écart de cette démarche pétitionnaire. Ceci alors que depuis la création de ces deux demi-régions, il ne cesse de réclamer, au vu et au su de tous, l'organisation d'un référendum sur cette question à leurs exécutifs respectifs.

Je tiens à témoigner également du fait que malgré les engagements pris par M.Morin lors de cette même campagne de 2004, ses rares apparitions à l'assemblée régionale n'ont jamais été l'occasion pour lui de plaider en faveur de cette réunification, et encore moins d'engager à son sujet "la grande initiative" qu'il avait annoncée à ses électeurs.

Seul le Front National, en particulier lors du vote des schémas dits "régionaux" engageant durablement l’avenir des normands rappelle et défend systématiquement le caractère incontournable et de plus en plus urgent de cette réunification.

La cause de la réunification n'a rien à gagner de l'exploitation politicienne que quelques hommes et femmes politiques en manque de véritables projets et de combats sincères font d'elle à l'approche de chaque échéance électorale.

J'invite donc les normands sincères à cesser d'utiliser les clics de leurs souris et l'encre de leur stylos en pure perte, et à rejoindre les fédérations départementales du Front National pour y militer et obtenir des pouvoirs publics que la Région Normande retrouve son identité et reprenne toute sa place dans le concert des régions qui font la beauté, la diversité et la force de notre Nation Française.

Bernard Touchagues, Président du groupe Front National au Conseil Régional de Haute Normandie