12.12.2006
Dieppe : M. le Vern en Saint Nicolas...
Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie des 11, 12 et 13 décembre 2006
déclaration de politique générale de Yves Robert, Conseiller Régionel Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues.
Elu le mardi 5 décembre à la présidence du syndicat mixte pour le port de Dieppe, vous avez pu déclarer, si l’on en croit la presse, que cet élection marquait une date historique pour la région diéppoise ; qu’il fallait que les Dieppois sachent que le destin du port est pris en main, ajoutant « désormais, nous sommes dans l’action ».
Il est dommage que vous n’ayez pas attendu le lendemain, le 6 décembre pour faire de telles déclarations. A la vue des budgets régionaux que vous vous apprêtez à engager dans ce syndicat, la Saint Nicolas semblait, en effet, un jour plus approprié.
Monsieur le Président, nous sommes particulièrement attentifs au devenir des ports de Dieppe dont dépend aujourd’hui la prospérité d’une grande partie de cette région et l’emploi de nombre des familles qui y résident. Mais si nous comprenons le ton exalté de vos déclarations en ce début de période électorale, nous n’avons pas le sentiment qu’au delà de la restauration du patrimoine portuaire, la création de ce syndicat et votre élection à sa présidence soient une si bonne nouvelle pour les Dieppois. Nous n’avons pas le sentiment qu’elles soient la garantie d’un avenir viable pour les activités portuaires de la ville qui chaque année engendrent un déficit annuel d’exploitation d’environ 5 millions d’euros.
Nous nous sommes penchés avec attention sur l’étude prospective que vous avez fait réaliser conjointement avec le département de la Seine Maritime, pour y constater que vous ne proposez qu’un plan de sauvegarde, encore que très hypothétique, en déversant sur cet équipement les dizaines de millions d’euros d’investissement que l’Etat hésitait à y engager.
Les termes des recommandations de cette étude tranchent avec votre optimisme officiel :
« Les recommandations » y est-il écrit « répondent à une situation de crise et déterminent des mesures urgentes à prendre. Elles permettent de sauvegarder le patrimoine et d’assurer la continuité de l’activité commerciale mais il faut cependant noter qu’elles ne garantissent pas un maintien de l’emploi à moyen terme. De plus, elles ne présentent pas de stratégie de développement à long terme en l’absence d’une vision claire de celle-ci».
le diagnostic semblant sans appel : « A ce jour », lit – on encore dans ce document « il n’existe pas de perspectives de développement de nouveaux trafics qui pourraient remettre en cause le déclin de l’activité commerciale du port ».
Ceci est dit après avoir constaté de nombreuses tendances inquiétantes, parfois irréversibles, dans les paramètres qui conditionnent aujourd’hui l’activité portuaire de Dieppe : baisse générale du trafic transmanche, non conformité des équipements et des procédures du port de Newhaven (dont la situation et les perspectives n’ont pas été prises en compte dans le cadre de l’étude elle-même), conteneurisation du trafic fruit et difficultés croissantes des acteurs locaux, inadaptation des dessertes routières et ferroviaires, limite de la capacité d’accueil dans un contexte d’évolution à la hausse de la taille des navires, réglementation européenne interdisant tout redéploiement de l’activité de pêche avec une menace de son aggravation prochaine.
En fait, à lire ce diagnostic, seul le marché de la plaisance qui représente seulement 1% des emplois directs, indirects et induits dépendants du port semble être sur une tendance favorable à Dieppe.
De tels constats auraient été de nature à vous faire modérer votre optimisme le 5 décembre dernier.
Si nous adhérons tout à fait aux propositions qui sont faites dans ce document pour moderniser la filière pêche et permettre le développement de la plaisance, en particulier par la création d’un pôle de réparation navale s’adressant à ce type navigation, nous regrettons que cela ne vous conduise pas à donner plus de poids à la filière pêche dans le budget régional : les crédits de paiement proposés se limitent en effet à 190 000 euros pour la modernisation de la flotte, 91 000 euros pour le fonctionnement du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, 28 000 euros pour la démarche qualité, soit en tout et pour tout 310 000 euros, ce qui représente seulement le double du budget consacré par la région à ses cadeaux de fin d’année.
Enfin, nous somme inquiets de la cécité avouée en ce qui concerne une stratégie de développement à long terme alors que le programme d’investissement est, lui, largement engagé. Une fois de plus, vous faites la démonstration de votre incapacité à orienter par des choix véritablement stratégiques le développement, c’est à dire, souvent, le redéploiement économique de notre région. Espérons que les Dieppois, comme les Hauts Normands le comprennent rapidement et n’aient pas à en souffrir trop longtemps.
Je vous remercie
13:10 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : port, pèche, investissement, transmanche, importation, fruits, plaisance
22.11.2006
A propos de croissance et de chômage.
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN
L’INSEE confirme que la croissance a été nulle au troisième trimestre.
Les économistes soulignent que toutes les branches manufacturières ont vu leur activité reculer, que les investissements des entreprises se sont fortement ralenties, que les exportations ont diminué.
Le ministre de l’Economie, impavide, maintient sa prévision de croissance et annonce un « très bon quatrième trimestre ».
En attendant le cadeau de Noël, on aimerait qu’il nous explique comment le chômage a pu diminuer en ce troisième trimestre, avec une croissance nulle et une activité en recul.
La croissance zéro est une très mauvaise nouvelle, c’est aussi une preuve qu’on nous ment sur le chômage.
10:45 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : activité industrielle, investissement, le pen, front national
13.10.2006
Les Hauts Normands n'ont pas à patir des mauvaises querelles de M. Le Vern
Avec 209 euros par habitants de crédits d’Etat, la Haute-Normandie est loin d’être la plus mal lotie des régions françaises pour les futurs Contrats de Projet Etat-Régions (CPER), bien au contraire. Mais ce n’est jamais assez pour M. Le Vern, qui critique le désengagement financier de l’Etat et son prétendu favoritisme au bénéfice de zones régies par ses amis politiques - Rufenacht au Havre ou Debré à Evreux. Il vient même de refuser de négocier le CPER sur les bases proposées par le gouvernement. L’Etat ne pouvant se passer des financements locaux ni la région des financements de l’Etat, personne n’a intérêt à un échec des négociations. Tout cela n’est donc que posture (imposture ?) et nous allons être les spectateurs et les otages d’une bataille purement politicienne sur fond d’échéances électorales multiples. Où est l’intérêt de la Haute-Normandie et de ses habitants dans tout ça ? N’oublions pas que l’argent que ces messieurs se disputent n’appartient ni à
M. Le Vern, ni au Préfet. Il vient de nos impôts et nous sommes en droit d’attendre qu’il soit dépensé dans l’intérêt général
Catherine Salagnac, Conseillère Régionale
18:45 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cper, politique régionale, front national, investissement


