11.10.2008

Crise financière : lettre de Marine Le Pen à la justice

Paris, le 10 octobre 2008

 

Monsieur Jean-Claude MARIN

Procureur de la République

Près le T.G.I. de Paris

4, boulevard du Palais

75001 PARIS

 

 

Monsieur le Procureur de la République,

 

La débâcle financière en cours ne doit troubler en rien le cours de la Justice.

 

Cependant, durant ces dernières semaines, les médias, reprenant en cela les affirmations des marchés et l’aveu même de certains dirigeants économiques, ont semblé établir la perpétration par fait non prescrit, des infractions pénales suivantes, prévues et réprimées, soit par le Code Pénal, soit par le Code de Commerce, soit par le Code monétaire et financier, à savoir :

 

-                diffusions fausses ou trompeuses sur la situation d’un émetteur ou d’instruments financiers sur les marchés réglementés ;

 

-                présentation volontaire de comptes sociaux inexacts, par comptabilisation d’actifs fictifs, inexactitudes d’évaluation, insuffisance ou omission de provisions ;

 

-                abus de confiance et escroquerie à titre individuel ou en bandes organisées ;

 

-                recel et complicités dans ces divers délits ;

 

-                perpétration aggravée de ces infractions par des personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ayant agi dans l’exercice de leur fonction.

 

Je souhaiterais savoir si ces infractions, désormais flagrantes, ont abouti à des citations directes devant les Tribunaux correctionnels, ou ont motivé de votre part l’ouverture d’une information judiciaire contre X ou contre personnes dénommées.

 

Dans la mesure où certains membres du Gouvernement se seraient rendus coupables, coauteurs ou complices de certains de ces délits précités, dont entre autres la diffusion de fausses informations relatives aux marchés réglementés, je souhaiterais également savoir si vous avez transmis, par la voie hiérarchique, vos réquisitions au Procureur général près la Cour de Cassation en vue d’une saisine de la Cour de Justice de la République.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Marine Le Pen

15.05.2007

Tribune du Front National dans "Ma région" de mai 2007

A chaque veille de scrutin présidentiel se pose la question de l’amnistie des infractions au code de la route. Cette année, le débat prend de l’ampleur et se fait à la mesure de la persécution dont sont victimes les dizaines de millions d’automobilistes français.

Au racket d’Etat démultiplié par l’implantation des radars fixes, radars plus souvent placés dans les endroits où ils rapportent que dans ceux où ils pourraient contribuer à sécuriser la circulation, s’ajoute désormais les drames engendrés par une application aveugle et automatique, par des machines, du retrait de points.

Chaque année désormais, des dizaines de milliers de Français se voient privés de leur permis, et nombre d’entre eux, en conséquence, perdent leur emploi, parce que de micro-infraction en micro infraction (port de la ceinture, rouler à 132 km/h sur autoroute au lieu de 130…), ils perdent leur dernier point. Sans avoir eu connaissance, la plupart du temps, qu’ils avaient perdu les autres. Sans avoir pu se défendre, puisqu’il faut désormais payer pour contester.

C’est vrai, il est plus facile de s’en prendre aux honnêtes gens qu’aux voyous. En plus, ça rapporte. Nous, au FN, nous préférons ceux qui conduisent leur voiture à ceux qui brûlent celle de leur voisin.

 Catherine Salagnac, conseillère régional