22.03.2008
Pour la défense du pouvoir d'achat des Hauts-Normands
Débat de politique générale
Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues
La période électorale toute récente a été l’occasion pour le tous les candidats de prétendre vouloir défendre le pouvoir d’achat des Français. Les candidats de gauche n’ont, bien sur, pas manqué à l’appel.
Si l’on analyse simplement les choses, défendre le pouvoir d’achat, c’est d’un côté garantir l’emploi et la progression des rémunérations, et de l’autre laisser à nos concitoyens la liberté d’user comme ils l’entendent de l’argent qu’ils gagnent.
S’agissant du premier volet de ce digne engagement, je voudrais souligner l’hypocrisie qu’il y a à vouloir défendre l’emploi et les salaires tout en soutenant le libre échangisme mondial, la libre circulation des personnes et de biens et l’Europe de l’Euro.
Après les industries lourdes et l’agriculture, après les industries de transformation, ce sont désormais aujourd’hui nos secteurs de pointe, la recherche et le développement, la matière grise, ces activités que vous nous disiez intouchable, comme pour justifier l’abandon des autres secteurs de notre économie au capitalisme international, qui subissent les conséquences de vos idéologies destructrices.
Un exemple très concret : l’aéronautique :
Airbus vendra des avions à la Chine, certes, mais en construisant des usines dans ce pays et en lui livrant sa technologie.
EADS vendra des ravitailleurs à l’armée américaine, certes, mais en les faisant en grande partie fabriquer et assembler aux Etas Unis.
L’assistance technique de ce secteur qui emploie les promotions d’ingénieurs de nos grandes écoles par milliers est de plus en plus confiée à des pools de développement off shore en Asie ou en Europe Centrale dont le coût est sans comparaison avec celui des équipes constituées, en France, de jeunes français.
Cette réalité ne peut pas nous laisser indifférents compte tenu du fait que ce secteur économique contribue abondamment à l’emploi régional et à l’un de nos pôles de compétences.
Comme s'il ne suffisait pas de faire subir à nos salariés la concurrence des salaires pratiqués à l’étranger, l’immigration choisie par le patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires de nos compatriotes vient d’être légalisée et organisée par le gouvernement.
Notons que cette immigration encouragée s’ajoute à l’immigration délinquante subie que vos amis soutiennent d’ailleurs le plus spectaculairement qu’il se peut pour le plus grand malheur de nos compatriotes et avec un irrespect total pour les lois de la république dont ils ne cessent, pourtant, de se prétendre les protecteurs invétérés.
Sur le volet ressources, si je puis dire, de la défense du pouvoir d’achat des hauts normands, il nous semble donc indispensable et juste que notre région prenne les dispositions qui s’imposent en matière d’attribution de subventions liées à la création d’emplois : nous vous demandons en particulier de faire évoluer les règles d’attribution de ces subventions pour les conditionner à l’avenir :
- D’une part à l’octroi des emplois créés à des hauts-normands installés depuis plus de cinq ans sur notre territoire, ou à défaut à des résidants français de même ancienneté, sauf à faire la preuve dans l’un et l’autre cas que les postes proposés n’ont pas trouvé de preneur à leur niveau normal de rémunération. Ce niveau devrait d’ailleurs être une des composantes de l’engagement contractuel de l’employeur ou du futur employeur vis-à-vis de ses bailleurs de subventions publiques.
- D’autre part, en considération de ratios comparant le solde des emplois créés par l’entreprise bénéficiaire en France et le solde des emplois créés par cette même entreprise à l’étranger durant la période couverte par le dossier d’attribution. Ceci en tenant compte de la répartition de la valeur ajoutée qu’elle produit en France et à l’international.
Sur le second volet de la défense du pouvoir d’achat des hauts-normands, je rappellerai que les salariés travaillent en France du premier janvier au quatorze juillet pour payer l’ensemble des impôts, taxes et cotisations qui les privent de la majorité du revenu de leur labeur.
Notre région participe activement, à ce phénomène par sa fiscalité directe qui n’a cessé globalement de progresser, et de façon souvent spectaculaire, depuis trois ans.
Je crois qu’il est temps de nous poser sérieusement la question du bien fondé de ces augmentations au regard des dépenses que nous réalisons.
On trouve dans les comptes de notre région des budgets dont le montant fixé de manière un peu virtuelle pourrait être mieux maitrisé, je parle des sommes plus médiatiques et spectaculaires que concrètement justifiées de la politique d’aménagement des territoires par exemple.
On y trouve aussi des sujets politiquement porteurs pour lesquels les dépenses ne sont jamais suffisantes. Je veux par exemple parler du plan climat énergie mis en place dans notre région comme partout en France et qui constitue une véritable pompe à fric pour les grandes multinationales agissant dans le domaine de l’environnement et investissant à coup de milliards dans les énergies renouvelables
On y trouve enfin certaines subventions dont le montant, l’objet et l’utilité publique pourraient donner lieu à de sérieuses analyses critiques.
Maîtrisant et choisissant mieux les dépenses de notre région, vous pourriez certainement réduire le montant des prélèvements que vous pratiquez sans scrupule dans les revenus des Hauts Normands, et le faire est aujourd’hui de l’ordre de la nécessité.
Je lisais récemment une intéressante tribune signée de votre ex candidate à la présidence de la république dans un quotidien national.
« Je n’ai pas augmenté les impôts en Poitou-Charentes depuis trois ans, malgré les transferts de charges de l’Etat mal financés » y déclare-t-elle, pour enchaîner aussitôt « j’ai fait le choix de ne pas accroître la TIPP en Poitou-Charentes pour ne pas peser sur le pouvoir d’achat. Cela a été possible parce que j’ai remis en cause les gaspillages constatés ».
Dans un contexte d’augmentation importante du prix du carburant, les décisions inverses que vous avez prises depuis trois ans pèsent exagérément sur le pouvoir d’achat des Hauts-Normand.
C’est pourquoi nous vous demandons :
- De nous proposer à très court terme une modification du chapitre recettes de votre budget 2008 pour diminuer le taux de TIPP régionale aujourd’hui en vigueur afin que l’augmentation du brut ne ponctionne pas mécaniquement le pouvoir d’achat des hauts normands au-delà des montants initialement budgétés. Il s’agit d’une certaine façon d’appliquer le principe de la TIPP flottante que l’on trouvait en 2007 dans la plate forme législative de votre parti.
- De travailler dès aujourd’hui sur une hypothèse de budget 2009 qui prenne résolument l’orientation d’une baisse des impôts directs prélevés par notre région.
Vous, comme vos complices de droite, ne pourrez indéfiniment vous clamer défenseurs du pouvoir d’achat de nos compatriotes et simultanément créer les conditions de la délocalisation de leurs emplois, importer une main d’œuvre qui exerce une pression à la baisse sur leurs salaires et puiser toujours plus dans leur maigre porte-monnaie. Seule la combinaison politico-médiatique qui dicte sa loi politiquement correcte à notre pays explique qu’un tel mensonge ait fait aussi longtemps illusion.
Je vous remercie
14:53 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, impots, taxes, délocalisations, immigration, salaires
18.12.2007
Budget régional 2008 : Les Hauts Normands, eux, sauraient quoi faire de leur argent si la région ne les taxait pas toujours plus !
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007
Budget 2008 - Explication de vote - Intervention du Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Je vais être bref puisque, sourd aux remarque de vos oppositions, vous nous avez présenté ce jour un budget conforme aux orientations présentées en octobre, et comparable à ceux des années précédentes.
L’éditorial que vous avez signé servira de référence à l’essentiel de nos critiques.
Vous vous y félicitez comme à chaque fois de la bonne santé financière de notre région.
Permettez nous de constater nous aussi une situation paradoxale : plus la santé financière de notre région est bonne, plus vous confisquez de pouvoir d’achat aux Hauts Normands à travers les impôts et taxes régionaux, comme cette année par le maintien de la TIPP régionale à son taux maximum et la hausse de la taxe sur les cartes grises. De là à penser que la bonne santé financière de notre région repose en grande partie sur votre politique fiscale directe et indirecte, il y a un pas que nous n’hésitons pas à franchir.
N’ayons pas peur de rappeler que les 2.5 milliards qui vont être injectés, comme vous le dites, dans l’économie régionale jusqu’en 2013 ne sont en effet que des milliards d’abord confisqués à cette économie, producteurs et consommateurs.
On est donc en droit de se demander à quoi servent ces milliards d’euros que vous allez prélever ou que l’Etat va prélever pour votre compte.
Si nous lisons bien votre budget, trois axes majeurs :
Vous devez tout d’abord certainement prier chaque soir Saint réchauffement climatique sans lequel vous n’auriez vraiment rien de neuf à mettre dans vos 550 pages budgétaires.
Cette opération de propagande mondialiste, qui oublie que le libre échangisme mondial est la première cause des déplacements émetteurs de CO2 ferait certainement bien rire le commandant Charcot. Mais elle vous permet en effet de justifier de nouveaux millions de dépenses additionnelles alourdissant quasiment chacune de nos fonctions budgétaires.
Nous comprenons ensuite les raisons du réchauffement climatique que vous avez orchestré avec la présidente de la SNCF, car si le froid glaciaire de vos relations antérieures avait perduré, il vous aurait fallu retirer de votre budget les 200 millions d’achat et de rénovation de matériel roulant qui lui donnent un peu d’embonpoint.
Précisons que l’accord et les actions envisagés ne nous semble pas à ce jour en mesure de remettre à un niveau de service satisfaisant la liaison principale qui irrigue le territoire haut normand, à savoir la ligne Le Havre-Paris dont le nombre de liaisons risque de demeurer insuffisant face aux besoins à venir et le temps de trajet stabilisé à des délais d’un autre siècle !
Nous retrouvons enfin dans votre budget le péché mignon mais coûteux de la gestion socialiste : " nos politiques sont bonnes, la preuve, nous y dépensons toujours plus d’argent ! " c’est le titre de votre dernier paragraphe : " des politiques amplifiées ". Que ce soit la formation et l’apprentissage, l’action économique et l’emploi ou encore l’enseignement, les hauts normands ont assez payé, ils demandent maintenant à voir, monsieur le président.
Ils demandent des mesures, des évaluations précises de l’utilité et de l’efficacité des sommes dépensées. Combien d’emplois, combien de richesses a rapporté chaque euro investi, prêté, donné. C’est cela qu’ils veulent savoir avec des outils de mesure fiables et transparents.
En définitive, si on dresse le bilan de votre budget primitif 2008, Monsieur le président,
On y déplore d’abord un grand absent : un projet d’ensemble qui prépare véritablement notre région à affronter l’avenir.
On y découvre ensuite grand point d’interrogation : notre région est-elle bien gérée, c’est à dire, au-delà de sa belle courbe de désendettement, peut-on considérer que l’argent qu’elle dépense est efficacement dépensé.
On y acquiert enfin une grande certitude : c’est que les hauts normands payeront demain plus d’impôts régionaux qu’ils n’en payaient hier.
Trois raisons plus que suffisantes en ce qui nous concerne pour voter résolument contre.
23:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impots, taxes, région, budget, tipp, budget 2008, front national
08.05.2007
le rôle salutaire du Front National dans les assemblées de France...
Baisser les impôts à VERNON, est-ce possible ? Bien évidemment, oui. Lorsque dans son budget 2007, le maire UMP décide, sans plus de précision sur le coût de certains travaux, de fixer le montant de l’investissement en aménagement et services urbains à 4,6 Millions d’Euros, il pourrait tout aussi bien le fixer à 4,4 ou 4,3 Millions tout en rénovant de façon un peu moins dispendieuse un même nombre de rues et de places dans notre ville. Cela permettrait de réduire de deux ou trois points le taux des taxes locales.
Baisser les impôts à VERNON, c’est donc d’abord une question de volonté politique. C’est possible, mais surtout nécessaire lorsque les effets des politiques d’ultra libéralisme économique et d’immigration menées dans notre pays précarisent et paupérisent la population française. Depuis trop d’années, en effet, on assiste à une hausse constante des dépenses des collectivités financées par le produit de taxes prises dans les poches de contribuables qui, eux, ne cessent de voir leur pouvoir d’achat se réduire. Même lorsque les taux d’imposition n’augmentent pas, la pression fiscale des taxes locales s’accroît par l’augmentation systématique des bases d’imposition décidées par l’Etat.
Depuis 6 ans, s’appuyant sur ces constats, le groupe Front National demande au maire de Vernon de baisser le taux des taxes foncière et d’habitation dans notre ville, surtout depuis que la création de la CAPE est censée engendrer des économies en vertu du principe de mutualisation. Il faut croire que notre discours à fini par porter, puisque lors du débat d’orientation budgétaire en janvier, l’opposition écologiste reprenait cette demande à son compte, suivi de l’opposition socialo communiste lors du débat budgétaire du mois d’avril, conduisant la municipalité actuelle à promettre de proposer cette baisse dès... l’année prochaine si elle était reconduite.
Mais pourquoi avoir attendu 6 ans ? Pourquoi attendre encore ? En tout cas voici une nouvelle proposition du Front National, hier décriée, qui fait l’unanimité dans le plus grand intérêt de tous les Vernonnais. Preuve de l’impérieuse nécessité de sa présence dans la vie démocratique de notre pays et dans ses assemblées.
22:20 Publié dans Vernon notre ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impôts, taxes, taux, foncier, habitation, budget, front national
19.02.2007
Contractualisation 276 : du socialisme à 276 % !
Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 19 février 2007
Contractualisation 276 : explication de vote de Sonia Richeton, Conseillère Régionale Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues
Je vous cite : " Le contrat " 276 " associe la collectivité régionale et les deux collectivités départementales dans la mise en œuvre concertée de leurs compétences respectives ".
Sur le plan logotypique, cette association a pour effet de faire passer l’écriture conjointe des deux départements de notre région de 4 à 3 chiffres.
Nous avions imaginé, et nous aurions aimé qu’une telle coordination des actions de ces départements réduise aussi d’un quart le nombre des chiffres nécessaires à écrire les budgets destinés à les financer.
Il n’en est rien puisque vous vous vantez au contraire d’un engagement financier sans précédent, près de 8 milliards de francs, puisés dans la poche et le pouvoir d’achat des contribuables hauts normands.
A l’heure ou notre pays, c’est à dire les Français, sont endettés à hauteur de 16 500 milliards de francs, quand ils sont plus de 10% à vivre en dessous du seuil de pauvreté et que se poursuivent les plans de licenciements, délocalisations et pressions sur les salaires imputables à 35 ans de politique de gauche et de droite dont ils sont les victimes quotidiennes, une telle annonce nous paraît indécente.
D’autant plus que les dépenses que vous nous proposez ont souvent pour objectif de cacher régionalement la douleur que vous avez installée par les politiques nationales que vous avez prônées et mises en œuvre alternativement avec l’UMP depuis 1981 :
- 400 Millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique d’éducation nationale (aide à l’apprentissage des langues vivantes),
- 1 Milliard 250 millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique de santé nationale et de gestion des caisse sociales nationales (amélioration de l’offre de soins, prise en charge du handicap),
- 705 Millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux pour essayer de corriger les conséquences de la politique économique et de l’emploi nationales (ARE et emplois tremplins),
- Une partie du Milliard 700 millions de Francs d’impôts régionaux et départementaux additionnels à ce contrat pour essayer de corriger les conséquences des politiques d’immigration et de logement social nationales (rénovation urbaine),
- etc.
Que l’on me comprenne bien Monsieur le Président : nous pourrions vous suivre dans ces propositions si par ailleurs vous nous disiez être favorable à une politique nationale qui cesse de rendre nos enfants ignorants si ce n’est illettrés, qui cesse de faire régresser le service de santé publique dans notre pays, qui cesse de pousser nos entreprises aux délocalisations et de se rendre complice du dumping social des pays émergeants, qui cesse d’attirer chaque année des centaines de milliers d’immigrés occupant prioritairement nos logements sociaux, bref, si vous reconnaissiez la responsabilité de vos amis politiques dans la ruine que vous essayez de cacher à coup de milliards de prélèvement fiscaux et si vous tourniez le dos à leur criminelles utopies et à leur coupable entêtement.
Mais il n’en est rien, Monsieur le Président. Au contraire, vous vous flattez, avec vos amis Présidents des Conseils Généraux, de savoir lever des impôts au montants inégalés pour les verser dans vos tonneaux des danaïdes socialistes pendant les 7 années à venir. Tout le monde comprends bien que ces impôts ne sont que le nerf de la guerre politicienne que vous livrez en apparence à l’UMP pour mieux partager avec elle les pouvoirs futurs, c’est à dire la responsabilité de la misère dans laquelle vous ne cessez de plonger notre peuple.
Dénonçant la politique libérale socialiste qui sévit dans notre pays depuis 35 ans, nous ne pouvons être complices, vous l’avez compris Monsieur le Président, de la politique 276% socialiste à laquelle vous voulez asservir notre région.
Je vous remercie
22:25 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 276, contrat, front national, dette, impôts, région, touchagues


