02.12.2008
Une foule de 20.000 musulmans attaque et assiège une église en Egypte
En Égypte la “religion de paix” lance l’assaut contre les églises. Il est probable que les prêches dans les mosquées ne sont pas totalement étrangers à ces attaques…
Un millier de chrétiens sont toujours piégés à l’intérieur de l’église copte orthodoxe de la Vierge Marie au Caire, après que plus de 20000 musulmans l’ont attaqué avec des pierres et des bouteilles de butane. Le prêtre de l’Église le Père Antonious dit que la situation est extrêmement dangereuse.
La foule de musulmans qui a attaqué l’église a bloqué les deux côtés de la rue et l’a encerclée. Elle a brisé ses portes et saccagé tout l’étage du bas. La foule scandait des versets appelant au Djihad ainsi que des slogans comme “nous allons démolir l’église” et “nous sacrifions notre sang et notre âme, nous nous sacrifions pour l’islam”.
L’incident a commencé à l’occasion de l’inauguration de l’église aujourd’hui. Les musulmans ont pris d’assaut le bâtiment en face de l’église et l’ont hâtivement transformé en mosquée tôt ce matin.
Lorsque les forces de sécurité ont essayé de disperser la foule, celle-ci s’est rendue à proximité des maisons et des magasins appartenant aux chrétiens, armée de bâtons, de bouteilles de butane, de couteaux. Des témoins ont dit que la foule comprenait des enfants de 8 ans, ainsi que des femmes et des hommes de tous âges.
A l’origine l’église était une usine qui a été adaptée et aménagée. Le projet avait pris plus de cinq ans pour se réaliser et pour obtenir les autorisations nécessaires de la part des autorités afin d’y établir une église.
Les organisations de défense des droits de l’Homme et des avocats se sont vu refuser l’entrée dans l’église assiégée.
Source : Assyrian International News Agency via Bivouac-ID
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16.11.2008
Islam et droits de l'homme (suite)
Contrairement à ce que l'on a pu entendre encore lors de la première rencontre du forum catholico-musluman qui s'est tenu à Rome du 4 au 6 novembre, aucun de 57 pays membres de l'Organisation de la Conférence Islamique n'a signé la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Quand à la singulière Charte arabe des droits de l'homme dont on trouvera quelques extraits ci-dessous et qui fait référence à la toute aussi singulière déclaration des droits de l'homme en Islam présentée ici il y a quelques jours, elle n'a pas eu grand succès :
Le Conseil de la Ligue des Etats arabe l'a adopté, le 14 septembre 1994, mais un seul Etat, la Jordanie, a ratifié la Charte, en 2004 et cinq Etats l'ont signé : Algérie, Arabie Saoudite, Egypte, Tunisie et Yémen mais ne l'ont pas ratifiée (sur 22 membres…)
charte arabe des droits de l'homme (extraits)
Les gouvernements des Etats membres de la Ligue des Etats arabes,
PREAMBULE
Proclamant de la foi de la nation arabe dans la dignité humaine, depuis que Dieu a privilégié cette nation en faisant du monde arabe le berceau des révélations divines et le lieu des civilisations qui ont insisté sur son droit à une vie digne en appliquant des principes de liberté, de justice et de paix;
Concrétisant les principes éternels définis par le droit musulman et par les autres religions divines sur la fraternité et l'égalité entre les hommes; (…)
Refusant le racisme et le sionisme qui sont deux formes d'atteinte aux droits de l'homme et qui menacent la paix mondiale; (…)
Réaffirmant leur attachement à la Déclaration universelle des droits de l'homme, aux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme et à la Déclaration du Caire sur les droits de l'homme en Islam;
Se référant à ce que précède, ces gouvernements sont d'accord sur ce qui suit :
PREMIERE PARTIE
Article 1 (…)
b) Le racisme, le sionisme, l'occupation et la domination étrangère sont des pratiques qui défient la dignité humaine et constituent un obstacle majeur à la jouissance des droits fondamentaux par les peuples; il faut condamner ces pratiques et faire en sorte qu'elles soient supprimées est un devoir.
DEUXIEME PARTIE
Article 27
Les personnes de diverses confessions ont le droit de manifester leur religion ou leur conviction par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement, sans porter atteinte aux droits d'autrui. Les droits à la liberté de religion, de pensée et d'opinion ne peuvent faire l'objet que des seules restrictions prévues par la loi.
(Pour mémoire : Article 10 des droits de l’homme en Islam : L'Islam est la religion de l'innéité (c’est à-dire innée : « possédé à la naissance » ndlr). Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion (l’islam – puisque celui-ci est la religion de tout homme à sa naissance - ndlr) pour une autre ou pour l'athéisme)
Article 35
Les citoyens ont le droit de profiter d'un milieu intellectuel et culturel qui glorifie le nationalisme arabe et qui respecte les droits de l'homme, condamne la discrimination raciale, religieuse et toute autre forme de discrimination et consolide la coopération et la paix mondiale.
Article 36
Toute personne a le droit de participer à la vie culturelle et d'accéder aux œuvres littéraires et artistiques. Elle a le droit de développer ses facultés artistiques, intellectuelles et créatrices.
(Pour mémoire : Article 16 des droits de l’homme en Islam : Tout homme a le droit de jouir du fruit de toute œuvre scientifique, littéraire, artistique ou technique dont il est l'auteur. Il a également droit à la protection des intérêts moraux et matériels attachés à cette œuvre, sous réserve que celle-ci ne soit pas contraire aux préceptes de la loi islamique.)
(Pour mémoire Article 22 a des droits de l’homme en Islam ) Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charria)
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08.11.2008
la conception très particulière des droits de l'homme dans le monde musluman
Trop nombreux sont les naîfs ou désinformateurs qui prétendent que l'Islam est compatible avec les valeurs occidentales en faisant référence à l'adoption des droits de l'homme par l'Organisation de la Conférence Islamique. Nous invitons les premiers et les victimes des seconds à découvrir la teneur réelle des droits de l'homme vus par le monde musulman...
Extraits de la Déclaration sur les droits de l'homme en Islam
Adoptée le 5 août 1990, au Caire (Egypte), lors de la 19e Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères.
L'Organisation de la conférence islamique qui compte 57 Etats vise "à rassembler leurs ressources, à unir leurs efforts et à parler d'une seule voix pour défendre leurs intérêts et assurer le progrès et le bien-être de leurs populations et de tous les musulmans, à travers le monde".
Les Etats membres de l'Organisation de la Conférence Islamique,
Réaffirmant le rôle civilisateur et historique de la Ummah islamique, dont Dieu a fait la meilleure Communauté ; qui a légué à l'humanité une civilisation universelle et équilibrée, conciliant la vie ici-bas et l'Au-delà, la science et la foi ; une communauté dont on attend aujourd'hui qu'elle éclaire la voie de l'humanité, tiraillée entre tant de courants de pensées et d'idéologies antagonistes, et apporte des solutions aux problèmes chroniques de la civilisation matérialiste ;
Soucieux de contribuer aux efforts déployés par l'humanité pour faire valoir les droits de l'homme dans le but de la protéger contre l'exploitation et la persécution, et d'affirmer sa liberté et son droit à une vie digne, conforme à la Charria ;
Conscients que l'humanité, qui a réalisé d'immenses progrès sur le plan matériel, éprouve et éprouvera le besoin pressant d'une profonde conviction religieuse pour soutenir sa civilisation, et d'une barrière pour protéger ses droits (…)
Se fondant sur ce qui précède,
Déclarent ce qui suit :
Article 1
a) Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Dieu (Islam veut dire soumission – ndlr) et leur appartenance à la postérité d'Adam. Tous les hommes, sans distinction de race, de couleur, de langue, de religion, de sexe, d'appartenance politique, de situation sociale ou de toute autre considération, sont égaux en dignité, en devoir et en responsabilité. La vraie foi, qui permet à l'homme de s'accomplir, est la garantie de la consolidation de cette dignité. (…)
Article 5
a) La famille est le fondement de l'édification de la société. Elle est basée sur le mariage. Les hommes et les femmes ont le droit de se marier. Aucune entrave relevant de la race, de la couleur ou de la nationalité (Notons l’absence de la religion dans cette énumération - ndlr) ne doit les empêcher de jouir de ce droit.
Article 6
a) La femme est l'égale de l'homme au plan de la dignité humaine. Elle a autant de droit que de devoirs (mais a-t-elle autant de droits que l’homme ? ndlr). Elle jouit de sa personnalité civile et de l'autonomie financière, ainsi que du droit de conserver son prénom et son patronyme.
b) La charge d'entretenir la famille et la responsabilité de veiller sur elle incombent au mari.
Article 7 (…)
b) Les parents et les tuteurs légaux ont le droit de choisir le type d'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants, tout en ayant l'obligation de tenir compte des intérêts et de l'avenir de leurs progénitures, conformément aux valeurs morales et aux dispositions de la Charria.
c) Conformément aux dispositions de la Charria, les parents ont des droits sur leurs enfants; les proches ont des droits sur les leurs. (…)
Article 9
a) La quête du savoir est une obligation. L'enseignement est un devoir qui incombe à la société et à l'Etat. Ceux-ci tenus d'en assurer les voies et moyens et d'en garantir la diversité dans l'intérêt de la société et de façon à permettre à l'homme de connaître la religion islamique et de découvrir les réalités de l'univers, en vue de les mettre au service de l'humanité. (…)
Article 10
L'Islam est la religion de l'innéité (c’est à-dire innée : « possédé à la naissance » ndlr). Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion (l’islam – puisque celui-ci est la religion de tout homme à sa naissance - ndlr) pour une autre ou pour l'athéisme ; il est également défendu d'exploiter à cette fin sa pauvreté ou son ignorance. (…)
Article 12
Tout homme a droit, dans le cadre de la Charria, à la liberté de circuler et de choisir son lieu de résidence à l'intérieur ou à l'extérieur de son pays. S'il est persécuté, il a le droit de se réfugier dans un autre pays. Le pays d'accueil se doit de lui accorder asile et d'assister sa sécurité, sauf si son exil est motivé par un crime qu'il aurait commis en infraction aux dispositions de la Charria. (…)
Article 16
Tout homme a le droit de jouir du fruit de toute œuvre scientifique, littéraire, artistique ou technique dont il est l'auteur. Il a également droit à la protection des intérêts moraux et matériels attachés à cette œuvre, sous réserve que celle-ci ne soit pas contraire aux préceptes de la loi islamique. (…)
Article 19 (…)
d) Il ne peut y avoir ni délit, ni peine, en l'absence de dispositions prévues par le Charria. (…)
Article 22
a) Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charria.
b) Tout homme a le droit d'ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charria.
c) L'information est un impératif vital pour la société. Il est prohibé de l'utiliser ou de l'exploiter pour porter atteinte au sacré et à la dignité des prophètes ou à des fins pouvant nuire aux valeurs morales et susceptibles d'exposer la société à la désunion, à la désintégration ou à l'affaiblissement de la foi. (…)
Article 23 (…)
b) Tout homme a le droit de participer directement ou indirectement à la gestion des affaires publiques de son pays. Il a également le droit d'assumer des fonctions publiques conformément aux dispositions de la Charria.
Article 24
Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charria.
Article 25
La Charria est l'unique référence pour l'explication ou l'interprétation de l'un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration
Bref, les droits de l'homme dans le monde musulman, c'est l'obéissance stricte aux préceptes intolérants de la religion islamique ! D'ailleurs, pour le confirmer s'il en est encore besoin, rappelons cette déclaration du représentant permanent de l'Iran à L'ONU en 1985 ; "Le concept de droits de l'homme relève du judéo-christianisme et il n'y a pas de place pour lui dans un perspective islamique"
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12.07.2006
Non à la promotion des régimes totalitaires de Chine et d’Algérie par le Conseil Régional de Haute Normandie
12 juin 2006
Réunion plénière du Conseil Régional de Haute Normandie
Débat de politique générale
Intervention de Bernard Touchagues
au nom du groupe Front National.
Monsieur le Président, mes chers collègues.
Depuis un peu plus de deux ans que siège cette assemblée régionale, nous n’avons pratiquement pas connu une seule séance sans que vous ne trouviez l’occasion de nous rappeler vos initiatives en faveur du développement durable, votre engagement à lutter contre toutes les discriminations, votre soutien aux initiatives de commerce équitable, votre passion pour la démocratie en particulier participative. Autant d’engagements auxquels nous souscrivons volontiers lorsqu’ils demeurent vierge de toute idéologie politique, lorsqu’ils ne sont pas le prétexte à en imposer une, souvent contre la volonté et la liberté des populations, ou lorsqu’ils s’avèrent parfaitement sincères, c’est à dire conçus comme devant être appliqués précisément, sans discrimination.
C’est pourquoi je dois vous dire mon étonnement devant la légèreté teintée de mépris que vous avez manifestée lors de deux commissions permanentes récentes lorsque je vous ai alerté sur le choix de certains partenaires économiques pour notre région. Il s’agit vous vous en souvenez de subventions accordées à des entreprises souhaitant développer leur activité avec la Chine dans le cadre d’un salon organisé par les autorités de ce pays, et d’un déplacement de l’un de vos vices présidents visant à développer de nouveaux partenariats avec les autorités Algériennes.
S’agissant du premier rapport, croyant connaître vos convictions si souvent réétées, je m’attendais au moins à l’expression de quelques réserves, à une remarque de mise en garde, voire de contrainte sur la nature et la transparence du commerce potentiel, je m’attendais à une invitation à utiliser la subvention sollicitée pour une participation à d’autres salons de ce type ; il n’en manque pas. Il n’en a rien été.
Car, faut-il vous le rappeler, Monsieur le Président, le pays avec lequel il s’agit de commercer a toutes les caractéristiques requises pour motiver de votre part une condamnation sans équivoque au regard de son mépris pour les droits de l’homme. Permettez moi juste de citer quelques extraits du dernier rapport d’Amnesty International daté du 7 février 2006 :
En Chine dite populaire, il existe 68 "crimes" passibles de la peine de mort, dont 28 économiques. 80 % des exécutions dans le monde ont lieu en Chine. 95 % des organes transplantés en Chine provenant des condamnés à mort exécutés.
Malgré la ratification, il y a 15 ans de la Convention contre la torture, celle-ci est encore monnaie courante en Chine. Les membres d’organisations religieuses qui refusent de s’enregistrer officiellement dans les associations gouvernementales font l’objet de détentions arbitraires.
Situation dramatique des femmes : des mesures de contrôle des naissances leur sont imposées par contrainte ou par force, les conditions d’avortement (jusqu’au neuvième mois) les mettent en danger.
Des manifestants du mouvement de Tiananmen de 1989 sont toujours en prison et les familles des disparus continuent à être harcelées par les forces de police.
L’occupation du Tibet et la répression contre la dissidence politique et le droit à la liberté de religion se poursuit. Il en est de même pour la communauté ouïghoure du Xinjiang.
Le développement économique de la Chine et son entrée dans l’OMC, entraînent la multiplication d’usines peu soucieuses des conditions de travail souvent dangereuses. Les syndicats libres et indépendants n’existent pas.
Mais surtout, des centaines de milliers de Chinoises et de Chinois sont actuellement détenus dans des camps de rééducation par le travail (les laogais– comprendre goulags) ou dans des hôpitaux psychiatriques sans jamais avoir été jugés ou condamnés.
Voici, afin que vous ne puissiez pas dire que vous ne saviez pas, les conditions de vie que l’on y connaît :
Je citerai juste un témoignage sur le camp de travaux forcés des femmes No.1 à Shangdong : C'est le site industriel de fabrication pour les articles de Shandong Leader Handicraft Articles Co., Ltd. Des femmes de plus de 60 ans y sont forcées de souffrir jusqu’à l’épuisement, travaillant la nuit afin d'accomplir les tâches qui leur sont demandées. Celles qui refusent de travailler sont enfermées à clef dans l’obscurité. Se reposer, dormir, se laver et aller à la toilette est interdit. Les détenues sont forcées de continuer à se tenir debout pendant plus de 20 jours jusqu'à ce qu'elles s’évanouissent. Elles en deviennent gravement handicapées, physiquement et mentalement. Les produits fabriqués sont vendus aux États-Unis, Canada, Chili, Argentine, Union européenne, etc.
Est-il besoin d’en dire plus ?
S’agissant de l’autre rapport, autorisant un voyage d’une semaine de l’un de vos vices présidents pour " élaborer, en partenariat avec les autorités et institutions algériennes, un premier programme de coopération ", vous avez eu le mauvais goût de nous le présenter le 27 mars, date du dixième anniversaire de l’enlèvement des sept moines trappistes du monastère de Tibéhirine, dont on ne devait retrouver que les têtes deux mois plus tard. Depuis, rien n’a été véritablement entrepris par les autorités pour que la lumière soit faite sur l’identité des ravisseurs.
La situation des droits de l’homme est dans ce pays aussi sans appel :
Dans le contexte de guerre civile qu’il connaît, l’impunité reste la règle en Algérie : des dizaines de milliers de cas d’homicide, d’enlèvement, de "disparition" et de torture imputables aux forces de sécurité, aux milices armées par l’État et aux groupes armés n’ont fait l’objet d’aucune enquête.
Aucune mesure concrète n’a été prise pour faire la lumière sur le sort des milliers de personnes "disparues" depuis 1992,
Bien que la torture ait été érigée en infraction pénale et rende ce crime passible de lourdes peines, les autorités rejettent sans la moindre enquête toutes les allégations de torture portées à leur connaissance. La pratique de la détention secrète, qui persiste en violation de la législation interne et du droit international en favorise l’usage.
Pour tout traitement de ces crimes, le régime d’Alger a décrété par une " Charte sur la paix et la réconciliation nationale " l’impunité des assassins. Il interdit, sous peine d’emprisonnement, d’évoquer sous quelque forme que ce soit la responsabilité des parties qui ont organisé les violations du droit et ordonné, couvert ou justifié les atrocités commises depuis près de quinze ans. Les parents de victimes, les familles de disparus sont sommées de se taire. Elle n’auront plus le droit de porter plainte.
Je vous signale, Monsieur Taleb, puisque c’est de vous qu’il s’agit, que suite à l’application de cette charte, Monsieur Alain Lipietz a posé son nom au bas d’une pétition de protestation de la ligue des droits de l’homme.
Je voudrais mentionner encore les provocations récentes de monsieur Abdelaziz Bouteflika, et deux textes majeurs votés tout récemment par le parlement Algérien, l’un dit " d’arabisation " interdisant l’enseignement en langue Française dans les écoles privées algériennes, et l’autre prévoyant jusqu’à 5 ans de prison contre toute personne qui inciterait, contraindrait ou utiliserait des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion.
En conclusion, Ce n’est pas un hasard si en 2004, 4000 chinois et 4000 Algériens demandaient aux autorités Françaises de pouvoir bénéficier du droit d’Asile politique sur notre sol. Après la Turquie, mais il est vrai que vous voulez en faire aussi une chance pour l’Europe, ces deux pays sont les deux plus gros pourvoyeurs de réfugiés politiques de la planète.
Notre groupe connaît l’importance que peuvent revêtir ces pays pour le développement de notre région. Mais nous savons aussi les crimes inacceptables dont ils se rendent encore coupables et que nous ne pouvons ni tolérer par l’auto censure, ni cautionner par la coopération. Nous pensons avoir au contraire, au Front National le devoir de les dénoncer et de nous y opposer sans faiblesse.
Tel n’est pas votre choix Monsieur le Président. Nous ne porterons pas de jugement sur vos motivations réelles. Nous préférons croire que vous êtes au fond de l’impasse dans laquelle 30 ans de mondialisation des gouvernements UMPS nous ont mis. S’ils sont bien ceux que vous prétendez, nous vous plaignons surtout, Monsieur le Président, de devoir ainsi renier vos idéaux par réalisme matérialiste voire mercantiliste
Mais vous comprendrez à l’avenir que nous puissions sourire à notre tour lorsque vous essaierez de nous les opposer avec une autorité morale dont nous savons désormais qu’elle n’est que tigre de papier.
Je vous remercie
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