30.01.2009

Crise du Front National : tous pourris ?

COMMUNIQUE
Création du Groupe des Nationaux et Indépendants

au Conseil Régional d'Ile-de-France


Après une ultime réunion de la dernière chance, lundi soir, à la Région Ile de France des membres du Groupe FRONT NATIONAL, les conseillers


Martial BILD, vice-président du groupe, tête de liste de Paris en 2004

Martine LEHIDEUX, membre du Bureau Politique du F.N.,


Ont constaté que la direction actuelle du FRONT NATIONAL a abandonné tout esprit de rassemblement et ne fait plus campagne sur les options fondamentales du mouvement.


Et après une longue et mure réflexion, ils ont décidé de quitter ce groupe et vont constituer un nouveau groupe au Conseil Régional sous le nom de « Groupe des Nationaux et Indépendants », ouvert à tous et composé de :


Martine LEHIDEUX, présidente élue de ce nouveau groupe,

Martial BILD, membre de la Commission permanente,

Myriam BAECKEROOT, membre de la commission des finances,

Michel BAYVET, membre de la commission de l'environnement,

Michel de ROSTOLAN, membre de la commission affaires sociales.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU GROUPE FRONT NATIONAL AU

CONSEIL REGIONAL D’ILE-DE-FRANCE

 

Sur proposition de Martial BILD et de Martine LEHIDEUX, Marine LE PEN a convoqué le lundi 26 janvier 2009 une réunion de groupe où étaient présents les élus régionaux suivants :

 

. Marine LE PEN (Présidente du Groupe, Vice-présidente Exécutive du Front National),

. Marie-Christine ARNAUTU (Vice-présidente du Groupe, Membre du Bureau Politique du Front National),

. Jean-Michel DUBOIS (Vice-président du Groupe, Membre du Bureau Politique du Front National),

. Roger HOLEINDRE (Vice-président du Front National),

. Huguette FATNA (Membre du Bureau Politique du Front National),

. Dominique JOLY (Secrétaire Départemental du Val-de-Marne, membre du comité central),

. Micheline BRUNA (Secrétaire Départemental  Adjointe du Val-d’Oise, membre du comité central),

. Jean-Richard SULTZER (Secrétaire Général du Groupe),

 

Marine LE PEN a demandé à Martial BILD, seul présent des cinq dissidents d’expliquer leur décision de quitter le Front National. Devant tous ses collègues, il a reconnu que seuls leurs intérêts personnels primaient, inscrivant ainsi leur démarche dans la volonté suicidaire et condamnable de Carl LANG, d’affaiblir le Front national.

 

Preuve en est que la décision était déjà prise avant cette soi-disant « ultime réunion de la dernière chance » : Martine LEHIDEUX qui figure sur le communiqué comme présente à cette réunion, était absente !

 

Martial BILD, tout comme Carl LANG, qui ne s’étaient pas présentés aux suffrages des militants lors du Congrès de Bordeaux, a déclaré devant tous ses anciens collègues que son intérêt personnel passait avant celui du Mouvement qui lui a tout de même permis d’être élu régional depuis 16 ans et  d’être grassement payé en tant que collaborateur d’un député européen du Front National.

 

Les adhérents, les militants, les sympathisants et les électeurs du Front National apprécieront la trahison de ces élus.

 

 

COURRIER DE MARTIAL BILD

 

Madame, Monsieur,

Cher(e) ami(e)


Après de longs mois de réflexion, j'ai pris la décision de quitter le Front National auquel j'appartenais depuis plus de 28 ans.


Je n'ai pas changé ! C'est le FN qui a changé dans sa stratégie, sa doctrine et son fonctionnement.
Aux mains d' un petit clan, le FN ne représente plus une force de rassemblement.


J'ai donc décidé de tourner la page, gardant le silence et me faisant un devoir de ne pas répondre aux insultes et aux anathèmes. J'entends ne pas changer d'attitude en refusant de répliquer à des propos ou des méthodes souvent à l'origine du départ de 80% des cadres du FN en cinq ans.


Loin de ces scories, des hommes et des femmes de bonne volonté et désinteressés oeuvrent pour la défense des idées nationales. Ils sont connus de tous. Porteurs d'idées fermes et droites, ils peuvent créer les  nécessaires  conditions du renouveau.


Avec l'aide de la Providence, le travail exigeant qu'ils mènent sans se préoccuper de feux médiatiques qui aveuglent, portera ses fruits. J'en ai, pour ma part, la conviction.


Martial Bild


Paris, le 28 janvier 2009

 

 

 

COMMENTAIRE DU MODERATEUR

 

Martial BILD est un grand bonhomme, comme on peut le lire encore sur les archive toutes chaudes (décembre 2008) de ration-de-presse-intox :  « un des plus brillants intellectuels de la droite nationale », « Le FNJ de Paris le remercie aussi pour s’être donné ainsi à sa ville natale pendant de nombreuses années, en succédant à Martine Lehideux comme secrétaire départemental de Paris il y a neuf ans. C’est tout Paris qui regrette cet ardent combattant de la cause nationale. »

 

Martine LE HIDEUX est une grande dame : fondatrice et ancienne vice-présidente du Front National, fondatrice du Cercle National des Femmes d’Europe

 

Tout comme eux, Michel DE ROSTOLAN, ancien Président du Comité de soutien à Jean-Marie Le Pen, Myriam BAECKEROOT et Michel BAYVET comptent 30 ans et plus de militantisme pour la cause nationale.

 

Il est dommage que du jour au lendemain, comme pour chaque cadre de premier rang qui a quitté le Front National depuis 5 ans, on se rende compte qu’ils n’étaient que des morpions qui s’engraissaient sur la bête. Mais au fait, quel est le patron qui connaît si mal la compétence de son personnel et le paye si grassement à ne rien faire ? Quant à ceux qui restent, avec de tels discours, on aurait toutes les raisons de penser qu’ils sont dans le même cas…

 

Ce n’est pas en traitant la crise du Front National par le mépris et la désinformation que l’on travaillera utilement pour la Cause Nationale. Certes, cela est pratique pour attiser la haine de militants crédules contre les « dissidents » et ruiner les espoirs d’une possible réconciliation que nos instances nationales semblent redouter par dessus tout.

 

Mais de quoi sont-ils dissidents ?

 

S’agit-il pour eux « de s’émanciper de leurs obligations morales, politiques et financières vis-à-vis du Front National » comme le dit encore ration-de-presse-intox ?

 

Qu’ils s’émancipent de leurs obligations financières vis à vis du Front National, de fait oui, et cela peut leur être repproché.

 

Quant à leurs obligations politiques et morales elles sont d’abord vis à vis de la cause qu’ils ont voulu servir, puis vis à vis des électeurs qui les ont élus puisque nous sommes en démocratie, puis, enfin, vis à vis  du Front National auquel ils ont adhéré considérant qu’il était le parti qui servait le mieux leur idéal politique. Mettre les obligations de nos élus dans le sens inverse, ce serait avouer que nous sommes passé d’un parti de gens de convictions à un parti de fonctionnaires de l’élection.

 

Dès lors que le Front National ne leur semble plus être suffisamment en ligne avec leurs idées et les idées préconisées au moment de l’élection, il est logique qu’ils restent d’abord fidèles à « leur » cause nationale et à leurs engagement électoraux.

 

Leur analyse est-elle juste ? La doctrine politique, le programme de gouvernement du Front National et son fonctionnement sont-il aujourd’hui moralement fidèles à ses engagements fondateurs et politiquement efficaces ? Sur quoi peut se faire le consensus interne qui évitera que l’hémorragie ne continue et permettra d’espérer le retour du Front des années de succès ? C’est de cela que les cadres résiduels du Front National devraient être amenés ou autorisés à débattre au plus vite par leur direction nationale. Avant que la crise ne soit dans sa phase terminale.

 

 

27.11.2008

Bruno Gollnisch : des propos qui ne peuvent en rester là

Voici la réponse donnée par Bruno Gollnisch à un question posée par un journaliste du Progrès de Lyon suite à la réunion du Bureau Politique du Front National de lundi dernier : 

 

Pourquoi avez-vous proposé votre démission de vice-président du FN, refusée par Le Pen ?

 

BG : "Il y a des candidatures dissidentes aux européennes de la part de Carl Lang et Jean-Claude Martinez. Je les déplore mais il m’est difficile de condamner ces camarades vu le contexte dans lequel elles s’inscrivent. J’ai essayé de rapprocher les deux parties sans y parvenir. C’est un échec. J’en est tiré les conclusions en proposant ma démission. En outre, j’ai une analyse politique qui ne me paraît pas entièrement partagée par Jean-Marie et Marine Le Pen."

 

 

Qui peut prétendre encore que la crise actuelle que connait notre mouvement ne vient pas de désaccords sur le fond au plus haut niveau de nos instances dirigeantes ? Désaccords qui n'ont jamais été débattus. Il est vital et urgent que le Front National se refonde rapidement sur ses principes et valeurs essentielles et éternelles.