25.11.2006

Présidentielle : à propos des 500 signatures

De qui vous moquez-vous, Monsieur le Premier Ministre ?

Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN :


Lors d’un déplacement à Breuches les Luxeuil, le 10 novembre dernier, vous avez vous-même déclaré, à propos des parrainages de maires de Le Pen : « Je suis attaché à ce que la diversité de l’élection présidentielle soit préservée et que ceux qui sont soutenus par une partie du peuple français puissent trouver les moyens de s’exprimer ».

Vous croyant sincère, je vous ai donc demandé par lettre de supprimer le principal obstacle à cet objectif démocratique louable, qui est la publication du nom des parrains des candidats, ce que vous pouvez faire, car vous en avez à la fois le pouvoir et le temps.

Vous osez me répondre que vous ne voyez « pas de raison aujourd’hui, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu ».

Cela revient à dire que vous ne voulez pas faire une chose qui vous semble absolument nécessaire et que vous pourriez faire très facilement.

De qui vous moquez-vous, Monsieur le Premier Ministre ? De Le Pen ou du peuple français ?

05.08.2006

Lettre de Jean-Marie Le Pen au Premier Ministre

St-Cloud, le 28 juillet 2006

Monsieur le Premier Ministre,

C’est tout à fait abusivement que vous avez fait état de " large consensus " et " d’union nationale " relativement à la politique de votre gouvernement au Proche Orient en évoquant la réunion que vous avez convoquée des partis de la majorité et de l’opposition parlementaire.

Vous n’aviez pas jugé utile d’inviter le Front National qui, représentant pourtant des millions d’électeurs français, n’a pas un seul député à l’Assemblée mais qui dispose, cependant, au Parlement Européen de sept députés français.

Cette attitude, contraire aux règles les plus élémentaires de la démocratie et du bon sens, choque beaucoup de nos compatriotes, de plus en plus nombreux à nous rejoindre dans une opposition au " Système " politicien dont vous êtes, volens nolens, avec le Président de la République, la personnification.

Les responsables politiques des partis de l’Assemblée " Nationale " représentent moins de la moitié des électeurs français, celle-ci, de ce fait, manque de légitimité. Vous aurez l’occasion de vous en rendre compte aux prochaines élections, car si votre discrimination outrage les citoyens français, elle nous honore et nous conforte.

Les princes de droite et de gauche qui nous gouvernent depuis trois décennies n’ont cessé de modifier les systèmes électoraux pour essayer de maintenir dans leurs postes et leurs prébendes, les représentants de la République des Partis, que condamnait le Général de Gaulle, dont vous vous réclamez abusivement.

Cette République oligarchique et bananière a conduit le pays à sa ruine démographique, économique, sociale, culturelle et morale. Le temps est proche où elle devra abdiquer avant que le peuple ne l’y contraigne.

Comme l’âne de Buridan, vous êtes aujourd’hui incapable de choisir entre Israël et le Liban, bien que vous déclariez ami de toujours de ce malheureux pays, auquel vous n’offrez que des couloirs humanitaires et l’exode de nos ressortissants.

Impuissance, verbiage, hypocrisie semblent être les fondements de l’action internationale, d’une France, dépouillée de sa souveraineté.

Recevez, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments d’affliction.

Jean-Marie LE PEN