09.12.2008
Plan d'urgence régional : le trompe l'oeil démagogique de M. Le Vern
Communiqué du Groupe Front National du Conseil Régional de Haute Normandie
Ce lundi en séance plénière, le groupe Front National du Conseil Régional de Haute-Normandie s’est abstenu de soutenir le plan d’urgence proposé par l’exécutif en place, alors que 50 jours auparavant il en avait lui-même fait naître l’idée et souligné la nécessité
Sa position s’explique par l’inadaptation des dispositifs proposés qui ne relèvent malheureusement pas de l’urgence. A l’heure ou le gouvernement américain va prêter près de 25 milliards de dollars de trésorerie relais à ses trois grands manufacturiers automobiles, M. Le Vern nous propose de financer des programmes de recherche pour 2011 ou 2012, soumettant, de plus, la participation de la Région à des critères d’éco-conditionnalité, et se contente pour l’essentiel d’accélérer des programmes de travaux, ce qui ne résoudra en rien le trou d’air financier que ressentent déjà de nombreuses PME et TPE régionales.
Ayant rappelé dès le début du débat de politique générale que la crise actuelle du secteur de la construction automobile ne fait qu’amplifier un phénomène de déclin orchestré par la politique mondialiste des gouvernements français depuis 40 ans, le groupe Front National a exprimé sa compréhension et sa solidarité envers les salariés Hauts Normands de ce secteur.
Il a enfin regretté à l’issue du débat budgétaire que la nécessite urgente de soutenir le pouvoir d’achat de nos concitoyens n’ait pas conduit l’exécutif régional à supprimer dès le premier janvier 2009 la quote-part régionale de la Taxe sur les produits pétroliers (TIPP) et divisé par deux la taxe sur les cartes grises qui s’élève dans notre région à 34 euros par cheval fiscal. Initiatives par ailleurs propres à aider à la relance du secteur automobile.
22:28 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plan d'urgence, renault, crise financière, économique, automobile, tipp, carte grise
08.12.2008
Crise économique : pour un plan d'urgence régional qui traite l'urgence
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie
Débat de politique générale
Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le président, mes chers collègues
Le 20 octobre dernier, nous abordions durant ce débat de politique générale la question de la crise financière et économique qui glace l’économie planétaire en soulignant les risques qu’elle faisait peser sur les besoins courts termes de financement des entreprises de notre région, et en particulier des plus petites.
Nous vous disions alors qu’il nous semblait urgent d’imaginer un dispositif permettant conjoncturellement de soutenir le tissu de PME de notre région. Un dispositif d’aide au financement court et moyen terme sous forme d’avances remboursables ou sous forme de cautionnements auprès des banques.
Nous souhaitions que le principe de telles aides soit voté alors par notre assemblée confiant à la commission permanente le soin d’en finaliser les termes exacts, afin d’envoyer ainsi un signe fort et encourageant à l’économie régionale et à l’ensemble de ses acteurs pour la sauvegarde de nos entreprises et de nos emplois.
Comme à l’habitude, notre proposition resta lettre morte. Jusqu’à la semaine dernière ou vous avez annoncé par voie de presse et devant nos collègues du CESR « la préparation d’un plan d’urgence régional », vous fondant sur nos observations concernant tout autant les risques encourus par l’emploi régional que les moyens de financement inemployés de notre institution.
Dommage donc que vous ayez perdu 50 jours depuis notre initiative, mais dommage surtout que votre plan ne soit pas un véritable plan d’urgence.
En effet, l’urgence ne consiste pas principalement à financer des projets déjà concernés par les dispositifs existants ou à accélérer la réalisation de programmes anciens.
Elle ne consiste pas à soutenir d’abord des programme de recherche long terme pour des secteurs économiques sacrifiés au dieu mondialiste, par l’ouverture de nos frontières à la concurrence des pays socialement sous développés.
En 2006, le BIPE (bureau d’information et de prévisions économiques) et le CEREQ (Centre d’étude et de recherche sur les qualifications) évaluaient entre 3600 et 6400 le nombre d’emplois que perdrait chaque année la filière automobile en France entre 2003 et 2015.
Votre programme concernant l’industrie automobile n’a donc rien d’un plan de sauvegarde d’une industrie mise à mal par la crise financière. Cette crise, la crise pétrolière récente, la mise en place précipitée de l’éco taxe et l’échec commercial de la Laguna ne sont, en Normandie, que des accélérateurs d’une disparition structurelle programmée par la politique économique libre échangiste menée depuis 30 ans dans notre pays.
Non, l’urgence concerne la ligne de trésorerie d’entreprises moyennes et petites qui peut, du jour au lendemain, être mise à mal par un impayé ou un retard de paiement. Une entreprise en très bonne santé structurelle peut en effet être victime de cette mort subite contre laquelle les banques ne sont plus en mesure de la protéger.
Quelques grandes PME nationales ou régionales ont déjà, en France, été victimes de ce phénomène : le voyagiste Wasteels, les Moteurs Baudoin, le constructeur de semi-remorques Lamberet, le premier groupe français d'ameublement, Cauval Industries, qui exploite les marques Dunlopillo, Treca ou Nordica. Tous en cessation de paiement du fait du non-renouvellement d'une ligne de crédit, avec des comptes pourtant structurellement sains, des carnets de commandes normaux, une activité bonne. Ces quelques entreprises dont on parle en raison de leur notoriété, en cachent de nombreuses, plus petites ou moins connues pourtant victimes du même péril.
C’est pourquoi nous insistons, Monsieur le Président, pour que votre plan soit véritablement un plan d’urgence de sauvegarde des entreprises et des emplois faisant une place prépondérante au soutien conjoncturel des trésoreries des PME Normandes. Sinon il ne serait encore, comme beaucoup de vos initiatives, qu’une inutile opération de communication.
Je vous remercie
16:09 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, crise économique, emploi, faillites, plan de soutien, urgence, front national
20.11.2008
L’illusionniste du fonds d’investissement
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Le fonds souverain à la française annoncé à grands coups de trompe le 23 octobre, baptisé « fonds stratégique d’investissement » sera doté de 20 milliards d’euros « directement mis au service de l’économie réelle », déclare le président de la République.
Les citoyens se demandent sans doute où Nicolas Sarkozy peut trouver tout cet argent. Qu’ils se souviennent que M. Sarkozy est un écureuil qui tourne en rond dans sa cage.
En fait, il s’agit pour l’essentiel des participations que détient la Caisse des dépôts dans les grandes entreprises. Et le fonds est, naturellement, présidé par le directeur de la Caisse des dépôts.
Car la définition même de la Caisse des dépôts, comme je le soulignais le 23 octobre, est d’être le fonds souverain à la française. Et l’une de ses missions est précisément de répondre aux urgences de l’économie réelle.
De la grande annonce de M. Sarkozy il ne reste qu’un coup de pouce de l’Etat à la Caisse des dépôts, d’environ 3 milliards d’euros, financés par une nouvelle dette…
17:29 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, crise financiere, aide aux entreprises, fonds souverain, le pen
11.10.2008
Crise financière : lettre de Marine Le Pen à la justice
Paris, le 10 octobre 2008
Monsieur Jean-Claude MARIN
Procureur de la République
Près le T.G.I. de Paris
4, boulevard du Palais
75001 PARIS
Monsieur le Procureur de la République,
La débâcle financière en cours ne doit troubler en rien le cours de la Justice.
Cependant, durant ces dernières semaines, les médias, reprenant en cela les affirmations des marchés et l’aveu même de certains dirigeants économiques, ont semblé établir la perpétration par fait non prescrit, des infractions pénales suivantes, prévues et réprimées, soit par le Code Pénal, soit par le Code de Commerce, soit par le Code monétaire et financier, à savoir :
- diffusions fausses ou trompeuses sur la situation d’un émetteur ou d’instruments financiers sur les marchés réglementés ;
- présentation volontaire de comptes sociaux inexacts, par comptabilisation d’actifs fictifs, inexactitudes d’évaluation, insuffisance ou omission de provisions ;
- abus de confiance et escroquerie à titre individuel ou en bandes organisées ;
- recel et complicités dans ces divers délits ;
- perpétration aggravée de ces infractions par des personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ayant agi dans l’exercice de leur fonction.
Je souhaiterais savoir si ces infractions, désormais flagrantes, ont abouti à des citations directes devant les Tribunaux correctionnels, ou ont motivé de votre part l’ouverture d’une information judiciaire contre X ou contre personnes dénommées.
Dans la mesure où certains membres du Gouvernement se seraient rendus coupables, coauteurs ou complices de certains de ces délits précités, dont entre autres la diffusion de fausses informations relatives aux marchés réglementés, je souhaiterais également savoir si vous avez transmis, par la voie hiérarchique, vos réquisitions au Procureur général près la Cour de Cassation en vue d’une saisine de la Cour de Justice de la République.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.
Marine Le Pen
13:19 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, infraction, abus de confiance, escroquerie, justice, poursuites, le pen



