08.11.2006

Afghanistan : que nous cache-t-on ?

Communiqué du Cercle National des Combattants

Les dirigeants du Cercle National des Combattants, réunis en urgence, tiennent à faire savoir qu’ils exigent que le Gouvernement, et en tout premier lieu la Ministre de la Défense, fassent connaître la vérité sur le sort qui aurait été réservé par les Talibans à des soldats Français de nos forces spéciales en Afghanistan.

Est-il vrai, oui ou non, que plusieurs de nos commandos ayant été fait prisonniers ont été pendus vivants et éventrés ?

Comment, si cette information, de provenance anglaise est vraie, notre gouvernement peut-il n’avoir rien à déclarer ?

D’où vient que la totalité des médias observe un silence absolue sur ce crime impardonnable ?

Tous les anciens combattants français attendent une réponse rapide et demandent si ces crimes s’avèrent réels ce qui est prévu comme représailles contre ces assassins et leurs chefs ?

Roger Holeindre

28.09.2006

Indigènes ?... Français d'abord.

Le Front National de l’Eure se réjouit et s’honore du fait que le Président de la République ait décidé la revalorisation du montant des pensions de guerre des combattants français Indigènes de l’Armée d’Afrique. M. Chirac répond enfin en cela à une demande formulée dès 1986 par le groupe des députés du Front National à l’Assemblé Nationale et à la demande récurrente du vice-président du Front National Roger Holeindre, par ailleurs Président du Cercle National de Combattants.

 

Le Front National regrette toutefois que Monsieur Chirac ait attendu, pour rendre cette justice, la diffusion d’un film mensonger, propre à semer la discorde, là où n’existe que la fraternité d’armes à jamais scellée sous le feu ennemi.

 

Il rappelle également que la « cristallisation » des pensions de guerre des soldats africains ne relevait pas d’une initiative française, mais a été demandée par les gouvernements des pays concernés lors de la proclamation de leur indépendance.

 

Ne dissociant pas le devoir de vérité du devoir de mémoire, il constate que les injustes accusations portées par les porte-parole du film « Indigènes » révèlent un profond désintérêt pour ce qui touche à l’histoire de notre pays.

Non, ces combattants de la France, tirailleurs algériens, tunisiens, marocains, spahis, goumiers, zouaves, turcos, méharistes n’ont pas été interdits (sic) de défilés mais en furent des années durant les vedettes, et ce dès la libération, ce dont témoignent tous les livres d’histoire militaire.

Non, ils n’étaient pas systématiquement envoyés en première ligne ce qui aurait été une absurdité, leurs régiments étant tout simplement engagés selon les règles de la doctrine militaire en vigueur dans les armées de la libération.

Non, les tirailleurs algériens et marocains n’étaient pas des «Arabes» comme l’ânonnent les acteurs du film, mais majoritairement des Berbères.

Non, ils n’ont pas été mobilisés, mais, de 42 à 45, étaient tous volontaires, ce qui n’en est que plus méritoire, soit 173 000 hommes engagés aux côtés de 168 000 européens d’Afrique du Nord dans un même amour pour la mère patrie.  

Non, le prétendu oubli de leur gloire n’a rien à voir avec une quelconque discrimination imputable à la France et aux Français. Il a été voulu et organisé par la subversion communiste sévissant durant et après les guerres civiles d’indépendance.  L’engagement d’un indigène dans l’armée française devant aux yeux des rebelles être considéré comme une haute trahison justifiant les crimes les plus horribles, dont seront victimes des dizaines de millier de harkis et de supplétifs indochinois.

Cette reconnaissance de la Patrie à ses combattants, matérialisée de nouveau par la décision du Président de la République, est donc une grande victoire des  défenseurs de la Nation et du souvenir de l’Empire français. Mais notre mémoire n’est en rien sélective. Aux combattants de 39-45, nous associons tous les autres. En particuliers les soldats des guerres civiles d'indépendance engagés aux cotés des métropolitains et européens d'Afrique et les 150.000 Algériens, 40.000 Tunisiens, 14.000 Marocains, 43.000 Indochinois, 34.000 Malgaches et 135.000 Africains noirs de la VIème armée engagés à partir de 1917 sur le Chemin des Dames d’où 100 000 ne sont jamais revenus. Gloire leur en soit à jamais rendue.

 

Bernard Touchagues