18.12.2007

Environnement : vive l'écologie naturelle !

Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007

Budget 2008 - Environnement - Intervention du Front National

Monsieur le Président,

Vous écrivez, je cite, " quelques rares exceptions mises à part, un réel consensus semble aujourd’hui atteint sur l’urgence d’agir pour préserver notre environnement ".

Nous espérons que vous ne nous comptez pas dans ces rares exceptions, car si nous refusons, nous aussi, mesures scientifiques et experts climatologues à l’appui, le bourrage de crane planétaire et totalitaire que constituent les campagnes de mobilisation contre le réchauffement climatique, nous sommes certainement parmi les plus respectueux d’une nature qui comporte pour nous un caractère fondamentalement vital si ce n’est sacré.

L’évolution naturelle et harmonieuse de notre cadre de vie est donc une de nos préoccupations majeures, sans qu’il nous soit besoin de faux catastrophisme et de mots d’ordres internationalistes. Nous avons naturellement le souci de préserver la pureté de l’air, d’économiser l’eau pure, de ne consommer que l’énergie nécessaire à notre confort, de cultiver harmonieusement le jardin planétaire qui nous est confié.

Nous nous abstiendrons donc sur les rapports de cette fonction, considérant souvent, d’une part, l’utilité des propositions qui nous sont faites, mais aussi, d’autre part, l’arbitraire et l’idéologie qui les motivent, ce qui les conduit trop souvent à être abordées avec excès et parfois dans un esprit par trop liberticide.

23.10.2007

Contre le mondialisme pollueur, le néo protectionnisme salvateur

Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007

Plan Climat Energie - Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Dépourvu depuis de longues années de tout projet d’envergure pour notre demie région et repoussant autant que possible son indispensable réunification avec la Normandie dite " basse " comme nous l’avons vu tout au long de cette matinée, vous nous donnez, à travers ce " plan climat énergie ", l’impression d’avoir enfin trouvé un os à ronger pour donner un peu de sens à votre mandat.

La voracité avec laquelle, dans vos " pistes d’évolution de l’action régionale ", vous vous appliquez à dénicher dans chaque facette de la vie de nos compatriotes, la moindre trace de dépense énergétique ou de production de CO2 avec laquelle nourrir votre appétit d’intervenir, de réglementer, de régenter, de décourager, de pénaliser ou d’interdire est effrayante.

Vous apparaissez comme un véritable Pac Man de la dépense énergétique et de l’émission de CO2 et je me demande même dans quelle mesure la consommation de calorie et l’émission de vapeur d’eau et de gaz carbonique que provoque inéluctablement mon intervention actuelle ne vas pas demain vous donner un nouveau motif, d’intérêt, il va de soi planétaire, de retirer démocratiquement à votre opposition l’usage d’une parole dont vous ne tenez, tout aussi démocratiquement, jamais compte.

Mais pour vous éviter de nous faire un nouveau mauvais procès d’intention, avant de critiquer le programme que vous nous soumettez aujourd’hui je voudrais vous rassurer sur nos meilleurs sentiments et nos meilleures intentions vis à vis de la nature qui est bien plus que l’environnement. Ecologiste, le courant de pensées, que nous représentons l’était avant que le mot existe.

 Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que les générations dont nous héritons et que nous prolongeons n’ont pas attendu vos mots d’ordre pour apprendre à leurs enfants à éteindre la lumière quand il quittent une pièce, à ne pas jeter au sol les papiers des confiseries qu’ils consomment, à ne pas laisser couler l’eau inutilement quand il se lavent les mains. Il a fallu l’action conjuguée du mouvement prétendument libertaire de 68 et du consumérisme matérialiste et capitaliste pour que cette sagesse et ce respect de la générosité de la nature et du travail de l’autre soient ramenée au rang de comportement ringard et bien souvent ridiculisés par de soi-disant éducateurs.

Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que nous n’avons cessé de considérer, nous, que la terre est notre indispensable nourricière, que la pérennité de ses pâturages et de ses labourages est la garante de notre existence et de notre prospérité, et que l’exploiter, c’est d’abord la comprendre et la respecter, comme en témoignent tous ces paysages français détruits depuis cinquante ans par le productivisme auquel nous conduit le libre échangisme euro-mondialiste. Nous étions pour que nos campagnes conservent leurs haies, leurs fossés, leurs mares et leur paysans bien avant que vous nous proposiez de subventionner leur rétablissement. Pour certains des nôtres, ce respect conserve même le caractère spirituel du respect et de la vénération dus à la création divine.

Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que nous sommes contre toute forme de déracinement, qu’il soit physique ou spirituel, qu’il concerne les espèces végétales, les créatures animales ou les peuples de l’humanité. Nous sommes pour la préservation de toute forme de biodiversité, d’identité et de spiritualité dès lors qu’elles ne sont pas contraires au développement de la vie et avant tout à celle du genre humain.

Nous ne somme pas écologistes par idéologie, nous ne le somme pas par fanatisme, par illuminisme ou par soumission à des mots d’ordres de pouvoirs planétaires autoproclamés, qu’ils soit ONU, Green Peace, Nobel, ou autre big brother, nous le sommes tout simplement parce que nos pères et nous mêmes sommes depuis bien longtemps éclairés sur la véritable nature de notre état d’humanité.

Ceci étant dit, monsieur le président, mes chers collègues, la première erreur de votre plan climat énergie, c’est précisément qu’il est motivé par un constat que vous érigez en acte de foi alors que l’existence même du réchauffement climatique et ses causes relèvent d’une discussion scientifique dont les conclusions sont loin de faire à ce jour l’unanimité.

Je sais que les 61 universitaires de renom international, dont plusieurs démissionnaire du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui contredisent les conclusions de cette officine de l’ONU n’ont nulle part voix au chapitre.

Mais lorsqu’il déclarent que " les preuves expérimentales ne soutiennent pas les modèles climatologiques actuels ", et qu’ " il y a donc peu de raisons de faire confiance aux prévisions de ce modèle " comme le fait le GIEC, cela mérite étude.

Lorsqu’un tribunal anglais, jugeant d’une plainte formulée par un directeur d’école auquel le gouvernement britannique demandait de projeter aux élèves de son établissement le film du dernier prix nobel de la paix énumère dans son délibéré 11 erreurs majeures répertoriées dans le film d’Al Gore, on a le devoir de se demander si nous ne sommes pas d’abord victime d’une opération de propagande émotionnelle, d’une manipulation et d’un conditionnement des esprits jouant sur les peurs, plutôt que d’une volonté d’informer objectivement les populations.

Permettez moi de ne vous mentionner qu’une seule de ces erreurs ; celle selon laquelle les données des carottes glaciaires prouveraient que l’augmentation de CO2 entraîne une hausse des températures. Or les carottes glaciaires prouvent le contraire : c’est la hausse des températures qui est suivie d’une augmentation du CO2, ceci constituant une donnée scientifique indiscutable qui à elle seule met par terre le dogme du réchauffement climatique dû à l’activité humaine.

Nous ne pouvons donc Monsieur le Président, Mes chers collègues, accepter la mise en place du carcan écologiste que vous nous proposez dans tous les compartiments de la vie de nos concitoyens sans plus de certitudes dans le fondement d’une telle décision.

Nous ne pouvons l’accepter avec le zèle que vous y mettez avec des espoirs de productivité écologique aussi faibles que ceux dont nous instruisent de nouveaux les scientifiques.

En effet, si réchauffement climatique il y avait en raison de l’émission de gaz à effet de serre provenant de notre sol, il serait utile d’informer également nos concitoyens du fait que les dits gaz sont à 95 % de la vapeur d’eau et à 3.62 % du dioxyde de carbone parmi lesquels, 0.28 % du CO2 d’origine anthropique.

Voilà donc ce pour quoi vous nous demandez des efforts, notamment financiers, considérables et vous comptez entraver d’une façon inacceptable la vie de nos concitoyens : agir ultra marginalement sur une part négligeable de ce que vous pensez être à l’origine d’un réchauffement climatique dont le caractère réel ou atypique dans l’histoire de notre planète multi-milliardaire en année lumières reste encore à démontrer.

On peut se poser deux questions ? A qui cela profite-t-il ? et à qui cela nuit-il ?

Cela profite bien évidemment à tous les acteurs de l’éco-business dont vous vous montrez un complice zélé. Le capitalisme apatride, donc mondialiste, cela se sait depuis longtemps, monsieur le Président, mes chers collègue, pratique excellemment le judo. Peu lui importe la nature des mouvements politiques et sociétaux de notre planète même s’ils contredisent ses intérêts existants. Nulle nécessité pour lui de dépenser son énergie à leur résister. Depuis bien longtemps le capitalisme mondial a appris à accompagner, à encourager, à accélérer ces mouvements pour en tirer des profits plus grands encore que ceux qu’il tirait de ses activité d’hier.

Ce n’est pas un hasard si les places boursières sont aujourd’hui si généreuses pour les géants de l’énergie qui dans le monde entier fusionnent, se restructurent, se diversifient, et investissent largement dans les énergies renouvelables. L’eau, l’assainissement, la gestion des déchets sont des secteurs qui ont déjà connu ces mouvements et dont je vous conseille de suivre l’évolution des cours et des profits.

Monsieur le Président, les subventions que vous voulez offrir de plus en plus généreusement à tous les clients de ces entreprises ou de leurs filiales actuelles ou futures seront demain autant d’impôts que vous lèverez et collecterez auprès des hauts normands, automobilistes ou petits propriétaires fonciers, pour les remettre ainsi directement dans les caisses du capitalisme international. Certains imaginent que la soudaine passion de M. Al Gore pour l’écologie n’est pas étrangère à cette dimension économique du phénomène, la motivation de l’un des rares sénateurs démocrates à avoir voté en 1990 pour une guerre du Golfe ou furent utilisées à grande échelle des munitions à uranium appauvri leur semble en effet suspecte.

Monsieur le Président, nous ne souhaitons pas, au détriment des habitants et des contribuables hauts normands être complice de cet éco-business construit sur les peurs irrationnelles que nous évoquions précédemment ; et surtout pas avec le zèle que vous mettez à polluer chacune des politiques de notre région d’un ultra interventionnisme écologiste.

Juste un exemple pour bien nous faire comprendre : Au nombre des pistes d’évolution de l’action régionale que vous nous soumettez, au chapitre fonctionnement de la politique sportive, nous lisons sous le titre " manifestations " la proposition suivante : " engager une réflexion sur la multiplication des manifestations et ses conséquences sur la problématique climat-énergie (notamment en termes de déplacement individuels). La région soutient chaque année environ 180 manifestations sportives, du niveau régional au niveau international. Il pourrait être arrêté que les épreuves internationales retenues seraient les seules épreuves de référence : championnat d’Europe, championnat du Monde de la discipline, et ainsi ne plus contribuer à la multiplication des coupes européennes ou autres rencontres dites internationales. "

En lisant cela, Monsieur le Président, on commence à comprendre avec effroi que le temps des éco-taliban n’est plus très loin. Après les usines, leurs patrons et leurs ouvriers, après les automobilistes, les agriculteurs, les pêcheurs et autres chasseurs, nous n’imaginions pas que vous nous donneriez un jour les sportifs comme boucs émissaires du prétendu réchauffement climatique.

Laissez moi deviner ce que nous allons lire dans quelques mois, dans les secondes déclinaisons opérationnelles que vous allez nous soumettre ! je cite avant l’heure en quelques sortes ! " Engager une réflexion sur l’accroissement de production de CO2 engendrée par l’accélération du rythme cardiaque lié à la pratique sportive. La région soutient aujourd’hui tous les types de pratiques sportives. Il pourrait être arrêté que seules les sportifs pratiquant l’apnée en eaux profondes bénéficient à l’avenir de subventions régionales ! ". Ceci est à peine de la fiction ! nous sommes en plein délire éco totalitaire !

Mais monsieur le Président, mes chers collègues, si vraiment vous croyez qu’il faut réduire les déplacements sur notre planète pour lutter contre un réchauffement climatique, nous sommes prêts à vous apporter l’entier soutien de notre groupe, à condition que vous vous en preniez à l’essentiel. Nous vous proposons d’échanger quelques milliers de kilomètres couverts par quelques centaines de sportifs contre des milliards de kilomètres couverts par des milliards de tonnes de marchandises.

Rien n’engendre en effet plus de déplacements pollueurs et superflus que le commerce mondial organisé et exacerbé par un ultra libéralisme économique devenu planétaire.

Nous ne pouvons pas croire une seconde que cela ne vous soit venu à l’esprit. Que rien n’en soit dit dans ce modeste hémicycle, mais plus encore dans aucun des media traitant du sujet du climat, ne peut que conforter les soupçons qui sont les nôtres s’agissant de la collusion existant entre le capitalisme apatride et mondialiste et les grands défenseurs auto proclamés du climat planétaire.

C’est le mondialisme qui pollue notre planète, c’est lui le fait anti-écologique par excellence, dans toutes les dimensions que j’évoquais au début de mon intervention. Le néo-protectionnisme que nous préconisons est la mesure la plus écologique qui soit par rapport aux objectifs que vous prétendez poursuivre. Permettez moi de ne pas croire à la sincérité de votre engagement en faveur de notre environnement si vous ne souscrivez pas à ce constat d’évidence et n’en tirez pas les conclusions politiques qui s’imposent.

Et puisque vous nous proposez en introduction de vos mesures de " quantifier pour agir, affirmant que rendre plus lisible l’enjeux de l’effet de serre passe par la réalisation d’un bilan carbone régional " nous vous faisons une proposition très concrète.

Celle de demander dans le cadre de tous les appels d’offres de notre institution la production d’un bilan carbone des matériaux et matériels utilisés ou fournis par les répondants. Chaque entreprise devant indiquer l’origine de ces matériels et matériaux ou de leurs composants le cas échéant, la distance qu’ils ont parcouru jusqu’à leur usage de destination et leur moyens d’acheminement. L’ensemble de ces éléments permettant de dresser un bilan carbone de l’approvisionnement du marché, bilan considéré comme essentiel dans son attribution.

En plus de mettre fin à des transports inutiles et pollueurs, une telle disposition aura pour effet de donner plus de force aux réponses des entreprises locales, ayant recours à des ressources locales. Son bénéfice collatéral sera donc de dynamiser l’économie régionale, voire de susciter la renaissance de certains secteurs anéantis par le mondialisme, et de lutter efficacement contre le chômage au profit de tous les normands.

Nous ne pourrions comprendre qu’une telle chance, si noblement justifiée, ne soit pas donnée aux habitants de notre région.

Je vous remercie

30.09.2007

Il n'y a pas plus écologique que le Néo Protectionnisme

Intervention de Bernard Touchagues

Débat sur le Plan Climat Energie

Assemblée Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 25 juin 2007

Quelques mots pour souligner le fait que la question de la lutte contre le réchauffement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre nous semble passer à côté d'une problématique fondamentale. J'entendais tout à l'heure le rapporteur poser la question : "faisons-nous le maximum en la matière ?"

De toute évidence non. Nous avons en effet le sentiment que nous sommes tout près de trouver un domaine d'action certainement efficace dans le rapport qui nous est soumis, notamment lorsque l'on aborde la question du logement et des bâtiments tertiaires puisqu'une des pistes d'action envisageable signalée dans ce dossier est d'étudier le potentiel local de production d'éco-matériel.

Nous posons une question toute simple : pourquoi limiter cette étude aux éco-matériaux ? Pourquoi ne pas l'étendre à l'ensemble des productions industrielles et agricoles dont notre région peut être l'origine ? Nous avons, nous, l'intime conviction que fabriquer un jouet en bois en Normandie présente un bilan écologique nettement supérieur à celui d'un jouet en bois identique fabriqué en Extrême-Orient et importé chez nous, en utilisant des moyens de transport dont je vous laisse le choix.

Par cette intervention, je voulais simplement vous sensibiliser au fait que ce que nous appelons le néo-protectionnisme, qui aurait l’avantage sur un plan économique et social, de sauvegarder nos emplois, est aussi une mesure de sauvegarde écologique.

J’invite le groupe des verts , puisque l’écologie est leur thème de prédilection, à réfléchir à cette remarque de bon sens.

Je vous remercie

Si réchauffement de la planète il y a, c’est d’abord au mondialisme économique, qui multiplie les déplacements de milliards de tonnes de biens matériels sur des milliards de kilomètres chaque année, que nous le devons. Ceci alors que la plupart de ces biens pourraient d’abord faire l’objet de productions locales.

On ne peut aujourd’hui être sincèrement écologiste si l’on n’est pas d’abord néo-protectionniste.

Il est étonnant que tous ceux qui nous font la morale pour nous inviter à remplacer notre quatre cylindre par une bicyclette n’aient pas encore eu l’idée de mettre en lumière cette évidence. Vous avez dit éco-business ?

BT.