13.12.2007
hypocrisie socialiste
Le 10 octobre, journée dite "des droits de l'homme", à l'heure ou les élus socialistes exprimaient leur indignation sur la réception de Monsieur Kadhafi en France, Monsieur Le Vern, président socialiste de la région Haute Normandie se montra fort irrité de l’intervention du Front National au sujet de l’un des chapitres du budget 2008 qu’il soumettait à l’assemblée plénière
Il menaça de couper le micro à son auteur, Bernard Touchagues, Président du Groupe, s’il récidivait avec des propos de même nature, au prétexte fallacieux que ceux-ci n’auraient eu aucun rapport avec la discussion budgétaire !
Monsieur le Président n’aime pas qu’on lui présente dans un miroir le visage de son hypocrisie…
Monsieur le Président,
Vous nous demandez de prévoir un budget pour la production et la diffusion d’un support d’information spécifique concernant la participation du collectif olympique aux Jeux Olympiques de Pékin.
Ancien sportif amateur et toujours amateur de sport, toujours plus admiratif des sacrifices et des exploits de nos sportifs de haut niveau pour repousser plus loin les limites de la performance physique et psychique, je comprends l’importance que revêt pour un sportif la chance exceptionnelle de participer à la compétition reine des compétitions.
Mais cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix :
Après la célébration des Jeux Olympiques à Moscou en 1980 dans l’URSS de Lénine, Trotsky et Staline qui instaurèrent en 1917 le plus grand système d’extermination jamais conçu et futur modèle du nazisme, leur organisation à Pékin en 2008 relève, en effet, du même mépris pour les victimes par dizaines de millions, de 1949 à nos jours, de l’enfer rouge chinois.
L’organisation des Jeux Olympiques à Moscou ne fut pour rien dans l’effondrement et la mutation du régime soviétique. Bien au contraire, ils constituèrent comme ceux de Berlin en 1936 une arme de propagande et une source de devises pour le régime qui était affaibli en profondeur par son total échec économique et social.
Leur contestation fut en revanche très bénéfique pour les résistants de la liberté. Il doit en être de même pour la Chine.
L’abomination communiste en Chine ne relève hélas pas du passé. Le laogaï, immense système des milliers de camps de travail et prisons-usines pour fabriquer des produits au coût de main d’oeuvre dérisoire ne cesse de se développer, favorisant une exportation à bas prix. Le Tibet a perdu son identité. Le peuple chinois dans son immense majorité demeure esclave et miséreux, voué aux décisions les plus démentes d’une planification humainement et écologiquement désastreuse. Ainsi, les conséquences de la folie du barrage des Trois Gorges sur le Yangtsé sont incalculables.
Nous nous devons d’exiger de la part du régime chinois, pour le bien de son peuple et la défense de nos idéaux, la liberté politique, la liberté religieuse, la liberté pour le Tibet qui passe par l’abandon de l’idéologie et du culte maoïste, la reconnaissance de la monstruosité du passé communiste et la repentance officielle des crimes du parti.
Même si la croissance économique chinoise représente un enjeu tout particulier pour notre région, même si encore une fois, la participation aux jeux olympiques est un moment irremplaçable dans la vie d’un sportif, je ne puis imaginer que vous acceptiez, à l’instar de notre président de la république, de servir la soupe à ce régime totalitaire en laissant mourir en silence ses millions de victimes.
Je ne vous demande pas d’adhérer au comité qui s’oppose à l’organisation des Jeux Olympiques au pays du laogaï, mais je vous demande au moins de bien vouloir prévoir deux choses dans ce budget 2008 :
Que le support d’information spécifique concernant la participation du collectif olympique aux J.O. de Pékin évoque très largement les politique condamnables du régime chinois en ce qui concerne les droits de l’homme, les droits sociaux et le respect de l’environnement
Que notre institution organise, ou pour le moins, soutienne fortement dans notre région, l’organisation de colloques donnant la parole aux opposants chinois en exil et à leur représentants afin d’informer notre population sur ce qu’est la triste réalité politique de ce pays.
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09.07.2007
Le retour au protectionnisme est inéluctable
Faut-il augmenter les barrières douanières ? Interview de Jean-Luc Gréau, économiste.
Par Grégoire Biseau, Libération du lundi 9 juillet 2007
Etrangement, c’est à la fois la question du débat économique la plus sulfureuse et la moins débattue : faut-il oui ou non recourir à des mesures protectionnistes pour mieux encadrer le commerce mondial ? Tentative d’explication avec l’économiste Jean-Luc Gréau.
Vous êtes un des rares économistes à remettre en cause les effets du libre-échange. Pourquoi ce débat semble aujourd’hui tabou ? Deux raisons expliquent qu’aujourd’hui la contestation du libre-échangisme est devenue une question interdite. Il y a d’abord de la part des hommes politiques une vraie peur de se faire taxer d’extrémisme. Car, aujourd’hui, le Front National et une partie de l’extrême gauche sont les seuls partis qui se déclarent ouvertement opposés à ce système. Ensuite, il y a une pression constante du monde des affaires, et plus encore du secteur financier, à présenter ce débat comme éculé, synonyme d’un archaïsme économique.
Il est difficile de contester que la croissance mondiale est tirée par des puissances comme la Chine et l’Inde, qui se sont intégrées dans le commerce mondial grâce au libre-échange. Le fait que le déficit commercial de l’Union européenne avec la Chine ait augmenté de 93 % depuis le début de cette année est bien le signe que quelque chose ne va pas. Aujourd’hui, l’Union européenne exporte 100 vers la Chine et importe 300 de produits made in China. Aux Etats-Unis, ce rapport est de 1à 6. Dans nos relations avec la Chine, nous ne profitons pas des supposés bénéfices du libre-échange. C’est pour cela que le retour d’un nouveau protectionnisme est inéluctable. Le vrai risque c’est d’attendre trop longtemps que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu.
Mais vous risquez de stopper net le développement de ces nouvelles puissances et donc de faire plonger la croissance mondiale. Non. D’où provient la croissance mondiale aujourd’hui ? Un peu des Etats-Unis, mais surtout de l’Asie et dans une moindre mesure de l’Amérique latine. En Chine et en Inde, elle a été alimentée grâce notamment à l’élargissement du processus capitaliste, qui permet à ces pays d’élever leur niveau de compétence et de savoir-faire. Dans ce contexte, les multinationales, en investissement localement, jouent un rôle déterminant dans ce processus de développement. Il ne s’agit pas de remettre cela en question. Le problème c’est que ces nouveaux pays ont choisi un mode de développement qui privilégie la croissance de leurs exportations au détriment de l’énorme potentiel de leur demande intérieure et donc d’un certain progrès social. Je considère que la Chine mène une politique économique impérialiste, dont ni l’Europe, ni les Etats-unis, ni même l’Afrique ne bénéficient. Trois décisions majeures des autorités chinoises viennent d’illustrer cette ambition. D’abord, la création d’une société à capitaux publics pour être capable demain de construire un avion de ligne chinois concurrent de Boeing et d’Airbus. Ensuite la volonté d’utiliser une partie des immenses réserves de change de la Chine pour investir sur les marchés financiers occidentaux. Enfin la hausse de 30 % des droits de douane à l’importation de certains biens d’équipement pour protéger son industrie nationale. Et pendant ce temps, l’Europe reste inerte.
Concrètement, quelles mesures protectionnistes préconisez-vous ? D’abord, il ne s’agit surtout pas d’envisager un protectionnisme à l’échelle nationale, mais au niveau de l’Union européenne. Or l’UE n’est pas cette union douanière qu’elle devrait être : aujourd’hui le total des droits de douanes ne représente que 2 % de la valeur totale des échanges. C’est trop peu. Il ne s’agit pas non plus de décider d’un tarif commun unique, quels que soient les produits et les pays. Cela n’aurait aucun sens de vouloir par exemple taxer les produits américains. Il faut retrouver les conditions d’une certaine loyauté commerciale. Il s’agit donc de cibler les produits manufacturés en provenance de pays où le différentiel de coûts de production est trop important. Ces barrières douanières seraient par ailleurs une vraie incitation pour améliorer les conditions sociales et salariales des populations ouvrières de ces pays.
Mais à moyen terme, les coûts chinois vont augmenter et les conditions d’échange devraient donc se rééquilibrer. Je ne le crois pas. Les écarts salariaux sont trop importants et la Chine comme l’Inde disposent d’une immense armée de réserve de main-d’œuvre qui leur permet de maintenir une pression constante sur les salaires. D’ici à ce que cet écart soit comblé, disons peut-être dans vingt-cinq ans, l’Union Européenne sera devenue un désert industriel.
Dans l’histoire, quand des pays ont décidé de mesures protectionnistes, cela s’est presque toujours soldé par des crises, voire des guerres. On a souvent accusé le protectionnisme de la crise des années 30. En réalité, la crise était là avant que les mesures protectionnistes ne soient mises en place. Quant au risque nationaliste, cela n’a pas de sens si ce genre de politique est mené à l’échelle de l’Union européenne, un immense marché de 300 millions d’habitants. En revanche, si on ne fait rien, les tentations nationalistes risquent de nous couper définitivement du reste du monde.
Jean-Luc Gréau : Après avoir été lobbyiste au CNPF puis au Medef, Jean-Luc Gréau quitte l’organisation patronale en 2004. A 64 ans, cet auteur de plusieurs ouvrages d’économie (dont L’avenir du capitalisme édité chez Gallimard 2005) dit, aujourd’hui, «ne plus du tout appartenir au grand courant libéral» et défend notamment des positions protectionnistes.
Quelques commentaires :
1 - Une fois de plus le Front National de Jean-Marie Le Pen avait raison avant tout le monde
2 - Le monde des affaires et de la finance, celui du capitalisme apatride est bien celui qui fait et dirige l’Union Européenne dans un seul but mercantiliste.
3 - C’est ce qui explique que « l’U.E. n’est pas cette union douanière qu’elle devrait être » comme le constate J-L Gréau.
4 - L’U.E. ne voulant pas assurer la défense de l’économie et des emplois industriels de ses adhérents, bien est contraire, il est sage de rétablir cette capacité « protectionniste » au niveau des états qui la composent avant « que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu ». (Nota : Ce protectionnisme national mis en place selon les principes évoqués par J-L Gréau conduit mécaniquement à des rapports libre échangistes avec un grand nombre des pays de l’Union Européenne dont les économies sont structurellement comparables à la notre)
5 - Il est donc urgent de ne pas livrer notre souveraineté au marchands libre-échangistes qui tirent les ficelles à Bruxelles, contrairement à la politique que mène Sarkozy à marche forcée
10:10 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc Gréau, union européenne, libre échangisme, traité, sarkozy, délocalisations, chine
14.01.2007
Sous Bécassine il y avait toujours la mère Ubu
Tout occupés à nous esclaffer à propos de la Bécassine qui croit visiter la Chine et les Chinois alors qu’elle se fait l’otage et le faire-valoir du parti communiste, nous n’avons, pas plus que les autres commentateurs, remarqué tout de suite son ahurissant propos sur la rapidité de la justice chinoise. C’était à la fin de son voyage, dans sa conférence de presse à Pékin, alors que tout le monde daubait encore sur sa " bravitude ". Evoquant les " coopérations judiciaires qui se renforcent pour bien faire fonctionner les tribunaux en Chine ", elle ajoutait : " J’ai rencontré hier un avocat qui me disait que parfois les tribunaux sont plus rapides qu’en France. Voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison ".
L’avocat dont elle parle était naturellement un avocat du régime, dans les deux sens du mot. Cela dit, un avocat de la dissidence, un de ceux-là du mouvement des weiquan dont Human’s Right Watch, dans son rapport pour 2006, vient tout juste de souligner qu’il est une des cibles prioritaires du régime, aurait pu dire la même chose, mais en donnant au mot " rapide " sa véritable signification : la justice chinoise est en effet très rapide, à savoir expéditive.
Elle consiste notamment à envoyer au Laogai tous ceux qui osent prétendre à la moindre liberté religieuse, intellectuelle, culturelle ou politique.
Non seulement la justice chinoise condamne ceux-là à la mort lente dans les camps de concentration, quand ils sont condamnés à de longues peines, mais en outre elle condamne à mort à tour de bras. Plus de 5 000 exécutions en 2004, selon les chiffres officiels, et le nombre réel est estimé à près du double. C’est, de très loin, le record mondial
Voilà de quoi aussi se félicite Marie-Ségolène. On ne savait pas que le parti socialiste avait changé d’opinion sur la peine de mort. Or, même quand on est partisan de la peine de mort, on ne peut qu’être choqué par cette barbarie : la peine de mort ne peut être utilisée qu’avec parcimonie et circonspection, pour les auteurs des crimes les plus odieux.
Sous Bécassine il y avait donc toujours la mère Ubu, dont la justice rapide est légendaire.
On a entendu quelques personnalités de l’opposition stigmatiser ce scandaleux et affligeant propos de Marie-Ségolène. Mais ses amis socialistes gardent le silence. Il est vrai que celui-là est autrement plus difficile à défendre que le lapsus bravitudien.
Le Billet D'Yves DAOUDAL. Source : http://www.national-hebdo.com/
19:03 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, chine, justice, droits humains, liberté, peine de mort, front national
10.01.2007
Sur le voyage de Marie Ségolène
"Communiqué du 7 janvier de Bernard Antony, Président du Comité international pour le boycott des Jeux Olympiques de Pékin
Ségolène Royal se rend en Chine à l’invitation du parti communiste chinois.
Ce parti est, au nombre de ses victimes, le plus meurtrier de l’histoire du monde. Elles se comptent par dizaines de millions depuis sa fondation par Mao-Tse-Toung, le plus grand auteur de crimes contre l’humanité que le monde moderne ait connu, devant Staline, Lénine, Hitler, Pol-Pot et le Jeune Turc Nazim Bey.
La Chine poursuit aujourd’hui le génocide du peuple tibétain. Elle persécute les catholiques, fait mourir leurs prêtres et évêques en prison. Elle envoie dans le « laogaï » (le goulag chinois) des millions de prisonniers pour fabriquer à coût dérisoire des produits qui déferlent sur nos marchés.
Elle prépare des Jeux Olympiques à Pékin, véritable déni au respect des droits de l’homme et à la mémoire des masses immenses exterminées.
On attend ce que va dire et faire Ségolène Royal, si elle va demander ou non au parti communiste chinois sa repentance et sa dissolution et le jugement historique de ses crimes."
NDLR : à ce jour, on l'a entendu dire uniquement qu'elle ne venait pas en donneuse de leçon et balbutier un concept de droits humains qui la dispense d'évoquer précisément l'épineuse question des droits de l'homme... tout en faisant croire à l'opinion française que c'est d'eux qu'il s'agit. Langue de dragon !
23:48 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Anthony, chine, jeux olympiques, droits humains, laogai, front national
27.10.2006
Chirac n’a pas vendu des Airbus, il a vendu Airbus !
Communiqué du Front National
La presse a fait un large écho de la vente par Jacques Chirac de 150 Airbus à la Chine.
Ce qui a été moins commenté, c’est l’autre volet de cette opération : la construction d’une usine Airbus en Chine.
Ceci signifie :
1- que Jacques Chirac encourage une délocalisation de production
2- mais plus grave encore, que derrière cela se cache un transfert de technologies au profit des chinois.
Ce que Boeing, qui est le plus grand fournisseur aéronautique des pays d’Asie, s’est lui bien gardé de faire.
Avec une telle décision qui suit celle du contrat SNCF, Jacques Chirac scelle la disparition totale de ce qui reste de l’industrie française tant en sites de production qu’en technologie et illustre la trahison économique à laquelle se livre le régime Chirac.
23:15 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délocalisations, chine, front national, vente d'airbus
12.07.2006
Non à la promotion des régimes totalitaires de Chine et d’Algérie par le Conseil Régional de Haute Normandie
12 juin 2006
Réunion plénière du Conseil Régional de Haute Normandie
Débat de politique générale
Intervention de Bernard Touchagues
au nom du groupe Front National.
Monsieur le Président, mes chers collègues.
Depuis un peu plus de deux ans que siège cette assemblée régionale, nous n’avons pratiquement pas connu une seule séance sans que vous ne trouviez l’occasion de nous rappeler vos initiatives en faveur du développement durable, votre engagement à lutter contre toutes les discriminations, votre soutien aux initiatives de commerce équitable, votre passion pour la démocratie en particulier participative. Autant d’engagements auxquels nous souscrivons volontiers lorsqu’ils demeurent vierge de toute idéologie politique, lorsqu’ils ne sont pas le prétexte à en imposer une, souvent contre la volonté et la liberté des populations, ou lorsqu’ils s’avèrent parfaitement sincères, c’est à dire conçus comme devant être appliqués précisément, sans discrimination.
C’est pourquoi je dois vous dire mon étonnement devant la légèreté teintée de mépris que vous avez manifestée lors de deux commissions permanentes récentes lorsque je vous ai alerté sur le choix de certains partenaires économiques pour notre région. Il s’agit vous vous en souvenez de subventions accordées à des entreprises souhaitant développer leur activité avec la Chine dans le cadre d’un salon organisé par les autorités de ce pays, et d’un déplacement de l’un de vos vices présidents visant à développer de nouveaux partenariats avec les autorités Algériennes.
S’agissant du premier rapport, croyant connaître vos convictions si souvent réétées, je m’attendais au moins à l’expression de quelques réserves, à une remarque de mise en garde, voire de contrainte sur la nature et la transparence du commerce potentiel, je m’attendais à une invitation à utiliser la subvention sollicitée pour une participation à d’autres salons de ce type ; il n’en manque pas. Il n’en a rien été.
Car, faut-il vous le rappeler, Monsieur le Président, le pays avec lequel il s’agit de commercer a toutes les caractéristiques requises pour motiver de votre part une condamnation sans équivoque au regard de son mépris pour les droits de l’homme. Permettez moi juste de citer quelques extraits du dernier rapport d’Amnesty International daté du 7 février 2006 :
En Chine dite populaire, il existe 68 "crimes" passibles de la peine de mort, dont 28 économiques. 80 % des exécutions dans le monde ont lieu en Chine. 95 % des organes transplantés en Chine provenant des condamnés à mort exécutés.
Malgré la ratification, il y a 15 ans de la Convention contre la torture, celle-ci est encore monnaie courante en Chine. Les membres d’organisations religieuses qui refusent de s’enregistrer officiellement dans les associations gouvernementales font l’objet de détentions arbitraires.
Situation dramatique des femmes : des mesures de contrôle des naissances leur sont imposées par contrainte ou par force, les conditions d’avortement (jusqu’au neuvième mois) les mettent en danger.
Des manifestants du mouvement de Tiananmen de 1989 sont toujours en prison et les familles des disparus continuent à être harcelées par les forces de police.
L’occupation du Tibet et la répression contre la dissidence politique et le droit à la liberté de religion se poursuit. Il en est de même pour la communauté ouïghoure du Xinjiang.
Le développement économique de la Chine et son entrée dans l’OMC, entraînent la multiplication d’usines peu soucieuses des conditions de travail souvent dangereuses. Les syndicats libres et indépendants n’existent pas.
Mais surtout, des centaines de milliers de Chinoises et de Chinois sont actuellement détenus dans des camps de rééducation par le travail (les laogais– comprendre goulags) ou dans des hôpitaux psychiatriques sans jamais avoir été jugés ou condamnés.
Voici, afin que vous ne puissiez pas dire que vous ne saviez pas, les conditions de vie que l’on y connaît :
Je citerai juste un témoignage sur le camp de travaux forcés des femmes No.1 à Shangdong : C'est le site industriel de fabrication pour les articles de Shandong Leader Handicraft Articles Co., Ltd. Des femmes de plus de 60 ans y sont forcées de souffrir jusqu’à l’épuisement, travaillant la nuit afin d'accomplir les tâches qui leur sont demandées. Celles qui refusent de travailler sont enfermées à clef dans l’obscurité. Se reposer, dormir, se laver et aller à la toilette est interdit. Les détenues sont forcées de continuer à se tenir debout pendant plus de 20 jours jusqu'à ce qu'elles s’évanouissent. Elles en deviennent gravement handicapées, physiquement et mentalement. Les produits fabriqués sont vendus aux États-Unis, Canada, Chili, Argentine, Union européenne, etc.
Est-il besoin d’en dire plus ?
S’agissant de l’autre rapport, autorisant un voyage d’une semaine de l’un de vos vices présidents pour " élaborer, en partenariat avec les autorités et institutions algériennes, un premier programme de coopération ", vous avez eu le mauvais goût de nous le présenter le 27 mars, date du dixième anniversaire de l’enlèvement des sept moines trappistes du monastère de Tibéhirine, dont on ne devait retrouver que les têtes deux mois plus tard. Depuis, rien n’a été véritablement entrepris par les autorités pour que la lumière soit faite sur l’identité des ravisseurs.
La situation des droits de l’homme est dans ce pays aussi sans appel :
Dans le contexte de guerre civile qu’il connaît, l’impunité reste la règle en Algérie : des dizaines de milliers de cas d’homicide, d’enlèvement, de "disparition" et de torture imputables aux forces de sécurité, aux milices armées par l’État et aux groupes armés n’ont fait l’objet d’aucune enquête.
Aucune mesure concrète n’a été prise pour faire la lumière sur le sort des milliers de personnes "disparues" depuis 1992,
Bien que la torture ait été érigée en infraction pénale et rende ce crime passible de lourdes peines, les autorités rejettent sans la moindre enquête toutes les allégations de torture portées à leur connaissance. La pratique de la détention secrète, qui persiste en violation de la législation interne et du droit international en favorise l’usage.
Pour tout traitement de ces crimes, le régime d’Alger a décrété par une " Charte sur la paix et la réconciliation nationale " l’impunité des assassins. Il interdit, sous peine d’emprisonnement, d’évoquer sous quelque forme que ce soit la responsabilité des parties qui ont organisé les violations du droit et ordonné, couvert ou justifié les atrocités commises depuis près de quinze ans. Les parents de victimes, les familles de disparus sont sommées de se taire. Elle n’auront plus le droit de porter plainte.
Je vous signale, Monsieur Taleb, puisque c’est de vous qu’il s’agit, que suite à l’application de cette charte, Monsieur Alain Lipietz a posé son nom au bas d’une pétition de protestation de la ligue des droits de l’homme.
Je voudrais mentionner encore les provocations récentes de monsieur Abdelaziz Bouteflika, et deux textes majeurs votés tout récemment par le parlement Algérien, l’un dit " d’arabisation " interdisant l’enseignement en langue Française dans les écoles privées algériennes, et l’autre prévoyant jusqu’à 5 ans de prison contre toute personne qui inciterait, contraindrait ou utiliserait des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion.
En conclusion, Ce n’est pas un hasard si en 2004, 4000 chinois et 4000 Algériens demandaient aux autorités Françaises de pouvoir bénéficier du droit d’Asile politique sur notre sol. Après la Turquie, mais il est vrai que vous voulez en faire aussi une chance pour l’Europe, ces deux pays sont les deux plus gros pourvoyeurs de réfugiés politiques de la planète.
Notre groupe connaît l’importance que peuvent revêtir ces pays pour le développement de notre région. Mais nous savons aussi les crimes inacceptables dont ils se rendent encore coupables et que nous ne pouvons ni tolérer par l’auto censure, ni cautionner par la coopération. Nous pensons avoir au contraire, au Front National le devoir de les dénoncer et de nous y opposer sans faiblesse.
Tel n’est pas votre choix Monsieur le Président. Nous ne porterons pas de jugement sur vos motivations réelles. Nous préférons croire que vous êtes au fond de l’impasse dans laquelle 30 ans de mondialisation des gouvernements UMPS nous ont mis. S’ils sont bien ceux que vous prétendez, nous vous plaignons surtout, Monsieur le Président, de devoir ainsi renier vos idéaux par réalisme matérialiste voire mercantiliste
Mais vous comprendrez à l’avenir que nous puissions sourire à notre tour lorsque vous essaierez de nous les opposer avec une autorité morale dont nous savons désormais qu’elle n’est que tigre de papier.
Je vous remercie
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