27.10.2009

Le Vern démasqué

Séance pleinière du Conseil Régional de Haute Normandie du  19 octobre 2009

Intervention de politique de générale de Bernard Touchagues

Président du Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

Monsieur le Président,

 

Comme lors de chaque session de notre assemblée, vous vous efforcez de vous présenter en champion de l’opposition vis-à-vis d’un gouvernement national dont la politique n’attire de votre part que critiques.

 

Comme lors de chaque session de notre assemblée, vous allez également vous efforcer de nous faire croire que vous êtes un bouclier pour la population Haute-Normande, minimisant les conséquences de cette politique nationale ruineuse et injuste.

 

Nous ne manquons pas de condamner également la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon. Mais nous devons malheureusement constater, monsieur le Sénateur-Président, que loin de vous y opposer efficacement, vous-même au sein du parti auquel vous appartenez vous en faites le complice au mieux passif et le relais actif auprès de la population de notre région.

 

Vous n’ignorez pas en effet que la politique nationale se décide désormais en grande partie à Bruxelles. C’est elle et son idéologie mondialiste de libre échange et de libre circulation qui sont à l’origine de l’évolution de nos lois et des interdits qui conduisent à la délocalisation de nos usines, à la mort de nos ports de pêche, à la ruine de nos agriculteurs, au démantèlement de nos services publics, à la baisse de notre pouvoir d’achat, à la fermeture de nos hôpitaux…

 

Or depuis que se construit l’Union Européenne, ce sont successivement tous les gouvernements de gauche et de droite qui lui ont abandonné notre souveraineté nationale.

 

Vous protestez par exemple contre la casse des services publics, mais la privatisation de ceux-ci n’a pour origine que les directives et traités européens. Notamment, le traité de Maastricht de 1992, sous le gouvernement Beregovoy, et la directive du 15 décembre 1997, sous le  gouvernement Jospin qui mettent fin aux monopoles publics, notamment en matière postale.

 

Quand au Traité de Lisbonne, il institutionnalise le fait que les Services d’Intérêt Economique Général doivent être soumis aux règles de la concurrence libre et non faussée et aux limites très strictes qui encadrent les aides de l’Etat… disposition qui ne peut être contournée que par un changement de statut, et pour un état ruiné comme le notre, par une privatisation à terme.

 

En 1995, le peuple dans son entier avait rejeté la casse de nos services publics dans le cadre d’un référendum national, en s’opposant à la ratification du traité pour une constitution européenne, devenu traité de Lisbonne.

 

Pourquoi, messieurs et dames les élus de gauche, avoir tout récemment organisé a grand tapage une votation sans aucune valeur légale mais puissamment démagogique pour la défense du statut de la poste ?

 

Pourquoi cela, alors que l’on ne vous a pas comptés aussi nombreux et aussi énergiques pour vous opposer à la ratification du traité de Lisbonne par voie parlementaire, acceptant ainsi d’être les complices de Sarkozy contre la volonté populaire ? Assez d’hypocrisie ! La casse des services publics, vous l’avez voulu, vos partis l’ont en grande majorité voté, vous l’avez imposée aux Français dont vous savez qu’ils n’en veulent pas.

 

Tel est désormais le mode d’action des partis de gauche qui gèrent notre région et bien d’autres : la solidarité avec Sarkozy dans la discrétion et les ors des palais de la république, et les déclarations et manifestations tapageuses, les interventions hypocrites et coûteuses sur le terrain. Une forme d’accompagnement des bien portants dont on a empoisonné la vie et que l’on finit par euthanasier. Bien sur sans oublier de se construire une bonne image sur le thème de la solidarité et au frais des contribuables qui, naïfs, n’ont pas compris qu’ils subiront demain le même sort.

 

Ainsi de nos pêcheurs que la politique européenne envoie par ses fonds et dont il ne reste plus qu’une flottille aussi courageuse que condamnée.

 

Ainsi de nos éleveurs, de nos céréaliers, de nos agriculteurs en général soumis à toutes les contraintes, obligés à toutes les dépenses les moins productives, avant d’être exposés à la concurrence sauvage des agricultures plus ou moins dopées et dumpées de notre planète.

 

Ainsi de notre industrie automobile dont Bruxelles entrave les plans de sauvetage au nom du libre échange et dont les ouvriers comprennent, comme ceux de Sandouville aujourd’hui, qu’elle ne sera pas retenue par les millions régionaux qui financent une innovation que rien n’interdira de retrouver demain sur les lignes de production d’Espagne, d’Europe Centrale ou d’ailleurs.

 

Comme je vous le disais en introduction, Monsieur le Président, loin d’être en position de protecteur des Hauts -Normand vis-à-vis de la politique Bruxello-Sarkozyste, vous en tirez avantage chaque fois que cela vous est possible.

 

Ainsi, tout en prétendant vous opposer à la multiplication des taxes, vous nous proposerez aujourd’hui de prolonger le recours à une TIPP régionale initialement provisoire, comme beaucoup de taxes dans notre pays, et qui plus est, à son taux maximum !

 

Ainsi également, une bonne partie de vos subventions régionales sont justifiées par un plan climat énergie, faisant référence entre autres sommets consensuels, au Grenelle de l’environnement de Sarkozy-Borloo et aux lois qui en ont découlé, dont la création de la taxe carbone à laquelle tous les groupes parlementaires ont souscrit sans état d’âme, même si elle pénalisera le plus souvent des citoyens économiquement et socialement fragiles.

 

Notons qu’aucun titre de la presse française n’a publié les conclusions de la troisième conférence mondiale du climat récemment tenue à Genève. Elles sont pourtant spectaculaires ! Il est en effet ressorti de ces travaux que nous pourrions être proche d’entrer dans « une ou deux décennies de refroidissement climatique » selon les déclaration de Mojib Latif, rédacteur du GIEC et de nombreux autres spécialistes du climat également membres du GIEC semblant découvrir l’importance des variations océaniques, que j’évoquais ici au mois de juin, dans les phénomènes que l’on ne voulait à ce jour attribuer qu’à un prétendu réchauffement d’origine anthropique.

 

On comprend le silence gêné de nos hommes et femmes politiques et associatifs climatologiquement corrects qui s’efforcent de culpabiliser et de taxer les pauvres français coupables parmi d’autres, mais sûrement plus que d’autres, de contribuer à la disparition de la vie sur notre planète en provoquant de leurs petits bras musclés son mortel réchauffement. Il existe malheureusement une façon légale bien plus réelle et facile de faire disparaître la vie de notre planète, mais de celle-ci on ne diffuse pas de spectaculaires films sur nos antennes publiques, car elle est, elle, politiquement tout à fait correcte et encouragée.

 

Une question tout de même ? Qu’en sera-t-il du plan climat énergie régional prétendant lutter contre le réchauffement climatique alors que notre planète se refroidira ?

 

On le comprend, monsieur le Président et mes chers collègues, sous votre direction au plan régional, et sous celle de la droite au plan national, la vie politique dans notre pays n’est qu’illusion et conditionnement des esprits au service du seul mondialisme.

 

Nous allons encore aujourd’hui assister à cette triste comédie qui plonge notre pays dans une récession économique, sociale et morale sans précédent. Il est plus que jamais nécessaire que les prochaines échéances électorales régionales, puis nationales permettent à nos concitoyens d’y mettre une fin salutaire.

 

Je vous remercie

 

 

 

25.06.2009

7 juin 2009 : le sens de l'abstention

Réunion pleinière du Conseil Régional de Haute-Normandie

Déclaration de politique générale de Bernard Touchagues

Délégué Régional du Parti de la France

Président du Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

Monsieur le Président, mes chers collègues,

 

Avec près de 60% d’abstentionnistes, la récente élection des députés au parlement européen a étalé aux yeux du grand public le caractère totalitaire du régime qui gouverne notre pays depuis 40 ans et auquel tous ici, vous participez ou avez tour à tour participé.

 

En effet, on ne peut considérer comme un succès le fait de réussir à ne mobiliser que 12% du corps électoral sur ses candidats, comme l’a fait le parti présidentiel, et pire, on ne peut considérer comme démocratiquement légitime de gouverner en imposant à 9 français sur 10 la volonté du dixième.

 

Si nous étions dans une démocratie sincère, ce seul constat devrait être à l’origine d’une crise de régime sans précédent. Car cette abstention massive et croissante est la preuve de l’effondrement du principe fondateur de la démocratie selon lequel seul le peuple est souverain.

 

Mais dans notre pays, et c’est la seule leçon des élections de ces dernières années, la grande majorité du peuple français a compris, de façon plus ou moins consciente, que la souveraineté ne réside plus dans le suffrage universel et qu’elle n’a plus rien de populaire.

 

Comment lui faire croire en effet qu’il est encore souverain, lorsque deux ans après qu’il se soit prononcé à 55% contre une constitution européenne, vous lui imposez celle-ci sous le nom de Traité de Lisbonne par un coup d’état présidentiel bénéficiant de la complicité active de 90% des élus de droite et de gauche de nos deux chambres ?

 

La France nous dites-vous serait trop petite à l’échelle des nations dans un monde qui doit se polariser avant de se mondialiser. Sa dilution dans une entité politique plus grande, même si elle lui est très coûteuse en emplois, en impôts et en libertés serait la condition de sa prospérité.

 

Comment les Normands, et désormais les habitants de nombreuses régions administratives de notre pays, pourraient-ils croire à de tels arguments, alors que les exécutifs régionaux utilisent aujourd’hui les mêmes, en sens strictement opposé, pour justifier une parcellisation absurde de nos territoires et préserver leur prés carrés, comme vous le faite, Monsieur le Président avec force commission missionnée pour donner une apparence objective à votre option partisane de diviseur de la Normandie.

 

Comment faire croire au peuple qu’on le laisse libre de son choix lorsqu’au moment le plus fort d’une campagne électorale, les chaînes nationales programment un film mensonger faisant l’apologie de l’écologie extrême. Un humoriste soulignait d’ailleurs tout récemment que la meilleure preuve qu’il y a eu fraude électorale lors des récentes élections présidentielles en Iran est que l’on n’y a pas projeté de film de Yann Artus Bertrand l’avant-veille du scrutin !

 

Comment faire croire au peuple français qu’il jouit de la liberté d’opinion quand sévit dans notre pays l’idéologie du politiquement correct qui jette ses anathèmes sur qui ose émettre le moindre doute par rapport au conformisme ambiant. Ainsi de la propagande réchauffiste désormais de toute les heures sur toutes nos antennes ne donnant a entendre que les thèses climatologiquement correctes.

 

Qui,  ici, a entendu parler des travaux de Richard Lindzen, climatologue physicien du Massachussets Institute of Technology présentés en Juin 2007 montrant que l'atmosphère se réchauffe au moins 10 fois moins vite que prévu par les modèles sur lesquels s’appuient les prévision catastrophiques et culpabilisantes du GIEC ?

 

Qui, ici, a entendu parler des mesures de températures effectuées au point hotpost depuis 50 ans par le Hadley Center anglais à l’aide de ses ballons-sondes et qui confirment parfaitement cette analyse, cette couche de la troposphère, véritable thermomètre de la planète ne s’étant pratiquement pas réchauffée entre 1955 et 2008. (sinon dans une fourchette de 0.15 à 0.2°C pour les analyses les plus pessimistes)

 

Qui, ici, a entendu dire que la région Arctique s’est réchauffée plus rapidement entre 1910 et 1940 qu’entre 1970 et 2008, et qu’elle a connu un refroidissement brutal entre1940 et 1970, en totale contradiction avec les thèses du GIEC quant au rôle joué par l’industrie de l’homme sur le climat, mais en totale cohérence avec la variation multidécennale de la circulation thermohaline de l’Océan Atlantique.

 

Malgré l’intox à laquelle vous les soumettez, sur la question climatique que je viens d’illustrer, comme sur celles de l’immigration, de l’islamisation, de l’insécurité, pour ne citer que celles-ci, les français, dans leur majorité, sentent aujourd’hui qu’on leur ment et que la connaissance de la vérité, nécessaire au choix politique, leur est interdite.

 

Le peuple français est aussi de moins en moins dupe du jeu de rôle que constitue la politique française, confisquée par une droite et une gauche qui partagent les mêmes convictions, votent de la même façon sur la quasi-totalité des dossiers que ce soit à Bruxelles ou dans nos régions. Que vous soyez de droite comme de gauche, la représentation de la diversité a toutes les qualités à vos yeux, elle est un devoir auquel vous ne sauriez vous soustraire, sauf lorsqu’il s’agit de la diversité politique dans nos assemblées, que seul le scrutin proportionnel pourrait garantir, et auquel vous vous opposez avec une vigueur durablement et équitablement partagée.

 

Car en dehors des caméras et loin des micros, vous avez, en fait, les mêmes objectifs sur l’essentiel. J’en veux pour exemple, à l’ordre du jour, la façon dont notre institution traite un dossier tel que celui des difficultés que rencontre la filière automobile dans notre région. Vous vous interrogez longuement sur la façon de panser le mal en espérant pouvoir susciter des polémiques stériles dont la vertu est de distraire le peuple, mais vous refusez d’observer qu’il est possible d’y mettre fin. Car il vous faudrait pour cela remettre en cause les dogmes du libre échange et du mondialisme auxquels vous souscrivez les uns et les autres. Nous y reviendrons dans le cours de la journée.

 

Enfin, le peuple a fini par comprendre en quoi le droit de vote est une illusion de liberté virtuelle à l’heure où on le prive de ses libertés bien concrètes et quotidiennes. A quoi bon se prononcer sur la politique complexe d’une Union Européenne dont moins d’un français sur 100 est capable de donner les 27 composantes, lorsqu’on est jugé incapable de se comporter intelligemment au volant de son véhicule personnel, incapable de s’alimenter sainement, incapable de choisir librement l’école de son enfant, pour ne citer que quelques exemples.

 

La majorité de nos concitoyens, consciemment ou inconsciemment, ne sont plus dupes. La gauche essaye de nous faire croire que Sarkozy serait un monarque. Mais il n’est, comme ceux qui l’en accusent, que l’esclave servile des synarques qui ont fait de notre démocratie une ploutocratie.

 

Contrairement à ce qu’ont dit les commentateurs, l’abstention record enregistrée lors de l’élection des députés au parlement européen n’est pas une menace pour la démocratie. Elle est au contraire un espoir de son rétablissement prochain.

 

Droite, centre et gauches additionnés, votre exercice de la démocratie et du gouvernement démocratique est minoritaire dans notre pays et dans toutes nos régions.

 

Acceptant cette situation, vous gouvernez sans le peuple, et de plus en plus, contre lui. C’est ce que l’on appelle le totalitarisme.

 

Nous ne pouvons que le dénoncer et appeler ici les normands dès 2010 et les français dans leur ensemble dès les échéances qui suivront à reprendre en main leurs droits, leurs libertés et l’héritage collectif qui est le leur et que vous leur confisquez : leur région et leur nation.

 

Je vous remercie

04.05.2009

Turquie ? Non, non et non.

Tribune de l'opposition dans le journal Ma Région

 

La tournée d'Obama en Europe semble n'avoir eu qu'un seul objectif : multiplier les pressions pour l'adhésion rapide de la Turquie à l'Union européenne. Au nom "de siècles d'histoire, de culture et de commerce partagés".

 

D'abord, allez demander aux peuples d'Europe de l'Est ce qu'ils pensent de cette forme si particulière de "partage" qu'est l'occupation militaire d'un pays et l'oppression de sa population, dont ils ont mis des siècles à se libérer. Ensuite, de quoi se mêle-t-il ? L'entrée d'un nouveau membre dans l'Union européenne regarde les Européens. Pas Washington. Surtout quand il s'agit d'un pays non européen de 75 millions d'habitants qui prendra une place prépondérante dans les processus de décision.

 

Quant à Sarkozy, qui affirme toujours son opposition à cette adhésion, qu'a-t-il fait ? Rien ! Sous présidence française de l'Union européenne, loin de bloquer les discussions, il a ouvert deux nouveaux chapitres de négociation entre l'UE et la Turquie. Et à l'OTAN il a, comme les autres, cédé à l'inacceptable chantage des Turcs : des postes militaires et politiques importants pour ces derniers, contre leur acceptation de la nomination d'un Danois à la tête de l'organisation.

 

Décidément, cette Europe qui obéit ou recule devant les diktats des autres, nous n'en voulons pas.

 

 

LE GROUPE DES NATIONAUX POUR L'IDENTITE NORMANDE

24.03.2009

Filière automobile : une fois de plus, les faits nous donnent raison

Le bilan réalisé par le Conseil Régional sur les difficultés actuelles de la filière automobile est une condamnation sans appel des politiques nationales et régionales menées dans notre pays :

 

-        Coût de la main d’œuvre de 30% supérieur à celui de l’Espagne du fait du poids écrasant des charges sociales ;

 

-        Influence néfaste de l’euro fort qui nous a été imposé comme devant être le ressort de notre croissance économique ;

 

-        Instauration précipitée du bonus/malus sous la pression du lobby écologiste alors que les sites de fabrication régionaux sont consacrés aux modèles les plus pénalisés…

 

Il est intéressant de noter que la principale menace pesant sur la sous-traitance est celle d’une trésorerie fragilisée, comme nous l’affirmions en octobre, demandant à M. Le Vern la création d’un dispositif d’urgence de « trésorerie relais » adressé à ces entreprises, proposition malheureusement restée sans suite.

 

Enfin, le constat selon lequel on éviterait le pire si l’on donnait la priorité aux sous-traitants régionaux, voire nationaux pour les modèles montés en Normandie n’est que la reprise du principe de préférence nationale que nous réclamons depuis près de 40 ans.

 

Il ne faut plus cacher derrière la crise financière les erreurs politiques du socio-libéralisme européiste et mondialiste. Il faut s’en débarrasser.

 

Le Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

16.03.2009

Plaidoyer contre le mépris

Séance Plénière

Conseil Régional de Haute Normandie

16 mars 2009

Débat de politique générale

 

Intervention de Bernard Touchagues

Président du Groupe des Nationaux pour l’Identité Normande

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Permettez au Président du Groupe des Nationaux pour l’Identité Normande de manifester son indignation devant les propos que vous avez récemment tenus devant la presse, s’agissant de la réunification de la Normandie.

 

Comme à l’habitude vis-à-vis de vos contradicteurs, l’essentiel de votre attitude se résume en un seul mot : le mépris.

 

- Prétendant d’abord que « l’argument de la réunification » serait « tenu par ceux qui n’ont rien à dire sauf à l’approche de campagne électorale ». Il est vrai que si vous mesurez le nombre de nos propos à l’échelle des réponses que vous leur apportez, le bilan est maigre. Pourtant, rares sont les occasions comme celle-ci où nous n’avons pas évoqué la réunification normande et appelé à ce que nous en engagions le processus. Mais nous revoici déjà en train d’évoquer le mépris qui caractérise si bien votre façon de considérer les élus du peuple qui ne partagent pas votre vision de la conduite des affaires régionales et nationales.

 

- Prétendant ensuite que la taille n’est pas un argument, citant Malte et l’Estonie… plus petits que nous. Je trouve la comparaison avec une Ile souveraine, distante de plus de 100 km de l’Ile de l’Union Européenne qui lui est la plus proche déplacée. Je le regrette pour Jean Raspail, la Normandie et ses Iles ne sont pas une Patagonie septentrionale et Paris, avant la mise en place du cadencement, n’était qu’à quelques encablures de Rouen.

 

- Quand à l’Estonie, elle fait presque la surface des Pays-Bas, ce qui, vu depuis votre demie Normandie peut paraître petit, mais représente tout de même une fois et demie la superficie de la Région Normande dans sa globalité. Vous voyez bien que nous ne sommes pas trop exigeants finalement.

 

Mais oui, la taille a son importance, Monsieur le Président, et nous verrons aujourd’hui une des graves conséquence du handicap administratif dont vous voulez continuer à pénaliser la Normandie. Votre rapport d’étape du Schéma Régional des Infrastructures et des Transports fera le constat que l’ « Europe des grands corridors ferroviaires de fret européen » «  se dessine à l’écart de la Région Haute Normandie et donc de ses ports, comme le traduisent les programmes d’investissement actés dans le cadre des RTE-T ». En revanche dans le même programme, l’axe ferré de la Baltique traverse l’Estonie de part en part et dessert le port de Tallinn dont le tonnage n’est en rien comparable à celui des ports normands.

 

Mais plus encore que d’une taille critique, une région à besoin de cohérence géographique, historique, culturelle, économique et écologique.

 

J’ai du mal à comprendre comment, vous qui vous êtes fait le promoteur de l’institutionnalisation politique de l’Arc Manche, sur le thème d’une indispensable coordination, autour d’un mer qui met les cotes anglaises à 100 km au mieux des nôtres, vous pouvez sans crainte du ridicule cultiver une division administrative avec des rives dont nous ne sommes séparés que par un modeste estuaire.

 

L’histoire de la Normandie s’écrit de façon cohérente au long d’un millénaire nourrissant durant tout ce temps ses spécificités culturelles. Plus récente pour certains, mais remontant tout de même au début du 19ème siècle, sa cohérence économique est liée à la complémentarité qui fut intelligemment concrétisée entre son arrière pays agricole, ses villes industrielles et sa façade maritime commerciale.

 

L’échappatoire que vous utilisez pour semer le trouble en évoquant une région qui ajouterait la Somme et le Calvados à nos deux départements est révélatrice de votre mépris pour l’identité normande et de votre attitude consistant à tourner le dos à Paris et au cœur de notre pays, au détriment de notre croissance économique.

 

Je l’ai déjà dit, nous en payons les conséquences chaque jour, en particulier dans le domaine des transport et de la valorisation de nos atouts dans l’« inland », national et international. C’est un PIB amputé, ce sont des emplois non créés, ce sont des ressources évadées, que vous ne savez compenser que par la fiscalité.

 

Certes, il y aurait le coût ponctuel de la réunification ; certes, il y aurait la question de la capitale ; certes, il y aurait la disparition d’un exécutif sur deux… c’est bien peu à coté d’une cohérence territoriale structurellement rétablie.

 

Monsieur le Président, la réunification Normande est un impératif politique et administratif. La question n’est plus de savoir s’il faut la réaliser, mais d’identifier avec nos collègues des départements bas normands comment faire tomber les quelques obstacles qui vous permettent aujourd’hui de vous accrocher à un conservatisme destructeur.

 

Je vous remercie.

 

 

06.03.2009

Communiqué du Président du groupe "Les Nationaux pour l'Identité Normande"

La création du groupe « Les Nationaux pour l’Identité Normande » n’est pas une création de groupe technique, comme les représentants du Front National avaient pu en conclure, il y a peu, au parlement européen, avec des élus de tous bords, y compris d’extrême gauche.

 

 

Il est un groupe fondé sur les convictions et l’engagement politique de ses membres.

 

 

Il concrétise la convergence toujours bien réelle des idéaux nationaux et régionaux des six militants nationaux élus en 2004 en Haute-Normandie sur des engagements communs et sous la direction unique de Dominique Chaboche.

 

 

Malgré la crise profonde que connaît le courant national dans notre pays et les conflits partisans qu’organise le système démocratique qui nous oppresse, il est la preuve que l’unité nécessaire au succès de nos idées est aussi possible, si l’on y met l’intelligence, la générosité et la charité indispensables au succès de toute grande œuvre humaine.

 

 

Je remercie mes collègues de m’avoir fait l’honneur de m’accorder une fois encore leur confiance en me nommant à la Présidence de ce groupe symbole d’un véritable espoir d’unité, et j’espère que l’exemple Haut-Normand saura inspirer l’ensemble des nationaux sincères de notre pays.

 

 

Bernard Touchagues

Président du groupe « Les Nationaux pour l’Identité Normande » au Conseil Régional de Haute-Normandie

Conseiller Municipal de Vernon

Secrétaire Fédéral du Front National pour le département de l'Eure

 

Création du Groupe des Nationaux pour l'Identité Normande

Conseil Régional de Haute-Normandie

Communiqué

CREATION DU GROUPE DES NATIONAUX POUR L'IDENTITE NORMANDE


Les conseillers régionaux de Haute-Normandie, Sylvie Collet, Sonia Richeton, Catherine Salagnac, Gilles Arnaud, Yves Robert et Bernard Touchagues, ont demandé le 2 mars 2009 à  M. Alain Le Vern, Président du Conseil Régional de Haute Normandie de prendre acte de la disparition du groupe « Front National » qu'ils constituaient et de la formation du groupe « Les Nationaux Pour l'Identité Normande » auquel tous souhaitent appartenir.

Cette évolution permet aux élus ayant choisi des formations politiques différentes de continuer le combat politique dans les instances régionales en faveur d'une Normandie réunifiée et forte dans une France libre, souveraine, populaire et sociale, conformément aux engagements qu'ils ont pris en 2004 avec Dominique Chaboche devant les électeurs normands.

Ce nouveau groupe sera donc constitué par : Sylvie Collet, Sonia Richeton, Yves Robert et Gilles Arnaud pour le Parti de la France, Catherine Salagnac et Bernard Touchagues pour le Front National.

09.12.2008

Plan d'urgence régional : le trompe l'oeil démagogique de M. Le Vern

Communiqué du Groupe Front National du Conseil Régional de Haute Normandie

 

 

Ce lundi en séance plénière, le groupe Front National du Conseil Régional de Haute-Normandie s’est abstenu de soutenir le plan d’urgence proposé par l’exécutif en place, alors que 50 jours auparavant il en avait lui-même fait naître l’idée et souligné la nécessité

 

Sa position s’explique par l’inadaptation des dispositifs proposés qui ne relèvent malheureusement pas de l’urgence. A l’heure ou le gouvernement américain va prêter près de 25 milliards de dollars de trésorerie relais à ses trois grands manufacturiers automobiles, M. Le Vern nous propose de financer des programmes de recherche pour 2011 ou 2012, soumettant, de plus, la participation de la Région à des critères d’éco-conditionnalité, et se contente pour l’essentiel d’accélérer des programmes de travaux, ce qui ne résoudra en rien le trou d’air financier que ressentent déjà de nombreuses PME et TPE régionales.

 

Ayant rappelé dès le début du débat de politique générale que la crise actuelle du secteur de la construction automobile ne fait qu’amplifier un phénomène de déclin orchestré par la politique mondialiste des gouvernements français depuis 40 ans, le groupe Front National a exprimé sa compréhension et sa solidarité envers les salariés Hauts Normands de ce secteur.

 

Il a enfin regretté à l’issue du débat budgétaire que la nécessite urgente de soutenir le pouvoir d’achat de nos concitoyens n’ait pas conduit l’exécutif régional à supprimer dès le premier janvier 2009 la quote-part régionale de la Taxe sur les produits pétroliers (TIPP) et divisé par deux la taxe sur les cartes grises qui s’élève dans notre région à 34 euros par cheval fiscal. Initiatives par ailleurs propres à aider à la relance du secteur automobile. 

 

 

 

 

08.12.2008

Réunification normande : Le Vern joue toujours (officiellement) au ni oui ni non

Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie

8 Décembre 2008

Débat de politique générale

Intervention de Yves Robert, Conseiller du groupe Front National

 

 

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs les Conseillers

 

Nous sommes étonnés que des personnalités politiques ayant toujours le mot « démocratie » à la bouche deviennent péremptoires sur les sujets qui les dérangent  et n’hésitent jamais à recourir aux contre vérités pour nier les réalités qui les gênent.

 

Vous venez, Monsieur le Président, de nous en donner un exemple presque caricatural à propos de l’éternelle question jamais résolue de la fusion des deux moitiés de régions normandes.

 

Alors que vous refusez un débat sérieux sur les suites à donner au coûteux rapport EDATER, vous vous êtes exprimé brutalement contre toute idée de réunification parce que le Président de la République s’était, comme l’on sait, interrogé publiquement et officiellement sur la pertinence d’une division absurde qui n’a que trop duré, et dont nous subissons les conséquences en pertes d’emplois de haute qualification, qui partent vers Lille, Rennes ou Paris, avec les Directions Régionales de grands groupes et d’administrations.

 

Cela, le rapport EDATER le montre bien et estime que la Normandie toute entière en a beaucoup perdu en terme d’attractivité… Mais vous préférez émettre des contre vérités en prétendant, ce qui est faux, que ce même rapport EDATER énonce que la réunification « coûtera cher et pendant longtemps ».

 

Les arguments que vous développez sur la « disparition de la proximité » en cas de fusion des deux demi régions ou des cinq départements ne sont pas à la hauteur du rôle que doit justement jouer la Région… qui n’est pas un super département, qui n’a pas de préoccupation de chefs-lieux de canton, mais bel et bien d’aménagement du territoire.

 

Parle-t-on d’absence de proximité dans des régions à sept ou huit  départements comme Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes ? Vos collègues présidents de ces régions sont-ils dépassés par leur tâche ou bien cela ne montre-t-il pas que vous vous sentez vous-même incapable de vous élever au-dessus du niveau départemental ?

 

Il y a deux siècles la superficie des départements avait été définie selon l’idée qu’un homme à cheval pouvait rejoindre le chef-lieu en une journée, il est navrant de constater que pour vous vous mesurez la superficie de la Région à l’aune de vos possibilités cyclistes journalières !

 

Vous parlez d’ingérence inacceptable du Président de la République dans les affaires régionales… Nous pourrions vous suivre sur ce terrain si vous-même ou d’autres personnalités socialistes n’aviez, il y peu de mois, réclamé que l’Etat fasse connaître ses intentions au sujet d’une fusion qu’a priori, alors, vous ne refusiez pas. Où est votre cohérence en la matière ? Ne vaudrait-il pas mieux en l’occurrence que nous entamions une négociation serrée avec l’Etat pour qu’en cas de fusion il soit accordé un coup de pouce financier, comme dans le cas des fusions de communes et de constitutions de communautés de communes. Ce serait, à notre avis, une attitude plus responsable que votre pitoyable marivaudage sur l’avantage du PACS sur le mariage.

 

Votre réponse, Monsieur le Président, n’est absolument pas à la hauteur du sujet, qui mérite autre chose que l’acerbe refus d’un vrai débat, d’une vraie discussion sur ce qui, finalement, engage l’avenir de la Normandie.

 

Je vous remercie

 

Crise économique : pour un plan d'urgence régional qui traite l'urgence

Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie

Débat de politique générale

Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National

 

 

Monsieur le président, mes chers collègues

 

Le 20 octobre dernier, nous abordions durant ce débat de politique générale la question de la crise financière et économique qui glace l’économie planétaire en soulignant les risques qu’elle faisait peser sur  les besoins courts termes de financement des entreprises de notre région, et en particulier des plus petites.

 

Nous vous disions alors qu’il nous semblait urgent d’imaginer un dispositif permettant conjoncturellement de soutenir le tissu de PME de notre région.  Un dispositif d’aide au  financement court et moyen terme sous forme d’avances remboursables ou sous forme de cautionnements auprès des banques.

 

Nous souhaitions que le principe de telles aides soit voté alors par notre assemblée confiant à la commission permanente le soin d’en finaliser les termes exacts, afin d’envoyer ainsi un signe fort et encourageant à l’économie régionale et à l’ensemble de ses acteurs pour la sauvegarde de nos entreprises et de nos emplois.

 

Comme à l’habitude, notre proposition resta lettre morte. Jusqu’à la semaine dernière ou vous avez annoncé par voie de presse et devant nos collègues du CESR « la préparation d’un plan d’urgence régional », vous fondant sur nos observations concernant tout autant les risques encourus par l’emploi régional que les moyens de financement inemployés de notre institution.

 

Dommage donc que vous ayez perdu 50 jours depuis notre initiative, mais dommage surtout que votre plan ne soit pas un véritable plan d’urgence.

 

En effet, l’urgence ne consiste pas principalement à financer des projets déjà concernés par les dispositifs existants ou à accélérer la réalisation de programmes anciens.

 

Elle ne consiste pas à soutenir d’abord des programme de recherche long terme pour des secteurs économiques sacrifiés au dieu mondialiste, par l’ouverture de nos frontières à la concurrence des pays socialement sous développés.

 

En 2006, le BIPE (bureau d’information et de prévisions économiques) et le CEREQ (Centre d’étude et de recherche sur les qualifications) évaluaient entre 3600 et 6400 le nombre d’emplois que perdrait chaque année la filière automobile en France entre 2003 et 2015.

Votre programme concernant l’industrie automobile n’a donc rien d’un plan de sauvegarde d’une industrie mise à mal par la crise financière. Cette crise, la crise pétrolière récente, la mise en place précipitée de l’éco taxe et l’échec commercial de la Laguna ne sont, en Normandie, que des accélérateurs d’une disparition structurelle programmée par la politique économique libre échangiste menée depuis 30 ans dans notre pays.

 

Non, l’urgence concerne la ligne de trésorerie d’entreprises moyennes et petites qui peut, du jour au lendemain, être mise à mal par un impayé ou un retard de paiement. Une entreprise en très bonne santé structurelle peut en effet être victime de cette mort subite contre laquelle les banques ne sont plus en mesure de la protéger.

 

Quelques grandes PME nationales ou régionales ont déjà, en France, été victimes de ce phénomène : le voyagiste Wasteels, les Moteurs Baudoin, le constructeur de semi-remorques Lamberet, le premier groupe français d'ameublement, Cauval Industries, qui exploite les marques Dunlopillo, Treca ou Nordica. Tous en cessation de paiement du fait du non-renouvellement d'une ligne de crédit, avec des comptes pourtant structurellement sains, des carnets de commandes normaux, une activité bonne. Ces quelques entreprises dont on parle en raison de leur notoriété, en cachent de nombreuses, plus petites ou moins connues pourtant victimes du même péril.

 

C’est pourquoi nous insistons, Monsieur le Président, pour que votre plan soit véritablement un plan d’urgence de sauvegarde des entreprises et des emplois faisant une place prépondérante au soutien conjoncturel des trésoreries des PME Normandes. Sinon il ne serait encore, comme beaucoup de vos initiatives, qu’une inutile opération de communication.

 

Je vous remercie

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