08.12.2008
Réunification normande : Le Vern joue toujours (officiellement) au ni oui ni non
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie
8 Décembre 2008
Débat de politique générale
Intervention de Yves Robert, Conseiller du groupe Front National
Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs les Conseillers
Nous sommes étonnés que des personnalités politiques ayant toujours le mot « démocratie » à la bouche deviennent péremptoires sur les sujets qui les dérangent et n’hésitent jamais à recourir aux contre vérités pour nier les réalités qui les gênent.
Vous venez, Monsieur le Président, de nous en donner un exemple presque caricatural à propos de l’éternelle question jamais résolue de la fusion des deux moitiés de régions normandes.
Alors que vous refusez un débat sérieux sur les suites à donner au coûteux rapport EDATER, vous vous êtes exprimé brutalement contre toute idée de réunification parce que le Président de la République s’était, comme l’on sait, interrogé publiquement et officiellement sur la pertinence d’une division absurde qui n’a que trop duré, et dont nous subissons les conséquences en pertes d’emplois de haute qualification, qui partent vers Lille, Rennes ou Paris, avec les Directions Régionales de grands groupes et d’administrations.
Cela, le rapport EDATER le montre bien et estime que la Normandie toute entière en a beaucoup perdu en terme d’attractivité… Mais vous préférez émettre des contre vérités en prétendant, ce qui est faux, que ce même rapport EDATER énonce que la réunification « coûtera cher et pendant longtemps ».
Les arguments que vous développez sur la « disparition de la proximité » en cas de fusion des deux demi régions ou des cinq départements ne sont pas à la hauteur du rôle que doit justement jouer la Région… qui n’est pas un super département, qui n’a pas de préoccupation de chefs-lieux de canton, mais bel et bien d’aménagement du territoire.
Parle-t-on d’absence de proximité dans des régions à sept ou huit départements comme Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes ? Vos collègues présidents de ces régions sont-ils dépassés par leur tâche ou bien cela ne montre-t-il pas que vous vous sentez vous-même incapable de vous élever au-dessus du niveau départemental ?
Il y a deux siècles la superficie des départements avait été définie selon l’idée qu’un homme à cheval pouvait rejoindre le chef-lieu en une journée, il est navrant de constater que pour vous vous mesurez la superficie de la Région à l’aune de vos possibilités cyclistes journalières !
Vous parlez d’ingérence inacceptable du Président de la République dans les affaires régionales… Nous pourrions vous suivre sur ce terrain si vous-même ou d’autres personnalités socialistes n’aviez, il y peu de mois, réclamé que l’Etat fasse connaître ses intentions au sujet d’une fusion qu’a priori, alors, vous ne refusiez pas. Où est votre cohérence en la matière ? Ne vaudrait-il pas mieux en l’occurrence que nous entamions une négociation serrée avec l’Etat pour qu’en cas de fusion il soit accordé un coup de pouce financier, comme dans le cas des fusions de communes et de constitutions de communautés de communes. Ce serait, à notre avis, une attitude plus responsable que votre pitoyable marivaudage sur l’avantage du PACS sur le mariage.
Votre réponse, Monsieur le Président, n’est absolument pas à la hauteur du sujet, qui mérite autre chose que l’acerbe refus d’un vrai débat, d’une vraie discussion sur ce qui, finalement, engage l’avenir de la Normandie.
Je vous remercie
18:24 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : réunification normande, sarkozy, le vern, normandie, front national




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COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARINE LE PEN
Vice-Présidente du Front National
Soutien aux salariés de Renault
L’occupation du Conseil régional de Haute-Normandie par des salariés désespérés des usines Renault de Cléon et Sandouville, protestant contre les mesures de chômage partiel décidées par le gouvernement, illustre l’inanité des plans de relance annoncés à la chaîne par Nicolas Sarkozy.
Les travailleurs français qui se préoccupent de sauver leur emploi se heurtent au mépris et à l’obstination d’un exécutif qui refuse de tirer les conséquences de sa politique désastreuse et de sa soumission aux diktats mondialistes.
Le Front National apporte son soutien aux salariés de Renault et dénonce cette saignée sociale faite de mesures économiques inappropriées, qui consiste à faire payer aux travailleurs français, l’incapacité notoire du pouvoir à répondre à la crise.
Écrit par : Thibault | 09.12.2008
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