23.10.2008
Haute Normandie : les années se suivent et se ressemblent
Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 20 octobre 2008
Débat d'Orientation Budtgétaire 2009
Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le président,
On doit reconnaître que vous êtes assez habile.
Vos budgets consistant année après année à expédier les affaires courantes vous vous demandiez ces dernières semaines comment faire en sorte que les élus de la région trouvent une motivation suffisante pour parcourir les 82 pages de vos propositions d’orientations budgétaires 2009 ?
Je n’explique pas autrement votre récente annonce dans la presse locale d’un projet ambitieux qui aurait un rayonnement dépassant largement les frontières de notre région. Enfin une idée ! Bien que nous souhaitions plus de l’efficacité économique et sociale que du rayonnement.
Las ! Cette idée je l’ai cherché en vain dans votre document d’orientation budgétaire, comprenant en page 82 qu’il s’agissait plus d’une annonce destinée à faire illusion à vos électeurs durant l’année de campagne électorale régionale qui s’annonce qu’un véritable projet destiné à donner à notre région un véritable dynamisme.
Vous nous resservez donc les orientations budgétaires des années passées, vous flattant du titre tout frais de « région la mieux gérée » décernée sur des critères qui encouragent plus la passivité et la fiscalité qu’ils ne stimulent l’activité et la créativité.
Car, Monsieur le Président, a choisir, plutôt que la région la mieux gérée, nous préférerions être la région qui valorise le mieux son capital géographique et économique, la région la mieux reliée à la France et au monde à travers ses lignes aériennes et la desserte de son aéroport, ses voies de trains à grande vitesse, ses voies dédiées au fret ferroviaire, son rôle clé dans une grande liaison fluviale Seine-Est, la région la plus rayonnante par sa valorisation du patrimoine et de la culture normande, et cette liste des classements que nous souhaiterions remporter peut encore abondamment s’allonger.
Monsieur le Président, comme chaque année, vous allez nous demander de prélever dans la poche des Hauts Normands un argent dont vous ne ferez rien, à l’image du budget 2008 dans lequel vous avez maintenu une taxe sur les carburants à son niveau maximum, pour nous demander aujourd’hui de réduire de 40 millions le montant des investissements, soit plus que cette TIPP régionale aura inutilement collecté. Voilà comment vous pourrez demain vous féliciter encore de la progression de votre épargne brute : en empêchant les contribuables de pouvoir épargner eux-mêmes.
De façon synthétique, Monsieur le Président, et pour vous sortir de la panne sèche, je voudrais vous donner deux idées qui auraient du retentissement si vous les inscriviez au budget primitif 2009.
J’ai lu avec inquiétude le chapitre de vos orientations budgétaires consacré à la coopération européenne à laquelle vous consacrez beaucoup d’énergie. Vous y écrivez : « la stratégie de ce programme vise à favoriser l’émergence d’un espace de citoyenneté commune, d’un sentiment d’appartenance à un espace commun et d’une identité spécifique ».
J’avoue ne pas comprendre, Monsieur le Président, ou je crains de trop bien comprendre votre zèle à créer ici un espace de citoyenneté commune, et il faut bien mesurer toute la portée de ces mots, alors que depuis que vous êtes à la place que vous occupez vous freinez des quatre fers à chaque évocation de la réunification normande.
Car s’il est un espace de citoyenneté commune qui devrait exister entre des populations qui affirment déjà dans leur très grande majorité appartenir à un espace commun et partager la même et spécifique identité, ce sont bien les normands, qu’ils soient du nord ou du sud de l’Estuaire de la Seine. Alors Monsieur le Président, inscrivez à votre budget 2009 le projet de la réunification normande et ce sera en soi une réalisation qui aura les retombées que vous évoquiez devant la presse, tant la Normandie réunifiée prendra un poids réel devant le pouvoir national et l’administration bruxelloise et regroupera les territoires qui sont naturellement ceux de son rayonnement historique et demain économique au-delà de nos frontières.
Ma seconde idée part d’une autre distribution d’awards dont je suis étonné que vous ne fassiez pas état. En effet, si vous vous rendez sur le site de la Fondation Nicolas Hulot, vous y constaterez que la région Haute Normandie y est la région considérée comme la plus méritoire au regard des objectifs que poursuit cette fondation.
Et bien, Monsieur le président, je voudrais vous encourager à conserver cette place, notamment en relayant très largement la dernière initiative de cette fondation.
En effet, la Fondation Nicolas Hulot vient de lancer une nouvelle opération dans le cadre du Défi pour la Terre, qui s’intitule "Des fraises au printemps", ce qui veut dire implicitement « et pas en hiver, quand les fruits poussés sous serre ont parcouru la moitié de la planète pour arriver sur les étals français »
Ceci est un premier mais important pas vers le « protectionnisme écologique » que nous appelons de nos vœux et que j’ai déjà évoqué dans cet hémicycle, constatant que le commerce mondial est la principale raison de l’émission de gaz à effet de serre à travers les milliards de kilomètres qu’il fait parcourir à des milliards de tonnes de marchandises que l’on pourrait produire, et que l’on produisait d’ailleurs souvent auparavant, à proximité de leur lieu de consommation.
Je vous invite à considérer les suggestions que nous vous avons faites dans le passé, pour privilégier le recours à des matériaux et à des entreprises régionales dans les travaux dont la région est le maître d’œuvre, pour servir d’abord les entreprises régionales tournées prioritairement vers le marché et l’emploi régional et national dans les aides économiques que nous attribuons, pour organiser des filières de commercialisation locale des produits agricoles issus de nos champs, de nos prés et de nos vergers. Toutes ces initiatives visant à rapprocher le producteur du consommateur et à économiser les kilomètres inutilement pollueurs, ce serait un première mondiale et cela aurait le retentissement recherché, au bénéfice de l’emploi régional, de l’activité régionale, de l’environnement régional, et, à en entendre vos discours, au bénéfice de l’avenir de la planète toute entière. Il serait criminel de s’en priver.
Voilà, Monsieur le Président, deux grands projets qu’il est encore temps de considérer dans la préparation de votre prochain budget, pour créer utilement, et à très court terme, non pas un, mais deux grand événements attendus de tous les Normands.
Je vous remercie.
11:34 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget 2009, orientations, le vern, tgv, unité normande, protectionnisme, écologie
20.10.2008
Cadencement, crise financière, deux urgences pour notre région
Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 20 octobre 2008
Débat de politique régionale
Intervention de Bernard Touchagues, groupe Front National
Monsieur le président, mes chers collègues,
Nous allons traiter deux questions d’actualité dont nous vous demandons de bien vouloir considérer dans les jours à venir le caractère d’urgence et d’importance.
La première concerne les transports ferroviaires régionaux de voyageurs et plus particulièrement le cadencement dont la mise en place est toujours prévue officiellement pour le 14 décembre 2008
Dans vos propositions d’orientations budgétaires pour 2009, vous rappelez que « l’objectif du cadencement est la lisibilité des horaires afin de favoriser l’utilisation du train, tout en adaptant le service aux besoins des usagers. » Ce qui, tout le monde en convient, est un objectif tout à fait louable.
Mais vous ajoutez, dans la phrase qui suit, la chose suivante : « C’est une opération majeure qui modifie en profondeur l’offre de transport ferroviaire, nécessitant un changement des habitudes des voyageurs, et donc qui doit être accompagnée dans sa mise en place »
La contradiction est troublante et inquiétante ! S’agit-il d’adapter le service aux besoins des usagers ou de leur faire abandonner leurs habitudes pour les rendre compatibles avec les nouveaux horaires ?
Sans que soit remis en cause l’intérêt général du cadencement, il faut admettre que pour les 3500 personnes qui prennent chaque jour le train en gare de Vernon, les horaires qui sont aujourd’hui annoncés signifient plutôt un profond changement de leurs habitudes, c’est à dire une inadaptation du service à leurs besoins réels.
Car les habitudes dont on parle ne sont pas des caprices de touristes, mais un rythme de vie le plus souvent subi, des rendez-vous imposés par la situation familiale, sociale et professionnelle de ces usagers. Autour de l’horaire du train, il faut en effet considérer les horaires des crèches et des nourrices à qui l’on confie les plus petits, ceux des écoles où sont inscrits les enfants, les horaires de travail qui sont incontournables, ceux des commerces où l’on doit s’approvisionner pour le soir.
On ne peut dès lors admettre comme une adaptation au besoin des usagers, des trains qui partiront à des heures peu pertinentes et qui feront des arrêts plus nombreux. On ne peut admettre comme un progrès social un allongement sensible, voire très sensible de la durée quotidienne des déplacements des femmes et hommes, mères et pères de famille, qui travaillent à Paris, ajoutant à la fatigue d’une journée. On ne peut admettre comme une amélioration d’offrir un service de train de banlieue à des gens qui payent un tarif de grande ligne.
Le mécontentement de ces usagers face aux conséquences des nouveaux horaires prévus à Vernon n’est pas une question d’humeur ou un attachement capricieux à des habitudes infondées. Le considérer comme tel serait faire preuve d’un désintérêt coupable, voire de mépris, surtout lorsque par ailleurs on demande à ces contribuables de mettre la main à la poche pour alimenter les centaines de millions d’euros consacrés par notre région aux transports ferroviaires.
Comme l’écrit un usager lu au hasard des nombreux blogs qui traitent de ce sujet : « A quoi servent de magnifiques trains ultra modernes, dans lesquels les voyageurs seront bien assis, qui coûtent très cher, s'ils partent à des horaires totalement inadaptés aux élémentaires contraintes de travail et familiales ? »
La dégradation de la desserte ferroviaire de Vernon telle qu’envisagée aujourd’hui serait aussi un coup rude porté à l’attractivité de cette ville et de sa zone d’influence, qui participent au dynamisme économique de notre région et contribuent à sa richesse.
Je vous demande donc, Monsieur le Président, de faire preuve de détermination politique pour faire en sorte que la mise en place du cadencement dans notre région soit une bonne nouvelle pour tout le monde.
La solution technique est à portée de main, tout le monde le sait. Tout le monde sait qu’au mois de mars la grille des liaisons envisagées comportait entre parenthèse les heures possibles d’arrêt à Vernon de trains que l’on envisage aujourd’hui de rendre directs de Rouen à Paris. Il semblerait, à la lecture de certains courriers rendus publiques, que ce soit pour des raisons politiques et commerciales.
La solution passe donc par l’instauration de l’arrêt à Vernon de 3 trains existant déjà sur la grille envisagée : deux le matin et un le soir. Les 3500 usagers de Vernon comprendraient mal que l’on ne trouve pas le moyen de leur donner cette indispensable satisfaction.
La seconde question d’actualité que nous voulons aborder concerne la crise que traverse la société occidentale et que l’on dit être une crise financière. Elle est bien plus que cela en vérité. Elle est l’échec d’une économie mondialiste et de ses fondements malthusiens et libre-échangistes.
Si les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain, les crédits d’aujourd’hui sont eux l’anticipation de la croissance de demain. Cette anticipation, ce pari sur l’avenir a une limite, cet équilibre instable entre réalité et virtualité à un point de rupture. Dans sa quête de croissance artificielle, le système économique libéral occidental les a franchis.
Pour éviter une catastrophe pourtant méritée, les gouvernements des principaux état occidentaux on soudainement trouvé des centaines de milliard d’Euros à consacrer à la préservation du système bancaire mondial.
Mais les établissements financiers sont suffisamment mal en point pour les consacrer essentiellement à consolider leurs fonds propres et non à soutenir l’investissement de l’économie réelle et ses besoins courts termes de financement, en particulier en ce qui concerne les plus petites entreprises.
Il est inévitable que cela aura à court et moyen terme des conséquences sur le développement sinon la survie de nombreuses PME dans toutes les régions de France. Compte tenu de la concentration des plus grands établissements banquiers, ce phénomène n’a aucune raison d’épargner notre région.
C’est pourquoi il nous semble urgent d’imaginer un dispositif permettant conjoncturellement de soutenir le tissu de PME de notre région.
Vous vous félicitez de la santé des finances de notre institution dont l’une des compétences essentielles concerne le développement économique et l’emploi. Un tel dispositif, reprenant l’esprit dans lequel vous avez décidé d’intervenir structurellement auprès de ces entreprise, dans le cadre de Normandie Capital Investissement par exemple, nous semble d’autant plus réaliste que la Décision Modificative du budget 2008 que vous allez nous proposer enregistre une diminution de plus de 40 M d’Euros du montant de ses investissements.
Nous vous demandons donc de mettre en place au plus vite un dispositif d’aide au financement court et moyen terme à disposition des PME de notre région, sous forme d’avance de trésorerie remboursable dont le taux pourrait être indexé sur celui des emprunts que contracte notre institution ou / et sous forme de cautionnement auprès des banques.
Si nous votions le principe d’une telle aide lors de cette assemblée, celle-ci pourrait confier à la commission permanente de lundi prochain d’en finaliser les termes exacts envoyant ainsi un signe fort et encourageant à l’économie régionale et à l’ensemble de ses acteurs, y compris financiers pour la sauvegarde de nos entreprises et de nos emplois
Je vous remercie.
11:59 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cadencement, vernon, paris, crise, emprunt, pme, trésorerie
11.10.2008
Crise financière : lettre de Marine Le Pen à la justice
Paris, le 10 octobre 2008
Monsieur Jean-Claude MARIN
Procureur de la République
Près le T.G.I. de Paris
4, boulevard du Palais
75001 PARIS
Monsieur le Procureur de la République,
La débâcle financière en cours ne doit troubler en rien le cours de la Justice.
Cependant, durant ces dernières semaines, les médias, reprenant en cela les affirmations des marchés et l’aveu même de certains dirigeants économiques, ont semblé établir la perpétration par fait non prescrit, des infractions pénales suivantes, prévues et réprimées, soit par le Code Pénal, soit par le Code de Commerce, soit par le Code monétaire et financier, à savoir :
- diffusions fausses ou trompeuses sur la situation d’un émetteur ou d’instruments financiers sur les marchés réglementés ;
- présentation volontaire de comptes sociaux inexacts, par comptabilisation d’actifs fictifs, inexactitudes d’évaluation, insuffisance ou omission de provisions ;
- abus de confiance et escroquerie à titre individuel ou en bandes organisées ;
- recel et complicités dans ces divers délits ;
- perpétration aggravée de ces infractions par des personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ayant agi dans l’exercice de leur fonction.
Je souhaiterais savoir si ces infractions, désormais flagrantes, ont abouti à des citations directes devant les Tribunaux correctionnels, ou ont motivé de votre part l’ouverture d’une information judiciaire contre X ou contre personnes dénommées.
Dans la mesure où certains membres du Gouvernement se seraient rendus coupables, coauteurs ou complices de certains de ces délits précités, dont entre autres la diffusion de fausses informations relatives aux marchés réglementés, je souhaiterais également savoir si vous avez transmis, par la voie hiérarchique, vos réquisitions au Procureur général près la Cour de Cassation en vue d’une saisine de la Cour de Justice de la République.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.
Marine Le Pen
13:19 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, infraction, abus de confiance, escroquerie, justice, poursuites, le pen
04.10.2008
Devoir de mémoire

La Cour Suprême de Russie a réhabilité le dernier tsar russe Nicolas II et sa famille en tant que victimes de la répression politique des bolcheviks, un geste symbolique longtemps réclamé par les descendants de la famille impériale.
Justice est rendue.
11:10 Publié dans En bref... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tsar nicolas ii, communisme, victime, devoir de mémoire, russie
01.10.2008
La vérité sur le chômage
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Il est proprement indécent de prétendre, comme le fait le gouvernement, que la hausse du chômage serait due aux « chocs » du pétrole ou des changes, et il est plus indécent encore d’en rendre responsable la toute récente crise financière mondiale.
Si en France il y a eu officiellement plus de 41.000 chômeurs en août, en Allemagne il y en a eu 40.000 de moins.
Et 40.000, c’est le nombre total des chômeurs au Danemark, où il n’a jamais été aussi bas.
Aux Pays-Bas ou en Pologne, le chômage a continué de baisser en août.
Nicolas Sarkozy ne cesse d’affirmer qu’il faut dire la vérité aux Français. La vérité, c’est que son gouvernement et lui-même mentent aux Français. Et que ses promesses de campagne sont désormais à ranger définitivement au rayon des mystifications.
12:48 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chomage, sarkozy, fillon, emploi, le pen
carte bleue européenne en faveur des immigrés
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
Les ministres européens de l'immigration se sont réunis à Bruxelles pour mettre au point la directive sur la carte bleue européenne. Cette carte bleue, sur le modèle de la "green card" américaine, a pour objectif de faire venir en Europe des immigrés diplômés qui bénéficieront des mêmes droits que les nationaux. Elle va constituer, non seulement, un formidable appel d'air en faveur de l'immigration en général, mais aussi mettre en concurrence les diplômés européens et ceux issus du tiers-monde.
Ce pillage des cerveaux et ce dumping salarial et social, dicté par le patronat, est un crime contre la Nation : il entretient l'illusion que nous manquons de médecins, d'ingénieurs ou d'informaticiens au moment où le chômage repart à la hausse et où la situation économique et financière n'a jamais été aussi grave.
Le Front National s'opposera, par tous les moyens, à cette politique irresponsable, fruit de la mondialisation ultralibérale dont on voit aujourd'hui les conséquences dramatiques.
12:43 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, green card, libéralisme, mondialisation, europe, le pen



