27.09.2008
Hypocrisie et abus de pouvoir
Sur une banderole mal accrochée au balcon de la mairie, on peut lire le texte suivant : « pour défendre le service public, la ville de Vernon s’oppose à la privatisation de la poste ». Cette affirmation est doublement scandaleuse.
Sur le fond d’abord. Une fois de plus, le maire de Vernon à recours à l’hypocrisie politique. Il prétend s’opposer localement à la politique qu’il soutient nationalement. La privatisation de la poste, comme celles d’autres sociétés publiques avant elle, est la conséquence des traités européens. Le Parti Socialiste à joué les supplétifs de Monsieur Sarkozy et de ses sbires pour ratifier malgré le « NON » formel des Français une constitution européenne qui, comme les traités précédents, est claire à ce sujet : Le terme de « Services Publics » y disparaît, remplacé par celui de « Services d’Intérêt Economique Général ». Ces services étant des activités économiques, ils doivent impérativement, selon le bon vouloir des institutions européennes, faire l’objet d’une libre concurrence commerciale. Libéralisation qui conduit inéluctablement à une privatisation totale ou partielle des sociétés nationales.
Monsieur Nguyen Thanh n’a sûrement pas oublié que ce processus a conduit Monsieur Jospin, premier ministre socialiste, à privatiser quelque fleurons des entreprises et services publics français : France Télécom, Air France, CIC, CIP, etc. C’est ce processus implacable, dirigé depuis Bruxelles et contresigné par 90% de nos parlementaires qui est en marche aujourd’hui pour les services postaux.
Je n’ai jamais entendu la section de Vernon du Parti Socialiste protester contre la ratification de ces traités qui portent en eux la condamnation du service publique « à la française ». Je ne l’entends pas plus aujourd’hui. Dès lors, cette banderole, comme toute agitation locale sur le sujet, n’est qu’une vaste tromperie politicienne.
Sur la forme. L’équipe qui dirige Vernon n’a été élue que par une majorité relative du corps électoral, c’est à dire une minorité de vernonnais. Qu’elle prétende, avant même tout débat et vote municipal que « la ville s’oppose » constitue un abus de pouvoir, un enrôlement forcé des vernonnais au service de sa mascarade tout à fait indigne d’un pays démocratique.
Le plus grave est que c’est apparemment tout ce qui lui reste pour donner à la population le sentiment qu’elle fait quelque chose.
Bernard Touchagues
Conseiller Municipal - Vernon d’Abord !
22:29 Publié dans Vernon notre ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : privatisation, la poste, service public, constitution européenne, front national, vernon
22.09.2008
Un faux débat sur l’Afghanistan
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
En l’absence de toute véritable opposition, c’est un faux débat qui a été organisé à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan.
Le Premier ministre en a profité pour annoncer l’envoi de moyens supplémentaires : des hélicoptères, des drones, des mortiers, « avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes ».
C’est proprement dérisoire. Si l’on veut vraiment tenter de vaincre les talibans, il faut engager des forces considérables. Mais la France, qui de toute façon n’a pas à se substituer aux Etats-Unis d’Amérique, n’en a pas les moyens.
François Fillon en tire lui-même les conséquences : ce choix n'ira pas « sans probables pertes ».
Des jeunes Français trouveront encore la mort dans ce pays, sans avoir rendu aucun service à la France.
On note aussi que le Premier ministre n’a pas évoqué l’actuelle extension du conflit au Pakistan, ni l’éventualité d’une participation des soldats français dans cette escalade.
N’en déplaise à François Fillon, il ne peut pas y avoir de « consensus national » sur cette mauvaise politique qui n’est pas nationale.
22:52 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, armée française, otan, le pen
20.09.2008
Plan Sarkozy pour la santé : le mal empire et en pire !
Communiqué de Presse du Front National
Après les déboires de Roselyne Bachelot, toujours retardée dans la présentation de son plan « hôpital, patient, santé, territoire », c’est Sarkozy, lui-même, qui monte en première ligne.
Malgré le désaveu grave de la Cour des Comptes qui, en juin 2008, n’a pas validé les comptes de l’Assurance Maladie, c’est Monsieur Seguin qui a été très critique le 10 septembre dernier lors de la présentation du rapport annuel.
Il y a fait un bilan en règle de l’échec total de la réforme 2004 dite « Douste-Blazy ». Et pourtant, Sarkozy persiste et signe dans le droit fil de la calamiteuse maîtrise comptable, qui n’a, à ce jour, jamais réduit le prétendu déficit de la sécurité sociale.
Il avalise, en les aggravant, toutes les erreurs dénoncées par la Cour des Comptes. Il donne en plus un coup d’accélérateur à la planification socialisante de notre système de santé, initiée par les Ordonnances Juppé de 1996 : regroupement des hôpitaux avec fermeture des structures de proximité, déremboursements multiples, forfaitisation des honoraires médicaux – qui a déjà prouvé son caractère inflationniste dans le système par capitation des régimes miniers -, perte de la liberté d’installation, élargissement très insuffisant du numerus clausus de début d’études pour contrer la pénurie des praticiens de santé.
Rendez-vous en 2012 pour le bilan de la catastrophe.
21:47 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hopital, bachelot, déremboursement, médicaments, numérus clausus, réforme, front national
16.09.2008
Fermeture du LRBA : la faute à qui ?
Ainsi donc, la fermeture du LRBA à l’horizon 2012 est désormais actée. Pendant de trop nombreux mois on a laissé croire à ses personnels, à leurs familles et plus largement aux vernonnais que cela était évitable.
Que de promesses ont été faites durant la campagne électorale de la part de la droite et de la gauche ! Mais il faut que ces politiciens assument leur responsabilité. La fermeture du LRBA, ce sont eux qui en ont créé depuis 30 ans les conditions, ce sont eux qui l’ont voulu, qui l’ont organisé.
On ne peut comme l’UMP (Mrs Miraux et Gilard) le Centre (M. Maurin) ou le PS (M. Nguyen Thanh) voter au parlement en faveur de la constitution européenne instaurant une Europe de la défense et s’opposer sérieusement à sa mise en œuvre sur le terrain, mise en œuvre qui consiste en la réduction du format de notre armée et en la restructuration de notre industrie de l’armement au profit d’autres industries de l’Union.
On ne peut comme le PC et l’extrême gauche avoir une tradition d’antimilitarisme apatride et prétendre être un porte parole crédible des travailleurs de l’armement à l’occasion des conflits sociaux dont ils sont les victimes.
C’est de ces hypocrisies dont souffre le peuple français. Car c’est la politique européiste et mondialiste de tous les partis de l’établissement qui est à l’origine de la plupart des drames sociaux que connaît notre pays, et ils le savent. Ils savent pertinemment que depuis 40 ans, leur politique organise la disparition de nos productions agricoles, la délocalisation de nos industries et de nos services à distance, et le recours à une main d’œuvre sous-payée.
La fermeture du LRBA, c’est eux, eux tous, et eux seulement. Combien de crises sociales, combien de fermetures d’usines et de laboratoires faudra-t-il encore pour que la réalité apparaisse aux français malgré le rideau d’hypocrisies et de mensonges que tend chaque jour devant leurs yeux le pouvoir politico-médiatique ?
Beaucoup trop, je le crains.
Bernard Touchagues - Vernon d'abord
17:44 Publié dans Vernon notre ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lrba, armée, fermeture, restructuration, libre blanc, front national
15.09.2008
Nouveaux horaires SNCF : élus impuissants ?
Communiqué de Bernard Touchagues
Conseiller Régional de Haute Normandie
Conseiller Municipal de Vernon
Usager de la ligne Rouen - Paris
Il serait faux de croire que les nouveaux horaires de la ligne Rouen - Paris seraient de la seule initiative de la SNCF.
Bien au contraire. Ils sont le fruit d’une négociation initiée par l’exécutif de la Région Haute-Normandie dans le but de mettre en place un cadencement du trafic ferroviaire régional.
Celui-ci a été imaginé pour optimiser les correspondances entre les liaisons, et donner un caractère plus systématique à certaines d’entre elles. De toute évidence, c’est ce qui à été fait pour la liaison Rouen - Paris, mais sans aucune considération des conséquences éventuelles d’un nouvel horaire sur la vie des usagers Eurois. Il est clair que celui qui est aujourd’hui envisagé constituerait une régression importante du service public : accroissement des temps de trajet, moindre confort des déplacements, etc.
Les Eurois ne pourraient comprendre que leur Région organise une telle régression alors que leurs impôts financent les centaines de millions d’Euros d’équipement ferroviaire qu’elle dépense généreusement pour l’acquisition et la rénovation de matériel roulant.
L’exécutif régional, l’exécutif départemental, comme les municipalités des principales villes de l’axe Rouen - Paris sont gérés par la gauche. Devant l’importance du mécontentement lié à la modification possible des horaires du trafic ferroviaire de cet axe, il est temps que ces exécutifs organisent la démocratie participative qui, disent-ils, leur est chère.
Je ne peux qu’encourager les présidents des associations de défense des usagers qui se créent aujourd’hui à s’adresser à ces élus qui ont tout pouvoir. Je reste à leur disposition, le cas échéant, pour les aider dans cette démarche, dans les assemblées auxquelles je participe.
23:08 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : horaire rouen paris vernon sncf cadencement petition conseil rég



