« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-09 »

25.06.2008

Turquie : à quoi bon se battre pour un référendum ?

Dans le cadre de la discussion sur le projet de réforme des institution, le Sénat vient de supprimer, à la demande du groupe UMP, l'article rendant obligatoire le référendum pour l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.

De nombreux personnages politiques condamnent cette nouvelle trahison du parti du Président de la République, qui, évidemment, n'agit sur de telles questions qu'avec son plein accord, sinon en exécution de ses propres consignes.

Mais à quoi bon ? Car de toute façon, preuve est faite qu'un référendum, quel qu'il soit, ne constitue en rien une garantie dans un régime qui n'a de démocratique que le vernis de ses ongles crochus.

Est-il besoin de rappeler, après la double expérience du traité constitutionnel européen (France et Pays Bas en 2005, Irlande en 2008), qu'aux yeux des majorités de droite ou de gauche, en France comme en Europe, n'est réputé acceptable qu'un référendum qui abonde dans leur sens ?

Le référendum n'aurait un intérêt dans notre constitution que si celle-ci obligeait l'executif à en respecter le choix durant un délai équivalent à celui du mandat présidentiel (le référendum n'est-il pas, par excellence, l'expression de la souveraineté du peuple ?) et à en rendre impossible toute forme de contournement (les lois fondamentales en vigueur concernant le sujet soumis à référendum ne pouvant être modifiées durant la même période).

C'est cela la véritable question du référendum dans nos institutions. C'est cela qu'il faut d'abord obtenir de leur réforme.

Sinon, référendum ou non, la Turquie peut déjà considérer son adhésion comme acquise.

Bernard Touchagues

24.06.2008

Réunification de la Normandie : une exigence de bon sens

Séance plénière du Conseil Régional de Haute-Normandie du 23 juin 2008
Débat de politique générale
Intervention de Gilles Arnaud et Bernard Touchagues, groupe Front National

Monsieur le Président, mes chers collègues,

On ne peut que regretter la divulgation tardive du rapport EDATER sur les évaluations des effets d’une fusion de la région Haute et Basse-Normandie, disponible depuis janvier 2008, mais qui n’a été porté à la connaissance des élus et du public que fin avril pour la Haute-Normandie et vendredi dernier pour la Basse.

Je comprends bien que des intérêts localistes de certains adversaires à la réunification auraient été mis à mal si les conclusions de ce rapport avaient été connues avant les élections municipales et cantonales. Mais c’est encore six mois de perdu pour ce qui est désormais une évidence. La Normandie doit être réunifiée. Pour certains, cela ne fait que 40 ans qu’ils le répètent, mais force est de reconnaître que cette étude impartiale, professionnelle, détaillée contrairement à ce qu’on entend ici ou là, leur donne raison.

Pour mettre fin à la discussion stérile de petits intérêts personnels, prenons « les effets négatifs et les risques » soulevés par le rapport EDATER… afin de mieux les balayer.

Premier risque, ouvrez les guillemets «  le risque de voir s’éloigner les services administratifs de leurs bassins de vie. En effet, certains citoyens lambda – je cite toujours – ne sont pas en mesure d’évaluer en quoi la fusion des deux Conseils Régionaux va permettre de développer la Région économiquement parlant et offre – je cite encore – des retombées positives pour les habitants (augmentation de la croissance, baisse du chômage, élévation des niveaux de qualification…) », fermez les guillemets. Outre le fait que c’est faire insulte au citoyen lambda – regardez les lambdas irlandais –, tout cela relève de la communication.  Nos deux demi-régions, en 4 ans, ont fait exploser leur budget communication, multipliant les rendez-vous, les publications, les points presses pour défendre des politiques parfois beaucoup plus absconses que les bénéfices de la réunification ! Je n’ai aucune inquiétude quant à votre capacité à communiquer l’utilité de la réunification, pour peu que vous en soyez convaincu, et le rapport EDATER vous donne tous les éléments pour cela !

Deuxième risque pour EDATER : les évolutions démographiques. C’est pour nous, un contre-sens. Si nos jeunes quittent la Normandie, si il n’y a pas assez d’emplois supérieurs, c’est que les centres de décisions, les sièges sociaux, les entreprises qui les créent, n’ont aucune raison de perdurer dans deux demi-régions insignifiantes, vues de Paris ou de Bruxelles. Que la Normandie reprenne sa dimension historique, retrouve l’unité qui fait sa renommée internationale et nous verrons les sièges sociaux revenir avec leurs cadres, comme l’indique d’ailleurs ce même rapport en page 193, estimant que la réunification engendrerait , ouvrez les guillemets, « un fort niveau de certitude en matière de capacité à attirer les entreprises ».

Troisième argument, si l’on veut, le coût soit-disant élevé de la fusion. 15 millions d’euros pour la fourchette haute. Permettons nous de sourire à ce chiffre. EDATER ne doit pas avoir connaissance de vos coopérations décentralisées, de vos antennes séparées à Bruxelles, de la politique de la ville… Bref, j’en passe, et de meilleures. Et pour une fois, que seraient 15 millions d’euros, alors que ce rapport EDATER estime que la réunification élèveraient le PIB de la Normandie, et donc corollairement les recettes fiscales, d’un demi-point. Oui, un demi-point de PIB, c’est à dire dans le contexte économique actuel, environ 30 % de croissance additionnelle !

Quatrième argument, la fiscalité. Là, nous devons vous reconnaître un train d’avance, et il n’y a en pas beaucoup, des trains en avance, en Normandie. Vous avez déjà réunifié la Normandie, puisque les contribuables normands sont ceux qui sont le plus matraqués fiscalement ! Premier et deuxième rang, selon les années, mais toujours en tête.

Enfin, le choix de la capitale. C’est à l’évidence l’argument dont se serviront les adversaires de la réunification. Des solutions existent, notamment au travers de Normandie-Métropole et d’un réseau de villes moyennes de Normandie. Pour ne pas déséquilibrer les transferts d’emploi, on peut aisément imaginer un scénario ou Caen serait la capitale politique, Rouen la capitale administrative, Le Havre la capitale sociale, Évreux la capitale touristique, Cherbourg la capitale militaire, Alençon la capitale économique et multiplier ainsi les rôles pour ces 16 agglomérations de première importance qui font le maillage de la Normandie. A l’heure des nouvelles technologies, les inconvénients attribués il y a un instant à cette solution semblent appartenir à un autre siècle. Tout est une question de volonté, notamment celle de travailler ensemble. Je ne doute pas que les nouveaux maires de Caen et de Rouen se mettront d’accord…

Je devrais maintenant vous développer les points positifs de la réunification mis en avant par ce rapport EDATER. Mais ce serait en relire quelques 190 pages, tant cette étude est laudative et vous savez que le temps m’est compté. Résumons les plus flagrantes :  

•Atteinte de la masse critique européenne,

• Meilleure résistance face à l’attractivité du grand nord, du grand ouest, et de l’Ile de France,

• Cohérence de la réalité politique et administrative de notre région avec cette Normandie dont la notoriété est mondiale,

• Indicateurs macro-économiques nettement meilleurs que la somme de ceux des deux demi-régions,

• Effets bénéfiques d’importants effets de seuils enfin atteints et dépassés,

• Tissu économique plus équilibré,

• Emergence plus grande des pôles d’excellence

• Facteur déclencheur du renforcement des liens économiques et suppression de la concurrence des territoires,

• Effets positifs sur toutes les politiques régionales,

• Economies en tous genres…

Etc.

Ce rapport EDATER, outre qu’il soit un véritable plaidoyer pour la réunification de la Normandie, contient aussi une mise en garde, et nous en sommes conscients. Réparer les erreurs du passé, cicatriser les plaies laissées par la division mettra du temps. C’est pourquoi il faut rapidement mettre en place une véritable méthodologie qui nous conduise enfin, sans à-coups mais sans mollesse, à l’indispensable réunification. Il n’est plus urgent d’attendre comme on a trop longtemps voulu nous le faire croire. Il est au contraire urgent d’envoyer un signal fort et de mettre au plus tôt le processus de la réunification en marche.  

Il est une phrase en page 192 de ce rapport qui m’a sérieusement inquiété : la Normandie, réunifiée, serait au sixième rang des régions françaises. Il y a encore dix ans, une étude plaçait la Normandie réunifiée au 5ème rang seulement. Plus nous attendrons pour la réunifier, plus notre région sera marginalisée dans le paysage socio-économique français et plus il lui sera difficile de décider de son avenir. En un mandat et demi, nous avons en quelques sortes, déjà pris « une région de retard ».

Cette question de la réunification transcende tous nos partis politiques. Elle est déjà souhaitée par 65% des Normands et ils seraient certainement plus nombreux s’ils étaient loyalement informés de ses enjeux, notamment sur la base de ce rapport. Le bon sens, disait Descartes est la chose du monde la mieux partagée. Dans notre région, il semble être la chose la plus évitée pour des raisons qui n’appartiennent qu’à ceux qui le trouvent contraire à leurs intérêts personnels.  

Après la publication de ce rapport, rien ne peut plus justifier votre attentisme ni votre façon de botter en touche, c'est-à-dire en direction de l’Etat. Le temps des études est maintenant révolu et leur conclusion est sans appel. La Normandie doit être réunifiée. C’est à vous et au Président de la région de Basse Normandie qu’il appartient de le signifier à l’Etat et d’obtenir son approbation et sa participation active à ce processus. Il n’appartient qu’à vous d’être des élus véritables de la véritable Normandie et de faire en sorte que cette mandature de demi-région soit enfin, comme nous le réclamons depuis trop longtemps,  la dernière.

Je vous remercie

16.06.2008

MERCI AU PEUPLE IRLANDAIS !

COMMUNIQUE DE PRESSE DE CARL LANG

Député français au Parlement européen

Président du groupe FN au Conseil régional du Nord Pas de -Calais

Le 12 juin 2008, lors du referendum portant ratification du Traité de Lisbonne, 4,2 millions d'Irlandais avaient la possibilité d'obliger les institutions européennes à repenser leur vision de l'Europe.

Ils l'ont fait.

Ils ont dit NON à une Europe confisquée par les eurocrates. Ils ont dit NON à une Europe ultra-mondialiste et supranationale.

Ils ont osé dire Non à un Traité portant l'abandon de leur souveraineté et de leurs libertés nationales mais aussi NON à leur caste politicienne et sociale qui n'a cessé de faire campagne en faveur de ce traité.

C'est une réponse démocratique et populaire d'un peuple fier et courageux qui n'a pas voulu d'un texte de nature totalitaire, véritable réplique de la Constitution européenne rejetée par les Français et les Hollandais en 2005, et de surcroît imposé par les gourous de la secte européiste.

Plus qu'un message, ce referendum rejetant le traité de Lisbonne et l'eurocratie  servira d'avertissement démocratique à tous ceux qui veulent broyer la véritable Europe, celle des  peuples et des Nations libres.

Alors face à tant de courage et de clairvoyance : merci au Peuple Irlandais !

Victoire du « Non » irlandais au référendum sur le Traité de Lisbonne

móran taing ! *

Honneur au peuple irlandais qui, sans céder aux chantages, aux intimidations et au mépris, a courageusement voté pour la sauvegarde de son indépendance, de son identité millénaire et de sa liberté.
Les Irlandais, en notre « non », ont permis à toutes les Nations d'Europe de s'exprimer et de rejeter une eurocratie de plus en plus étouffante et éloignée des identités européennes.

Que les Gouvernants irlandais, même s'ils étaient de farouches partisans du « oui », soient également remerciés d'avoir maintenu la voie référendaire pour ratifier ce (mauvais) traité de Lisbonne, malgré les pressions énormes exercées par la Commission de Bruxelles et les autres capitales européennes.
Ils ont ainsi prouvé qu'au travers des âges, de Tyrone Hugh O'Neil à Pearse et Collins, le Tigre Celtique ne se dompte pas.

Ce « non » irlandais est une claque magistrale à Nicolas Sarkozy, qui a bafoué le « non » français en tentant de représenter la constitution européenne rejetée par les Français, en la maquillant, à peine, sous le Traité de Lisbonne. Lui qui va prendre la présidence de l'Union Européenne pour les six prochains mois peut désormais réfléchir sur la maxime qui veut que « les peuples cessent d'obéir quand ils cessent d'estimer »...

Fernand Le Rachinel
Député européen souverainiste

* Merci beaucoup !

La victoire du non au référendum irlandais

Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

Le Front National salue la magnifique victoire du peuple irlandais qui a rejeté le traité de Lisbonne malgré les pressions, menaces et chantages de toutes sortes émanant tant des autorités nationales qu'européennes.

Une fois de plus la valeureuse Irlande a démontré que lorsque les peuples s'expriment directement, ils déjouent tous les pronostics et défendent leurs intérêts nationaux.

Le Traité constitutionnel est désormais caduc et la forfaiture de Nicolas Sarkozy, faisant revoter le Congrès français sur un texte identique à celui rejeté par le peuple français, est effacée.

Avec cette victoire du NON, nous commençons la campagne européenne de juin 2009 de belle façon. Que tous les nationalistes d'Europe trouvent dans ce résultat le courage et la détermination pour combattre les eurocrates bruxellois et les tenants du nouvel ordre mondial, ennemis déclarés des Nations et des peuples d’Europe.

Ce soir, nous sommes tous des Irlandais !

Plus que jamais, Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !

04.06.2008

Partout des « plombiers polonais »

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Selon les chiffres publiés par Eurostat, le coût horaire de la main d'oeuvre dans l'Union européenne varie de 1 à 20. Il est de 32,16 euros en Suède, et de 1,65 euro en Bulgarie.

La directive Bolkestein avait été sévèrement amendée, mais la Cour européenne de Justice a pris le relai, imposant par sa jurisprudence qu'une entreprise d'un pays membre peut travailler dans un autre pays aux conditions du pays d'origine de l'entreprise.

Autrement dit, une entreprise bulgare peut faire travailler en Suède des salariés payés vingt fois moins que les salariés suédois. Une entreprise roumaine ou lettonne peut travailler en France aux conditions roumaines ou lettonnes, avec des salariés payés 10 fois moins que les Français.

Les travailleurs français avaient manifesté leur rejet de la directive Bolkestein en votant non au référendum de 2005. Mais l'Europe de Bruxelles leur fait un bras d'honneur.

Non seulement le « plombier polonais » n'est pas un « fantasme », comme le prétend Nicolas Sarkozy, mais il est omniprésent.

A cette concurrence déloyale et à ce dumping social délirant s'ajoutent l'immigration choisie et les régularisations de clandestins, pour peser à la baisse sur les salaires.

Le Front National engage les travailleurs français à exprimer leur légitime révolte contre cette monstrueuse injustice lors des prochaines élections européennes.

03.06.2008

Profanations de tombes chrétiennes : l'insupportable silence des autorités

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LOUIS ALIOT

Secrétaire Général du Front National

246 tombes du cimetière d'Elne dans les Pyrénées-Orientales ont été profanées dans la nuit du 31 mai. Ces nouvelles violations de sépultures font suite à la profanation quelques jours plus tôt de croix et de stèles des cimetières catholiques d'Ottange en Moselle et de Marville dans la Meuse.

Ces multiplications de dégradations de lieux de culte chrétiens se font dans l'indifférence des autorités et de la classe politique, qui ne manquent pourtant jamais de marquer, à juste titre, leur indignation quand les cibles des profanateurs sont des cimetières juifs ou musulmans.

Louis Aliot, Secrétaire général du Front National et conseiller municipal de Perpignan, dénonce l'insupportable silence des autorités et des professionnels de l'indignation sélective et enjoint le gouvernement à faire preuve de la plus extrême fermeté face aux profanations de cimetières chrétiens.

Toutes les notes