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18.12.2007

Budget régional 2008 : Les Hauts Normands, eux, sauraient quoi faire de leur argent si la région ne les taxait pas toujours plus !

Séance plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 11 décembre 2007

Budget 2008 - Explication de vote - Intervention du Front National

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Je vais être bref puisque, sourd aux remarque de vos oppositions, vous nous avez présenté ce jour un budget conforme aux orientations présentées en octobre, et comparable à ceux des années précédentes.

L’éditorial que vous avez signé servira de référence à l’essentiel de nos critiques.

Vous vous y félicitez comme à chaque fois de la bonne santé financière de notre région.

Permettez nous de constater nous aussi une situation paradoxale : plus la santé financière de notre région est bonne, plus vous confisquez de pouvoir d’achat aux Hauts Normands à travers les impôts et taxes régionaux, comme cette année par le maintien de la TIPP régionale à son taux maximum et la hausse de la taxe sur les cartes grises. De là à penser que la bonne santé financière de notre région repose en grande partie sur votre politique fiscale directe et indirecte, il y a un pas que nous n’hésitons pas à franchir.

N’ayons pas peur de rappeler que les 2.5 milliards qui vont être injectés, comme vous le dites, dans l’économie régionale jusqu’en 2013 ne sont en effet que des milliards d’abord confisqués à cette économie, producteurs et consommateurs.

On est donc en droit de se demander à quoi servent ces milliards d’euros que vous allez prélever ou que l’Etat va prélever pour votre compte.

Si nous lisons bien votre budget, trois axes majeurs :

Vous devez tout d’abord certainement prier chaque soir Saint réchauffement climatique sans lequel vous n’auriez vraiment rien de neuf à mettre dans vos 550 pages budgétaires.

Cette opération de propagande mondialiste, qui oublie que le libre échangisme mondial est la première cause des déplacements émetteurs de CO2 ferait certainement bien rire le commandant Charcot. Mais elle vous permet en effet de justifier de nouveaux millions de dépenses additionnelles alourdissant quasiment chacune de nos fonctions budgétaires.

Nous comprenons ensuite les raisons du réchauffement climatique que vous avez orchestré avec la présidente de la SNCF, car si le froid glaciaire de vos relations antérieures avait perduré, il vous aurait fallu retirer de votre budget les 200 millions d’achat et de rénovation de matériel roulant qui lui donnent un peu d’embonpoint.

Précisons que l’accord et les actions envisagés ne nous semble pas à ce jour en mesure de remettre à un niveau de service satisfaisant la liaison principale qui irrigue le territoire haut normand, à savoir la ligne Le Havre-Paris dont le nombre de liaisons risque de demeurer insuffisant face aux besoins à venir et le temps de trajet stabilisé à des délais d’un autre siècle !

Nous retrouvons enfin dans votre budget le péché mignon mais coûteux de la gestion socialiste : " nos politiques sont bonnes, la preuve, nous y dépensons toujours plus d’argent ! " c’est le titre de votre dernier paragraphe : " des politiques amplifiées ". Que ce soit la formation et l’apprentissage, l’action économique et l’emploi ou encore l’enseignement, les hauts normands ont assez payé, ils demandent maintenant à voir, monsieur le président.

Ils demandent des mesures, des évaluations précises de l’utilité et de l’efficacité des sommes dépensées. Combien d’emplois, combien de richesses a rapporté chaque euro investi, prêté, donné. C’est cela qu’ils veulent savoir avec des outils de mesure fiables et transparents.

En définitive, si on dresse le bilan de votre budget primitif 2008, Monsieur le président,

On y déplore d’abord un grand absent : un projet d’ensemble qui prépare véritablement notre région à affronter l’avenir.

On y découvre ensuite grand point d’interrogation : notre région est-elle bien gérée, c’est à dire, au-delà de sa belle courbe de désendettement, peut-on considérer que l’argent qu’elle dépense est efficacement dépensé.

On y acquiert enfin une grande certitude : c’est que les hauts normands payeront demain plus d’impôts régionaux qu’ils n’en payaient hier.

Trois raisons plus que suffisantes en ce qui nous concerne pour voter résolument contre.