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31.10.2007
Loi Hortefeux sur l’immigration « choisie »: le trafic d’êtres humains est officialisé
COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARINE LE PEN, Vice-Présidente du Front National
L’Arche de Sarko
Au moment où Nicolas Sarkozy condamne à juste titre le trafic d’êtres humains organisé par l’Arche de Zoé, son ministre Brice Hortefeux l’officialise avec le lancement de l’immigration « choisie ».
Avec une immoralité assumée et camouflée là aussi par de bons sentiments, le gouvernement organise un nouvel esclavage moderne au profit de quelques patrons avides de profits.
Une loi doublement immorale
Dans le cadre du projet de mondialisation démographique, la France se met donc officiellement sur la liste moralement peu reluisante des clients du grand marché mondial de la main d’œuvre.
Cet appel d’air de travailleurs à bon marché va surtout avoir pour conséquence directe de tirer les salaires des secteurs concernés à la baisse.
Comment croire que les jeunes diplômés français au chômage refuseraient, comme le prétend le gouvernement, d’exercer les professions de géomètres ou d’informaticiens pour ne citer que ces deux métiers ?
Il faut réagir face à un plan concerté de baisse des salaires
Marine Le Pen, vice présidente du Front national et député français au Parlement européen, demande solennellement au gouvernement de renoncer à ce projet, de proposer les offres d’emplois vacants aux chômeurs français et à défaut de créer les filières de formation nécessaires.
Elle appelle tous les travailleurs des secteurs concernés à s’opposer à ce plan qui vise à terme à planifier une baisse de leurs rémunérations et à « tiers-mondiser » leurs emplois.
15:50 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brice hortefeux, sarkozy, chômage, immingration, formation, le pen, front national
27.10.2007
Vélib’ à Vernon ?
C’est en tout cas la proposition faite hier au soir par Bernard Touchagues lors de la réunion du conseil municipal de Vernon.
Constatant le succès de ce dispositif dans les villes l’ayant mis en place, dont la plus récente est Paris, le conseiller municipal d’opposition en a souligné la raison : dans nos villes, le principal frein à l’usage de la bicyclette n’est pas d’abord l’inadaptation de la voirie, mais essentiellement la certitude de se faire voler ou vandaliser son vélo tôt ou tard lorsqu’on doit le laisser en stationnement sur la voie publique. Un dispositif tel que Vélib’ est une solution adaptée à ce problème.
Bernard Touchagues évalue entre 200 et 300 le parc de vélos nécessaires, stationnés en 12 ou 15 points de la ville, voire de la conurbation vernonnaise si d’autres municipalités sont intéressées.
Il a émis le vœu que cette proposition indispensable à l’utilisation plus abondante des coûteuses pistes cyclables dont se dote Vernon se retrouve dans le programme de chacune des prochaines têtes de listes municipales.
Le maire actuel fit un accueil positif à cette proposition, assurant qu’il allait la mettre à l’étude dans le cadre de la définition du schéma des transports collectifs de la CAPE.
19:05 Publié dans Vernon notre ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pistes cyclables, velib, circulation urbaine, voierie, front national, bernard touchagues, élection municipale
Traité modificatif : l’éloquent constat de Valéry GISCARD d’ESTAING
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN
Valéry Giscard d’Estaing explique de façon précise que dans le nouveau traité européen les dispositions de la Constitution européenne sont " mises dans un ordre différent ". Il s’agit d’un " traité d’amendements " où l’on " modifie un par un des articles des traités anciens pour y ajouter le contenu du traité constitutionnel ".
Tel est le témoignage irréfutable du père de la Constitution européenne.
La première version ayant été rejetée par le peuple français, la nouvelle version, qui est la même en ordre dispersé, ne peut en aucun cas être adoptée par le Parlement. Elle ne peut qu’être de nouveau soumise au peuple.
Il serait particulièrement honteux de nous occuper d’une réforme institutionnelle si nous ne commencions pas par appliquer les principes de base de la démocratie.
Le peuple français doit impérativement être consulté sur ce vrai-faux nouveau traité.
C’est le sens de la pétition que nous lançons.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, constitution, traité simplifié, traité modifié, le pen, front national, pétition
25.10.2007
Bus de Sevran : deux acquittements
Les deux « jeunes » accusés d'avoir participé à l'incendie d'un bus à Sevran en 2005, dans lequel une femme handicapée avait été grièvement brûlée, ont été acquittés par la cour d'assises des mineurs de Seine-Saint-Denis.
L'avocat général, Haffide Boulakras, qui n’avait aucun doute sur leur culpabilité, avait requis des peines de 5 ans dont un avec sursis, et 7 ans de prison ferme…
Le 2 novembre 2005, une vingtaine de « jeunes » encagoulés avaient stoppé le véhicule près de la gare de Sevran-Beaudottes, l'avaient caillassé et finalement incendié ; une femme handicapée y était restée bloquée.
C’était pendant les émeutes. Aujourd’hui il faut éviter d’autres émeutes… Et ce n'est pas la femme handicapée et brûlée qui va en faire...
12:47 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, banlieue, immigration, insécurité, émeutes, novembre 2005
Le Pen lance la campagne d'opposition au nouveau traité européen
CONFERENCE DE PRESSE DE JEAN-MARIE LE PEN
Parlement Européen - Strasbourg - Mercredi 24 octobre 2007
29 mai 2005 - 19 octobre 2007, il aura fallu 2 ans et demi pour que les 27 Etats-membres de l'Union européenne se mettent d'accord sur un nouveau traité constitutionnel qui n'est qu'un copié-collé de la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais, un faux "grossier" puisque le nouveau texte a non seulement le goût et l'odeur de feue la Constitution européenne mais encore toute la substance. On change la terminologie mais pas la substance et le tour est joué !
Quelques remarques liminaires si vous me le permettez.
Nicolas Sarkozy, principal auteur de la manipulation avait parlé le premier en février 2006, dans un discours à Berlin, de mini-traité européen pour remplacer la Constitution européenne. Il ne pensait pas que sa formule aurait autant de succès puisqu'elle fut reprise et améliorée par les différents gouvernements pour devenir successivement un traité simplifié puis finalement un traité modificatif ce qui fit rire tous ceux qui ont lu la nouvelle mouture.
Il a fallu des dizaines de juristes de très haut niveau, sous la houlette du Directeur général du service juridique du Conseil, pour tenter de mettre en forme ce qui avait été décidé au Conseil européen de juin à Bruxelles. Le résultat est hallucinant et le nouveau Traité est d'une telle complexité que je défie quiconque dans cette salle de le lire jusqu'au bout et de comprendre ce qu'il a lu. Bref, c'est une nouvelle fois un déni de démocratie où les experts prenant le relais des politiques ont exclu les peuples européens, trop lucides et trop sensés pour accepter un tel jargon bureaucratique qui recèle inévitablement des pièges mortifères.
256 pages d'un texte illisible, 12 protocoles additionnels, 53 déclarations interprétatives et pour couronner le tout 2 traités pour le prix d'un : le Traité sur l'Union européenne (issu du Traité de Maastricht) et le "Traité sur le fonctionnement de l'Union" (issu du Traité de Rome). Même Barroso n'y retrouverait pas ses commissaires !
Mesdames et Messieurs, c'est sur ce sabir juridico-politique digne de la novlangue que les Parlements ou les peuples auront à se prononcer au cours de l'année 2008.
Avant les référendums français et néerlandais, les experts autoproclamés et les "élites" politico-médiatiques nous ont expliqué que si la Constitution européenne n'était pas ratifiée, ce serait la fin du monde, la terre s'arrêterait de tourner, le soleil ne brillerait plus et l'Europe serait en crise, en panne, sur le point de succomber.
Or, qu'a-t-on constaté ? Depuis mai/juin 2005, l'Europe a continué d'exister, à se développer, à produire des textes, à être présente dans le monde. En janvier 2007, l'Europe s'est élargie à la Roumanie et à la Bulgarie sans Constitution européenne ; en octobre 2005, l'Europe a entamé des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne sans Constitution européenne ; depuis 2005, l'Europe a adopté des directives aussi importantes que la directive Reach, la directive services ou la directive sur la libéralisation des services postaux sans Constitution européenne.
Dernier mensonge et dernière supercherie : Nicolas Sarkozy nous disait qu'il n'y aurait pas de referendum sur le nouveau Traité constitutionnel puisque le texte n'avait rien à voir avec l'ancienne Constitution. Le mandat que le Conseil européen de juin a confié à la C.I.G reprend, de l'avis des experts, 90 % du projet de Constitution européenne. Ils ne pouvaient pas dire 99 %, ce n'était pas sérieux ! En supprimant le titre de Constitution européenne, les symboles de l'Europe, le titre de ministre des Affaires Etrangères et en procédant à quelques changements cosmétiques, est-ce suffisant pour dire que c'est un nouveau texte ? Ce n'est pas sérieux et aucun juriste honnête et digne de ce nom ne peut prétendre le contraire. La meilleure preuve et, s'il n'y avait qu'une seule preuve à apporter, serait celle-ci : la codécision où le pouvoir législatif appartient conjointement au Conseil des Ministres et au Parlement européen était étendue dans la Constitution européenne à 51 nouveaux domaines (y compris la coopération judiciaire et policière). Dans le nouveau Traité abusivement qualifié de simplifié et de modificatif car il n'est ni simplifié ni modificatif le nombre de domaines mettant en oeuvre la codécision est de ...51. Une telle similitude, jusque dans le détail, n'a l'heur d'étonner aucun des politiques qui nous gouvernent ni de "perturber" aucun expert, syndicaliste, membre d'associations ou de la société civile.
Quel homme politique aura le courage et l'honnêteté de dire : nous nous sommes mis d'accord sur le même texte que le texte rejeté ; nous avons seulement changé le nom du traité pour éviter d'avoir à consulter les peuples européens par referendum.
En effet, nous craignons le bon sens des peuples, nous redoutons leur jugement et leurs réactions ; aussi faut-il aller vite pour faire oublier notre forfait, notre coup d'Etat normatif et institutionnel, notre hold-up démocratique, au besoin en menaçant financièrement ou politiquement les parlements nationaux ou ceux qui s'opposeraient à la ratification. Il n'y aura pas de referendum en Europe alors que, par exemple, au Royaume-Uni, en France ou aux Pays-Bas une grande majorité de citoyens y sont favorables. Seule l'Irlande votera par referendum ce qui limite les risques au maximum. Nous ne pouvons pas faire autrement et comme le dit cyniquement, M. Barroso, Président de la Commission : "il est temps de passer à autre chose. Nous avons perdu assez de temps depuis 6 ans et la conférence de Laeken". Nicolas Sarkozy ne dit pas autre chose lorsqu'il propose, pour brouiller les pistes, de créer un groupe de Sages pour réfléchir à l'Europe de 2020-2030.
Défendre la souveraineté, l'indépendance, l'identité des Nations européennes, est-ce perdre du temps ? N'est-ce pas le devoir premier de tout homme politique responsable, digne de ce nom et du mandat qui lui a été confié par les électeurs. Refuser le jugement des peuples européens, c'est s'attirer tôt ou tard le jugement de l'Histoire qui sera sans appel !
Vous savez, Mesdames et Messieurs, que ce texte met en place les instruments nécessaires à la construction d'un super Etat européen. Quelques exemples, naturellement non limitatifs.
- La personnalité juridique de l'Union européenne qui lui confère les caractéristiques propres d'un Etat. Elle pourra, par exemple, être membre d'une organisation internationale, siéger ès-qualités au Conseil de Sécurité de l'ONU ou signer toute convention ou traité international en lieu et place des Etats qui la composent.
- La primauté du droit européen sur le droit national même postérieur sous le contrôle vigilant de la Cour de Justice dont la jurisprudence constante vise à retirer aux Etats toute velléité d'autonomie législative et même constitutionnelle.
- Le renforcement des pouvoirs du Parlement européen au détriment du conseil des Ministres et l'abaissement de la majorité qualifiée pour faciliter l'adoption de textes symboliques sur la libéralisation des services publics ou sur l'immigration.
- Le Président du Conseil européen, vieux rêve de Valéry Giscard d'Estaing, qui sera élu pour 2 ans et demi par ses pairs et qui représentera l'Union européenne sur la scène internationale.
- Ce président de l'Europe sera en concurrence avec le Haut Représentant pour la PESC qui pourra s'appuyer sur un véritable service diplomatique composé de fonctionnaires des institutions européennes et de diplomates nationaux. Ce Monsieur PESC pourra, en outre, compter sur le soutien des représentations permanentes de l'Union européenne dans les pays-tiers, au nombre de 120, véritables ambassades de l'Europe.
- Quant à la Commission européenne, elle verra à partir de 2014 le nombre de ses commissaires ne plus représenter que 2/3 du collège des commissaires soit aujourd'hui 18 sur 27. Inutile de vous dire qu'en l'absence de commissaire français, la PAC ou les services publics ne seront plus défendus du tout.
Face à ce désastre annoncé, il est de notre devoir impérieux d'exiger que la France ratifie le texte institutionnel par referendum. Il convient, sans esprit partisan, de lancer au niveau national une pétition pour faire changer d'avis le Président de la République au nom de l'intérêt supérieur de la Nation française. Ce qui vaut pour la France vaut naturellement pour les 26 autres Etats-membres.
La ratification doit être terminée fin 2008, ce qui n'est ni réaliste, ni sérieux. Officiellement, pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009 avant les élections européennes de juin 2009. En réalité, le risque est ailleurs : si la ratification n'était pas terminée fin 2008, cela pourrait coïncider en 2009 avec les élections britanniques. Rien n'empêcherait alors James Cameron, le leader des conservateurs, de promettre au peuple britannique, en cas de victoire, un referendum sur le Traité constitutionnel. D'où l'empressement suspect des eurocrates et des politiciens de tous bords de vouloir ratifier rapidement le Traité.
Aujourd'hui 24 octobre 2007, je lance, Mesdames et Messieurs, la campagne des élections européennes de 2009 en me faisant le porte-drapeau et le porte-parole de la Résistance française face au totalitarisme larvé de l'Eurocratie et de ses séides.
Je serai le héraut du NON à l'Europe confisquée par les eurocrates et les petits juges de Luxembourg. Je serai le défenseur de la France qui dit NON à la Turquie dans l'Europe, à la France qui dit NON à un super Etat européen avec, comme nous l'avons montré brièvement, les instruments de sa puissance, à la France qui dit NON à l'Europe mondialisée ouvrant nos frontières aux populations du tiers-monde, aux produits "made in China" et livrant nos entreprises aux prédateurs de tous horizons.
En matière d'immigration, la Commission européenne vient de proposer à l'image de la "green card" américaine, une "carte bleue" européenne, destinée à attirer des immigrants qualifiés dans l'Union européenne. Selon le projet de directive, cette carte bleue sera pour son titulaire un permis de séjour et de travail de deux ans renouvelable. Les conditions de délivrance de ce sésame européen exigent au moins trois ans d'expérience professionnelle et l'existence d'une offre d'emploi non pourvue. Afin d'éviter l'inévitable dumping social qu'entraînerait l'arrivée d'ingénieurs ou autres spécialistes qualifiés d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine, le salaire prévu devra être au moins supérieur à trois fois celui du salaire minimum du pays : l'ouvrier français appréciera...
Le travailleur immigrant pourra aussi faire venir sa famille selon une procédure accélérée, favorisant ainsi le regroupement familial.
En plus d'aggraver la "fuite des cerveaux" des pays tiers, en particulier d'Afrique en captant leurs élites, la Commission nous propose donc une immigration supplémentaire, une immigration choisie si chère au président Sarkozy...
Comme en politique, le désespoir est une sottise absolue, je me dois de terminer cet exposé sur une note optimiste, malgré les apparences qui plaident contre nous.
Grâce à la Pologne, le compromis de Ioannina de 1994 sera annexé dans un protocole additionnel et aura, de ce fait, valeur constitutionnelle. Par ailleurs, il ne pourra être modifié qu'à l'unanimité. Ce sera le seul moyen de retarder un vote à la majorité qualifiée au Conseil s'il est demandé par un Etat membre. Cette disposition, a priori technique, pourra se révéler fort utile dans l'avenir.
Par ailleurs, les analystes du Traité commencent à s'apercevoir qu'il contient des aberrations juridiques et politiques ce qui nous fait dire que même le diable porte pierre.
Par exemple, qui dirigera la politique extérieure de l'Union européenne ? Sera-ce le Haut représentant pour la PESC, le Président du Conseil européen ou même le Président de la Commission ?
Beau combat en perspective entre les trois têtes de cette hydre.
Même si les représentants de l'Europe des peuples et des Nations semblent avoir en apparence déposé les armes, avoir perdu l'espérance, c'est le moment de reprendre le flambeau et de lancer un appel solennel à ces peuples et Nations d'Europe : Non, vos Nations ne vont pas disparaître dans un Super Etat européen, non vos peuples ne vont pas être dissous dans une citoyenneté européenne utopique et criminelle.
Oui, chers amis européens, l'Europe que vous défendez, que vous aimez, a encore de beaux jours devant elle à condition qu'on ne confie pas sa destinée à de mauvais bergers mais à des hommes et à des femmes respectueux de nos Nations, de leurs traditions et de leur identité. C'est mon combat, c'est aussi le vôtre. Je vous remercie.
12:25 Publié dans Actualités nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité simplifié, traité modificatif, constitution, union, européenne, sarkozy, bruxelles
23.10.2007
Contre le mondialisme pollueur, le néo protectionnisme salvateur
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007
Plan Climat Energie - Intervention de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Dépourvu depuis de longues années de tout projet d’envergure pour notre demie région et repoussant autant que possible son indispensable réunification avec la Normandie dite " basse " comme nous l’avons vu tout au long de cette matinée, vous nous donnez, à travers ce " plan climat énergie ", l’impression d’avoir enfin trouvé un os à ronger pour donner un peu de sens à votre mandat.
La voracité avec laquelle, dans vos " pistes d’évolution de l’action régionale ", vous vous appliquez à dénicher dans chaque facette de la vie de nos compatriotes, la moindre trace de dépense énergétique ou de production de CO2 avec laquelle nourrir votre appétit d’intervenir, de réglementer, de régenter, de décourager, de pénaliser ou d’interdire est effrayante.
Vous apparaissez comme un véritable Pac Man de la dépense énergétique et de l’émission de CO2 et je me demande même dans quelle mesure la consommation de calorie et l’émission de vapeur d’eau et de gaz carbonique que provoque inéluctablement mon intervention actuelle ne vas pas demain vous donner un nouveau motif, d’intérêt, il va de soi planétaire, de retirer démocratiquement à votre opposition l’usage d’une parole dont vous ne tenez, tout aussi démocratiquement, jamais compte.
Mais pour vous éviter de nous faire un nouveau mauvais procès d’intention, avant de critiquer le programme que vous nous soumettez aujourd’hui je voudrais vous rassurer sur nos meilleurs sentiments et nos meilleures intentions vis à vis de la nature qui est bien plus que l’environnement. Ecologiste, le courant de pensées, que nous représentons l’était avant que le mot existe.
Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que les générations dont nous héritons et que nous prolongeons n’ont pas attendu vos mots d’ordre pour apprendre à leurs enfants à éteindre la lumière quand il quittent une pièce, à ne pas jeter au sol les papiers des confiseries qu’ils consomment, à ne pas laisser couler l’eau inutilement quand il se lavent les mains. Il a fallu l’action conjuguée du mouvement prétendument libertaire de 68 et du consumérisme matérialiste et capitaliste pour que cette sagesse et ce respect de la générosité de la nature et du travail de l’autre soient ramenée au rang de comportement ringard et bien souvent ridiculisés par de soi-disant éducateurs.
Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que nous n’avons cessé de considérer, nous, que la terre est notre indispensable nourricière, que la pérennité de ses pâturages et de ses labourages est la garante de notre existence et de notre prospérité, et que l’exploiter, c’est d’abord la comprendre et la respecter, comme en témoignent tous ces paysages français détruits depuis cinquante ans par le productivisme auquel nous conduit le libre échangisme euro-mondialiste. Nous étions pour que nos campagnes conservent leurs haies, leurs fossés, leurs mares et leur paysans bien avant que vous nous proposiez de subventionner leur rétablissement. Pour certains des nôtres, ce respect conserve même le caractère spirituel du respect et de la vénération dus à la création divine.
Nous sommes écologistes plus que quiconque, et nous le sommes naturellement. Parce que nous sommes contre toute forme de déracinement, qu’il soit physique ou spirituel, qu’il concerne les espèces végétales, les créatures animales ou les peuples de l’humanité. Nous sommes pour la préservation de toute forme de biodiversité, d’identité et de spiritualité dès lors qu’elles ne sont pas contraires au développement de la vie et avant tout à celle du genre humain.
Nous ne somme pas écologistes par idéologie, nous ne le somme pas par fanatisme, par illuminisme ou par soumission à des mots d’ordres de pouvoirs planétaires autoproclamés, qu’ils soit ONU, Green Peace, Nobel, ou autre big brother, nous le sommes tout simplement parce que nos pères et nous mêmes sommes depuis bien longtemps éclairés sur la véritable nature de notre état d’humanité.
Ceci étant dit, monsieur le président, mes chers collègues, la première erreur de votre plan climat énergie, c’est précisément qu’il est motivé par un constat que vous érigez en acte de foi alors que l’existence même du réchauffement climatique et ses causes relèvent d’une discussion scientifique dont les conclusions sont loin de faire à ce jour l’unanimité.
Je sais que les 61 universitaires de renom international, dont plusieurs démissionnaire du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui contredisent les conclusions de cette officine de l’ONU n’ont nulle part voix au chapitre.
Mais lorsqu’il déclarent que " les preuves expérimentales ne soutiennent pas les modèles climatologiques actuels ", et qu’ " il y a donc peu de raisons de faire confiance aux prévisions de ce modèle " comme le fait le GIEC, cela mérite étude.
Lorsqu’un tribunal anglais, jugeant d’une plainte formulée par un directeur d’école auquel le gouvernement britannique demandait de projeter aux élèves de son établissement le film du dernier prix nobel de la paix énumère dans son délibéré 11 erreurs majeures répertoriées dans le film d’Al Gore, on a le devoir de se demander si nous ne sommes pas d’abord victime d’une opération de propagande émotionnelle, d’une manipulation et d’un conditionnement des esprits jouant sur les peurs, plutôt que d’une volonté d’informer objectivement les populations.
Permettez moi de ne vous mentionner qu’une seule de ces erreurs ; celle selon laquelle les données des carottes glaciaires prouveraient que l’augmentation de CO2 entraîne une hausse des températures. Or les carottes glaciaires prouvent le contraire : c’est la hausse des températures qui est suivie d’une augmentation du CO2, ceci constituant une donnée scientifique indiscutable qui à elle seule met par terre le dogme du réchauffement climatique dû à l’activité humaine.
Nous ne pouvons donc Monsieur le Président, Mes chers collègues, accepter la mise en place du carcan écologiste que vous nous proposez dans tous les compartiments de la vie de nos concitoyens sans plus de certitudes dans le fondement d’une telle décision.
Nous ne pouvons l’accepter avec le zèle que vous y mettez avec des espoirs de productivité écologique aussi faibles que ceux dont nous instruisent de nouveaux les scientifiques.
En effet, si réchauffement climatique il y avait en raison de l’émission de gaz à effet de serre provenant de notre sol, il serait utile d’informer également nos concitoyens du fait que les dits gaz sont à 95 % de la vapeur d’eau et à 3.62 % du dioxyde de carbone parmi lesquels, 0.28 % du CO2 d’origine anthropique.
Voilà donc ce pour quoi vous nous demandez des efforts, notamment financiers, considérables et vous comptez entraver d’une façon inacceptable la vie de nos concitoyens : agir ultra marginalement sur une part négligeable de ce que vous pensez être à l’origine d’un réchauffement climatique dont le caractère réel ou atypique dans l’histoire de notre planète multi-milliardaire en année lumières reste encore à démontrer.
On peut se poser deux questions ? A qui cela profite-t-il ? et à qui cela nuit-il ?
Cela profite bien évidemment à tous les acteurs de l’éco-business dont vous vous montrez un complice zélé. Le capitalisme apatride, donc mondialiste, cela se sait depuis longtemps, monsieur le Président, mes chers collègue, pratique excellemment le judo. Peu lui importe la nature des mouvements politiques et sociétaux de notre planète même s’ils contredisent ses intérêts existants. Nulle nécessité pour lui de dépenser son énergie à leur résister. Depuis bien longtemps le capitalisme mondial a appris à accompagner, à encourager, à accélérer ces mouvements pour en tirer des profits plus grands encore que ceux qu’il tirait de ses activité d’hier.
Ce n’est pas un hasard si les places boursières sont aujourd’hui si généreuses pour les géants de l’énergie qui dans le monde entier fusionnent, se restructurent, se diversifient, et investissent largement dans les énergies renouvelables. L’eau, l’assainissement, la gestion des déchets sont des secteurs qui ont déjà connu ces mouvements et dont je vous conseille de suivre l’évolution des cours et des profits.
Monsieur le Président, les subventions que vous voulez offrir de plus en plus généreusement à tous les clients de ces entreprises ou de leurs filiales actuelles ou futures seront demain autant d’impôts que vous lèverez et collecterez auprès des hauts normands, automobilistes ou petits propriétaires fonciers, pour les remettre ainsi directement dans les caisses du capitalisme international. Certains imaginent que la soudaine passion de M. Al Gore pour l’écologie n’est pas étrangère à cette dimension économique du phénomène, la motivation de l’un des rares sénateurs démocrates à avoir voté en 1990 pour une guerre du Golfe ou furent utilisées à grande échelle des munitions à uranium appauvri leur semble en effet suspecte.
Monsieur le Président, nous ne souhaitons pas, au détriment des habitants et des contribuables hauts normands être complice de cet éco-business construit sur les peurs irrationnelles que nous évoquions précédemment ; et surtout pas avec le zèle que vous mettez à polluer chacune des politiques de notre région d’un ultra interventionnisme écologiste.
Juste un exemple pour bien nous faire comprendre : Au nombre des pistes d’évolution de l’action régionale que vous nous soumettez, au chapitre fonctionnement de la politique sportive, nous lisons sous le titre " manifestations " la proposition suivante : " engager une réflexion sur la multiplication des manifestations et ses conséquences sur la problématique climat-énergie (notamment en termes de déplacement individuels). La région soutient chaque année environ 180 manifestations sportives, du niveau régional au niveau international. Il pourrait être arrêté que les épreuves internationales retenues seraient les seules épreuves de référence : championnat d’Europe, championnat du Monde de la discipline, et ainsi ne plus contribuer à la multiplication des coupes européennes ou autres rencontres dites internationales. "
En lisant cela, Monsieur le Président, on commence à comprendre avec effroi que le temps des éco-taliban n’est plus très loin. Après les usines, leurs patrons et leurs ouvriers, après les automobilistes, les agriculteurs, les pêcheurs et autres chasseurs, nous n’imaginions pas que vous nous donneriez un jour les sportifs comme boucs émissaires du prétendu réchauffement climatique.
Laissez moi deviner ce que nous allons lire dans quelques mois, dans les secondes déclinaisons opérationnelles que vous allez nous soumettre ! je cite avant l’heure en quelques sortes ! " Engager une réflexion sur l’accroissement de production de CO2 engendrée par l’accélération du rythme cardiaque lié à la pratique sportive. La région soutient aujourd’hui tous les types de pratiques sportives. Il pourrait être arrêté que seules les sportifs pratiquant l’apnée en eaux profondes bénéficient à l’avenir de subventions régionales ! ". Ceci est à peine de la fiction ! nous sommes en plein délire éco totalitaire !
Mais monsieur le Président, mes chers collègues, si vraiment vous croyez qu’il faut réduire les déplacements sur notre planète pour lutter contre un réchauffement climatique, nous sommes prêts à vous apporter l’entier soutien de notre groupe, à condition que vous vous en preniez à l’essentiel. Nous vous proposons d’échanger quelques milliers de kilomètres couverts par quelques centaines de sportifs contre des milliards de kilomètres couverts par des milliards de tonnes de marchandises.
Rien n’engendre en effet plus de déplacements pollueurs et superflus que le commerce mondial organisé et exacerbé par un ultra libéralisme économique devenu planétaire.
Nous ne pouvons pas croire une seconde que cela ne vous soit venu à l’esprit. Que rien n’en soit dit dans ce modeste hémicycle, mais plus encore dans aucun des media traitant du sujet du climat, ne peut que conforter les soupçons qui sont les nôtres s’agissant de la collusion existant entre le capitalisme apatride et mondialiste et les grands défenseurs auto proclamés du climat planétaire.
C’est le mondialisme qui pollue notre planète, c’est lui le fait anti-écologique par excellence, dans toutes les dimensions que j’évoquais au début de mon intervention. Le néo-protectionnisme que nous préconisons est la mesure la plus écologique qui soit par rapport aux objectifs que vous prétendez poursuivre. Permettez moi de ne pas croire à la sincérité de votre engagement en faveur de notre environnement si vous ne souscrivez pas à ce constat d’évidence et n’en tirez pas les conclusions politiques qui s’imposent.
Et puisque vous nous proposez en introduction de vos mesures de " quantifier pour agir, affirmant que rendre plus lisible l’enjeux de l’effet de serre passe par la réalisation d’un bilan carbone régional " nous vous faisons une proposition très concrète.
Celle de demander dans le cadre de tous les appels d’offres de notre institution la production d’un bilan carbone des matériaux et matériels utilisés ou fournis par les répondants. Chaque entreprise devant indiquer l’origine de ces matériels et matériaux ou de leurs composants le cas échéant, la distance qu’ils ont parcouru jusqu’à leur usage de destination et leur moyens d’acheminement. L’ensemble de ces éléments permettant de dresser un bilan carbone de l’approvisionnement du marché, bilan considéré comme essentiel dans son attribution.
En plus de mettre fin à des transports inutiles et pollueurs, une telle disposition aura pour effet de donner plus de force aux réponses des entreprises locales, ayant recours à des ressources locales. Son bénéfice collatéral sera donc de dynamiser l’économie régionale, voire de susciter la renaissance de certains secteurs anéantis par le mondialisme, et de lutter efficacement contre le chômage au profit de tous les normands.
Nous ne pourrions comprendre qu’une telle chance, si noblement justifiée, ne soit pas donnée aux habitants de notre région.
Je vous remercie
21:55 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, dioxide de carbonne, co2, effet de serre, touchagues, front national, al gore
Intervention de Jean-Marie LE PEN sur le traité modificatif de Lisbonne
Strasbourg, mardi 23 octobre 2007
Deux ans et demi après le rejet de la Constitution européenne par les Français et les Néerlandais, le Conseil européen a adopté le 19 octobre à Lisbonne le Traité simplifié et modificatif, bien mal nommé, car il a été complexifié et ne modifie la Constitution rejetée qu'à la marge.
Bref, on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous convaincre que ce texte n'a rien à voir avec le précédent pour éviter d'affronter les peuples européens par referendum.
La chose est trop sérieuse, semblez-vous dire, pour être confiée aux peuples. Et bien, nous pensons exactement le contraire. Dans la mesure où ce texte est un copié-collé de la Constitution européenne, il mérite que chaque pays organise un referendum de ratification, à commencer par la France et la Hollande. Seul un referendum peut annuler ce qu'un autre à décidé !
Je lance dès ce jour, sans esprit partisan, une grande pétition dans mon propre pays pour que le Président de la République française, initiateur du mini-traité européen, revienne sur sa position en proposant un referendum.
Il y va, en effet, de l'avenir de nos Nations respectives, de leur souveraineté, de leur indépendance, de leur identité et de leurs libertés.
Nous ne pouvons confier, par exemple, à un Haut Représentant le soin de nous représenter à l'étranger pas plus que nous ne pouvons voir remettre en cause notre siège au Conseil de Sécurité des Nations-Unies au nom de la personnalité juridique de l'Union ou encore laisser notre corpus juridique et législatif démantelé par les juges de Luxembourg.
Les complices d'un tel déni de démocratie porteraient une lourde responsabilité devant l'Histoire.
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Orientation budgétaire 2008 : ou : "plus d'impôt pour le bon plaisir du président"
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007
Débat d'orientation budgétaire - Déclaration de Bernard Touchagues, Président du groupe Front National
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Depuis le début de la mandature, la principale politique de la région est le désendettement. Si ce dernier permet à l’exécutif de se prévaloir d’une bonne notation auprès des agences spécialisées et de l’autofinancement des dépenses d’investissement, elle est aussi le signe de son absence de projets réellement mobilisateurs pour la Haute Normandie.
Cette excessive prudence dans la gestion conduit à des excédents systématiques mais aussi, paradoxalement, à une augmentation toute aussi systématique et prétendument préventive de la fiscalité régionale. Augmentation spectaculaire des taux des taxes locales en 2005, instauration au taux maximum autorisé par la loi de la TIPP régionale en 2007, et pour 2008, augmentation de la taxe sur les cartes grises, qui peut paraître tout à fait minime mais qui devient un réflexe annuel tout à fait symptomatique.
Pourquoi augmenter cet impôt alors que par ailleurs on admet sous-évaluer l’augmentation des dotations de l’Etat, désormais indexées sur l’inflation ? Pour le seul plaisir d’avoir une double cagnotte constituée d’une vraisemblable bonne surprise sur les dotations, l’inflation étant estimée entre 1,2 et 1,5% pour l’année 2007, et une augmentation des recettes fiscales ? Pour avoir un excédent encore plus important que les années précédentes ? Pour réduire encore plus la dette ? Mais alors, il faut arrêter de prétendre avoir de l’ambition, alors que l’on ne pratique qu’une gestion frileuse et sans imagination.
Quatre illustrations à cela :
La disparition du 3ème franchissement de vos projets sans aucune explication de votre part alors que celui-ci semble la condition de la valorisation de Port 2000 sur une grande partie ouest de notre pays et la péninsule ibérique.
Votre position de non participation au projet de raccordement Seine Nord Europe alors que l’on attendrait au-delà de cette opposition passive, un engagement, un investissement actif de notre région en faveur d’un projet Seine Est seul capable de nous ouvrir des débouchés significatifs dans l’est européen sans nous exposer au déferlement des tonnages de provenance bénéluxoise
L’absence de toute évocation de voie ferrée nouvelle et rapide vers Paris, et non Roissy alors que tout le monde convient qu’elle est vitale pour notre région et que les infrastructures existantes sont déjà insuffisantes pour doter notre région d’un trafic ferroviaire fiable.
La modestie de votre investissement dans le domaine de la santé. Pourtant, comme le souligne madame Nadine Boulanger du Conseil Economique et Social, la pénurie médicale et paramédicale s’installe en Haute Normandie dans toutes les structures territoriales des soins publics et privés. Certes cette compétence n’entre pas dans celles qui sont confiées aux régions, mais s’y impliquer, compte tenu de l’urgence de la situation justifierait une exception qui n’aurait d’ailleurs déjà rien d’exceptionnel.
En conclusion, dans le cadre de la préparation du budget 2008, nous vous demandons, Monsieur le Président, soit de nous proposer de véritables projets pour notre région, soit de rendre aux Hauts Normands le pouvoir d’achat que vous leur confisquez exagérément.
Je vous remercie
09:35 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget 2008, le vern, taxe carte grise, tipp régionale, fiscalité régionale, port 2000
22.10.2007
Non au "traité de Lisbonne"
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN (19 10 2007)
L’accord des 27 sur le « traité de Lisbonne » est une nouvelle atteinte aux droits des peuples d’Europe.
Ce traité ne fait que reprendre les dispositions de la Constitution européenne, or cette Constitution a été rejetée par les citoyens français et néerlandais.
Le « traité de Lisbonne » n’a donc aucune légitimité.
La seule attitude démocratique, pour les gouvernements, est désormais d’organiser un référendum pour vérifier que les peuples ne veulent pas se dissoudre dans un magma qui bientôt n’aura plus d’européen que le nom.
Au contraire, le gouvernement français veut que notre pays soit le premier à ratifier ce honteux traité. Le premier à abandonner définitivement les souverainetés nationales. Par un vote du Parlement acquis à l’idéologie euromondialiste.
Le Front National demande aux Français de manifester leur opposition à cette infamie, à cette insulte à la nation, à cette destruction de ce que tant de générations ont bâti et préservé par leur travail et par leurs sacrifices.
22:25 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lisbonne, traité simplifié, ue, europe, bruxelles, constitution, le pen
Les vaches regardent-elles passer les trains ? en Normandie, bientôt plus...
Séance Plénière du Conseil Régional de Haute Normandie du 22 octobre 2007
Déclaration de politique générale de Yves Robert, Conseiller Régional Front National
Monsieur le Président, Chers collègues…
Tous les media s’accordent à dire que la saison touristique alsacienne a été sauvée par… le TGV. Ce n’est pas en Normandie que l’on pourra faire le même constat… Non seulement nous n’avons pas de ligne ferroviaire rapide, mais la SNCF va fermer 262 gares de fret dans l’Ouest, dont une grande partie en Normandie. Ce sera un coup d’arrêt à la dynamisation des ports de la Manche comme Cherbourg, Le Havre ou Rouen, et une sur-saturation de notre réseau routier qui devra absorber les camions qui remplaceront une partie des trains de marchandises qui ne rouleront plus… avec tous les risques d’accident, de pollution, et de délocalisation que cela entraînera, immanquablement.
Il est en effet évident que des entreprises qui ne peuvent plus acheminer leurs produits ne resteront pas enclavées, et chercheront d’autres points de chute mieux desservis. Elles quitteront donc la Normandie. Les Normands, eux, resteront, mais au chômage. Les commerces de proximités sans clients, les services publics que l’on juge insuffisamment rentables ne tiendront pas longtemps non plus.
On ne soulignera jamais assez le rôle néfaste de la SNCF en Normandie, que ce soit par la Direction elle-même ou les syndicats qui y sévissent. La récente grève, à peine terminée, est la parfaite illustration que la notion de " service public " y est parfaitement méconnue, voire bafouée.
La SNCF n’a cure des lignes régionales, qu’elle sacrifie sur l’autel de la rentabilité des TGV. La Normandie ne l’intéresse pas car il n’y aura jamais de TGV en Normandie. Les solutions alternatives comme le développement du train pendulaire, une réflexion sur l’optimisation du fret ne verront jamais le jour en Normandie. Que cela entraîne la disparition des sièges sociaux, freine considérablement le développement de Port 2000 et de Cherbourg, la direction de la SNC n’en a cure.
Pourrait-on compter sur les syndicats pour défendre la notion de service public ? Bien sûr que non. Leur seule préoccupation est de défendre bec et ongles un système inique que 77% des Français veulent voir réformer. Il est vrai que si la représentativité de ces syndicats jaillissait des urnes au lieu d’être imposée par l’article L.412-4 du code du travail, nous n’en serions pas là.
Des exemples concrets ?
• n’est-il pas vrai que la ligne Oissel-Serquigny n’a jamais été électrifiée, car les machinistes du dépôts de Oissel sont en majorité des dieselistes, et que leurs droits acquis, leurs spécificités, leurs capacité de nuisance surtout font que le projet d’électrification ne sortira pas des cartons avant longtemps ? Ce n’est pas très grave, ce n’est que le quart de la ligne Rouen-Caen !
• n’est-il pas vrai que les conducteurs de TGV, une fois à la retraite à 55 voire 50 ans, se font embaucher par une filiale off-shore de la SNCF pour travailler sur les lignes TGV vendues à l’étranger, et cumuler ainsi des salaires à 7 ou 8000 euros avec une retraite plus que confortable perçue en Métropole ?
• n’est-il pas vrai que sur une même distance, un affrètement allemand n’emploie que 2,5 salariés alors qu’il en faut plus de 30 à la SNCF ?
Et ce sont ces gens-là qui prennent des millions de clients en otages ? Et ce sont ces gens-là qui font perdre des journées de salaires à des smicards ? On comprend pourquoi il n’y a pas de " clients " pour la SNCF, juste des " usagers ". Le client a normalement droit à un service en contrepartie de l’argent qu’il donne ! L’usager n’a que le droit de se taire !
Il se trouvera toujours de bonnes âmes pour dire que les syndicats sont importants. On pourrait aussi dire qu’ils comptent, et beaucoup même, vu les développements brumeux de l’affaire de la caisse noire de l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie et les déclarations fracassantes d’Yvon Gataz, l’ancien patron des patrons. La lutte des classes est revisitée, c’est désormais la lutte du pot de terre contre le pot de vin…
Nous serions tentés d’exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire, mais après le scandale de la CCAS, le comité d’entreprise… d’EDG-GDF qui servait à financer la CGT, nous savons bien que la lumière n’est pas gratuite.
Quoi qu’il en soit, c’est toujours le normand qui trinque.
La désertification (rurale, industrielle, administrative, sanitaire…), elle, est sur les rails. Elle est même, depuis samedi, judiciaire puisque que Mme Dati vient de rayer d’un coup de plume deux tribunaux de grande instance à Bernay et Avranches, une quinzaine de tribunaux d’instance… C’est sans doute pour rapprocher la justice des victimes. À peine la moitié des victimes portait auparavant plainte, il est certain que cela va s’améliorer. C’est une méthode comme une autre pour réduire les chiffres de la criminalité…
Bref… Ce n’est plus de l’aménagement du territoire, mais du déménagement.
Je sais bien que la mode est au divorce, à droite comme à gauche, mais le seul qui nous préoccupe est celui qui se dessine entre le Pays légal et le Pays réel.
De fracture en rupture, la seule chose qui perdure, c’est l’usure… L’usure d’un système qui s’emballe, l’usure pratiquée fiscalement sur le dos de contribuables qui paient toujours plus pour toujours moins de services publics, de santé, de transports, de justice…
Faut-il d’ailleurs s’en étonner ? À force de jouer petits dans une mini-région, de jouer contre la Normandie, on regarde passer les trains… chez les autres !
Je vous remercie.
22:05 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, tgv, normandie, cgt, rail, dati, désertification



